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Une enquête de Mario Conde tome 5 sur 10

René Solis (Traducteur)
EAN : 9782757811634
128 pages
Points (19/11/2009)
3.46/5   83 notes
Résumé :
Mario Conde enquête dans le quartier chinois de La Havane sur un assassinat qu'on pourrait dire exotique, le mort a un doigt tranché et deux flèches ont été dessinées au rasoir sur sa poitrine.
Il fait trop chaud pour Mario mais il doit aider son ami Juan Chion, chinois atypique et amateur de métisses opulentes. Les recherches du Conde l'amènent à découvrir des aspects inattendus de l'histoire et de la réalité cubaines, et de l'émigration asiatique dans l'île... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Un polar à lire, en écoutant les artistes du Buena Vista Social Club!
Il fait chaud et moite, à La Havane, et le Conde doit enquêter sur un crime à la mise en scène spectaculaire... dans le quartier chinois.
C'est la dèche partout: Pas moyen de boire un rhum correct ou un café buvable! El la place assise d'un bus dont il est difficile de descendre (!)...
Mais la cuisine chinoise est goûteuse et raffinée, et Mario Conde va recevoir une aide souriante et très mesurée de la part de chinois consternés... Ces chinois qui ont fuit la misère de Chine pour souvent en rencontrer une autre à Cuba! Des chinois aux prénoms hispaniques, soudés dans des odeurs et des traditions tenaces... Mais ce n'est pas sans humour que le Condé se voit taclé dans certains préjugés, par son ami Juan Chion (avec des l'à la place des R...)
Le Condé boit trop, fume autant, prend des coups, mais va trouver une vérité désolante et sans éclat. C'est la vie d'un flic pas méchant, sagace et intelligent qui enquête avec ce qu'il a... Et qui me donne envie de continuer de lire ses aventures!
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Un vieux chinois a été assassiné. Pendu avec son chien dans son misérable appartement, un doigt tranché, le corps recouvert de signes ésotériques, Pedro Cuang a-t-il été victime d'un meurtre rituel ou d'une vengeance ? Pour l'inspecteur Mario Conde, l'enquête est inhabituelle : c'est sa première incursion dans le Barrio chinois de la Havane dont il ne connait ni les codes, ni les usages. Il sollicite donc l'aide de son ami Juan Chion pour le guider dans le quartier et lui expliquer les moeurs de ses congénères.

Une enquête à part dans le parcours du Conde et dans la bibliographie de Leonardo Padura. Prétexte pour parler de l'immigration chinoise à Cuba, on y découvre un Mario Conde totalement ignorant de cette communauté et qui collectionne les préjugés. Pourtant, les premiers Chinois sont arrivés sur l'île dès 1847 ! Ils ont travaillé dans les champs de canne à sucre ou de tabac et ont même participé aux guerres d'indépendance. Au fil du temps, ils se sont ‘'cubanisés'', épousant des locaux, quittant le quartier chinois qui est tombé est désuétude. Conde découvre cependant un monde à part, un noyau dur qui continue de perpétuer leurs traditions et croyances d'origine, est impliqué dans le trafic de drogue et organise des jeux clandestins. le policier navigue donc entre rituels ancestraux, trafics en tout genre et jeux d'argent afin de trouver le meurtrier.
Ce livre n'est pas le meilleur de Padura et pourra déstabiliser ceux qui ne connaissent pas le Conde. On le sait fragile et droit, attaché à son île et à sa bande d'amis, trop attiré par l'alcool et les femmes, on le découvre ici un brin raciste, insistant lourdement sur la puanteur des Chinois…Une déception pour cette parenthèse dans le parcours de Mario Conde qu'il faut pourtant absolument découvrir dans les autres titres de l'auteur.
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C'est mon premier polar cubain et je suis assez déçue par l'ouvrage de Leonardo Padura. Je n'ai pas accroché à l'intrigue policière, vague prétexte pour nous parler de l'histoire de la communauté chinoise de la Havane qui vit toujours dans une grande pauvreté.
Le cadavre d'un Chinois a été retrouvé dans le Barrio chino de la Havane, avec un doigt tranché et deux flèches dessinées au rasoir sur sa poitrine. le policier, Mario Conde, nous fait part de son ignorance crasse et de ses préjugés alors qu'il se rend dans un bus bondé et puant chez son ami Juan Chion. Ce vieux Chinois, cuisinier hors-pair et philosophe à ses heures, bien entendu, l'aidera à résoudre l'enquête. L'intrigue est mince, le suspense inexistant, le dénouement larmoyant. j'ai trouvé les Chinois lourdement caricaturés (accent, stéréotypes éculés). Et l'intérêt littéraire quasi nul. Est-ce la traduction ? J'ai apprécié quelques descriptions : celle du bus bondé, celle des gens de la rue privés d'électricité et puis celle des cocktails explosifs ingurgités par le Conde.
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Un roman ou une nouvelle qui s'inscrit comme une parenthèse dans les aventures de Mario Conde ...
Ce qu'il reste aujourd'hui de Barrio Chino, une rue bourrée de restaurants chinois avec des individus déguisés en tenue soi disant traditionnelle ....
Une Grande Arche en forme de pagode signale l'entrée de ce quartier réduit à une portion rétrécie ...
Leonardo Padura a trouvé l'occasion de se plonger sur les traditions, les combines et trafics des habitants de ce quartier ...
Pour nous, juste une occasion de roder dans ces rues de la Havane.
Intérêt littéraire ... pas vraiment convainquant,
Intérêt touristique ... peut être ... une curiosité comme une autre mais réduire Cuba à une simple curiosité touristique est vraiment une grossière erreur.
Alors lire la mort d'un chinois comme une simple anecdote, une petite ballade rapide pour retrouver le bruit, les odeurs et la fureur de vivre de la Havane

PS ... pour ceux qui le souhaitent ... Mejesaistout nous donne des précisions sur ce quartier ...

Barrio Chino ...
Aujourd'hui, mis en évidence par la quasi-absence de Chinois, mais cela n'a pas toujours été le cas. Les premiers Chinois sont arrivés comme travailleurs engagés à l'île à la fin des années 1840 pour combler le vide laissé par le déclin de la traite transatlantique des esclaves. Ils firent la guerre d'indépendance dans l'armée des Mambis (insurgés). L'un des trois premiers citoyens cubains de la nouvelle république, en 1899, était un général chinois. Au XIXe siècle, ils furent plus de 100 000, pour la plupart en célibataires, transformés contre leur gré en esclaves déguisés par la puissance espagnole et les compagnies britanniques.
Dans les années 1920, une deuxième vague est arrivée de Californie, plus fortunée, elle fuyait la crise économique et la discrimination. le quartier chinois de la Havane a grandi pour devenir le plus grand quartier asiatique de l'Amérique latine.
Le flux migratoire a brusquement cessé avec la révolution de 1959 : ceux qui avaient fui le communisme de Mao Tsé-toung se sont retrouvés face à Fidel Castro. Ils n'ont pas demandé leur reste et ont immigré aux États-Unis.
Reconnaissant le potentiel touristique de la région dans les années 1990, le gouvernement a investi de l'argent et des ressources pour rajeunir le caractère historique de la zone marquée avec des plaques de rue bilingues, une grande arche en forme de pagode à l'entrée de la rue.

Barrio Chino ...
Au milieu des bâtiments coloniaux et des vieilles berlines américaines, une grande arche ornée de caractères asiatiques détonne : c'est la porte d'entrée du quartier chinois de la Havane, autrefois le plus grand d'Amérique latine, qui rêve de retrouver son faste d'antan.
Si les chauffeurs de taxi ont l'habitude de dire en plaisantant que c'est l'unique quartier chinois au monde sans Chinois, c'est parce que la communauté actuelle est un savant métissage.
«Depuis sa naissance, cela a toujours été un quartier chinois ouvert, d'où ce mélange entre les Chinois et les gens d'ici», explique Teresa Maria Li, directrice de la Maison des arts et traditions chinoises.
Dans le foyer du troisième âge Lung Kong à La Havane, des retraités sont attablés pour jouer au mah-jong. Ils font partie des derniers habitants 100% Chinois établis sur l'île. Leurs descendants sont déjà plus Cubains qu'Asiatiques.
Dans les rues souvent pavées de ce quartier, des petits bâtiments au style asiatique subsistent, reconvertis en galeries d'art ou écoles d'arts martiaux, et entourés de logements et commerces typiquement cubains.
Un peu plus loin, au sein d'une imprimerie, on prépare la prochaine édition du Kwong Wah Po (Journal populaire chinois), publication bilingue créée il y a 80 ans.
Jusqu'à récemment, ce journal était imprimé sur une presse américaine de 1849, l'une des plus vieilles au monde, équipée de touches avec des caractères chinois. Désormais, il l'est de façon moderne... et sa rédaction n'a plus un seul membre chinois à 100%.
Le journal dépend, depuis 1987, du casino le « Chung Wah » (cercle, club) ou le « San-Fan-Con », le casino s'appèle ainsi parce que les Espagnols l'ont voulu lorsqu'ils l'ont créé, le 9 mai 1893. Cuba était encore pour six ans, une colonie. Il n'occupe plus aujourd'hui qu'un étage. A l'intérieur, une salle immense, ornée de banderoles chinoises, nous transporte immédiatement en Chine. Des rangées de rocking-chairs, dans lesquels lisent des vieux comme suspendus dans le temps, dans un grand calme, mènent à la monstrueuse table de gala. On pratique ici, la gymnastique, la méditation... Dans un bureau, un médecin donne régulièrement des consultations de médecine chinoise, et une salle accueille l'autel " Kuan Kung ". Guerrier chinois de l'époque des Royaumes combattants. 

Barrio Chino ...
Faire renaître un quartier chinois sans Chinois, une utopie? Non, répond la professeure Montes de Oca, qui souligne que les descendants de Chinois sont très motivés: «Ils se sentent fiers d'avoir eu un quartier chinois et ils adoreraient en avoir un à nouveau».
Il reste aujourd'hui 430 Chinois dans l'île, dont 220 à La Havane. Ils ont en moyenne 80 ans.
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Je me suis enfin lancée et, oui aux enquêtes de Mario Conde et oui bien sûr à Leonardo Padura !

A force de mettre de côté plusieurs livres de Leonardo Padura, au départ les romans, je me suis décidée à ne plus rechercher mon premier sélectionné mais à prendre le premier que je trouverai. Cela est bien tombé car cela a été le très court Mort d'un chinois à la Havane qui est un opus un peu à part de la série des enquêtes de Mario Conde. Leonardo Padura lui-même nous explique en préface la genèse de ce roman parti d'un reportage journalistique et qu'il a voulu tout de même publier sous un autre format.

L'intrigue policière n'a pas vraiment d'intérêt et confirme le subterfuge de Leonardo Padura d'utiliser son enquêteur préféré Mario Conde pour nous dépeindre l'histoire de la communauté chinoise présente à la Havane.

J'ai apprécié l'écriture avec l'immersion dans ce quartier chinois aux décors assez sombres, la pauvreté aussi écrasante que la chaleur et l'odeur entêtante. C'est un vrai contraste, avec les premières images de la Havane qui me viennent pour ma part hormis la pauvreté bien sûr, qui sont le soleil, la lumière et les couleurs.

De même, je raffole des personnages à la Mario Conde, policier alcoolique, brute de décoffrage, sans filtre et politiquement incorrect. Conde est un vrai homme des cavernes à l'antithèse du héros bienveillant et policé.

Je conclurai en disant que ce roman est surement un hors d'oeuvre au festin Padura à venir !
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
De retour dans la chambre, une fois sur le lit, il se dit qu’il aimerait dormir et faire le rêve de Chuang Chou, ce Chinois qui dormait en rêvant qu’il était un papillon qui en volant s’emplissait de plaisir. Dans le rêve, l’homme ignorait qu’il était Chuang Chou, mais au réveil il redevenait le vrai Chuang Chou et il ne savait pas s’il était un papillon qui avait rêvé d’être un homme ou s’il s’agissait d’un papillon masochiste qui avait rêvé d’être flic.
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Être un aussi piètre expert en questions chinoises ne gênait guère le Condé qui, en tant que flic, éprouvait le besoin de se raccrocher à des lieux communs pour ne pas se sentir totalement désarmé...
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Depuis qu'il avait été en âge de raisonner et d'apprendre deux ou trois choses à propos de la vie, un Chinois, pour Mario Conde, avait toujours été ce qu'un Chinois devait être : un type aux yeux bridés, à la peau lisse d'un jaune hépatique trompeur, arrivé un jour d'un endroit très lointain, où les longs fleuves et les montagnes inexpugnables qui montent jusqu'au ciel servent de décor aux légendes de dragons et de mandarins savants.
(début du livre)
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Il se leva, fit levier avec un couteau bréchet, parvint à sortir le bouchon et renifla : bien sûr que oui, c'était du rhum. En fin de compte, il existe certaines choses à propos desquels un homme ne se trompe jamais.
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Il était rare que l'élucidation d'une affaire le réjouisse. Au contraire, même : un sentiment d'estocade terminée et un vide qu'il savait éphémère. Une autre histoire sordide l'attendait toujours au coin de la rue
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