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ISBN : 2070403009
Éditeur : Gallimard (03/10/1997)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 2045 notes)
Résumé :
Et si pour une fois, la tribu Malaussène s'agrandissait par le fils, et non par la mère ? Et si Malaussène, rescapé, recousu, réanimé d'un précédent épisode (La Petite Marchande de prose) décidait de sauter le pas avec sa Julie d'amour, revenue elle aussi d'encore plus loin (La Fée carabine) ? C'est vrai que d'habitude, dans la tribu, on fête une naissance à chaque fois que la mère est amoureuse : elle part vivre son amour loin des yeux mais jamais loin du cœur, et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (59) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  27 mai 2016
Cher Benjamin Malaussène,
J'espère tout d'abord que vous me pardonnerez mon impertinence, mais j'avoue que je préfère vous nommer par vos prénom et nom plutôt que de vous donner de l'obséquieux « Monsieur ». Pas que je ne vous estime pas assez respectable que pour ne pas mériter ce titre, mais, pour avoir lu vos précédentes (més)aventures avec la Fée Carabine et la Petite marchande de prose, j'ai l'impression de bien vous connaître, et j'ai trop d'affection pour vous pour y mettre la distance et l'impersonnalité d'un « Monsieur ». Foin de civilités entre nous, nom d'un zèbre ! Et puis d'ailleurs, vu votre ribambelle de frangins, ce costume de "Monsieur" Malaussène est susceptible d'être porté – certes tout aussi mal que par vous – par d'autres mâles membres de votre tribu, ce qui serait sans doute vexant pour tout le monde, étant donné que vous êtes, tout un chacun, un spécimen dans votre genre.
Après ces préliminaires, venons-en au fait, et parlons-en, de votre famille. Comment allez-vous après tout ce temps passé loin de mes yeux de lectrice éblouie par votre ramage bellevillois? J'apprends que vous allez être père? La smala Malaussène s'agrandit? Mais quel bonheur pour les ogres lecteurs que nous sommes! Avouez, Julie et vous commenciez à vous ennuyer, n'est-ce pas ? Ou à vous y sentir à l'étroit, dans cette famille, ou au contraire, au large ? Et qu'à défaut pour votre mère de pouvoir y ajouter un petit dernier, vous avez pris les choses en main (si je puis dire), et décidé de passer à la génération suivante, nous assurant ainsi une suite à vos épouvantablement délicieuses (ou divinement effroyables) histoires ? le comble, c'est que vous en êtes tellement conscient, de cette tragi-comédie qu'est la vie, que vous culpabilisez tous azimuts à l'idée de jeter votre futur rejeton en pâture à ce « meilleur des mondes ». Heureusement pour nous (moins pour vous...), les 640 pages ne se contentent pas d'effeuiller vos états d'âme, d'une lucidité toute malaussénienne, de futur paternel. Vous êtes décidément incorrigible et vous ne semblez pas (pour notre plus grande joie de bibliovores) retenir grand-chose de vos erreurs passées. Il faut toujours qu'on en revienne à votre quintessence, votre tache originelle, j'ai nommé votre statut de Bouc Emissaire devant l'Eternel, vous que l'auteur de vos jours (non, pas le Grand Patron là-haut, ni votre créateur biologique, soldat inconnu au bataillon de Belleville, mais celui qui vous donne vie sur papier) ne se refuse jamais à sacrifier sur l'autel d'une bonne histoire à écrire (vous n'avez jamais pensé à vous révolter, au fait?). Et pour le coup, quel cinéma vous nous faites! Et je ne croyais pas si bien dire, puisqu'on va célébrer à Belleville le centenaire du cinématographe, avec un événement unique et secret, qui ne manque pas de déchaîner les passions. Au centre du tourbillon : vous évidemment, cher Benjamin, qui vous retrouvez accusé de 21 meurtres. Bagatelle, pour un bouc émissaire professionnel, mais quand même, on en a guillotiné pour moins que ça...
Difficile de résumer l'acte d'accusation, l'affaire est aussi emmêlée dans vos histoires de famille que la toison d'un mouton pourrait l'être dans une pelote de barbelés. Qu'il me suffise de dire qu'au départ, il y a des meurtres de prostituées placées sous la protection d'une bonne soeur enceinte du Saint-Esprit (faute d'autre coupable auto-dénoncé), elle-même affublée d'une garde rapprochée en partie double, l'une officielle, l'autre un peu mafieuse, mais toutes deux efficaces (enfin presque, sans quoi vous n'en seriez pas à vous chercher un avocat). Pourquoi tuer des prostituées? pour leurs corps, pardi, ou en tout cas pour leurs tatouages, c'est-à-dire que le tueur, amateur éclairé de peinture et de scalpel, a le bon goût de revendre au plus offrant les peaux de ces dames chapelle-sixtinisées par la grâce d'un Michel-Ange de l'aiguille à tatou. Après, à l'arrivée, il y a aussi les meurtres d'une série de personnes liées à l'événement filmesque du centenaire. Mais pourquoi vous, Benjamin, pourquoi ? Une sombre histoire de vengeance ? On a du mal à y croire, vous connaissant, et pourtant, faut-il que vous soyez animé (ou plutôt Julie, mais au final c'est pareil) d'une folle furie enragée pour que vous quittiez Paris pour un endroit aussi exotique que le Vercors, vous qui n'aviez jamais baladé vos savates hors de Belleville. Enfin, quoi qu'il advienne du verdict, vous avez trouvé un biographe à la hauteur de la tâche, en la personne de votre frangin Jérémy. Tellement investi dans son rôle, celui-là, qu'il réussit à nous faire tomber dans le panneau d'une autre fin de l'histoire. Comprenne qui pourra, mais on ne peut nier qu'il a le sens du spectacle et du rebondissement. Dans le genre extravagant, il a de qui tenir, comme le reste de la tribu, qu'on a tellement de plaisir (sadique, certes) à voir emberlificotée dans ces improbables invraisemblances.
Vous m'épatez encore et toujours, cher Benjamin, vous et votre clan: dans ce gouailleur et solidaire Belleville en triste voie de disparition, votre tendresse et votre sens de l'humour auto-dérisionnel ne sont point de pacotille. Et puis quelle classe, quel style vous y mettez, on peut dire que vous payez de vos personnes pour nous faire suivre vos péripéties avec la larme (de fou rire) à l'oeil, même si cette fois on en verserait bien une pour de vrai, de larme, tant on vous a senti nostalgique, voire effondré, parfois... Mais la vie arrive, et elle veut une suite! Et sachez bien, cher Benjamin, même si je vous l'ai déjà dit, que je vous aime toujours, et qu'il me tarde de vous retrouver au fil d'autres pages.
J'espère que vous ne m'en voudrez pas de la longueur de cette lettre, mais en tant que malaussénophile invétérée, je ne pouvais pas faire moins pour tenter de me hisser (en vain) à la hauteur de ce rocambolesque morceau de bravoure qu'est votre vie.
Malaussènement vôtre (si je puis me permettre),
Viou
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araucaria
  17 juillet 2012
Ce livre vient clore en quelque sorte la saga Malaussène. Daniel Pennac revient sur la conception et la naissance de Monsieur Malaussène Malaussène. Il s'agit d'une pièce de théâtre, monologue, à un seul acteur... J'ai été un peu déroutée car je m'attendais à un point d'orgue de la saga Malaussène, à une vraie fin des aventures de cette sympathique famille de Belville, or cet ultime livre est de par sa forme très en marge de la saga. Je reste un peu sur ma faim donc... Cependant la saga Malaussène dans son ensemble est tellement formidable que je ne peux que lui accorder la note maximale de 5 étoiles, même si je note moins généreusement cette petite pièce de théâtre. Ravie d'avoir partagé pendant quelques petites semaines les aventures trépidantes de cette famille de Belville. Une superbe rencontre littéraire. En étant à l'origine de cette saga Daniel Pennac a eu un véritable trait de génie.
Lien : http://araucaria.20six.fr/
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thedoc
  21 novembre 2014
"Monsieur Malaussène", quatrième tome de la saga. Ou comment continuer en beauté. Daniel Pennac nous a déjà habitué à ses histoires invraisemblables qu'il a l'art de rendre crédibles dans ce Belleville coloré, chahuté et bruyant. Petit rappel pour ceux qui auraient manqué les trois premiers tomes : Benjamin Malaussène est l'aîné d'une grande fratrie sur laquelle il veille avec bienveillance. Son métier ? Bouc-émissaire chargé de recevoir les plaintes des clients, d'abord dans un grand magasin, puis dans une grande maison d‘édition. Malaussène a le don de s'attirer les ennuis. Après des attentats à la bombe dans "Au bonheur des ogres", "La Fée carabine" nous montre des petites vieilles qui cachent un P 38 dans leur cabas. Dans "La Petite Marchande de prose", Malaussène prend une balle dans la tête, passe la plus grande partie du livre en coma dépassé, et finit par ressusciter.
Cette fois-ci, Benjamin va devenir papa. Julie est enceinte ! Soumis aux angoisses de sa future paternité, Benjamin est en plus impliqué dans de nouvelles affaires criminelles : l'assassinat en série de prostituées repenties qui ont la particularité d'avoir l'épiderme tatoué de tableaux de maîtres, et la quête sanglante d'un film extraordinaire qui doit être l'événement du Centenaire du cinéma. de nouveaux personnages aussi font leur apparition dont Gervaise, sa soeur bonne-soeur, enceinte et vierge ( !) et inspecteur de police. Et pour changer un peu du décor de Belleville, on part aussi dans le Vercors. Voilà pour le tableau.
Ce quatrième volet est riche en histoires invraisemblables, comme d'habitude. Mais on découvre toujours à la fin la logique de chaque mystère. Certes, ils sont nombreux mais le style de Pennac est enlevé, on ne s'ennuie pas. Après un troisième opus qui m'avait un peu moins séduite, me voici de nouveau enchantée par la vie des Malaussène.
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KiriHara
  03 novembre 2016
Nous voici de retour au sein de la famille Malaussène, la famille dirigée par le grand frère, Benjamin, bouc émissaire professionnel, chargé de tous ses frères et soeurs que sa mère lui confie après chaque grossesse issue de chacune de ses aventures amoureuses avec des hommes de passage.
4ème opus de la saga Malaussène. On se demandait comment, après un troisième opus abracadabrantesque et un second opus à la qualité littéraire de haute volée dont on ne peut oublier le deuxième chapitre, Daniel Pennac pourrait nous proposer une suite encore plus extrême. C'est donc un pari réussi avec ce « Monsieur Malaussène » puisque, ce qui frappe le lecteur, c'est à la fois l'excellence de la plume de l'auteur et le grand n'importe quoi (dans le bon sens du terme) de l'histoire.
Avec ce « Monsieur Malaussène », on retrouve tous les personnages ou presque des précédents épisodes : Benjamin, Clara, Thérèse, la mère, le petit, Jérémy, Verdun, C'est Un Ange, Julie, le chien Julius, la reine Zabo, Coudrier... avec des évocations d'autres personnages disparus ou non comme l'inspecteur Thian, Stojil, Pastor... et l'on découvre de nouveaux personnages hauts en couleur comme Gervaise van Thian, la fille de l'inspecteur, Clément Clément alias Graine d'Huissier, Cissou la Neige un serrurier Robin des Bois cocaïnomane, Barnabooth, escamoteur de génie, Franekhel le gynécologue de Julie, Suzanne les yeux bleus ou le divisionnaire Legendre.
Julie est enceinte. La famille Malaussène va s'agrandir à nouveau, mais, au lieu que Benjamin ait un frère ou une soeur de plus à s'occuper, ce sera son propre enfant. La nouvelle le tracasse, comment devenir père quand on a la fâcheuse tendance à se retrouver sans cesse dans les ennuis ? Et question ennuis, cette fois-ci Benjamin aura fort à faire puisque le divisionnaire Legendre l'accuse de tous les meurtres des précédents opus puis, également, de ceux de six prostituées assassinées pour leur voler leurs tatouages, du serrurier, ainsi que d'autres ayant rapport avec le film du siècle réalisé par les parents du gynécologue de Julie. Mais Gervaise van Thian, flic, vierge et religieuse s'occupant desdites prostituées, se lance sur la piste du meurtrier. Problème, alors qu'elle est vierge, elle se retrouve enceinte sans savoir ni par qui ni comment.
Dans le même temps, Jérémy voue une passion sans borne pour le cinéma avant de se découvrir écrivain. Julie perd son enfant et disparait.
Mais tout cela n'est qu'une partie de l'incroyable imbroglio composé par Daniel Pennac au sommet de sa forme.
Daniel Pennac c'est une plume, mais aussi des idées loufoques qu'il arrive à vous faire passer comme naturelles, des personnages incroyables qu'il vous fait accepter et aimer, et une fin sans cesse renouvelée par une nouvelle naissance.
Daniel Pennac aime ses personnages et on le comprend, mais aime également la trame de ses histoires et, surtout, adore composer avec ces petits éléments qui reviennent sans cesse.
Mais Daniel Pennac c'est aussi l'art de mettre des mots en images, mais sans image. D'une simple phrase, il vous offre des émotions, des personnages, des lieux sans user d'adjectifs qualificatifs.
Alors que l'on pourrait craindre, comme dans certains films ou certains livres, qu'une excellence de plume nuise à la narration ou à l'intérêt de l'histoire, il n'en est jamais rien dans les livres de Daniel Pennac et l'on est sans cesse émerveillé par la qualité de l'écriture sans jamais que cela nuise au plaisir de lecture.
« Monsieur Malaussène » démarre fort avec cet enfant crucifié sur la porte d'un appartement qu'un huissier doit visiter et il termine par l'accouchement d'une vierge. Difficile de croire à une coïncidence de la part de l'auteur qui, apparemment, aime à manipuler les icônes de la religion, notamment avec le personnage de Gervaise, flic et religieuse, aussi proche des voyous, des prostituées que des policiers.
Rocambolesque, émouvant, drôle, attachant, irrévérencieux, magnifiquement écrit, « Monsieur Malaussène » est un excellent moment de lecture que l'on aimerait voir s'éterniser. Heureusement, Pennac n'a pas abandonné la famille Malaussène après cet opus et il restera, au lecteur, encore deux aventures de ses personnages préférés à dévorer après celui-là.
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LunaZione
  10 novembre 2013
Monsieur Malaussène, c'est un peu le livre de tous les challenge : baby-challenge contemporain de Livraddict, challenge Bookineurs en couleurs de Liyah avec sa couverture jaune et challenge Jacques à dit de metaphorebookaddict avec son titre sans verbe !
J'ai beaucoup aimé ce quatrième tome des aventures de Benjamin et de sa famille : c'est de pire en pire ! Je me demande bien où l'auteur va chercher tout ça : ce roman est vraiment loufoque et décapant. A un tel point que si je n'avais pas lu les tomes précédents, je l'aurais trouvé tellement perché, que je l'aurais sans doute mit de côté. Mais bon, la série allant crescendo, c'est parfait pour moi :)
J'ai beaucoup aimé le fait qu'on laisse un peu Benjamin de côté au début de ce tome et que l'on s'intéresse un peu plus à Julie : elle a beau être là depuis le début, c'est sans doute le personnage que l'on connaissait le moins bien jusqu'à présent. du coup, j'ai été heureuse d'en savoir un peu plus sur elle, sur son histoire. J'ai aimé que sa grossesse devienne un moment particulier du film. Et la dissertation qu'elle avait écrit au collège était vraiment top !
J'ai enfin fait la connaissance de la fameuse Gervaise et je ne suis certainement pas déçue de cette rencontre : cette dame est aussi inquiétante qu'amusante et c'est bien ce qui fait son charme. C'est qu'on a plutôt intérêt à la compter parmi ses amis, la Gervaise !
La rencontre avec Legendre est également clé : c'est un peu lui qui vient inverser tous les codes du bouquin... Avec lui tout s'enchaine à une vitesse à tel point qu'on est plus sur de rien.
Pennac va encore très loin avec ce tome et personnellement, j'ai beaucoup aimé ça. Il ne se donne pas vraiment de limite et pourtant le ton reste juste et les histoires pleine d'humanité. Il en fait voir des mures et des pas vertes à ses personnages, mais toujours avec douceur : j'aime beaucoup le lien qu'il entretient avec ses personnages.
Sans compter que Pennac mélange les genres dans son roman : j'ai tout particulièrement apprécié les moments aux airs de théâtre de son histoire.
Monsieur Malaussène est un excellent tome !
Lien : http://lunazione.over-blog.c..
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Citations et extraits (86) Voir plus Ajouter une citation
mimifasolamimifasola   14 mai 2014
D'où ça te vient, cette religion de l'amour, Benjamin? Où est-ce que tu l'as chopée, cette vérole rose? Petits coeurs qui puent la fleur, Ce que tu appelles l'amour.. au mieux, des appétit. Au pis, des habitudes. Dans tous les cas, une mise en scène. De l'imposture de la séduction jusqu'aux mensonges de la rupture, en passant par les regrets inexprimés et les remords inavouables, rien que des rôles de composition. De la trouille, des combines, des recettes, la voilà la belle amour... Cette sale cuisine pour oublier ce qu'on est; Et remettre la table tous les jours; Tu nous emmerdes, Benjamin Malaussène, avec l'amour; Change tes yeux; Ouvre la fenêtre; offre-toi une télé; lis le journal; Apprends la statistique; Entre en politique; Travaille; Et tu nous en reparleras de la belle amour......
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mimifasolamimifasola   15 mai 2014
En évoquant le bonheur des femmes, je contourne mes légitimes inquiétudes de père, nuance ! Parce que le bonheur , le bonheur, il n'y a pas que le bonheur dans la vie, il y a la vie ! Naître, c'est à la portée de tout le monde ! Même moi, je suis né ! Mais il faut devenir, ensuite ! devenir ! grandir, croître, pousser, grossir (sans enfler), muer (sans muter), mûrir (sans blettir), évoluer (en évaluant), s'abonnir (sans s'abêtir), durer (sans végéter), vieillir (sans trop rajeunir) et mourir sans râler, pour finir.......un gigantesque programme, une vigilance de chaque instant.... c'est que l'âge se révolte à tout âge contre l'âge, tu sais! Et s'il n'y avait que l'âge........mais il y a le contexte ! Or, le contexte, mon pauvre petit......
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viou1108viou1108   27 mai 2016
[Benjamin Malaussène parle:] Parce que le bonheur, le bonheur, il n'y a pas que le bonheur dans la vie, il y a la vie! Naître, c'est à la portée de tout le monde! Même moi, je suis né!Mais il faut devenir, ensuite! devenir! grandir, croître, pousser, grossir (sans enfler), muer (sans muter), mûrir (sans blettir), évoluer (en évaluant), s'abonnir (sans s'abêtir), durer (sans végéter), vieillir (sans trop rajeunir) et mourir sans râler, pour finir... un gigantesque programme, une vigilance de chaque instant... c'est que l'âge se révolte à tout âge contre l'âge, tu sais!
+ Lire la suite
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LudivineLudivine   16 avril 2010
le bonheur, le bonheur, il n'y a pas que le bonheur dans la vie, il y a la vie! Naître, c'est à la portée de tout le monde! Même moi, je suis né! Mais il faut devenir ensuite! devenir! grandir, croître, pousser, grossir (sans enfler), s'abonnir (sans s'abêtir), durer (sans végéter), vieillir (sans trop rajeunir) et mourir sans râler, pour finir... un gigantesque programme, une vigilance de chaque instant... c'est que l'âge se révolte à tout âge contre l'âge, tu sais!
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StellarStellar   28 septembre 2015
- Pas que ce soit un mauvais bougre, notez, mais c'est, comment dire ? un fonctionnaire irréprochable. Dépourvu de romanesque à un point que vous n'imaginez pas.
Ses yeux planent un instant sur la verte prairie de son maroquin.
- Le romanesque, monsieur Malaussène... la morale de tous les possibles. Une aptitude à ne pas préjuger du crime d'après la gueule, à ne pas prendre des présomptions pour des preuves, à ne pas considérer que dix coupables en liberté valent mieux qu'un innocent en prison...
Il lève sur moi un regard de fin de carrière.
- Très controversé, chez nous, le romanesque.
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Videos de Daniel Pennac (94) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Daniel Pennac
Avec Claire Bretécher, Florence Cestac est une pionnière pour la bande dessinée franco-belge. Unique femme ayant été distinguée du fameux Grand Prix d'Angoulême, l'autrice est également l'inventeuse du style "Gros Nez". Avec ses séries le Démon de midi (d'après-midi et du soir), Les Déblok mais aussi ses albums comme Super Catho (avec René Pétillon), Je voudrais me suicider mais j'ai pas le temps (avec Jean Teulé) ou Un amour exemplaire (avec Daniel Pennac), on ne la présente plus : Cestac est définitivement la "papesse" du 9ème Art. Découvrez tous ses albums : http://www.dargaud.com/bd/Auteurs/Cestac-Florence
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