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EAN : 978B004AWO8TS
inconnu (30/11/-1)
4.33/5   9 notes
Résumé :
Grand poète et femme du monde, première femme commandeur de la Légion d'Honneur, Anna de Noailles fut l'égérie de toute une génération.

Rendue célèbre soudainement en 1901, à l'âge de vingt-cinq ans, par la publication d'un premier recueil de poèmes, Le Cœur innombrable, la muse au verbe étincelant dont les salons parisiens s'arracheront les faveurs fut comblée d'honneurs jusqu'à sa mort en 1933.

On croyait tout savoir de cette fem... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Dunadan
  26 mars 2020
A ne pas lire d'une traite !!
A moins d'être gavé, repus de rimes.
Elles sont pourtant belles ces rimes, et cette découpe ; c'est plus que maîtrisé, c'est inspiré.
Et puis tout au long de ces déclinaisons entre le coeur, au centre des poèmes, et la nature, on goûte à une belle homogénéité romantique, presque panthéiste ou naturaliste, tellement la nature fait un avec ses aspirations, tellement coeur et nature - saisons, etc. - se font écho, se fondent et s'unissent dans une célébration de la vie douce amère.
Les surréalistes la trouvaient falote.
C'est simple, mais pas pauvre. Et tout simplement beau.
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auderomantic
  25 juillet 2013
De la poésie féminine à l'état pur.
C'est frais, sensible, émouvant, odorant.
Bref, c'est beau.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
TerrainsVaguesTerrainsVagues   04 avril 2020
La journée heureuse.

Voici que je défaille et tremble de vous voir,
Bel été qui venez jouer et vous asseoir
Dans le jardin feuillu, sous l’arbre et la tonnelle.
Comme votre douceur sur mon âme ruisselle !
Je retrouve le pré, l’étang, les noyers ronds,
Les rosiers vifs avec leurs vols de moucherons,
Le sapin dont l’écorce est résineuse et chaude ;
Tout le miel de l’été aromatise et rôde
Dans le vent qui se pend aux fleurs comme un essaim.
On voit déjà gonfler et mûrir le raisin ;
L’odeur du blé nombreux se lève de la terre,
Le jour est abondant et pur, l’air désaltère
Comme l’eau que l’on boit à l’ombre dans les puits,
Le jardin se repose, enfermé dans son buis…
Ah ! moment délicat et tendre de l’année,
Je vais vous respirer tout au long des journées
Et presser sur mon coeur les moissons du chemin ;
Je vais aller goûter et prendre dans mes mains
Le bois, les sources d’eaux, la haie et ses épines.
Et, lorsque sur le bord rosissant des collines
Vous irez descendant et mourant, beau soleil,
Je reviendrai, suivant dans l’air calme et vermeil
La route du silence et de l’odeur fruitière,
Au potager fleuri, plein d’herbes familières,
Heureuse de trouver, au cher instant du soir,
Le jardin sommeillant, l’eau fraîche, et l’arrosoir…
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PiatkaPiatka   21 septembre 2015
L'EMPREINTE

Je m'appuierai si bien et si fort à la vie,
D'une si rude étreinte et d'un tel serrement,
Qu'avant que la douceur du jour me soit ravie
Elle s'échauffera de mon enlacement.

La mer, abondamment sur le monde étalée,
Gardera, dans la route errante de son eau,
Le goût de ma douleur qui est âcre et salée
Et sur les jours mouvants roule comme un bateau.

Je laisserai de moi dans le pli des collines
La chaleur de mes yeux qui les ont vu fleurir,
Et la cigale assise aux branches de l'épine
Fera vibrer le cri strident de mon désir.

Dans les champs printaniers la verdure nouvelle,
Et le gazon touffu sur le bord des fossés
Sentiront palpiter et fuir comme des ailes
Les ombres de mes mains qui les ont tant pressés.

La nature qui fut ma joie et mon domaine
Respirera dans l'air ma persistante ardeur,
Et sur l'abattement de la tristesse humaine
Je laisserai la forme unique de mon coeur...
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sabine59sabine59   27 novembre 2016

La vie profonde

Être dans la nature ainsi qu'un arbre humain,
Etendre ses désirs comme un profond feuillage,
Et sentir, par la nuit paisible et par l'orage,
La sève universelle affluer dans ses mains.

Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face,
Boire le sel ardent des embruns et des pleurs,
Et goûter chaudement la joie et la douleur,
Qui font une buée humaine dans l'espace.

Sentir, dans son coeur vif, l'air , le feu et le sang
Tourbillonner ainsi que le vent sur la terre;
- S'élever au réel et pencher au mystère,
Être le jour qui monte et l'ombre qui descend.

Comme du pourpre soir aux couleurs de cerise,
Laisser du coeur vermeil couler la flamme et l'eau,
Et comme l'aube claire appuyée au coteau
Avoir l'âme qui rêve, au bord du monde assise...



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DunadanDunadan   26 mars 2020
LE TEMPS DE VIVRE

Déjà la vie ardente incline vers le soir,
Respire ta jeunesse,
Le temps est court qui va de la vigne au pressoir,
De l'aube au jour qui baisse.

Garde ton âme ouverte aux parfums d'alentour,
Aux mouvements de l'onde,
Aime l'effort, l'espoir, l'orgueil, aime l'amour,
C'est la chose profonde ;

Combien s'en sont allés de tous les cœurs vivants
Au séjour solitaire
Sans avoir bu le miel ni respiré le vent
Des matins de la terre,

Combien s'en sont allés qui ce soir sont pareils
Aux racines des ronces,
Et qui n'ont pas goûté la vie où le soleil
Se déploie et s'enfonce.

Ils n'ont pas répandu les essences et l'or
Dont leurs mains étaient pleines,
Les voici maintenant dans cette ombre où l'on dort
Sans rêve et sans haleine.

Toi, vis, sois innombrable à force de désirs,
De frissons et d'extase,
Penche sur les chemins, où l'homme doit servir,
Ton âme comme un vase ;

Mêlée aux jeux des jours, presse contre ton sein
La vie âpre et farouche ;
Que la joie et l'amour chantent comme un essaim
D'abeilles sur ta bouche.

Et puis regarde fuir, sans regret ni tourment,
Les rives infidèles,
Ayant donné ton cœur et ton consentement
A la nuit éternelle...
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PiatkaPiatka   01 juin 2015
LA CHAUDE CHANSON

La guitare amoureuse et l'ardente chanson
Pleurent de volupté, de langueur et de force
Sous l'arbre où le soleil dore l'herbe et l'écorce,
Et devant le mur bas et chaud de la maison.

Semblables à des fleurs qui tremblent sur leur tige,
Les désirs ondoyants se balancent au vent,
Et l'âme qui s'en vient soupirant et rêvant
Se sent mourir d'espoir, d'attente et de vertige.

- Ah ! quelle pâmoison de l'azur tendre et clair !
Respirez bien, mon coeur, dans la chaude rafale,
La musique qui fait le cri vif des cigales,
Et la chanson qui va comme un pollen sur l'air...
+ Lire la suite
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Videos de Anna de Noailles (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anna de Noailles
"Le Coeur innombrable d'Anna de Noailles", par Paul Mourousy. Première diffusion le 29/08/1972 sur France Culture.
Peinture : Philip Alexius de László, "Anna-Elisabeth, comtesse de Noailles", 1913 Une vie à cheval sur deux siècles pour cette poétesse, romancière française d’origine roumaine, cousine germaine d’Antoine Bibesco (ami de Marcel Proust) : Anna de Noailles, dont on apprendra son amitié "téléphonique" avec Colette !
Thème(s) : Littérature| 19e siècle| Grands Classiques| Littérature Française| Anna de Noailles
Source : France Culture
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