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Jean-Baptiste Grasset (Traducteur)
ISBN : 2070407187
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Dans un passage sombre de Barcelone gît le cadavre de Paquito. Le représentant en bijouterie fantaisie a été dépouillé de tout, à une bague près, un rubis qu'il a payé de sa vie. À proximité du corps, une chaise roulante. L'inspecteur Méndez, flic poussif, parfois grossier mais d'une très grande sensibilité, traîne dans les parages. L'enquête n'est pas de son ressort mais la curiosit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
sandrine57
  21 juillet 2014
Paquito est mort dans un sombre et étroit passage de Barcelone, délesté de tous ses biens, la gorge tranchée. Seul son rubis a échappé au voleur qui lui-même a laissé un fauteuil roulant sur les lieux du crime.
Quand l'inspecteur Mendez vient roder autour du cadavre, ce n'est pas parce qu'il est chargé de l'enquête. Son chef ne lui confierait jamais une telle affaire, préférant le charger de courir après les travestis, les petits voleurs, les prostituées, bref le menu fretin du quartier. Mais ça ne l'empêche pas d'élaborer une petite théorie : Paquito, le représentant propre sur lui est mort de sa bonté et par amour. de sa bonté parce qu'il a sans doute voulu venir en aide à un homme qu'il pensait handicapé et par amour parce qu'il a refusé de céder le rubis auquel il devait être très attaché pour des raisons sentimentales. Fort de ses déductions, il commence des investigations personnelles après avoir réussi à embobiner le commissaire grâce à son bagout et ses airs de ne pas y toucher. Ses pas vont le mener des petits appartements qui ne voient jamais le soleil des petites gens du Pueblo Seco jusqu'aux bureaux high tech des promoteurs immobiliers en passant par une maison de maître biscornue, dernier vestige d'un prestigieux passé qui doit céder la place à la modernité qui aspire la ville dans son tourbillon.

Deuxième enquête de l'inspecteur Mendez, flic vieillissant et cynique qui traînent ses guêtres dans le quartier populaire du Pueblo Seco, juste sous l'avenue du Paralelo. C'est là son territoire, il en connaît tous les recoins, tous les bistros et tous les personnages qui comptent, ou du moins il les connaissait avant que les cabarets, les bars à prostituées, les vieux cafés ne ferment leurs portes à tout jamais sur un passé, certes flamboyant mais marqué par la dictature franquiste. le progrès et la modernisation sont à l'ordre du jour, la spéculation immobilière bat son plein. Mendez, un brin nostalgique, claudique dans ces ruelles, joue les niais, les impotents, pour mieux approcher les indics, les témoins, les suspects.
Au coeur du roman, la Barcelone populaire, ses habitants, leur gouaille, leurs petites embrouilles, leurs ficelles pour tromper la misère. GONZALEZ LEDESMA, dans un style vif et très imagé, raconte sa ville, telle qu'elle était et telle qu'elle est devenue. On sent son amour pour les petites gens qui naviguent entre misère et désespoir mais sont toujours capables de rêver. le souci, c'est qu'il en fait un peu trop...Des comparaisons alambiquées au possible, surtout d'ordre sexuel, des personnages pas toujours crédibles et un parler digne des années 40 ou 50, tout cela finit par lasser.
Une lecture mitigée pour cette découverte de Mendez, flic de la vieille école qui allie humour, cynisme et ténacité mais peine à être vraiment sympathique.
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Pirouette0001
  11 mai 2017
Voici une très agréable surprise. La découverte d'un auteur de polar espagnol et de son inspecteur Mendez. J'ai eu l'impression de plonger dans un univers à la Fred Vargas, sauf que cela se passe à Barcelone.
L'inspecteur Mendez est un marginal et son chef verrait d'un oeil ravi lui voir déposer une demande de mutation. Et pourtant, c'est bien sûr lui qui fera en sorte que le meurtre d'un homme par un tueur en chaise roulante ne reste pas impuni et soit élucidé.
Un bon moment de détente.
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Sharon
  20 septembre 2013
Parfois, il est nécessaire de persévérer. Autant le premier contact avec l'inspecteur Mendez ne fut pas très réussi, autant les deux suivants le sont.
Disons le tout de suite : le personnage principal de cette série est Barcelone, ses vieux quartiers, voués à la démolition par la grâce de la spéculation immobilière. Barcelone et ses petites gens auquel on ne fait pas attention, sauf pour se souvenir… de les oublier très vite.
Mendez lui-même est un policier en voie de disparition, que l'on aimerait bien (ses chefs, ses collègues) voir enquêter ailleurs – ou pas du tout. Il n'est pas exempt de défaut, lui qui a tout de suite des idées préconçues au sujet du crime qui vient de se dérouler. La grande différence avec ses camarades policiers est qu'il est capable de repartir de zéro quand il se rend compte, fort marri, que les clichés issus des mélodrames n'ont pas leur place quand on pénètre dans la vie de gens ordinaires, qui tentent de s'accommoder du mieux qu'ils peuvent de sentiments extraordinaires (surtout dans l'Espagne où l'ombre de Franco plane encore).
Trouver le coupable n'est pas toujours satisfaisant, et Mendez pourrait le dire, en castillan ou en catalan. Même si la vengeance est souvent le moteur des romans de Gonzalez Ledesma, jamais il n'en fait l'apologie. Il est du côté de ceux qui essaient de vivre, malgré tout.
La Dame de Cachemire est un roman dont la noirceur n'est pas à démontrer.
Lien : http://deslivresetsharon.wor..
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Ctucorrect
  14 avril 2017
Génial! que ce soit l'écriture, l'intrigue, la description du Barcelone malfamé. Un chef d'oeuvre!
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   22 février 2016
Elle continuait à lui presser la main et à la baigner de ses larmes. Quelle solitude il faut donc que tu portes, Esther, quelle affection de chienne abandonnée tu cherches, pour que même la main de Méndez puisse te paraître apporter un contact humain.
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AxelinouAxelinou   02 septembre 2017
Il demanda des renseignements sur la pension La Costa.
Rien de particulier. Une bagarre avec lésions diverses. Un avortement dans les toilettes. Des abus déshonnêtes dans l’ascenseur. Un Turc parti sans payer, après avoir mis enceinte la sœur de la patronne. Un client qui avait laissé sa femme en gage et n’était pas revenu. Un hôte vêtu en torero, qui s’était enfui par le balcon en oubliant sa cape. Enfin, la vie de tous les jours, la vie qui passe.
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SharonSharon   08 mai 2013
Méndez copia l'adresse, puis s'élança à toute vitesse vers la porte, où il arriva tout haletant.
Ce méritant policier était sérieusement entraîné au dix mètres plat, mais à partir de douze, il commençait à peiner et à quinze, il risquait d'y passer.
Il eut de la chance, car cette salle mesurait seize mètre de long selon l'architecte, soit quatorze mètre soixante-quinze en réalité. Il s'en était fallu de peu.
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SharonSharon   08 mai 2013
Un assassin qui traque ses victimes sur une chaise roulante est, à tout le moins, un artiste. C'est pourquoi il méritait aussi, à tout le moins, la curiosité sentimentale de Méndez.
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cybacyba   02 mars 2015
Publié en 1986.
Vieux, cynique et désabusé, l'inspecteur Ricardo Méndez va, sans être demandé, enquêter sur la mort de Paquito, trouvé mort près d'une chaise roulante.
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
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