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ISBN : 2879298121
Éditeur : Editions de l'Olivier (10/05/2012)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Dans la vie d'Emily, il y a eu les repas animés, la ronde des
jours et des choses à faire. Aujourd'hui, Emily est veuve. Ses
enfants sont loin. Sa belle-soeur, Arlene, lui tient compagnie.
Elle aime la musique classique, les musées, les petits déjeuners copieux du Eat'n Park. Sa santé est bonne. Elle ne
manque de rien. À 80 ans, le temps semble infini et la solitude se change en une liberté inédite.

«Allongée, elle réfl... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
07 juillet 2013
Emily, ou quand le récit de la vie d'une vieille dame nous berce doucement.
Emily vit seule depuis la mort de son mari, mais pas toute seule pourtant, il y a son petit compagnon à quatre pattes Ruffus.
Ses journées s'écoulent au rythme de ces petits riens qui sont importants comme les visites d'Arlène sa belle-soeur avec qui elle aime partir en balade dans la voiture qu'elle vient de s'offrir pour être indépendante.
Les visites de ses enfants viennent parfois égayer ses journées...
Mais elle aime aussi s'occuper de son jardin et surtout, surtout se laisser porter par la musique, son bonheur extrême.
L'écriture lissée de Stewart O'Nan restitue très bien cette ambiance nostalgique sans pour autant sombrer dans la tristesse, mais bien au contraire dans une atmosphère où, quelle que soit l'époque de la vie, il y a toujours un lendemain.
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Rhodopsine
21 septembre 2013
Challenge ABC 2013/2014
Emily est une vieille dame qui vit seule à Pittsburgh. Son mari et sa meilleure amie sont morts, ses enfants et petits-enfants vivent loin. Pourtant, la vie d'Emily n'est pas triste: elle partage des sorties avec sa belle-soeur Arlene, soigne son chien, écoute de la musique classique. Surtout, sous ses airs de vieille dame conservatrice, elle ose la liberté: se débarrasser de l'encombrante voiture de feu son mari et recommencer à conduire, une Subaru bleue étincelante toute neuve. Oser aussi vider la cave, profiter d'une visite des enfants, envisager des vacances... Si la vie d'Emily n'est pas trépidante, elle est loin d'être morne ou vide. Au contraire, sensible aux moindres changements, elle observe son quartier, ses voisins, son chien, prend soin d'elle, prépare l'avenir, sereinement.
Un roman tout en douceur, très délicat,qui échappe à la mièvrerie et au pessimisme, malgré la mort, très présente, la maladie...Une série de photos tantôt sépia, tantôt aux couleurs vives, la musique pour combler le silence de la maison, (Emily remonte le son de la radio après avoir raccroché le téléphone, pour ne pas laisser le silence envahir le salon) : nostalgique, mais pas triste.
Un roman qui donne envie de plonger dans les autres titres de Stuart O'Nan.
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LePamplemousse
25 août 2013
Suite de « Nos plus beaux souvenirs » mais pouvant se lire indépendamment.
« Nos plus beaux souvenirs » évoquait un été pendant lequel toute une famille était réunie dans la maison familiale qui allait être vendue suite au décès du père.
C'était l'occasion pour chacun de faire un point sur sa vie.
Dans « Emily », quelques années ont passé, Emily Maxwell est une veuve de 80 ans et ce roman nous raconte son quotidien, entre les repas au Club avec sa belle-soeur, la visite de musées, ses soirées passées à écouter de la musique…
Elle n'attend plus grand-chose du temps qu'il lui reste à vivre, si ce n'est de petits plaisirs ponctuels et la visite de sa famille pour Thanksgiving, Pâques ou Noël.
L'écriture est très sobre et nous fait ressentir toute la solitude de cette femme au seuil de sa vie mais aussi ces petites joies toutes simples qui égayent le quotidien (recevoir une carte postale, entendre à la radio une chanson aimée, le coup de téléphone d'un enfant...).
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luocine
01 juillet 2014
J'ai choisi ce livre pour l'anniversaire d'une de mes soeurs, voici la phrase que ma libraire a prononcée et qui m'a décidée:
«C'est l'histoire d'une femme âgée qui nous fait découvrir l'Amérique sous un aspect nostalgique et émouvant. Elle découpe ses coupons de réduction, et va au restaurant quand il propose de se resservir gratuitement, et puis un jour elle achète une nouvelle voiture et son univers s'agrandit».
Je l'ai lu rapidement avant de l'offrir , je ne sais pas si ce roman lui plaira autant qu'à moi.
Ce n'est pas un livre spectaculaire mais le quotidien de cette femme vieillissante est très bien racontéet m'a beaucoup émue.
La seule chose que je ne comprends pas c'est son amour pour son chien vieillissant , mais c'est sûrement authentique.
Le rapport avec ses enfants est très bien analysé.
En le lisant je me faisais la réflexion, que lorsque j'étais jeune je lisais avec passion des romans montrant l'ascension des familles américaines.
Aujourd'hui , je lis des romans racontant soit des univers totalement détruits, soit comme ici des vieillesses solitaires.
Il n'y a rien de violent sous la plume de Stewart O'Nan , mais Emily a du mal à comprendre la génération de ses enfants.
L'auteur nous tend un miroir où l'on peut regarder un pays qui ne va pas si mal mais pas très bien non plus.
Ses enfants sont contents de recevoir son aide mais ne respectent pas l'argent .
Et puis il y a tous ses petits détails du vieillissement qui rendent parfois le quotidien si pénible. J'y ai retrouvé mes amies du foyer logement de Dinard à qui je lis parfois des histoires, et qui m'ont appris une chose très importante:
«Ne demandez jamais à une vieille(c'est plus fréquent qu'un vieux) comment ça va, ça ne jamais bien, on pense à des personnes disparues, on a mal au ventre, à la tête, on a du mal à marcher.. ça ne va pas mais on est encore en vie et on essaie d'en profiter. »
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Pasoa
17 avril 2017
Le thème de la vieillesse est depuis longtemps un thème largement abordé par la littérature avec des fortunes assez diverses.
Avant de débuter la lecture d'Emily, je ne connaissais absolument rien de son auteur Stewart O'Nan. Aussi, en choisissant de lire son roman, j'a eu conscience de faire un pari un peu risqué. Certes, la quatrième de couverture du livre me disait assez de quoi il retournait mais c'était encore bien peu. Je décidais malgré cela de rentrer dans sa lecture.
Emily Maxwell a 80 ans. Elle réside dans une banlieue aisée de Pittsburgh, ville de Pennsylvanie (dans l'est des Etats-Unis). Veuve depuis quelques années, elle partage sa solitude avec son chien, le fidèle Rufus et sa belle-soeur Arlene qui habite non loin de chez elle. Ses enfants Margaret et Kenneth et ses petits-enfants vivent tous loin de chez elle.
Emily se rend régulièrement à la messe, vote républicain. C'est quelqu'un de pragmatique, d'organisé. En dehors de ses tâches, elle ne renonce cependant pas à quelques menus plaisirs : la musique classique écoutée dans son petit poste de radio, les mots croisés du Times, les petits-déjeuners buffet « deux pour le prix d'un » au Eat'n Park partagés avec sa belle-soeur, la lecture du Post Gazette, la météo, l'entretien du jardin et de la voiture, les visites dans les musées, etc.
Cependant, le temps passant, l'absence de ses enfants, l'inquiétude que lui procure l'avenir de ses petits-enfants, le souvenir encore proche d'Henry, son époux disparu, le décès d'amis et leurs obsèques, le temps de Noël, etc. lui procurent un vrai sentiment de solitude, le cafard, de la fatigue.
Dénué du surplus de sentimentalisme qui sied généralement aux romans consacrés à la vieillesse, Stewart O'Nan fait de son personnage Emily (et d'Arlene, sa belle-soeur) un portrait tout en sobriété et en retenue, sans artifices. Il a envers elle une bienveillance, une proximité qui transparaît tout au long du roman. C'est cet accent-là qui, mine de rien, rend l'histoire d'Emily profondément attachante.
La vieillesse, le poids du temps passant qui fabrique les souvenirs et les regrets, sont ici très justement abordés.
Emily est un roman édifiant, sincère que j'ai trouvé très touchant. J'en recommande vivement la lecture.
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Les critiques presse (3)
Liberation02 juillet 2012
Emily est le récit d’une liberté retrouvée. Où l’on comprend que, des fois, les vieux «partent». Et que cela ne veut pas forcément dire qu’ils meurent.
Lire la critique sur le site : Liberation
LaLibreBelgique22 mai 2012
Situé à Pittsburgh, où Stewart O’Nan est né en 1967, "Emily" est un roman crépusculaire, pointilliste, qui, par petites tranches de vécu quotidien, dévoile les fêlures humaines, la précarité des choses, l’œuvre du temps.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress10 mai 2012
Débordant de tendresse et de nostalgie, ce roman crépusculaire est un petit bijou, l'histoire d'une vieille dame très digne qui glisse comme une ballerine sur les eaux gelées du grand âge, vulnérable, inquiète, pathétique, mais jamais vaincue.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
mamansand72mamansand7207 août 2015
Allongée avec l’heure mensongère luisant au-dessus de son épaule, elle réfléchit à la nature du temps, arbitraire et changeante, et à la façon dont, à son âge, elle en était presque libérée. L’idée lui plut, elle avait l’impression d’avoir découvert quelque chose de fondamental. Faire faire un bond au temps revenait à admettre officiellement qu’aucune pendule ne pourrait jamais mesurer la rotation de la Terre sur elle-même, ni autour du soleil, ni la naissance, ni la mort, ni l’alternance des saisons, ni le jaillissement des jeunes pousses. Sans savoir pourquoi, elle trouvait réconfortant de flotter dans un état indéterminé, nébuleux, elle aimait se dire que le temps était imaginaire et malléable, comme si connaître son secret pouvait desserrer son étreinte sur elle.
+ Lire la suite
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mamansand72mamansand7207 août 2015
Elle aurait besoin d’une voiture pendant que Margareth et les enfants seraient là, ne serait-ce que pour aller les chercher à l’aéroport. En louer une revenait à jeter l’argent par les fenêtres. Aussi, motivée, espérait-elle, par de bonnes raisons, elle demanda à Arlène de la conduire une dernière fois chez Baierl Subaru, sur Maknight Road, et acheta un break bleu cobalt Outback modèle 2007 au prix de liquidation de fin d’année. Elle avait bien mûri son projet, mais elle était consciente que la voiture risquait fort de lui survivre. Elle n’était pas sûre que Henry aurait compris. Ses parents, certainement pas. La TVA à elle seule était plus élevée que ce que son père avait payé pour sa fidèle Plymouth. C’était le plus gros chèque qu’elle ait jamais libellé et quand elle le détacha et le tendit au vendeur, puis entra le scandaleux montant dans son livre de comptes, elle craignit d’avoir fait une grosse bêtise.
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PasoaPasoa17 avril 2017
Allongée avec l'heure mensongère luisant au-dessus de son épaule, elle réfléchit à la nature du temps, arbitraire et changeante, et à la façon dont, à son âge, elle était presque libérée. L'idée lui plut, elle avait l'impression d'avoir découvert quelque chose de fondamental. Faire faire un bond au temps revenait à admettre officiellement qu'aucune pendule ne pourrait jamais mesurer la rotation de la Terre sur elle-même, ni autour du soleil, ni la naissance, ni la mort, ni l'alternance des saisons, ni le jaillissement des jeunes pousses. Sans savoir pourquoi, elle trouvait réconfortant de flotter dans cet indéterminé, nébuleux, elle aimait se dire que le temps était imaginaire et malléable, comme si connaître son secret pouvait desserrer son étreinte sur elle. Mais quand elle s'éveilla le lendemain matin, il faisait encore noir dehors et elle avait une heure de retard. Elle dut se dépêcher afin d'être prête pour l'église et arriva en retard chez Arlene.

p. 216
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joedijoedi16 octobre 2014
Un animal de compagnie était, par définition, affectueux et malpropre, comme Rufus, mais surtout un être à aimer et qui vous aimait en dépit de vos défauts.

(Rufus est un chien)
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claraetlesmotsclaraetlesmots22 mai 2012
De la bouche de chaleur, dans le coin provenait le son de la télé, dans la chambre de Margaret. Au lit, elle entendait encore faiblement l'écho d'une conversation tonitruante qu'elle couvrit du son de sa propre radio. La journée n'avait pas-elle donc pas été assez longue? Mais c'était sa faute, pensa-t-elle, elle était trop habituée à vivre seule. Elle les aimait tous tendrement bien sûr, mais elle avait oublié combien il était épuisant d'être entourée d'autres gens.
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Vidéo de Stewart O'Nan
Chronique du livre "Speed Queen" de Stewart O'Nan pour France 3.
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