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EAN : 9782364683662
Éditeur : Editions du sous-sol (14/08/2019)
3.94/5   47 notes
Résumé :
Dans le sillage des Pensées de Pascal citées en exergue, Bleuets est un objet hybride quelque part entre l'essai, le récit, le poème. Deux cent quarante fragments composent cette méditation poétique, intime et obsessionnelle autour d'une couleur, le bleu. Le deuil, le sentiment amoureux, la mélancolie sont autant de thèmes chers à Maggie Nelson ici abordés dans une maïeutique convoquant l'art et la beauté entre deux digressions introspectives ou savantes, des fantas... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
JIEMDE
  07 septembre 2019
J'aime bien régulièrement sortir de ma zone de confort de lecteur de littérature américaine, de polars et de régionalisme normand, et découvrir d'autres domaines de l'écrit pour me confirmer que je les apprécie moins ou, au contraire, me rappeler qu‘une dose d'éclectisme de temps à autre ne me ferait pas de mal. C'est ce que j'ai fait avec Bleuets de Maggie Nelson, traduit par Céline Leroy.
Mais autant l'avouer, je ne me sens pas au niveau pour chroniquer ce livre atypique, où la poésie se confronte à la philosophie et au quotidien. Je me contente donc de vous livrer quelques ressentis que je pose là, à toutes fins utiles… L'ai-je aimé ? Pas aimé ? Difficile à dire. En tout cas, il m'a passionné, ce livre de passionnée.
Maggie Nelson nous propose 240 petites entrées de 2 lignes ou d'une page, comme autant de fulgurances d'une pensée constamment en éveil. Sur le bleu bien entendu, qui revient en fil… bleu d'une passion pour cette abstraction conceptuelle sur laquelle elle tente -et parvient- à mettre des mots, qui finissent bout à bout par permettre le partage de son amour pour cette couleur.
Fulgurances dures, directes et donc crues pour la sexualité -ou plutôt la baise- comme exutoire temporaire ; la mort -et davantage le suicide- comme tentation régulière et non crainte ; la maladie -et notamment le cancer- comme terrain de jeu de la compassion et du soutien. Autant d'échappatoires pour oublier sa propre souffrance née de l'abandon et de la rupture, livrée publiquement enrobée de poésie et de philosophie.
Enfin comment ne pas être à nouveau être frappé, comme déjà chez tant d'autres auteurs américains, par l'étendue de la culture littéraire française de Maggie Nelson : de Pascal à Barthes, de Pastoureau à Millet, de Duras à Artaud, sans oublier l'incontournable coloriste Pastoureau, tous inspirants, et tous cités dans son « Générique » de fin de ce petit livre intime, que j'ai lu très lentement, par petites touches… de bleu bien sûr !
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BonoChamrousse
  11 septembre 2019
BLEUETS de Maggie Nelson
Traduit par Céline Leroy
Éditions du sous-sol
Voilà un livre singulier dans lequel il faut se laisser aller, se laisser flotter sur le dos entre le bleu de la mer et celui du ciel.
Un livre avec lequel il faut lâcher prise et où l'importance n'est pas de tout comprendre. C'est comme une chanson... peu importe une certaine obscurité des paroles si sa musique nous fait danser.
Et BLEUETS de Maggie Nelson est fait de musicalité. Des réflexions érudites et poétiques pour nous parler de la solitude liée à une rupture amoureuse en 240 fragments de bleus.
Un texte magnifiquement traduit par Céline Leroy.
C'est brillant et j'ai adoré !
COUP DE COEUR !
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gooddatas
  21 décembre 2020
Un très beau texte de Maggie Nelson où une enseignante en littérature explore, en 240 fragments, la couleur bleue sous de nombreuses formes. Alternant expériences de vie et expériences littéraires (Goethe, Gertrude Stein, Novalis et Mallarmé notamment) et théoriques (Platon, Humboldt, Wittgenstein, Merleau-Ponty ou encore les transcendalistes), elle interroge les relations du bleu à la perception, à l'amour, aux cultures, à la douleur, à la langue, aux affects, à la maladie, à la violence, à l'animal et à la mort et nous amène, en fait, à l'indécidable, à l'en-deçà du bien et du mal, là où des vents contraires soufflent et ne se réconcilient pas, là où toute chose devient étrange, dans l'hétérogène, toujours à la limite du vide, au sublime bleu de l'effroi. Vous en souhaitant bonne lecture !
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PGilly
  19 juillet 2020
Hormis les passages très crus décrivant ses sessions de baise, Maggie Nelson m'a intrigué, pris à contrepied et m'a ouvert des espaces très profonds, sibyllins en surface, étonnants quand on gratte la perplexité, née de la densité des propos. Il faut lire et relire les fragments numérotés d'un livre bleu constellés d'étoiles.
L 'auteure cite Duras, Emerson , Thoreau, Platon, Schopenhauer, Wittgenstein, Goethe, Cézanne, Mallarmé... et livre ses ressentis bruts, hardis, souvent insatisfaits. La rupture amoureuse est douloureuse et l'amour du bleu pallie imparfaitement les bleus à l'âme.
La vie palpite, l'érudition essaime, le bleu dévoile ses facettes, comme "s'il avait non seulement un coeur mais aussi un esprit." À lire les nombreuses citations placées en annexe, vous verrez que bleu, je veux.
Lien : http://cinemoitheque.eklablo..
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Swanney
  16 octobre 2019
Un livre qui m'a tour à tour amusé, intrigué, interpellé mais avec lequel j'ai eu des difficultés à me connecter ou rentrer en empathie.
Néanmoins, j'ai envie de lire plus de ses oeuvres pour la découvrir. Elle a une pensée subtil et amusante, quoi que parfois assez éloignée du type de livres que j'apprécie habituellement.
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critiques presse (3)
Bibliobs   27 septembre 2019
Dans « Bleuets », l’écrivaine américaine chante son amour pour le bleu et s’interroge sur les vertus consolatoires de cette couleur. Beau et mélancolique.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Culturebox   20 août 2019
Un petit bijou d'écriture qui se lit d'une traite.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Bibliobs   12 août 2019
Couleur et douleur se répondent dans ce texte-camaïeu nourri de références à Marguerite Duras, Joan Mitchell, Yves Klein, Goethe ou Leonard Cohen ; les réflexions métaphysiques s’enchaînent aux souvenirs sexuels. Un superbe blues littéraire, entêtant comme l’éther.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
JIEMDEJIEMDE   04 septembre 2019
"Pourquoi le ciel est-il bleu ?" - une assez bonne question, dont j'ai appris la réponse à plusieurs reprises. Pourtant, à chaque fois que j'essaye de la restituer à quelqu'un ou de me la remémorer, elle m'échappe.
Désormais, j'aime me souvenir uniquement de la question, parce qu'elle me rappelle que mon esprit est avant tout une passoire, que je suis mortelle.
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BandiFuyonsBandiFuyons   19 août 2019
Entretien d’embauche pour un poste à l’université, trois hommes assis à une table en face de moi. Sur mon CV, il est précisé que je travaille actuellement à un livre sur la couleur bleue. C’est ce que je dis depuis des années sans avoir écrit un mot. Peut-être est-ce le moyen que j’ai trouvé pour que ma vie ressemble plus à “un projet en cours” qu’à de la cendre tombant d’une cigarette. L’un des hommes demande : Pourquoi le bleu ? Les gens me posent souvent cette question. Je ne sais jamais comment y répondre. Il ne nous est pas donné de choisir qui l’on aime, ai-je envie de dire. Nous n’avons pas le choix, voilà tout.
+ Lire la suite
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JIEMDEJIEMDE   04 septembre 2019
Si je devais mourir aujourd'hui, je dirais que mon amour du bleu et faire l'amour avec toi ont été les deux sensations les plus plaisantes que j'ai connues dans ma vie.
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coco4649coco4649   12 septembre 2019
2.


  Je suis donc  tombée  amoureuse  d'une
couleur ‒ la couleur bleue, en l'occurrence ‒
comme on tombe dans les rets d'un sortilège, et
je me suis battue pour rester sous son influence
et m'en libérer, alternativement.

p.09
// Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Céline Leroy
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JIEMDEJIEMDE   31 août 2019
Au fond de la piscine, j'ai regardé la lumière blanche hivernale pailleter le bleu nébuleux, et j'ai su qu'ensemble, ils formaient Dieu.
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Videos de Maggie Nelson (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maggie Nelson
La rentrée littéraire d'hiver vue par @Jacques Lindecker 493 romans ont été publiés en janvier/février. Des premiers romans aux têtes d'affiche, suivez le guide pour vous y retrouver. En avant-première la liste des livres présentés :
« Les indésirables », Kiku Hughes, éditions Rue de Sèvres « le smartphone et le balayeur », Emmanuel Guibert, éditions Les Arènes BD
Littérature française « Serge », Yasmina Reza, éd. Flammarion « On était des poissons », Nathalie Kuperman, éditions Flammarion « Les jours voyous », Philippe Mezescaze, éd. du Mercure de France « le dernier enfant », Philippe Besson, éd. Julliard « L'odeur d'un père », Catherine Weinzaepflen, éd. des femmes « Aller aux fraises », Eric Plamondon, éd. Quidam « La brûlure », Christophe Bataille, éd. Grasset « Avant le jour », Madeline Roth, éd. de la fosse aux ours « Les orages », Sylvain Prudhomme, éd. L'arbalète Gallimard « le démon de la colline aux loups », Dimitri Rouchon-Borie, éd. du Tripode « Danse avec la foudre », Jérémy Bracone, éd. de L'Iconoclaste « Des diables et des saints », Jean-Baptiste Andrea, éd. de L'Iconoclaste « Presqu'îles », Yann Lespoux, éd. Agullo « Certains coeurs lâchent pour trois fois rien », Gilles Paris, éd. Flammarion « Un dimanche à Ville-d'Avray » Dominique Barvéris, éd. folio (en poche)
Littérature étrangère (« Ce genre de petites choses », Claire Keegan, éd. Sabine Wespieser) « Jane, un meurtre », Maggie Nelson, éd. du Sous-sol (parution le 4 mars) « Dans la ville provisoire », Bruno Pellegrino, éd. Zoé « Tu auras dû t'en aller », Daniel Kehlmann, éd. Actes sud « C'était le jour des morts », Natalia Sylvester, éd. de L'Aube « Jolies filles », Robert Bryndza, éd. Belfond Noir
Sur les mers « Mauvaise étoile », Christophe Migeon, éd. Paulsen « Tout l'or des braves », Clifford Jackman », éd. Paulsen
Diffusion lundi 22 février 18h30 (durée 40 mn) #colmar #colmarandyou #festivaldulivredecolmar
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