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Virginie Ollagnier-Jouvray (Autre)Carole Maurel (Autre)
EAN : 9782344033463
176 pages
Éditeur : Glénat (17/02/2021)

Note moyenne : 4.4/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Pour mener son enquête, elle se fera passer pour folle.

Nellie Bly est complètement folle. Sans cesse, elle répète vouloir retrouver ses « troncs ». Personne n’arrive à saisir le sens de ses propos, car en réalité, tout cela n’est qu’une vaste supercherie. Nellie cherche à se faire interner dans l’asile psychiatrique de Blackwell à New York dans le but d’y enquêter sur les conditions de vie de ses résidentes. Y parvenant avec une facilité déconcertant... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Bdotaku
  04 mars 2021
Quand on parle de l'invention du journalisme en immersion, on pense immédiatement à Albert Londres et on oublie que quelques décennies avant lui, il y eut une pionnière : la jeune Nellie Bly. Très connue dans son pays natal où elle est devenue sujet d'une comédie musicale, a bénéficié d'un timbre à son effigie et a donné son nom à un prix décerné chaque année pour distinguer une journaliste, elle l'est nettement moins en France. le retard est en passe d'être rattrapé : mise une première fois à l'honneur par Pénélope Bagieu dans le tome 2 de « Culottées » en 2017, cette femme de tête se voit consacrer pas moins de trois biographies dessinées en dix mois ! le dernier en date « Nellie Bly dans l'antre de la folie » de Virginie Ollagnier-Jouvray et Carole Maurel paraît dans la collection « Karma » aux éditions Glénat. En quoi réussit-il, lui, à transcender le simple biopic ?
Un renouvellement du genre du biopic
Cet album très fouillé qui a nécessité trois ans de travail n'est pas un biopic au sens classique du terme puisque comme l'indique le sous-titre, « dans l'antre de la folie » Virginie Ollagnier et Carole Maurel choisissent de se focaliser sur les dix jours qu'elle passa dans l'asile de Blackwell. C'est une idée de Pulitzer patron du célèbre journal newyorkais « The World » : pénétrer dans un asile et observer ce qui s'y déroule au plus près, en faisant passer sa journaliste pour une aliénée. Elle pose donc en 1887 sa valise dans une pension pour femmes, déclare qu'elle est perdue et que les autres pensionnaires lui veulent du mal puis qu'elle a « perdu ses troncs ». Elle finit par être emmenée dans un hôpital psychiatrique au large de Manhattan après un diagnostic express. Ce nid de coucou est un véritable Alcatraz: on ne quitte pas l'asile de Blackwell's Island, où les pensionnaires les plus dangereuses marchent attachées par une longue corde, comme des bêtes traînées à l'abattoir. Nellie Bly découvre que des femmes saines d'esprit, des immigrées d'Allemagne, de France ou du Mexique, sont internées à tort…
Cette histoire fondée sur le récit « Dix jours dans un asile » que Bly fit paraître en feuilleton dans le « World » puis en volume est présenté ici avec du suspense. D'abord parce que si l'on ne connaît pas la vie de Nellie Bly, on peut aisément être dupé au début de l'album et croire que cette Nelly Brown (son identité d'emprunt) est vraiment folle. En effet, le flash-back explicatif sur Pulitzer et « The world » ne vient qu'après. Ensuite parce que le sous-titre choisi est plus énigmatique qu'une simple reprise du titre de l'article et laisse planer le doute : on ne sait pas si elle va en sortir. Les menaces sont nombreuses comme l'indique la couverture. On y voit Nellie Bly de profil, menton en avant et air déterminé. Elle est élégamment vêtue et arbore un chapeau « à panache rose » mais l'arrière-plan est inquiétant : les tons sont bleuâtres, le ciel est chargé et les nuages se muent en de mystérieuses tentacules qui l'enserrent et la rendent prisonnière. En surimpression on aperçoit les encordées, l'asile et des arbres morts.
La matérialisation de la folie et du danger est effectuée dans le corps de l'oeuvre à travers la présence récurrente de monstres proches de Cthulhu tapis dans l'ombre, de tentacules qui envahissent l'espace et de silhouettes fluorescentes. le jeu sur la lumière est aussi partie prenante. On a l'impression que le bâtiment de l'hôpital psychiatrique est malfaisant et crée une atmosphère à la Henry James. On a ainsi un glissement vers le film d'horreur (d'ailleurs hasard ou référence, « l'antre de la folie » est aussi le titre d'un film de Carpenter !) mais cela permet de mieux souligner l'horreur de la situation et de retranscrire l'engagement émotionnel de Nellie qu'on ressent si bien à la lecture de son article.
Une transposition efficace
Virginie Ollagnier et Carole Maurel optent donc pour un traitement fantastique paradoxal qui in fine permet une dénonciation naturaliste. On observe un réel aspect documentaire dans ce roman graphique. Comme la journaliste, les deux autrices « portent la plume (et la mine de plomb) dans la plaie » selon la formule d'Albert Londres. Virginie Ollagnier s'était déjà intéressée à la psychiatrie du début du XXe siècle dans son premier roman : « Toutes ces vies qu'on abandonne » en 2007 mais pousse ici son souci de documentation à l'extrême en s'appuyant notamment sur les actes authentiques d'un congrès de la société américaine de psychiatrie et sur les méthodes de traitements préconisées : bains glacés, camisole en tissu et chimique etc …
On y retrouve également des détails sordides qui transposent bien ceux du récit de la journaliste : aliments avariés, vermine, travail forcé, coups, humiliations psychiques … Les mêmes litotes sont présentes (les visites suspectes des médecins la nuit, la naissance puis la disparition d'enfants au sein de l'établissement). Certains passages, comme les visites de curieux qui viennent voir les folles comme ils se rendraient au zoo évoquent également le roman de « le bal des folles » de Victoria Mas. Pas d'emphase, un simple constat. le lecteur tire ses conclusions et s'en indigne lui-même.
Le dessin n'est jamais redondant. Il donne la part belle aux expressions des personnages, individualise chacune des pensionnaires et nous permet ainsi de nous attacher à elles. Maurel joue également sur les angles de prise de vue, les cadrages et les décors qui sont détaillés et signifiants. Elle varie le découpage et nous offre de superbes pleines pages. Pour dénoncer les conditions insalubres dans lesquelles évoluent ces femmes, les couleurs sont froides, bleutées avec un rendu un peu sali. La dessinatrice utilise également un encrage à la plume et à la mine grasse qui donne un côté très charbonneux parfois aux planches et s'accorde bien avec la noirceur du propos. L'héroïne, quand elle n'est pas encore internée, porte des tons roses (elle a longtemps été surnommée Pinky à cause de son goût pour cette couleur) mais une fois à Blackwell, elle est comme aspirée par le lieu et se fond dans le décor grisâtre.
Portrait d'une personnalité « exemplaire »
Des épisodes de l'album tranchent avec cette dominance, il s'agit des flash-backs car cet album c'est avant tout le portrait d'un personnalité hors-normes. Les flash-backs ne sont pas arbitraires mais montrent le cheminement de Nellie Bly et ses motivations. C'est une perpétuelle indignée, de son enfance déclassée et des violences envers sa mère dont elle a été le témoin, elle garde une rage et une colère. Elle lutte avant tout contre l'injustice et sa volonté de défendre les femmes pauvres en particulier c'est ce que montre fort bien la scénariste.
Ces retours en arrière sont amenés avec fluidité lors de la nuit de veille que s'impose Nellie à la pension afin de manquer de sommeil et de passer plus aisément pour folle puis lors de ses insomnies à l'asile. Ils ne constituent pas une digression mais prolongent le propos. La vie de Nelly Bly permet, en effet, comme ses écrits de dénoncer la maltraitance dont est victime la gente féminine. le sort de sa mère d'abord « condamnée » à se remarier pour survivre à la mort de son père car spoliée par les enfants du premier lit puis par le notaire et surtout son exemple à elle. Nelly n'est ainsi jamais embauchée comme l'aurait été un homme mais demeure pigiste même après son coup d'éclat et quand elle dérange on tente de la remettre à sa place « de femme » et on veut lui confier la rubrique théâtre ou la page jardinage …On a ainsi un savant jeu d'échos entre le microcosme de l'asile et le macrocosme de la société de la fin du XIXe : certaines femmes sont envoyées là -bas parce qu'elles sont des poids pour leur famille qui ne peuvent plus subvenir à leurs besoins, parce qu'elles n'obéissent pas parce qu'elles ont trompé leur mari. On cherche à brimer les individualités et à faire entrer les femmes dans une norme…
C'est donc un magnifique album agrémenté comme toujours dans la collection Karma d'un beau cahier graphique final avec des recherches de personnages, des pleines pages inédites et surtout une passionnante interview des deux autrices menée de main de maître par le directeur de collection Aurélien Ducoudray. Virginie Ollagnier y décrète « Nellie est entrée dans ma vie lorsque j'ai cherché des modèles de femme à ma fille ». Au-delà de l'anecdote de Blackwell, cette aventure « dans l'antre de la folie » montre la dure condition féminine dans la société occidentale de la fin du XIXe et le rôle clé joué par la jeune femme « pour donner la parole à ceux qui en sont privés » et dénoncer les injustices. Nous quittons la journaliste juste après le succès et les retombées médiatiques, politiques et sanitaires de son premier gros coup et l'on se prend à rêver d'un nouvel album qui mettrait en exergue cette fois comment Nellie Bly a fait non seulement de ses écrits mais aussi de sa vie un combat émancipatoire et l'on aimerait que les autrices nous embarquent dans un tour du monde en soixante douze jours ou derrière les lignes …
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LiliGalipette
  19 avril 2021
En 1887, la jeune journaliste Nellie Bly se fait passer pour folle et manoeuvre pour être envoyée sur l'île de Blackwell afin d'étudier les conditions d'internement des femmes et dénoncer des pratiques inhumaines. Traitée comme les autres pensionnaires, elle endure l'insalubrité, la faim, la cruauté, voire la torture et le sadisme du personnel soignant. Aucune guérison possible entre les murs de l'asile, aucune compassion à espérer. « La folie qu'on attribuait aux femmes était souvent l'expression des violences qui leur avaient été faites. » (p. 128) Nellie se lie d'amitié avec des femmes aussi peu folles qu'elle-même, mais envoyées là pour des raisons fallacieuses. « Sans leur avoir donné la moindre chance de s'expliquer, le médecin condamna ces pauvres femmes à rester probablement jusqu'à la fin de leurs jours chez les fous. Tout cela parce qu'elles n'étaient pas parvenues à remplir ce rôle assigné aux filles. » (p. 43) Et de fait, c'est Blackwell qui fait naître la folie, qui anéantit tout espoir et qui pousse à la démence, seul refuge des âmes meurtries.
Quand elle quitte les lieux, Nellie tente d'alerter le grand public et d'obtenir de meilleures conditions de vie pour toutes les femmes recluses à Blackwell. « Folle d'impuissance face à l'institution qui ne l'écoute pas. Folle de rage d'être considérée comme démente. Folle d'angoisse à l'idée de rester enfermée toute sa vie ici. » (p. 88) le scandale fait les gros titres, mais les mesures correctives sont lentes et insuffisantes. La jeune femme ne renonce pas et donne au journalisme d'investigation ses lettres d'humanité. « La charité n'autorise pas la maltraitance. » (p. 46)
L'ouvrage s'achève par des interviews des deux autrices. Elles expliquent comment elles ont découvert le travail et l'engagement de Nellie Bly. Il est hautement symbolique et indéniablement puissant que ce livre ait été produit par des femmes. Je salue notamment les illustrations de la folie, entre spectres et tentacules infernaux qui s'insinuent partout.
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livreclem
  23 mars 2021
Une BD mettant en scène une des enquêtes journalistique de Nellie Bly, une des premières femmes journalistes.
Elle se fait interner 10 jours dans un hôpital psychiatrique et raconte les atrocités qu'elle voit et qu'elle vie.
D'autres pages racontent sa vie et comment elle a réussie a faire ce métier.
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bookaddict02
  05 avril 2021
Cette bd nous retrace la vie de Nellie Bly la première journaliste d'investigation qui pour dénoncait les abus dans les asiles de femmes s'est laissée enfermer dix jours. La vie de cette héroïne est encore malheureusement très peu connue. Grâce à cette bd j'ai envie d'en apprendre plus sur Nellie Bly. L'illustratrice arrive par son graphisme à nous faire entrer dans la folie des personnages. Ils sont percutants par leur mise en couleur et leur réalisation. Quant à la plume de l'auteur elle est fluide. Très bon moment de lecture
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PtitVincent
  19 février 2021
Une jeune femme, considérée comme folle, est envoyée dans l'asile psychiatrique sur l'île de Blackwell à New York. Elle y découvre un monde atroce, fait de brimades, de privations, de violences… sur des femmes qui loin d'être démentes ont pour principal tort avant tout d'être des femmes (pauvres qui plus est).
Ce récit sera publié dans un journal avant d'être publié dans un livre (toujours disponible) : "10 jours dans un asile". Car contrairement aux autres femmes internées, Nellie Bly, journaliste intrépide, avait pris ses précautions pour en sortir rapidement, la plupart y restant jusqu'à leur mort (assez rapide d'ailleurs), faute de soutien extérieur. En cette seconde partie du XIXe siècle, les États-Unis sont en plein essor industriel et économique, mais les idées ont encore du mal à progresser. Ainsi les femmes dépendent intégralement des hommes et une réaction de révolte ou d'indépendance pouvait les envoyer en asile pour hystérie ou autre mal féminin. Cette enquête fut la première grande réussite de Nellie Bly, qui eut énormément de mal à se faire publier dans les journaux de l'époque et dut prendre des risques pour sa santé et sa vie afin d'obtenir toutes ses informations.
Virginie Ollagnier, qui n'en est pas à une première concernant les débuts de la psychiatrie (je ne peux que vous conseiller l'excellent "Toutes ces vies qu'on abandonne"), fait ici le portrait d'une jeune femme déterminée (elle n'a que 23 ans lors de cette enquête), nous décrit les conditions terribles dans les asiles à cette époque et les conséquences que les écrits de Nellie Bly auront sur la situation. En sachant que la journaliste devra justifier de ses dires… devant un parterre d'hommes, bien sûr.
Quant à la dessinatrice, Carole Maurel, elle apporte une note de sensibilité magnifique, alternant planches très colorées relatant des épisodes passés de la journaliste, et celles se passant dans l'asile, sombres, hantées par des fantômes, hachurées et « sales », nous montrant ainsi toute l'horreur de ces maisons. Les personnages sont décrits en quelques traits, simples (en apparence !), allant à l'essentiel et pourtant ne manquant pas de sensibilité.
L'ensemble est une réussite totale, nous faisant découvrir l'oeuvre d'une pionnière : en tant que femme, en tant que féministe, en tant que journaliste d'investigation, inventant le reportage en immersion quelques décennies avant Albert Londres.
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critiques presse (5)
Sceneario   30 mars 2021
Un biopic superbement réalisé qui produit ses effets et nous enseigne avec efficacité sur la pionnière d’enquête journalistique clandestine à l’origine d’une longue lignée d’émules.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BoDoi   10 mars 2021
Les autrices s’attachent surtout à dépendre les discriminations envers les femmes, et dont certaines seraient totalement impensables de nos jours.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDZoom   23 février 2021
Dans ce one shot de 176 pages éminemment sensible, Virginie Ollagnier et Carole Maurel suivent pas à pas les observations, les déboires et les succès de cette pionnière du journalisme d’investigation.
Lire la critique sur le site : BDZoom
LigneClaire   22 février 2021
Virginie Ollagnier et Carole Maurel au dessin toujours aussi évocateur ont poussé leur soucis de l’authentique, de l’objectivité au plus haut dans cet album qui se lit comme on regarde un film de belle facture.
Lire la critique sur le site : LigneClaire
BDGest   15 février 2021
L’histoire vraie de la pionnière du journalisme d’investigation et du reportage clandestin. Un récit poignant porté par le mépris de l’injustice et des persécutions, enrobé d'un graphisme élégant.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette   19 avril 2021
« Sans leur avoir donné la moindre chance de s’expliquer, le médecin condamna ces pauvres femmes à rester probablement jusqu’à la fin de leurs jours chez les fous. Tout cela parce qu’elles n’étaient pas parvenues à remplir ce rôle assigné aux filles. » (p. 43)
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LiliGalipetteLiliGalipette   19 avril 2021
« Folle d’impuissance face à l’institution qui ne l’écoute pas. Folle de rage d’être considérée comme démente. Folle d’angoisse à l’idée de rester enfermée toute sa vie ici. » (p. 88)
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LiliGalipetteLiliGalipette   19 avril 2021
« La charité n’autorise pas la maltraitance. » (p. 46)
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LiliGalipetteLiliGalipette   19 avril 2021
« La folie qu’on attribuait aux femmes était souvent l’expression des violences qui leur avaient été faites. » (p. 128)
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CassoudouiCassoudoui   02 avril 2021
Mon seul moment de plaisir avait lieu en fin d'après-midi, alors que j'épluchais les légumes. Je lisais la presse. Je m'évadais. Le monde entrait chez moi. Je n'étais plus la pupille de mes frères, immobilisée par la société, ou une jolie fleur épinglée à la boutonnière d'un mari futur. J'espérais. Je lisais Belva Lockwood, première avocate à plaider devant la Cour Suprême.
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