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ISBN : 2072790069
Éditeur : Gallimard (08/11/2018)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Josie a quarante ans, elle est dentiste et mère de deux jeunes enfants. Et Josie n'en peut plus. Un ex-mari d'une lamentable lâcheté, des procès de patients rancuniers qui l'accablent, une communauté de banlieue pavillonnaire tyrannique, un remord qui la tourmente, c'en est trop. Alors Josie loue un camping-car, prend ses enfants, quitte son travail et la civilisation et se met en route pour l'Alaska à la rencontre de son destin. Cet équipage hors du commun entrepre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Josephine2
  10 avril 2019
J'ai abandonné au bout de 130 pages. En fait, cette histoire m'a gavée. Josie, mère de deux enfants part avec eux en camping-car en Alaska pour y retrouver une amie d'enfance, sa presque « soeur ». Elles ont été élevées un temps ensemble.
Lors de son voyage, Josie nous fait part de ses interrogations sur sa vie en général, ses échecs, la vente de son cabinet dentaire suite à un procès, son divorce, son mari qui est un lâche. Elle fuit sa vie, elle est à la recherche d'elle-même, d'un lieu accueillant. L'herbe est tellement plus verte ailleurs.
Le hic, c'est que cela devient lassant. Tout est décrit en long en large et en longueur, la moindre action, le moindre geste… C'est « c….t » au possible.
Bref, j'ai laissé tomber. Et d'ailleurs, je n'ai pas trouvé d'humour dans cette histoire.
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som
  05 janvier 2019
Dentiste quarantenaire, récemment séparée d'un conjoint franchement de la loose, mère de Paul, un petit garçon bien trop sérieux et d'Ana, une gamine aussi déjantée qu'imprévisible, Josie décide de larguer les amarres. Au volant d'un camping-car brinquebalant, elle taille la route vers le Grand nord, direction l'Alaska. Mais le fantasme d'un univers immaculé, pur vire rapidement vers une réalité plus triviale.
Ce trio improbable, un brin branquignole, va plutôt rencontrer des gérants de camping âpres au gain, se coltiner de longs trajets dénués de charme et se confronter à une nature hostile où les incendies constituent un danger plus important que le froid.
Cette « échappée belle » devient rapidement, pour l'héroïne en pleine crise existentielle, un prétexte pour mener à bien une introspection personnelle.
Sur un ton nerveux, humoristique et sarcastique, en un mot savoureux, Dave Eggers dresse le portrait impitoyable d'une société qui, tout en courant à sa perte, est en recherche de sens. Miroir au vitriol, « Les héros de la Frontière » interroge autant son lecteur qu'il ne le fait rire …. jaune.
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florence0805
  11 février 2019
Dave Eggers : Les héros de la frontière, traduit par Juliette Bourdin. Gallimard, 2018
Josie a quarante ans, 2 enfants et est en instance de divorce. Elle vient de perdre son cabinet dentaire suite au procès intenté par une patiente qui l'accuse de négligence.
Au bout du rouleau, Josie part pour un long périple en Alaska avec ses enfants. Elle loue un camping-car brinquebalant, ironiquement surnommé « le Château ».
Dave Eggers aime mettre ses personnages sur la route, route semée d'embûches. Car ce road-movie ne sera pas un voyage de tout repos pour Josie, qui apprécie cependant la liberté qu'elle ressent, et le temps dont elle dispose pour les remises en question.
Les pensées de Josie sont émaillées de souvenirs qui permettent au lecteur de retracer son parcours de vie. On arrive ainsi à avoir un portrait complet et au vitriol de son ex-mari, qui a pour préoccupation essentiel de passer sa vie aux WC. le sujet des WC et des déjections humaines, avec leurs odeurs, revient souvent dans le roman. La vie serait-elle vraiment une tartine de m…., comme on le dit parfois ?
Josie et ses enfants sont dépeints avec une grande précision. Josie suscite l'empathie des lecteurs par son acharnement à être une bonne mère, ce qui n'est pas facile quand on est sensible au regard des autres. Ses enfants, Anna la tornade et le raisonnable Paul sont très attachants également. Les autres personnages que l'on croise sur la route de Josie ont tous beaucoup d'épaisseur : l'Alaska semble encore une fois le refuge de nombre d'originaux.
Josie a une approche très enthousiaste des lieux qu'elle découvre, car elle recherche l'endroit idéal où elle pourra prendre un nouveau départ. Mais si certains lieux font l'objet de belles descriptions, la nature peut parfois se montrer décevante voire hostile, comme le montrent la menace permanente des incendies de forêt et le violent orage de la fin du roman.
Même si l'on sourit beaucoup des mésaventures de Josie, on s'inquiète tout-de-même de l'avancée de plus en plus « into the wild » de la jeune femme…
Un grand plaisir de lecture avec ce beau road movie, et un très beau portrait de femme au bord du gouffre, mais qui trouve toujours la force d'avancer.
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merveille
  23 décembre 2018
Sur la Route
La Route….
Nombre d'écrivains ont écrit, réfléchit, …sur la route.
Ici la route nous conduit à la frontière, le dernier état, l'Alaska…
Josie part retrouver sa soeur en Alaska à Homer avec ses 2 enfants, Paul 8 ans et Ana 5 ans, en mobil home.
Lorsqu'elle arrive à Homer , elle ne va rester que 2 ou 3 jours, et reprendre la route, sans trop savoir où elle va, ni pour combien de temps, elle voyage un peu au hasard, se laisse porter par les rencontres, les maisons où elle peut se loger, les gens qui l'aident provisoirement, elle fuit un grand incendie, son fils Paul semble être l'élément réfléchi dans cette histoire, on se laisse porter par le voyage en Alaska à travers l'indécision de cette femme de 40 ans qui a quitté le père de ses enfants, et abandonné son cabinet dentaire. Elle ne sait pas ce qu'elle cherche, mais la fin du livre nous réserve de belles surprises et Josie trouvera ce qu'elle doit enseigner à ses enfants.
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puchkina
  18 décembre 2018
Josie, la quarantaine, part de l'Ohio avec ses enfants Paul et Ana, huit et quatre ans, abandonnant son cabinet de dentiste pour rejoindre l'Alaska. Là-bas, elle loue un camping-car avec lequel elle sillonne l'état et tente de comprendre cet acte de fuite. Avant cela, elle s'était déjà séparé de son mari, un homme lâche et pusillanime qui ne s'intéressait pas vraiment à ses enfants. de plus, elle n'en pouvait plus de la pression sociétale du parent parfait toujours là pour son enfant. Josie n'est pas une mère parfaite mais elle aime ses enfants plus que tout : Ana la survoltée qui casse tout ce qu'elle touche et Paul Le posé qui prend très au sérieux les responsabilités que lui confie sa mère. En Alaska, cette drôle de famille fera de drôles de rencontres et se frottera à une nature quelquefois hostile entre feux de forêts et orages dévastateurs. Mais ces aventures bringuebalantes feront des souvenirs mémorables et constructeurs à ses enfants et permettront peut-être à Josie de comprendre sa place dans le monde…
Les héros de la Frontière est un voyage initiatique étrange et quelquefois désopilant (voir notamment la description des problèmes intestinaux de Carl, le mari de Josie). La question fondamentale du livre est qu'est-ce qu'on fait là ou encore qu'est-ce qu'une vie réussie ? L'auteur n'y répond peut-être pas mais il nous embringue dans un joli pas de danse, passionnant et stimulant.
Lien : http://puchkinalit.tumblr.com/
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critiques presse (3)
LeJournaldeQuebec   30 janvier 2019
Après avoir remporté une foultitude de prix prestigieux (comme le Pulitzer, le National Book Award ou le Médicis), l’écrivain américain Dave Eggers nous revient avec une étonnante odyssée [...] Un roman à la fois bien écrit et cocasse – il faut voir comment l’auteur parle de l’ancien conjoint de Josie ! – qui, s’il nous a un peu découragés d’aller un jour en Alaska, a été pour nous un vrai bonheur de lecture.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Liberation   28 décembre 2018
Une sorte de road-movie métaphysique au féminin dans l’immensité inquiétante de l’Alaska, qui revisite à sa manière grinçante le mythe de la «frontière».
Lire la critique sur le site : Liberation
LeMonde   10 décembre 2018
L’écrivain américain revient avec un « roman de mésaventures », portrait d’une Américaine en plein désarroi physique et métaphysique.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
merveillemerveille   17 décembre 2018
Depuis, Josie en avait rencontré d’autres dans la même situation qu’elle, des parents célibataires qui avaient ces appendices fantômes en guise de partenaires, des gens comme Carl qui ne fichaient rien, n’étaient tout simplement pas là, ne faisaient d’aucune façon partie de la vie de leurs enfants, mais qui se baladaient avec la certitude absolue qu’ils y mettaient du leur. Josie pilotait le bateau de la vie de ses enfants, hissait les voiles, tournait les manivelles et écopait l’eau, tandis que Carl n’était pas sur ce bateau, Carl prenait le soleil sur quelque île lointaine sans nom - avec sa visière sur la tête ! -, mais il croyait être à bord ! Comment peut-on être sur un bateau quand, en réalité, on n’est pas à bord ? Quand, en fait, on se trouve sur une île lointaine ? Carl avait vu ses enfants une fois au cours des quatorze derniers mois, mais dans son esprit il les mettait au lit tous les soirs. Quelle mutation de l’évolution permettait ce genre d’aveuglement ?
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somsom   05 janvier 2019
p. 274 Elle était là, capable d’être libre au crépuscule, sur cette bicyclette capricieuse de jouir de la beauté du monde, seule, grâce à Jim. C’était le grand avantage d’un deuxième parent : il pouvait fournie ces moments de solitude, de lucidité temporaire pour voir la lumière dorée, ces magnifique mammifères, ce jeu d’ombre sur les collines. (…) Que faire d’une vie ? Un instant, elle croyait avec ferveur qu’il suffisait d’être avec ses enfants et, l’instant d’après, ils l’ennuyaient à mourir, et représentaient un obstacle à tous ses rêves. Maudits soient-ils, ses terribles enfants voleurs, qui lui prenaient tant, lui donnait tout et lui dérobaient le reste, ses magnifiques et parfaits enfants voleurs, qu’ils soient maudits, qu’ils soient bénis, elle avait hâte de s’allonger avec eux, de poser ses vieilles mains froides sur leur visage lisse et chaud.
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rkhettaouirkhettaoui   05 février 2019
Ce n’était pas aussi terrible. Mais c’était triste comme l’est tout zoo, un endroit où personne ne veut vraiment se trouver. Les humains se culpabilisent du seul fait d’être là, déprimés en songeant à la capture, la captivité, la mauvaise nourriture, les drogues et les clôtures. Et les animaux bougent à peine. Josie et les enfants virent un couple d’orignaux et leur petit, tous trois immobiles.
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somsom   05 janvier 2019
p.33 Elle en avait terminée, elle s’en était allée. Elle avait mené une vie confortable, or le confort est la mort de l’âme, qui est par nature interrogatrice, insistante, insatisfaite. Cette insatisfaction pousse l’âme à partir, à se fourvoyer, à se perdre, à lutter et à s’adapter. Et s’adapter c’est grandir, et grandir c’est vivre. Un être humain choisit de voir du nouveau, des montagnes, des cascades, des orages mortels, des mers et des volcans, soit de voir les mêmes choses manufactures perpétuellement remodelées. Le métal dans cette forme-ci, puis dans cette forme-là, le béton comme ci puis comme ça. Les gens aussi ! Les mêmes émotions recyclée, remodelées, et merde elle était libre.
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somsom   05 janvier 2019
p. 27 Elle feuilleta rapidement son « Old West », puis le jeta sur le tableau de bord. Même les recherches plaintives des « pistes qui s’estompent » la rendaient triste, envieuse. Elle, à la naissance, avait été un vide. Ses parents étaient des vides. Tous les membres se sa famille aussi, même si beaucoup étaient accros à quelque chose et qu’un de ses cousins se qualifiait d’anarchiste, mais à part ça, ses proches étaient des vides. Ils étaient de nulle part. Etre américain c’est être vide, et un vrai Américain est réellement vide. Ainsi, tout compte fait, Josie était une vraie grande Américaine.
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