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EAN : 9782072790065
400 pages
Éditeur : Gallimard (08/11/2018)

Note moyenne : 3.35/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Josie a quarante ans, elle est dentiste et mère de deux jeunes enfants. Et Josie n'en peut plus. Un ex-mari d'une lamentable lâcheté, des procès de patients rancuniers qui l'accablent, une communauté de banlieue pavillonnaire tyrannique, un remord qui la tourmente, c'en est trop. Alors Josie loue un camping-car, prend ses enfants, quitte son travail et la civilisation et se met en route pour l'Alaska à la rencontre de son destin. Cet équipage hors du commun entrepre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  20 décembre 2019
" Elle en avait terminée, elle s'en était allée. Elle avait mené une vie confortable, or le confort est la mort de l'âme, qui est par nature interrogatrice, insistante, insatisfaite. Cette insatisfaction pousse l'âme à partir, à se fourvoyer, à se perdre, à lutter et à s'adapter. Et s'adapter c'est grandir, et grandir c'est vivre. Un être humain choisit de voir du nouveau,
des montagnes, des cascades, des orages mortels, des mers et des volcans, soit de voir les mêmes choses manufactures perpétuellement remodelées. le métal dans cette forme-ci, puis dans cette forme-là, le béton comme ci puis comme ça. Les gens aussi ! Les mêmes émotions recyclée, remodelées, et merde elle était libre."[p.33 ]
Après la découverte enthousiaste du cet écrivain, avec son dernier livre-documentaire, "Le moine de Moka"... j'ai emprunté cet ouvrage, qui est comme un road-movie.
Une quarantenaire, mère de deux jeunes enfants,dentiste de profession, mal mariée, en a assez de sa vie, plaque tout, loue un camping-car et part à l'aventure, en Alaska, pour aller voir dans un premier temps, une sorte d'amie-demie soeur, Sam, qu'elle n'a pas revue depuis cinq années... Cette jeune mère adorant ses deux enfants, Paul, un petit garçon très calme et mature, qui veille , exclusif, sur sa petite soeur, Ana, est un tourbillon incontrôlable, son exact contraire...Cette mère ne sait plus ce qu'elle désire
de la vie, se trouve dans une existence routinière, étriquée... la laissant insatisfaite et en quête d'autre chose...on suit leur road-movie, leurs rencontres, leurs joies, leurs frayeurs, ce voyage insolite...sans réel but... si ce n'est celui de la mère, qui voudrait retrouver un enthousiasme, un vrai sens à son existence...et ce n'est pas une mince affaire !!
L'auteur en profite allègrement pour égratigner ses compatriotes et congénères ! et cette société de consommation, du profit...du superficiel , prédominant !
Un bémol: j'ai éprouvé des "fluctuations" d'attention, au vu de certaines longueurs... ( à mon goût !)
Une expérience unique, insolite qui va transformer, changer cette mère quarantenaire, ainsi que ses très jeunes enfants, qui vont vivre les différences, l'intensité différente d'une vie "nomade"avec leur quotidien d'avant, sédentaire ! des "leçons des choses" de l'existence, sur le terrain !!
"Etait-on fou de rester n'importe où ? Les sédentaires étaient soit le sel de la terre, la raison pour laquelle il y a des familles, des communautés, et la continuité de la culture et du pays, soit ils étaient tout bonnement des imbéciles. Nous changeons ! Nous changeons ! Et la vertu n'est pas l'apanage de l'immuable. On peut changer d'avis ou de cadre et garder son intégrité. On peut partir sans devenir un déserteur, un fantôme." (p. 167)
Un sujet en or; de nombreux passages de qualité, mais de franches longueurs ont quelque peu atténué mon enthousiasme !!
Une ode à la Liberté, à la nature, ainsi qu' à la recherche sincère de soi, de ce qui nous paraît essentiel, primordial à défendre, en dehors des pressions et conventions sociales !
L'essentiel est que cette mère quarantenaire et surtout ses enfants sortent plus forts de cette expérience dense et brute...au fil de leurs aventures et mésaventures !!!
@Françoise Boucard-Décembre 2019
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Josephine2
  10 avril 2019
J'ai abandonné au bout de 130 pages. En fait, cette histoire m'a gavée. Josie, mère de deux enfants part avec eux en camping-car en Alaska pour y retrouver une amie d'enfance, sa presque « soeur ». Elles ont été élevées un temps ensemble.
Lors de son voyage, Josie nous fait part de ses interrogations sur sa vie en général, ses échecs, la vente de son cabinet dentaire suite à un procès, son divorce, son mari qui est un lâche. Elle fuit sa vie, elle est à la recherche d'elle-même, d'un lieu accueillant. L'herbe est tellement plus verte ailleurs.
Le hic, c'est que cela devient lassant. Tout est décrit en long en large et en longueur, la moindre action, le moindre geste… C'est « c….t » au possible.
Bref, j'ai laissé tomber. Et d'ailleurs, je n'ai pas trouvé d'humour dans cette histoire.
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som
  05 janvier 2019
Dentiste quarantenaire, récemment séparée d'un conjoint franchement de la loose, mère de Paul, un petit garçon bien trop sérieux et d'Ana, une gamine aussi déjantée qu'imprévisible, Josie décide de larguer les amarres. Au volant d'un camping-car brinquebalant, elle taille la route vers le Grand nord, direction l'Alaska. Mais le fantasme d'un univers immaculé, pur vire rapidement vers une réalité plus triviale.
Ce trio improbable, un brin branquignole, va plutôt rencontrer des gérants de camping âpres au gain, se coltiner de longs trajets dénués de charme et se confronter à une nature hostile où les incendies constituent un danger plus important que le froid.
Cette « échappée belle » devient rapidement, pour l'héroïne en pleine crise existentielle, un prétexte pour mener à bien une introspection personnelle.
Sur un ton nerveux, humoristique et sarcastique, en un mot savoureux, Dave Eggers dresse le portrait impitoyable d'une société qui, tout en courant à sa perte, est en recherche de sens. Miroir au vitriol, « Les héros de la Frontière » interroge autant son lecteur qu'il ne le fait rire …. jaune.
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Isidoreinthedark
  23 avril 2020
Auteur du « Cercle », une dystopie dénonçant les dérives liberticides de l'emprise des GAFAM sur notre société, Dave Eggers nous propose dans son nouveau roman « Les héros de la Frontière » un road trip un peu déjanté d'une quarantenaire et de ses deux enfants en Alaska. Dans un cadre romanesque plus classique, le livre approfondit la question de notre rapport au monde qu'il soit urbain et moderne ou sauvage et intemporel. L'intrigue frôle par moments une certaine trivialité proche du burlesque tout en abordant des questions quasi-métaphysiques sur l'enfance, le sens d'une vie, la beauté du monde.
Josie a pris la tangente et emmené avec elle ses deux enfants, direction l'Alaska où elle est censée retrouver sa « demi-soeur ». Ne supportant plus un mari oisif et velléitaire, rongée par le remord d'avoir encouragé un des patients de son cabinet dentaire à s'engager en Afghanistan et poursuivie en justice par une autre patiente fumeuse atteinte d'un cancer qu'elle n'a pas détecté à temps, elle plaque tout, son travail et l'Ohio pour rejoindre les étendues encore vierges et sauvages du grand Nord en proie à de terribles incendies à bord d'un camping-car en piteux état loué à la va-vite.
Le roman oscille entre le temps présent qui voit s'accumuler les embûches, souvent drôles, parfois désespérantes, sur la route de Josie, et différentes étapes de son passé qui permettent au lecteur de comprendre comment elle en est venue à se lancer dans une fuite en avant aussi improbable, tout en ayant la charge de Paul, déjà très responsable malgré ses dix ans et d'Ana, petite boule d'énergie incontrôlable de quatre ans.
Les mésaventures de l'héroïne et de sa petite famille dessinent un voyage désordonné, où rien ne se passe comme prévu, notamment les retrouvailles tant attendues avec sa « demi-soeur » qui tournent court. Josie tient bon et poursuit sa route tant bien que vaille, au gré de rencontres de plus en plus improbables, elle s'éloigne inéluctablement de la civilisation, se laissant guider par le hasard des événements et par sa peur d'être retrouvée par un mari pourtant inoffensif. Son cheminement semble de prime abord n'obéir à aucune logique apparente sinon celle de la fuite, notamment celle des immenses incendies qui dévorent les paysages environnants. On pressent confusément qu'un étau se resserre au point de menacer l'intégrité physique de Josie et des ses enfants, l'héroïne semble à la fois de plus en plus perdue et paradoxalement libérée du carcan de la modernité, purifiée. Cet éloignement progressif des contingences finit par esquisser le sens profond et la beauté du roman, qui décrit une quête de pureté, un retour à l'innocence, une mise en danger qui permettra peut être à Josie, Paul et Anna de d'effleurer enfin la beauté du monde et d'appréhender pour un instant le sens de leurs vies.
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florence0805
  11 février 2019
Dave Eggers : Les héros de la frontière, traduit par Juliette Bourdin. Gallimard, 2018
Josie a quarante ans, 2 enfants et est en instance de divorce. Elle vient de perdre son cabinet dentaire suite au procès intenté par une patiente qui l'accuse de négligence.
Au bout du rouleau, Josie part pour un long périple en Alaska avec ses enfants. Elle loue un camping-car brinquebalant, ironiquement surnommé « le Château ».
Dave Eggers aime mettre ses personnages sur la route, route semée d'embûches. Car ce road-movie ne sera pas un voyage de tout repos pour Josie, qui apprécie cependant la liberté qu'elle ressent, et le temps dont elle dispose pour les remises en question.
Les pensées de Josie sont émaillées de souvenirs qui permettent au lecteur de retracer son parcours de vie. On arrive ainsi à avoir un portrait complet et au vitriol de son ex-mari, qui a pour préoccupation essentiel de passer sa vie aux WC. le sujet des WC et des déjections humaines, avec leurs odeurs, revient souvent dans le roman. La vie serait-elle vraiment une tartine de m…., comme on le dit parfois ?
Josie et ses enfants sont dépeints avec une grande précision. Josie suscite l'empathie des lecteurs par son acharnement à être une bonne mère, ce qui n'est pas facile quand on est sensible au regard des autres. Ses enfants, Anna la tornade et le raisonnable Paul sont très attachants également. Les autres personnages que l'on croise sur la route de Josie ont tous beaucoup d'épaisseur : l'Alaska semble encore une fois le refuge de nombre d'originaux.
Josie a une approche très enthousiaste des lieux qu'elle découvre, car elle recherche l'endroit idéal où elle pourra prendre un nouveau départ. Mais si certains lieux font l'objet de belles descriptions, la nature peut parfois se montrer décevante voire hostile, comme le montrent la menace permanente des incendies de forêt et le violent orage de la fin du roman.
Même si l'on sourit beaucoup des mésaventures de Josie, on s'inquiète tout-de-même de l'avancée de plus en plus « into the wild » de la jeune femme…
Un grand plaisir de lecture avec ce beau road movie, et un très beau portrait de femme au bord du gouffre, mais qui trouve toujours la force d'avancer.
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critiques presse (3)
LeJournaldeQuebec   30 janvier 2019
Après avoir remporté une foultitude de prix prestigieux (comme le Pulitzer, le National Book Award ou le Médicis), l’écrivain américain Dave Eggers nous revient avec une étonnante odyssée [...] Un roman à la fois bien écrit et cocasse – il faut voir comment l’auteur parle de l’ancien conjoint de Josie ! – qui, s’il nous a un peu découragés d’aller un jour en Alaska, a été pour nous un vrai bonheur de lecture.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Liberation   28 décembre 2018
Une sorte de road-movie métaphysique au féminin dans l’immensité inquiétante de l’Alaska, qui revisite à sa manière grinçante le mythe de la «frontière».
Lire la critique sur le site : Liberation
LeMonde   10 décembre 2018
L’écrivain américain revient avec un « roman de mésaventures », portrait d’une Américaine en plein désarroi physique et métaphysique.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   16 décembre 2019
Debout dans l'embrasure de la porte du salon, Josie sirotait son thé tout en contemplant l'étrangeté de se trouver dans une vraie maison. Josie et ses enfants étaient partis de chez eux depuis seulement cinq jours mais déjà, cela- cette grande maison avec ses murs robustes, ses murs si résistants qu'on pouvait y accrocher tableaux et miroirs- apparaissait comme quelque insondable temple étranger dédié à la solidité. Josie se surprit à toucher les murs, à s'appuyer contre eux, à s'émerveiller de leur force. (p. 152)
+ Lire la suite
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fanfanouche24fanfanouche24   17 décembre 2019
"Vous êtes partis pour de bon? demanda Angie.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?" , demanda Josie, même si elle avait compris implicitement. Angie voulait dire: est-ce que vous retournerez un jour à la société traditionnelle ? Josie n'avait pas, jusque là, vraiment poussé la réflexion au-delà d'août et septembre.
"Je ne sais pas", dit-elle. (...)
"Aucun revenu, aucune propriété, aucune taxe", dit Kyle, et Angie, la comptable, ajouta: " On a envisagé de renoncer à notre citoyenneté, mais je crois que, pour ça, il faudrait qu'on devienne canadiens. On creuse la possibilité de devenir apatrides." (p. 213)
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fanfanouche24fanfanouche24   17 décembre 2019
Etait-on fou de rester n'importe où ? Les sédentaires étaient soit le sel de la terre, la raison pour laquelle il y a des familles, des communautés, et la continuité de la culture et du pays, soit ils étaient tout bonnement des imbéciles. Nous changeons ! Nous changeons ! Et la vertu n'est pas l'apanage de l'immuable. On peut changer d'avis ou de cadre et garder son intégrité. On peut partir sans devenir un déserteur, un fantôme. (p. 167)
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fanfanouche24fanfanouche24   18 décembre 2019
Ce n'était pas une nouveauté pour Josie d'être à l'écart et de regarder. Adolescente, au pire de Candyland, elle avait traversé quelques très longues années de solitude. (...) son sentiment de terreur à se retrouver seule les soirs de week-end, sans désirer pour autant de la compagnie. Elle pestait contre l'injustice d'être toujours seule, mais elle adorait sa solitude. (p. 257)
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fanfanouche24fanfanouche24   13 décembre 2019
Elle, à la naissance , avait été vide. Ses parents étaient des vides. Tous les membres de sa famille aussi, même si beaucoup étaient accrocs à quelque chose et qu'un de ses cousins se qualifiait d'anarchiste, mais à part ça ses proches étaient des vides. Ils n'étaient de nulle part. Etre américain c'est être vide, et un vrai Américain est réellement vide. Ainsi, tout compte fait, Josie était une vraie grande américaine. (p. 27)
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