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ISBN : 2234088348
Éditeur : Stock (21/08/2019)

Note moyenne : 3.12/5 (sur 20 notes)
Résumé :
« - Je vais te dire pourquoi j’ai tenu à te parler.
À ces mots, pour une raison mystérieuse, mon coeur se met à battre dans ma poitrine.
- C’est au sujet du chien.
- Du chien ?
- Oui, je voulais savoir si tu serais d’accord pour le prendre. »

Quand l’Épouse Numéro Trois de son meilleur ami récemment décédé lui fait cette demande, la narratrice a toutes les raisons de refuser. Elle préfère les chats, son appartement new-york... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  05 juillet 2019
La narratrice est écrivaine et professeure de littérature dans une fac new-yorkaise. Son mentor et ami de toujours vient de mourir inopinément, en lui léguant Apollon, un immense dogue allemand. Au choc du décès s'ajoute le devoir de s'occuper désormais de ce chien énorme, dans un appartement minuscule où, en principe, les animaux ne sont pas autorisés. En plus de son propre chagrin, la narratrice doit donc faire face aux menaces d'expulsion de son propriétaire, et à la souffrance d'Apollon, déboussolé par la disparition soudaine de son maître, qu'il ne comprend pas. Pendant que ses amis s'inquiètent de son obsession pour son nouveau compagnon, la narratrice parvient à établir un contact, une connivence, avec Apollon et à le sortir de son abattement.
Ecrit à la deuxième personne, cette élégie pour un ami décédé explore les thèmes du deuil et de son dépassement, du suicide et des raisons qui y poussent, et de la création littéraire. Mais le sujet principal de ce roman, c'est évidemment l'amitié, celle qui existe entre les humains, et celle entre les humains et leurs animaux domestiques. Au point qu'au final, on se demande qui est, en réalité, "l'ami" du titre...
Terriblement mélancolique, ce texte est écrit avec élégance, justesse, intelligence, et beaucoup de coeur. Serait-ce là les composantes d'une amitié entre un humain et un livre ?
En partenariat avec les Editions Stock via Netgalley.
#Lami #NetGalleyFrance
Lien : https://voyagesaufildespages..
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sylvaine
  12 septembre 2019
L'ami Sigrid Nunez Stock août 2019
#Lami #NetGalleyFrance
Une femme, écrivaine, pleure le suicide d'un ami, de son mentor. Il a laissé un chien, elle accepte de le prendre avec elle alors que son bailleur interdit formellement les chiens dans les appartements. Et voilà Apollon installé , un géant peu démonstratif mais c'était le chien de son ami alors...
L'éditeur précise dans sa présentation "Magnifique exploration de l'amitié, du deuil, de la littérature et du lien qui nous unit aux animaux, L'Ami est un texte unique en son genre." Mais voilà ce texte tellement unique en son genre n'était pas fait pour moi! Quelques beaux passages, une plume de qualité n'auront pas suffi à m'apporter le plaisir attendu. Soyons clairs, je me suis perdue, les phrases s'enchainaient et je n'y comprenais rien. Sigrid Nunez est une intellectuelle qui m'a semblé écrire pour des intellectuels donc pas pour moi ...
Un grand merci aux éditions Stock pour ce partage .
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cathulu
  21 août 2019
Rien en apparence ne pouvait lier le destin de la narratrice, écrivaine et professeure à l'université, et celui d'Apollon, grand danois vieillissant et bien trop encombrant pour son minuscule appartement new-yorkais, où d'ailleurs les chiens sont interdits.
Et pourtant, quand l'épouse numéro trois de son meilleur ami récemment décédé lui demande instamment de recueillir le chien de la taille d'un poney, la narratrice accepte.
Commence alors une cohabitation d'abord chaotique, où on se demande si le chien ne va pas prendre le dessus sur sa bienfaitrice, puis plus harmonieuse. Relation durant laquelle l'écrivaine revient en profondeur sur les liens compliqués avec celui qui fut son mentor, fugitivement son amant , et sur la douleur qu'elle ressent à la suite de ce deuil.
L'ami c'est à la fois celui qui est décédé ,mais aussi l'animal qui va lui permettre de poser des mots sur sa douleur et avec lequel va s'établir une amitié profonde.
La narratrice réfléchit aussi sur les fonctions de l'écriture et sur les modifications profondes qu'entraîne cette relation entre Apollon et elle, qui l'aide à accepter le manque car "Ce qui nous manque-ce que nous avons perdu, ce que nous pleurons-, n'est-ce pas au fond ce qui nous fait tels que nous sommes vraiment ?".
La fin est déchirante et , toute en retenue , m'a fait venir les lames aux yeux.
Un récit bouleversant qui analyse ,sans sensiblerie, mais avec beaucoup de justesse, les liens qui nous unissent aux animaux, aux autres humains et permet aussi de réfléchir aux renoncements nécessaires quand le bout du chemin approche. Un grand coup de coeur.
Et zou sur l'étagère des indispensables
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inaji
  08 août 2019
Attirée par le prix reçu pour ce roman, j'ai débuté ma lecture sans a priori, ni informations sur l'oeuvre ou l'auteure.
Les premières pages emplies de réflexions sur le deuil d'un ami très cher, écrivain et professeur d'écriture, m'ont parues un peu pédantes et typiquement marquées par la culture anglo-saxonne, notamment les références littéraires. Je me suis néanmoins laissée porter par l'écriture fluide et l'auto-analyse sensible de l'auteure qui m'a fait penser par certains côtés à Joan Didion pour le mélange d'érudition et ce regard pointu sur la société. L'arrivée des chapitres concernant la garde du chien laissé en héritage a redonné un petit élan réjouissant à ma lecture jusqu'au retournement final qui fut une heureuse surprise.
Plusieurs impressions à l'issue de ma lecture. Un peu lassée par les évocations d'un univers qui m'est trop étranger (le monde universitaire), très touchée par une belle qualité d'écriture, par le regard posé sur le personnage en deuil, et amusée par la deuxième partie du roman.
Sigrid Nunez est une auteure à suivre.
Merci à Netgalley et aux éditions Stock pour cette belle découverte.
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unbrindesyboulette
  27 août 2019
« L'ami » est un roman qui a plusieurs thèmes: la perte d'un ami, l'amitié, l'écriture, la relation des humains avec les chiens, l'amour. J'ai beaucoup aimé la relation qui s'établit progressivement entre la narratrice et ce grand chien Apollon, ce chien qui la relie à son ami décédé, à cet ami qui a décidé de partir… Avec l'arrivée de ce chien dans sa vie, la narratrice, écrivain et professeur, va se souvenir de son ami, de ce qu'ils ont vécu, de la vie de cet ami, de leur relation. Elle se souvient comme une quête, comme pour essayer de comprendre son geste. Un fort lien va se créer entre les deux, tout comme Apollon avait un lien avec son ancien maître. Dans « l'»ami », l'auteure parle des liens puissants qui peuvent unir un homme avec son animal, un homme avec un chien en particulier, une amitié sincère et fidèle, une amitié sans faux semblant. La narratrice va découvrir tout cela car elle va devoir prendre soin d'Apollo, elle va devoir le consoler de la perte de son maître, elle va devoir trouver une solution pour le garder dans son immeuble. Apollon devient très important pour elle et cela la surprend beaucoup!!
À travers Apollon, l'auteure veut mettre en avant l'amitié, celle qui lie profondément deux personnes, celle qui lie un humain et un animal. J'ai aimé participer à la naissance de cette amitié avec Apollon, j'y ai retrouvé beaucoup de similitude avec moi et Phoebe. Dans « L'ami », Sigrid Nunez évoque également tout ce qui entoure l'écrivain, son écriture, ses relations avec l'éditeur, avec les autres écrivains; et également la vie dans les universités entre étudiants et professeurs. Elle nous dévoile une autre facette et j'avoue qu'à certains moments du récit, l'auteure m'a un peu perdue, j'y ai trouvé des longueurs et même des paragraphes dont je n'ai pas compris pourquoi ils se trouvaient à certains moments du récit. Cependant, je retiens, tout de même, que du bien surtout avec Apollon. Et je dis bravo à l'auteure pour le retournement de situation qui m'a absolument surprise dans le bon sens du terme! Ce roman est un joli roman sur l'amitié, sur la perte d'un ami cher, sur la création littéraire, sur le pouvoir des animaux sur l'homme en général. Et une mention spéciale pour la traduction!!
Lien : https://unbrindesyboulette.w..
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critiques presse (2)
Actualitte   22 août 2019
Ce récit, écrit à la première personne du singulier, nous transporte dans le monde des écrivains new-yorkais et de leurs étudiants à l’université. [...] Mais ce qu’elle nous dépeint surtout, avec beaucoup de finesse, ce sont les méandres de son deuil, des souvenirs, de l’amitié et de l’amour.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Bibliobs   21 août 2019
Sigrid Nunez a remporté le National Book Award avec ce livre subtil, émouvant et drôle. Royal canin.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
jmquentinjmquentin   22 septembre 2019
Une autre question : pourquoi les gens trouvent-ils souvent la souffrance des animaux plus difficile à accepter que la souffrance d’autres êtres humains ?
Prenez Robert Graves, écrivant sur la bataille de la Somme : Le nombre de chevaux et de mules morts me choqua, les cadavres humains, c’était une chose, mais entraîner ainsi des animaux dans la guerre me semblait injuste.
Pourquoi, de tous les souvenirs atroces de son calvaire comme prisonnier de guerre au Japon durant la Seconde Guerre mondiale, celui qui hantait le plus l’athlète olympique et pilote de l’US Army Louis Zamperini était-il d’avoir vu un garde torturer un canard ?
Bien entendu, dans chacun de ces cas, la souffrance était le résultat du comportement humain, et dans celui du canard, un acte de pur sadisme. Mais les animaux ne sont-ils pas toujours à notre merci, et la pitié qu’ils nous inspirent ne tient-elle pas au fait que nous savons que l’animal n’a aucun moyen de savoir pourquoi il souffre (raison pour laquelle certaines personnes soutiennent que les animaux doivent souffrir plus encore que les humains) ? Je crois que l’intensité de la pitié que nous éprouvons pour un animal doit beaucoup à la pitié que nous nous inspirons à nous-mêmes. Je crois que nous conservons tous en nous, tout au long de notre vie, l’empreinte de ces premiers moments de la vie où nous sommes aussi animaux qu’humains, les sentiments écrasants d’impuissance, de vulnérabilité et de peur impossible à exprimer, et le besoin impérieux de cette protection dont nous sentons instinctivement la présence et que nous appelons de nos cris, jusqu’à ce qu’ils soient entendus. L’innocence est une chose par laquelle nous humains passons, puis que nous abandonnons dans notre sillage, incapables de revenir en arrière. Les animaux, en revanche, vivent et meurent sans quitter cet état, c’est pourquoi le spectacle de l’innocence outragée sous la forme de la cruauté infligée à un simple canard peut paraître l’acte le plus barbare au monde. Je connais des gens outrés par ce genre de sentiment, ils y voient du cynisme, de la misanthropie, de la perversion. Mais je crois que le jour où nous ne serons plus capables de l’éprouver sera un jour terrible pour chaque être vivant, et que notre basculement dans la violence et la barbarie n’en sera que plus rapide.
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jmquentinjmquentin   22 septembre 2019
Tout écrivain digne de ce nom sait bien que seule une petite partie de la littérature universelle peut prétendre dédommager les hommes de ce qu’ils ont perdu en apprenant à lire. Rebecca West.
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inajiinaji   08 août 2019
Tu avais posté un essai en ligne, « Flâneur : mode d’emploi », sur la tradition des pérégrinations urbaines, des déambulations, et sa place dans la culture littéraire. Tu t’étais attiré des critiques pour avoir mis en doute l’idée qu’il puisse exister des flâneuses au féminin. Tu ne croyais pas qu’une femme puisse errer par les rues dans le même état d’esprit, de la même manière qu’un homme. Une marcheuse était sujette à d’incessantes ruptures de rythme : des regards insistants, des commentaires, des sifflets, des mains baladeuses. On apprenait aux femmes à être constamment sur leurs gardes : ce type, là, ne marche-t-il pas un peu trop près de moi ? Et celui-là, est-ce qu’il me suit ? Comment, dans ces conditions, pourrait-elle jamais être assez alanguie pour se perdre dans cette absence à soi-même, cette joie pure d’être au monde, qui constitue l’idéal de la vraie flânerie ?
Tu en concluais que l’équivalent féminin était sans doute le shopping – en particulier le genre d’exploration vaine de celle qui ne cherche pas à acheter quelque chose.
Je ne pensais pas que tu aies tort. Je connais des tas de femmes qui enfilent une carapace chaque fois qu’elles sortent de chez elles, j’en connais même quelques-unes qui font tout pour éviter d’avoir à sortir de chez elles. Bien sûr, il suffit d’attendre d’avoir atteint un certain âge, l’âge de l’invisibilité, et… le problème est résolu.
Tu vois comme tu utilisais le mot femmes, alors que ce que tu voulais dire en fait, c’était jeunes femmes.
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inajiinaji   08 août 2019
Plutôt que de l’emmener chez son ancienne vétérinaire, ce qui aurait impliqué de trouver un moyen de le transporter jusqu’à Brooklyn, j’en dégote un dans le quartier. Il traite Apollon correctement mais je me méfie de lui, c’est le genre d’hommes qui parle aux femmes comme à des idiotes et aux femmes d’un certain âge comme à des idiotes, sourdes par-dessus le marché.
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inajiinaji   08 août 2019
Ah. Depuis le moment où j’ai appris ta mort, j’ai souvent eu cette impression d’avoir un pied dans la folie. Au début, à certains moments, il m’arrivait de me retrouver quelque part sans savoir comment j’avais atterri là, je quittais la maison, partais faire quelques courses et, une fois dehors, je ne savais plus ce que je devais acheter. J’allais donner mes cours en oubliant d’emporter les notes sans lesquelles je ne pouvais pas faire cours. Je mélangeais les rendez-vous médicaux, me présentais au mauvais bureau. Pourquoi les étudiants me dévisageaient-ils ainsi ? Est-ce que j’avais dit quelque chose d’insensé, ou répété une chose que j’avais déjà dite cinq minutes plus tôt ? Ou bien était-ce le fruit de mon imagination et personne ne me dévisageait en réalité.
Je pleure, des heures durant, devant une carte de condoléances envoyée par la secrétaire du département – hideuse, touchante.
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Video de Sigrid Nunez (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sigrid Nunez
Interview de Sigrid Nunez. Boston, 2011.
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