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ISBN : 289741118X
Éditeur : Triptyque Editions (21/08/2017)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Dans ce récit en fragments ciselés, Maggie Nelson raconte l'amour fou, le sexe, la grossesse, la famille, le travail, l'écriture. L'accouchement. La mort. Ce que c'est que de prendre soin. Et comment, sans l'amour, on tombe en morceaux.

Mi-essai, mi-autofiction, voici un livre à la fois amusant et indigné, souvent emporté. Nelson nous y présente ses mères spirituelles, celles qui lui ont appris à vivre. Au fil de ses lectures, elle nous emmène à la p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Agathethebook
  04 mars 2018
Je ne suis que très peu convaincue par cet essai auto-fictionnel, bien que les premières pages avaient aiguisé ma curiosité. Il m'a vite laissé sur le bas-côté de la route… Contrairement à ce que suggère la quatrième de couverture, vous pouvez le lire, je vous rassure, il ne remettra pas en cause votre vision de la maternité.
L'idée était bonne, raconter la transformation de deux corps, celui de l'auteure enceinte et celui de son compagnon transgenre, et philosopher autour en convoquant Susan Sontag et Roland Barthès.
Il aurait pu être un roman positif et solaire, je l'ai trouvé rageux et décourageant. Paradoxale et tourmentée, l'auteure le truffe de débats féministes à l'heure où il faudrait juste rassembler. « Queer », elle pousse le lecteur à débattre sur l' »hétéronormalité » afin de remettre en cause le genre et l'identité. Il est indéniable que ce sont des sujets tabous et nécessaires, seulement je ne sais pas si c'était la meilleure façon de s'y prendre. Je ne sais pas non plus si je suis capable de juger ce roman, je vous livre simplement mon ressenti.
J'imagine que sa sortie aux Etats-Unis a été utile lorsque chez nous cet essai me parait désuet et stérile.
« Les argonautes » aurait pu tout aussi bien s'appeler #balancetesphraseschoc . Un petit «tu m'encules » Entre Winnicot et et Judith Butler, allez ça va passer crème et donner un air intello au bouquin. Ou cette punchline aussi, allez c'est cadeau je vous l'offre ( attention c'est fin, très fin ça se mange sans fin ) : « J'avais toujours présumé que donner naissance me ferait me sentir invincible et ample, comme le fist-fucking ». Niveau philosophie je vous avoue c'est un peu cliché mais je préfère Raphael Enthoven.
Attention à ce que je dis Maggie semble très susceptible. Maggie est une intellectuelle, Maggie n'a pas de leçon à recevoir, Maggie n'aime pas quand on parle du genre et pourtant elle est obsédée par cela. Les gens les plus réac me semblent souvent les plus intolérants. Car Maggie est comme tout le monde en fait : elle considérait les mères de haut, les nommait « les éleveuses » avant de découvrir les joies et la révolution intérieure qu'offre la maternité. J'ai donc pris son roman comme un mea culpa raté.
Le style n'est pas fluide, l'écriture pas terrible, les transitions mal faites… Heureusement il y a tous ces grands noms dans la marge , telle une thèse et sa bibliographie bien renseignée.
Un peu de tout donc dans cet essai très documenté que l'on dit « moderne » et « révolutionnaire »… à voir ce qu'il vous en restera à la fin de la lecture…
Je ne veux pas polémiquer, je suis décue, j'attends toujours de ce genre de roman qu'il fasse avancer les choses, et en fait il ne fait que dénoncer ou cliver. Dommage !

Lien : https://agathethebook.com/20..
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Antoine_Libraire
  06 mars 2018
Entre essai et littérature, les Argonautes, de Maggie Nelson, livre ambitieux et déroutant, questionne hors de tout préjugé et loin de tout dogmatisme les questions du couple, de l'identité, du genre, de la maternité.
Un livre hors norme puisqu'il se joue des registres d'écritures, qui se croisent, se superposent parfois, contribuant à rendre ce livre incroyablement vivant.
Maggie Nelson multiplie les réflexions et les questionnements, mêlant son propre récit, sa vie, et sa théorie aux pensées de celles et ceux, penseurs, philosophes, poètes, qui l'ont accompagné, forgé. Nous croisons ainsi Deleuze, Winnicott, Judith Batler, Roland Barthes (beaucoup) et bien d'autres encore.
La recherche continue du mot adéquat pour dire les choses justes et fortes qu'elle a à nous dire rend le texte vibrant, parfois cru, toujours juste.
La transformation des corps, le sien durant sa grossesse, ce lui de son compagnon, Harry Dodge, née Wendy, sont les balises d'un récit, d'une réflexion se construisant devant nous, nous bousculant parfois, nous interpellant sans cesse.
La transformation, comme celle que les navires des Argonautes, guerriers qui suivirent Jason dans son voyage pour subtiliser la toison d'or, connurent durant leur périple, en voyant chacune de leur pièce être remplacées, jusqu'à ce que le navire soit tout autre qu'au départ, gardant pourtant le même nom. Une transformation, sans modification de l'identité.
Lien : https://bonnesfeuillesetmauv..
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Electra
  25 juillet 2019
Je viens de le finir. Un essai intéressant sur le genre et l'identité sexuelle, j'ai besoin de temps pour revenir devenir un avis plus précis.
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womens_books
  25 janvier 2019
Le corps - la maternité - la mort - le genre - la maladie - la naissance - la transformation - la difformité - les conventions - l'amour - l'adoption - le queer - l'acceptation - l'humain - le sexe - l'identité - la peur - les sentiments - la douleur - le rejet - le désir... Voilà autant de sujets que Maggie Nelson traite dans son livre Les Argonautes ! C'est une grosse claque, c'est percutant, surprenant, direct ! C'est de loin ce que j'ai lu de plus actuel, de plus contemporain depuis bien longtemps. C'est un livre qui traite de l'être avant tout, sous toutes ses coutures, dans tous ces états.
Un peu comme quand je lis Virginia Woolf, je suis entrée dans l'esprit de Maggie Nelson, j'ai partagé un peu de sa vie... Je n'ai pas le bagage culturel pour comprendre toutes ses références, mais il n'y a plus qu'à découvrir tous ces gens qu'elle mentionne au fil de sa réflexion et qui ont modulé sa pensée.
Il me semble qu'Augustin Trapenard a dit que c'était un des plus beaux livres qu'il avait lu sur l'amour, si ça ça ne vous donne pas envie ?!
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attilaRo
  19 février 2018
L'auteur mène une réflexion sur le genre, la maternité, le sentiment amoureux au travers de l'histoire de son propre couple.
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critiques presse (1)
LeMonde   19 janvier 2018
Ce n’est pas un livre de poésie, pas un livre de critique d’art, de philosophe, de théoricienne du queer, ce n’est pas une fiction, ni une autobiographie, pas seulement le portrait de trois personnages principaux en devenir, mais c’est sûrement un livre de poète.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
KirzyKirzy   03 janvier 2018
Je voudrais simplement que tu te sentes libre, ai-je dit par colère déguisée en compassion, par compassion déguisée en colère.
Tu ne comprends toujours pas ? as tu crié.
Je ne me sentirais jamais libre commet toi, je ne me sentirais jamais chez moi dans le monde, je ne me sentirais jamais chez moi dans ma peau.
C'est comme ça et ce sera toujours comme ça.
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womens_bookswomens_books   25 janvier 2019
Il s'est avéré que mes peurs étaient infondées. Ce qui ne veut pas dire que tu n'as pas changé pour autant. Mais le plus grand changement a été une bonne dose de paix. Elle n'est pas sans faille, mais après une angoisse suffocante, une dose de paix n'est pas négligeable. Tu as en effet quelques regrets aujourd'hui, mais seulement d'avoir attendu trop longtemps, d'avoir dû souffrir si intensément pendant 3 décennies avant de finalement trouver un peu de répit. Voilà pourquoi chaque fois que je compte les 4 barreaux de l'échelle bleue tatouée dans le bas de ton dos, que j'étire la peau, que je plante l'aiguille de près de 5cm et que j'injecte la T dorée et huileuse au plus profond de la masse musculaire, je suis certaine de te faire un cadeau.
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Videos de Maggie Nelson (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maggie Nelson
A l'occasion de la sortie de son album Soliloquy, Lou Doillon s'est promenée dans les rayons de la Fnac pour nous parler des derniers coups de c?ur et icônes culturels. Louise Bourgeois, Cat Power, Maggie Nelson, Éric Vuillard : entrez dans le monde de Lou Doillon !
La chronique complète sur Fnac.com : https://www.fnac.com/Les-coups-de-coeur-de-Lou-Doillon/cp43374/w-4
Découvrez tous les coups de c?ur de nos invités sur notre chaîne : https://www.youtube.com/playlist?list=PLiecdOYPtnufDvpRBY7cy3L5vJdst_mFW
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