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EAN : 9782072483653
176 pages
Gallimard (25/10/2012)
3.02/5   68 notes
Résumé :
Le 6e Continent :
Comment diable une famille obsédée par la propreté peut-elle, en trois générations, devenir la source de la plus gigantesque pollution de l'histoire de l'humanité? La réponse est dans Le 6e Continent, drame familialo-planétaire, en trente mouvements qui conduisent au désastre. Il ne reste plus qu'à en rire.
Ancien malade des hôpitaux de Paris :
Cette nuit-là, le docteur Galvan trouva la foi, la perdit, la retrouva, la ... >Voir plus
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« le 6e Continent », un petit bouquin découvert à l'occasion d'un de ces vide-greniers de l'été…
Ça c'est du Pennac !

En fait un petit bouquin composé d'une grosse nouvelle « Ancien malade des Hôpitaux de Paris » et d'un « petite » pièce de théâtre qui donne son nom à l'ouvrage.
Mais commençons par le commencement : qui n'a jamais vu sur la plaque d'un médecin, spécialiste ou non, « Ancien interne des Hôpitaux de Paris » ? Personne ; la mention est quasi générale et s'affiche en guise de référence…Et si le fait d'avoir été « ancien malade des Hôpitaux de Paris » pouvait devenir une référence du même genre et de ce fait accorder à celui qui l'arbore comme une reconnaissance ? Et puis, quelle est la meilleure pub pour les Hôpitaux de Paris ? Un ancien interne, il est bon, pas bon… Qui sait ? Ou un ancien malade, carte de visite à l'appui, resplendissant de santé ? Je vous laisse juge…
Le Docteur Galvan, un ex-médecin urgentiste, devenu garagiste, ex-interne des Hôpitaux de Paris ; il se souvient ; il y a vingt ans… Cette nuit-là, un patient pas comme les autres fait le tour des différents spécialistes de l'hôpital : il présente tour à tour tous les symptômes de différentes maladies sans jamais en déclarer aucune ; laissant le Dr Galvan errer de perplexité en découragement, pour finir par un grand doute sur son avenir professionnel. Un « road trip » hospitalier hilarant ou finalement le message (si tant est qu'il y en ait un) semble être : « on est médecin, mais on n'en reste pas moins homme », avec ses forces et ses faiblesses…

Une deuxième partie, « le 6e Continent »… Une bonne idée : une famille obsédée par l'hygiène et la propreté fait fortune dans le savon… Et devient responsable de la création du fameux sixième continent dont certains marins font état ; un continent d'emballages jetés à la mer !
Une bonne idée, certes. Mais une lecture particulièrement malaisée du fait de la place envahissante des didascalies… A moins que ce ne soit volontaire de la part de l'auteur : comme les emballages de savonnettes, les didascalies sont indispensables, mais leur accumulation est une catastrophe : une pollution qui nuit au bon fonctionnement du texte. Bien joué, mais pénible au final…
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Un petit bouquin composé de deux parties :
Tout d'abord du pur Pennac avec une nouvelle intitulée : « Ancien malade des Hôpitaux de Paris » dans laquelle l'auteur nous entraîne dans une course contre la montre de service d'urgence en services chirurgicaux spécialisés.
C'est bien observé et plein d'humour, avec une chute digne de ce nom.
Ensuite une pièce de théâtre : Comment, en partant d'une fabrique artisanale de savonnettes, on peut devenir une multinationale qui s'enrichit en éliminant et exploitant les déchets qu'elle crée elle-même.
L'idée est intéressante, mais dans ce texte de théâtre il s'agit autant d'un travail collectif de mise en scène que d'un travail d'écriture. le scénario est présent mais disparaît derrière la mise en scène et toutes les didascalies propres à ce genre.
C'est plaisant à lire car on visualise bien le jeu des acteurs. Cependant on a tendance à oublier un peu l'alibi culturel et idéologique (militant ?) du départ.

Mais tout cela reste du Pennac, et on le lit avec toujours autant de plaisir.

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"Le 6ème continent" comprend deux parties.

La première est une nouvelle intitulée "Ancien malade des hôpitaux de Paris". le docteur Gérard Galvan est médecin urgentiste. Il passe un temps fou, entre deux urgences, à rêver de sa future carte professionnelle, en lettres dorées et impressions en relief. Oui mais voilà, un vieil homme s'écroule sous ses yeux après avoir poireauté pendant des heures dans son service, après pour seul problème identifié un "Je ne me sens pas très bien" qui ne semble pas très réaliste à notre urgentiste assoiffé de gloire et de prestige.
Cette nouvelle est, pour moi, très caractéristique de la plume de Pennac. On y retrouve ce foisonnement d'idées et de sons qui s'entremêlent pour faire émerger de nouvelles idées et sensations dans un style à la fois un peu loufoque mais toujours intelligent. Dans le traitement de cette courte nouvelle, le Dr Galvan nous parait à la fois et tour à tour superficiel, lâche, courageux et surtout tout simplement humain, et l'on sourit avec bonne humeur de la farce dont il est l'objet.

La seconde partie, qui donne son titre à l'ouvrage, est une pièce de théâtre qui relate plusieurs générations d'une famille qui, partant des savonnettes et des emballages cadeaux et adepte de la propreté, deviendra au fil du temps à l'origine du 6ème continent, composé des déchets planétaires.
Je suis plus mitigée sur cette deuxième partie. le format pièce de théâtre ne permet pas à l'écriture de prendre son essor, et l'histoire et son déroulement m'ont paru plutôt convenus. J'ai eu du mal à arriver au terme de la pièce. Ceci dit, j'ai été à la fois impressionnée et agacée par les descriptions de mises en scène présentes sur quasiment chacune des pages. Agacée car ces descriptions hachent et gênent une lecture qui ne peut plus être fluide, impressionnée car l'effet en est une pièce vraiment visuelle, dont le lecteur n'a aucune difficulté pour imaginer le jeu de scène. Dans cette pièce, la place laissée au lecteur et à son imaginaire est restreinte. Dommage !
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**Ancien malade des hôpitaux de Paris**
Le Professeur Gérard Galvan a besoin de vider son sac, et pas de chance, ça tombe sur vous.
Vingt ans auparavant, il était interne aux hôpitaux de Paris, et il ne s'est toujours pas remis d'une nuit de folie qui a fait chavirer son jugement et l'a fait basculer dans un état d'embarras profond. Cette même nuit où un drôle de patient a cumulé les symptômes, faisant tourner en bourrique une brochettes de médecins tous plus spécialistes les uns que les autres.
Non, nous ne sommes pas dans les jeux de diagnostics du Dr House, mais dans un monologue gesticulatoire hilarant, ou une sombre histoire de cartes de visite.

Un monologue donc, de malade (elle était facile…), qui m'a littéralement fait mourir de rire. On retrouve sans détour la verve de Pennac, vive et mordante, et son humour noir et pince sans rire. Un vrai plaisir !

**Le 6e continent**
La seconde pièce est le fruit d'un travail mené par l'auteur avec la troupe de la metteuse en scène Lilo Baur.

Une famille se spécialise dans la conception de savons, puis dans l'emballage du savon, puis dans les emballages tout court. Une passion initiale pour la propreté qui conduira au fur et à mesure des années à un spectaculaire amas de déchets, conduisant au coeur du 6è continent, quelque part dans l'Atlantique…

Une histoire de famille rocambolesque, ou comment des maniaques de la propreté vont devenir en 3 générations des pollueurs sans vergogne.

Une pièce moderne et déjantée qui tiendrait du vaudeville si ce 6e continent n'existait pas effectivement…

Si le premier texte est un monologue et s'apparente ainsi à une lecture classique, la seconde est un peu trop « théâtre » à mon goût. Beaucoup de style et d'humour comme toujours avec Pennac, mais je crois que je ne suis absolument pas une lectrice de théâtre, préférant largement y assister en spectatrice…

Quoi qu'il en soit, une lecture très plaisante et réjouissante.
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ANCIEN MALADE DES HÔPITAUX DE PARIS

Daniel Pennac ou la douceur ironique des destins improbables. Je n'en finis pas d'aimer cet auteur. Là, on y va pour un petit en-cas, tout juste 78 pages ! J'ai tout juste eu le temps de les savourer, me suis forcée à m'interrompre. C'est drôlement chouette, voilà ce que c'est.

Le Docteur Galvan vous prend à parti, vous lecteur -enfin non, on se doute qu'il s'adresse à un pauvre type qui n'a rien demandé, alors que nous, nous sommes venus le chercher- et vous raconte la nuit qui a changé sa vie, pour l'absurde et pour le pire. Un malade se présente, à son tout début de carrière, devant ce toubib en devenir qui rêve d'un cabinet sur les Champs, d'un nom dans le dictionnaire et, surtout, d'une carte de visite. Un jeune merdeux, comme il se décrit lui-même.
Et ce patient, qui est-ce ? Personne. Un petit bout de pépé qui "ne se sent pas très bien". Aux urgences, on n'a que ça à faire.

Sauf que, les heures passent, le patient demeure, et soudain, paf. Il meurt. Il meurt ? Non ! Galvan se précipite, non il n'est pas mort. Vite, une résurrection, et vite, vite, un diagnostique !

C'est foufou, et cela s'achève avec une chute délicieuse, à la façon d'une nouvelle, mais une chute à la Pennac, parce qu'il aime bien faire du mal à ses perosnnages. C'est sa façon de les bercer avant le someil.

Faites-vous plaisir, et mordez dedans.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
S'il vous plait, messieurs, restons sérieux, la question n'est pas là. Nous parlons d'un individu en grande partie responsable d'une pollution majeure de nos océans. Trois millions et demi de kilomètres carrés ! Six fois la taille de la France, s'il vous plaît ! Un continent de plastique dont la surface a triplé en vingt ans !
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Il y a vingt ans de ça aujourd'hui, monsieur. Une sorte d'anniversaire. Besoin de le raconter à quelqu'un... Vous avez une minute ? Vous êtes écrivain à ce qu'on m'a dit. Ça devrait vous intéresser... Non ? Si ? Après tout, on s'en fout ; vous ou un autre... Café ?
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Ma famille - tous toubibs depuis Molière, la médecine est la première des maladies héréditaires - me trouvait exemplaire.
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La première fois, j'avais été émerveillé par la montée de ce rayon de soleil dans la seringue - le liquide céphalo-rachidien est jaune soleil, oui. La première fois, donc, je m'étais dit, assez bêtement: «C'est donc ça la vie, on est plein de soleil.»
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- Allez-y. Foncez !
Et de nouveau la course dans le couloir.
- Tu as fait graisser les roues des chariots, Galvan ?
On peut faire une erreur de diagnostic mais être fier qu'un collègue remarque le détail des roues bien graissées. La vie est riche en lots de consolation.
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Vidéo de Daniel Pennac
Par Daniel Pennac Dans le cadre du festival Italissimo 2024
Piero nourrit une passion pour les voitures de luxe, idéalement dérobées. Pendant un bref moment, le vol lui permet de s'échapper de la routine quotidienne, lui conférant l'agilité et la puissance d'un lynx. Une nuit de brouillard, il stationne sa flamboyante Alfa Romeo sur une aire de repos, prêt à piller la caisse d'un « restauroute ». C'est à ce moment-là qu'il croise le regard d'un adolescent égaré, dont l'assurance et la beauté singulière le foudroient, annonçant ainsi un bouleversement radical dans sa vie. Daniel Pennac, admirateur absolu de cette nouvelle de Silvia Avallone, nous offre une lecture inédite.
À lire – Silvia Avallone, le lynx, trad. de l'italien par Françoise Brun, Liana Lévi, 2012. L'oeuvre de Daniel Pennac est publiée chez Gallimard.
Lumière par Hannah Droulin Son par Lenny Szpira Direction technique par Guillaume Parra Captation par Claire Jarlan
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