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Michel Pétris (Traducteur)
EAN : 9782264030344
260 pages
Éditeur : 10-18 (07/12/2000)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 50 notes)
Résumé :
Peu avant d'aller prendre part à la guerre civile espagnole, George Orwell fait un reportage au coeur du pays minier anglais, où se trouve Wigan. Ce décor de terrils, de montagnes de boue, de cendres et de suie symbolisant la laideur de la grande industrie, va lui inspirer ce récit. L'expérience humaine qu'il a vécu est très intense et très riche. S'il ne prend pas, à proprement parler, la place d'un mineur anglais, il découvre, et nous fait découvrir son quotidien.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
nath45
  15 décembre 2019
Dans la première partie, Orwell s'intéresse à la vie des mineurs dans la région de Sheffield et du Lancashire dans les années 1930. Il décrit d'une façon méthodique les conditions de vie à cette époque des ouvriers, le ravage du chômage. Un reportage touchant et captivant, une immersion totale dont Orwell s'attache à décrire les moindres détails.
La seconde partie est une réflexion sociale et politique de l'époque.
Un récit sociologique passionnant, j'ai beaucoup aimé cet ouvrage criant de vérité sur le monde contemporain.
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Tagrawla
  18 novembre 2013
Dès les premières pages de cet essai, on comprend comment Orwell en est arrivé à écrire La Ferme des animaux puis 1984 une dizaine d'années plus tard.
Dans la première partie, il nous raconte la vie quotidienne des mineurs du nord de l'Angleterre. A ses côtés, on visite une mine et jamais aucun autre auteur n'en a mieux décrit les souffrances physiques et les dangers qu'on y trouve. On visite également beaucoup de maisons, une chambre « chez l'habitant » où s'entassent vendeurs de journaux, chômeurs et journaliers. On dissèque le budget des travailleurs pauvres et aussi celui des chômeurs. Car en ce milieu des années trente, le chômage prolifère et les aides sociales ne suffisent pas. On voit fleurir la misère, sous forme de roulottes, de carcasses de bus transformées en abris de fortune ou de logements dont l'insalubrité n'a rien de commun avec ce qu'on nomme de la même façon de nos jours : Orwell effectue un travail journalistique d'une épouvantable précision.
(La suite sur mon blog)
Lien : http://tagrawlaineqqiqi.word..
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RiffMacKaulaye
  24 janvier 2017
Un livre clé pour comprendre l'engagement politique d'Orwell.
La première partie lève le voile sur la condition des mineurs à la façon d'un reportage. La seconde confronte le socialisme à ses contradictions et engage chacun à faire abstraction de ses différences pour se réunir autour des grandes lignes.
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
LampyreLampyre   24 septembre 2019
Derrière une de ces maisons, une femme, jeune, était à quatre pattes sur la pierre, enfonçant un bâton dans le tuyau de vidange de cuivre partant de l'évier. Celui-ci devait être bouché . J'eus la temps de détailler cette femme-son tablier informe, ses grosses galoches, ses bras rougis par le froid. Elle leva la tête au passage du train et je pus presque croiser son regard. Elle avait un visage rond et pâle, le visage las de la fille des taudis ouvriers, qui a vingt-cinq ans et qui en paraît quarante, après une série de fausses couches et de travaux harassants. Et, à la seconde où je l'aperçus, ce visage était empreint de l'expression la plus désolée, la plus désespérée qu'il m'ait jamais été donné de voir. Je compris soudainement l'erreur que nous faisons en disant que "pour eux ce n'est pas la même chose que pour nous", sous-entendant que ceux qui sont nés dans les taudis ne peuvent rien imaginer au delà des taudis. Car ce que j'avais reconnu sur ce visage n'était pas la souffrance inconsciente d'un animal. Cette femme ne savait que trop ce qu'était son sort, comprenait aussi bien que moi , l'atrocité qu'il y avait à se trouver là , à genoux dans le froid mordant sur les pierres glissantes d'une arrière-cour de taudis, à fouiller avec un bâton un tuyau de vidange nauséabond.
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nath45nath45   02 décembre 2019
Il serait sans doute très facile de découvrir, comme l’a fait Arnold Bennett, la beauté cachée derrière les façades noircies des villes industrielles. On imagine très bien un Baudelaire, par exemple, consacrant un poème à un terril. Mais la beauté ou la laideur, ce n’est pas là ce qui importe dans la société industrielle. Le mal véritable à des racines beaucoup plus profondes et insidieuses. Il faut toujours garder cette idée présente à l’esprit, car la tentation reste grande de croire que l’industrialisme est inoffensif du moment qu’il présente un visage pimpant et soigné. (Page 123) 
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andreas50andreas50   07 avril 2018
Un jour, notre professeur d'anglais nous proposa un sujet de rédaction destiné à tester notre culture générale, où figurait notamment la question suivante : « Quels sont selon vous, les dix plus grands hommes actuellement vivants ?» Sur les seize élèves de ma classe ( notre moyenne d'âge tournait autour de dix-sept ans ) quinze firent figurer dans la liste le nom de Lénine.
Il s'agissait pourtant d'une école assez huppée, et cela se passait en 1920, à une époque où les horreurs de la révolution russe marquaient encore toutes les mémoires.
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nath45nath45   07 décembre 2019
Car il faut se souvenir qu’un ouvrier, dans la mesure où il demeure un authentique ouvrier, est rarement, pour ne pas dire jamais, un socialiste au sens entier et logiquement cohérent du terme. Il vote probablement travailliste, ou même communiste si l’occasion lui en est offerte, mais sa conception du socialisme est très différente de celle qu’en a le socialiste plus élevé dans l'échelle sociale, celui qui a fait son apprentissage dans les livres.
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TagrawlaTagrawla   15 novembre 2013
Les opinions du sentimentalisme se muent en leur contraire dès qu'elles sont mises à l'épreuve de la réalité.
Grattez le pacifiste moyen et vous trouverez un patriotard à tout crin. Le petit-bourgeois inscrit au parti travailliste indépendant et le barbu buveurs de jus de fruit sont tous deux pour une société sans classes, tant qu'il leur est loisible d'observer le prolétariat par le petit bout de la lorgnette. Offrez-leur l'occasion d'un contact réel avec un prolétaire - par exemple une empoignade avec un porteur de poissons ivre, un samedi soir -, et vous les verrez se retrancher dans le snobisme de classe moyenne le plus conventionnel.
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Videos de George Orwell (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de George Orwell
Rencontre avec Véronique Béghain qui vous présente les "Oeuvres" de Georges Orwell paru aux éditions Gallimard.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2459425/george-orwell-oeuvres
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