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EAN : 9782364684270
352 pages
Editions du sous-sol (16/01/2020)
3.86/5   32 notes
Résumé :
Près de 500 000 livres partis en fumée, 700 000 autres endommagés. Et un mystère. D'où est parti l'incendie qui a dévasté pendant plus de sept heures la bibliothèque centrale de Los Angeles le 29 avril 1986 ? Était-il accidentel ou s'agissait-il d'un acte criminel ? Les soupçons d'emblée se portent sur Harry Peak, un jeune homme qui ambitionne de faire carrière à Hollywood, mais que la police finira pas relâcher. Plus de trente ans plus tard, Susan Orlean mène m'enq... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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L'autrice nous raconte l'histoire de la bibliothèque de Los Angeles et prend, comme point de départ, son incendie en avril 1986. Est-ce un incendie criminel? Est-ce Harry Peak qui a incendié la bibliothèque? Et pour quel motif? Nous assistons à l'enquête autour de cet incendie mais cela ne couvre qu'une partie de cet essai abondant de découvertes multiples.
L'autrice nous relate la solidarité de toute une ville pour sauvegarder ses livres afin de les congeler au plus vite. Nous assistons à la naissance de la bibliothèque, à ses transformations mais également, nous partons à la connaissance de tous ces passionnés que sont les bibliothécaires. Nous découvrons aussi le rôle social que joue une bibliothèque dans le tissu urbain. Des sans-abris croisent des lecteurs lambda et il faut trouver des solutions afin que tout ce petit monde se côtoie sans trop d'appréhension. Tout une réflexion est menée afin de venir en aide aux sans-abris. Ces bibliothécaires ont aussi un côté assistant social et une véritable générosité.
Les recherches de l'autrice sont très pointues; très diversifiées et très intéressantes. Cet essai est écrit comme une histoire et reste facile à lire. Même si parfois, je me suis un peu perdue dans les personnes citées, j'ai pris plaisir à lire ce livre car j'y ai appris plein de choses.
Un bel hommage rendu aux bibliothèques et aux bibliothécaires. Ces lieux nous offrent le plaisir de lire à tout petit prix. L'accès à la culture pour tous ne peut être qu'essentiel.
Si comme l'autrice et moi-même, vous aimez vous promener dans les allées d'une bibliothèque et que vous vous y sentez bien, cette lecture est pour vous... et pour les autres, cette lecture est aussi pour vous car vous vous rendrez compte du plaisir à côté duquel vous passez ;-)
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La bibliothèque centrale de Los Angeles brûle en ce 29 avril 1986 et avec elle un demi-million de livres partent en fumée et beaucoup plus sont endommagés, par la fumée ou par l'eau déversée par les brigades entières de pompiers luttant avec les flammes. Plus de sept heures de lutte, une course contre la montre pour sauver ensuite les ouvrages survivants, qui doivent être congelés en moins de quarante-huit heures pour ne pas moisir, maintenant qu'ils sont mouillés et la question du comment? Comment le feu est-il né?
Malgré cette question, ce livre n'est pas un récit d'enquête. Non, c'est une lettre d'amour aux livres, aux bibliothèques, aux bibliothécaires. C'est une promenade dans l'histoire de la bibliothèque de Los Angeles qui devient en quelque sorte une promenade dans l'essor d'une bibliothèque, dans l'avenir de toutes les bibliothèques du monde, mais aussi dans la géographie des bibliothèques, avec l'importance d'amener à toutes les populations ce merveilleux moyen de contact avec l'humanité.
J'ai été emballée par ce livre, non pas que j'en avais besoin pour croire aux bibliothèques, mais son ton, son enthousiasme, les multiples pistes offertes aux bibliothèques à venir, et la bibliographie qui semble bourrée d'ouvrages passionnants, en font une recommandation que je mettrais dans toutes les mains!
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Un grand moment de lecture ... tout commence par l'incendie de la bibliothèque de Los Angeles en 1986 raconté par Susan Orlean, journaliste au New Yorker. Elle conduit tout au long de son récit une enquête approfondie sur l'histoire de cette bibliothèque. Passionnant, elle y entremêle aussi bien: 1.- l'incendie lui-même ; 2.- l'enquête conduite par la ville pour identifier le "criminel" ; 3.- l'histoire de la bibliothèque de toute modeste dans ses premières années à cette institution impressionnante qu'elle est devenue avec le temps ; 4.- la "petite" histoire et ses anecdotes au cours des décennies, notamment l'histoire des divers directeurs, éloquant; 5.- sa construction, sa reconstruction, les services offerts à ses lecteurs, ; 6.- sa fonction sociale et culturelle, son rôle central au sein de la cité : 7.- l'enthousiasme des bibliothécaires pour leur métier ; 8.- l'amour de l'auteure pour les bibliothèques (relevons que les bibliothèques jouent un rôle primordial dans la société américaine tant dans l'accès pour tous à la culture que comme soutien dans la vie quotidienne pour trouver un job, apprendre une langue, résoudre des problèmes ou encore accueillir les SDF durant le jour, etc. etc. etc.) le livre est passionnant, attachant, instructif et récréatif. Oui, oui, un grand moment de lecture pour nous tous qui aimons les livres et les bibliothèques :-)
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Comment Harry, un jeune homme exubérant, baratineur, un apprenti acteur parmi d'autres qui peuplent les rues de Los Angeles, se retrouve suspecté d'avoir incendié la bibliothèque centrale, un matin du mois d'avril 1986. Cette terrible catastrophe sera éclipsée par un événement non moins tragique mais restera dans les mémoires des employés, pompiers et usagers. Certains livres portent encore même quelques stigmates, une légère odeur de fumée émane de certains, moindre mal lorsque l'on connait le nombre d'ouvrage détruits par les flammes, puis l'eau déversée en quantité astronomique dans l'espoir d'endiguer la progression du feu.

Malgré les moyens déployés l'incendie durera plus de 7 heures avant d'être contenu. Une fois la sidération passée la solidarité se met en route, ainsi plus de 2000 bénévoles feront une chaîne humaine pendant 3 jours pour évacuer les livres à sauver. Ceux-ci seront congelés dans les entrepôts et les réserves des restaurateurs et spécialistes de l'industrie agro-alimentaire. C'est ainsi que des ouvrages anciens et forts rares vont passer quelques temps à côté de paquets de crevettes et autres tacos...

Malgré la vétusté manifeste du bâtiment et les nombreuses alertes préalables concernant les problèmes électriques, l'incendie est d'emblée considéré comme suspect. La municipalité n'entend pas être considérée comme responsable, malgré son manque d'empressement pour lancer la rénovation tant attendue par le public et les employés. Les pertes seront irrémédiables, comme en témoignent les listes et titres d'ouvrages calcinés, détrempés, déchirés, perdus pour la cause, un gâchis sans nom sur l'autel des restrictions budgétaires mal arbitrées.

Un texte qui flirte entre l'enquête et le témoignage, dans lequel l'autrice évoque son lien avec les bibliothèques, tout en refaisant l'histoire de ces institutions pionnières aux Etats-Unis. Au fil des chapitres se succèdent aussi les portraits de conservateurs et conservatrices hauts en couleurs, de bibliothécaire forcenés et de lecteurs parfois farfelus mais toujours bienvenus.
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Un chouette livre, facile à lire et instructif pour qui s'intéresse aux bibliothèques. le récit de l'incendie est captivant. L'histoire des premiers conservateurs, de l'essor de Los Angeles, son architecture, et les méandres des mensonges du suspect principal sont autant de sujets qui s'entremêlent plutôt bien dans ce récit. J'ai été moins convaincue sur les quelques passages autobiographiques qui sont en trop à mes yeux, mais suffisamment peu développés pour que ce ne soit pas trop lourd.
Petit bémol à l'éditeur qui qualifie en 4e de couverture le livre de "thriller" : clairement ça n'a rien d'un thriller, ce sont davantage des fragments de petits essais sur divers sujets reliés entre eux par l'évènement de l'incendie de la bibliothèque de Los Angeles. La traduction m'a également semblée maladroite, le terme générique choisi pour désigner les bibliothécaires tout au long du livre est "documentaliste" alors qu'en français ce terme désigne des professionnels de la documentation qui justement ne travaillent pas en bibliothèque municipale; il y a en outre plusieurs coquilles,la traduction n'a probablement pas été relue...
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critiques presse (1)
LaLibreBelgique
17 juillet 2020
En partant de l’incendie qui a ravagé la bibliothèque centrale de Los Angeles en 1986, Susan Orlean retrace l’histoire de cette institution pas comme les autres. Et loue la place inégalable des bibliothèques dans nos vies.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
La bibliothèque ouvrit en 1873. [...] Le règlement était scolaire et sévère. les hommes devaient ôter leur chapeau à l'entrée ; on déconseillait aux usagers de lire trop de romans pour ne pas devenir ce que l'association appelait des "obsédés de la fiction". des livres susceptibles d'avoir "une influence morale douteuse, parce que vulgaires, mal écrits ou sentimentaux" étaient exclus des collections. Les salles principales étaient interdites aux femmes [...], les enfants n'étaient pas acceptés.
L'espace dans l'immeuble Downey consistait en une salle de lecture meublée de longues tables et de chaises à dossier droit. Les usagers déposaient leurs chapeaux et leurs parapluies, parfois des poulets, des canards, des dindes, dans un petit vestiaire. Même si les gens étaient contents d'avoir une bibliothèque, nombre d'entre eux craignaient que l'échange de livres ou le confinement dans un endroit restreint ne propagent des maladies. (pp. 140-141)
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J'ai beau avoir vu beaucoup de bâtiments déserts, celui-ci l'était davantage que les autres. Il symbolisait l'échec de la pérennité des bibliothèques. C'était un autel élevé à l'oubli, à la dispersion des souvenirs, à l'atomisation des idées comme si elles n'avaient jamais été formées, à l'évaporation des histoires comme si elles n'avaient ni la consistance ni le poids qui les aurait reliées ) la terre, à nous et, surtout, à l'avenir encore inconnu.
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Une bibliothèque incarne peut-être notre idée de la permanence, en revanche ses usagers changent constamment. C'est autant un portail qu'un lieu - un point de transit, un passage.
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On se sent moins seul dans une bibliothèque, on participe à une conversation qui se tient depuis des siècles. C'est une effusion de murmures. Sans qu'il soit nécessaire de prendre un livre, on sait qu'une voix attend de nous parler... (p. 335)
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Non que le temps s'arrête dans une bibliothèque, il y est plutôt capturé, cueilli, et il ne s'agissait pas uniquement du mien ni de ma vie, mais de celui de l'humanité. Le temps n'y est pas seulement endigué, il est économisé. La bibliothèque est un mémorial. Elle vous offre un aperçu de l'immortalité, on peut y vivre éternellement. (p. 22)
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