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EAN : 9782070403691
286 pages
Éditeur : Gallimard (03/10/1997)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 4015 notes)
Résumé :
Benjamin Malaussène a un drôle de métier : bouc émissaire au service réclamations d'un grand magasin parisien où il est chargé d'apitoyer les clients grincheux.

Une bombe, puis deux, explosent dans le magasin. Benjamin est le suspect numéro un de cette vague d'attentats aveugles. Attentats ? Aveugles ? Et s'il n'y avait que ça !

Quand on est l'aîné, il faut aussi survivre aux tribulations de sa tumultueuse famille: la douce Clara qui ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (219) Voir plus Ajouter une critique
horline
  07 septembre 2011
De la dérision, de la fantaisie, de l'impertinence, du rocambolesque mais aussi de la fragilité de l'enfance, de l'éclatement de la famille, de la gravité des évènements …il y a tout ça dans ce premier opus de la saga Malaussène où le narrateur, Benjamin Malaussène, affublé du costume de chef de tribu quelque peu trop grand pour lui, devient le moteur malgré lui d'un conte policier moderne. Car à veiller sur sa famille en racontant des histoires d'ogres, Benjamin va découvrir que la fiction peut prendre des airs de réalité.
Oui c'est vraiment un drôle de type ce narrateur qui attire sur lui toutes les flèches perdues : non seulement il a été un bon fils suppléant une mère absente, un frère prévenant qui se consacre à sa fratrie, un employé martyr subissant la colère des clients …mais il doit en plus se débattre avec un poseur de bombes qui cherche à l'incriminer dans une série de meurtres violents, des flics suspicieux, une hiérarchie méprisante et de jeunes frères et sœurs qui malgré eux font de la vie de Ben une véritable odyssée burlesque et distrayante.
Qu'est-ce qui tend à rendre ce récit fantaisiste cohérent et jubilatoire ?
Paradoxalement le ton résolument extravagant qui abolit les règles de la vraisemblance. On se laisse facilement corrompre par le réalisme évaporé qui règne dans ce roman. Mais si on se laisse séduire c'est parce que le récit bénéficie d'une réelle construction de l'intrigue, une trame assise sur un ressort narratif.
Et certainement la galerie de doux dingues qui peuplent l'univers de Pennac, au premier desquels Benjamin Malaussène. Auréolé de l'image d'innocent persécuté, le narrateur déploie toutes les facettes de l'humanité, forçant la compassion et l'empathie dans des situations cocasses, assouplissant par là même les tentatives de raisonnement du lecteur.
Tout est réuni pour en faire un roman divertissant : le comique des situations, le rythme vif, la plume tonique, Daniel Pennac a le don de rendre ses improbables personnages attachants et les faits tragiques légers.
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viou1108
  04 décembre 2019
Cher Benjamin Malaussène,
Il y a bien longtemps que je ne vous avais pas écrit. Quelques infidélités livresques à droite à gauche mais, vous voyez, on revient toujours à ses premières (ou presque) amours. Et cette fois j'ai décidé de prendre les choses dans l'ordre : j'ai enfin lu le premier volume de votre saga familiale bellevilloise. Après La Fée Carabine, La petite marchande de prose et Monsieur Malaussène, je me suis plongée dans la genèse de votre généalogie littéraire, là où tout a commencé : au Grand Magasin. Si j'ai bien compris, il ne s'agissait pas de votre premier emploi, mais c'est bien là qu'a démarré votre pétaradante carrière (que dis-je, votre vocation) de Bouc Émissaire. Convoqué vingt fois par jour au Bureau des Réclamations, vous êtes chargé de pleurnicher avec réalisme pour apitoyer les clients plaintivo-réclamants et faire en sorte qu'ils renoncent à leurs doléances sonnantes et trébuchantes. Pas très glorieux mais efficace, vous êtes passé maître ès compassion clientèlesque. Mais de doléance à condoléance, il y a un "con" qui vous joue un sale tour : une bombe explose au rayon jouets, un mort. Quelques jours plus tard, une deuxième au rayon shetland, un autre mort. Puis une troisième, une quatrième, avec chaque fois un macchabée à la clé. Et qui est accusé ? Je vous laisse deviner. Et comme si votre vie professionnelle ne vous la compliquait pas assez, votre vie, vous devez encore gérer ("éduquer", dans la version optimiste ; "étrangler", les jours où vous êtes tenté de glisser du côté obscur de la force) votre tribu de demis-frères et soeurs cadets (mais quel est donc ce paradoxe de vous prénommer Benjamin alors que vous êtes l'aîné...), depuis que votre mère à tous est partie "se reposer" au bras d'un sieur Robert, probable futur père du prochain rejeton Malaussène. Sans compter la crise d'épilepsie de Julius le chien et votre relation tout aussi spasmodique mais pas incestueuse avec "tante Julia", la rousse lionne. Et donc j'ai trouvé dans ce premier volume des annales malausséniennes la plupart des ingrédients des histoires futures : crimes horribles, mésaventures loufoques, fratrie remuante, Belleville bigarrée, lexique inventif et truculent, amour, tendresse et catastrophes invraisemblables. Un bonheur de vous retrouver, ou plutôt de découvrir vos origines (un peu comme on s'attendrit sur les photos d'enfance de son amoureux scotchées jaunies dans les albums de belle-maman), mais un (tout petit) bémol quand même : pour cette première rencontre, je vous ai trouvé un peu lésineur sur le baroque burlesque et le pittoresque bellevillois, la faute sans doute à trop de bombes dans cette histoire pour y ajouter encore des feux artificiers. Et c'est là que, paradoxalement, je suis heureuse d'avoir fait votre connaissance alors que vous aviez un peu maturé et que vous ne craigniez plus de vous lâcher toute exubérance dehors. Malgré cela, je me répète, mais sachez que je vous aime, cher Benjamin, et que vous lire est toujours un grand moment de bonheur (n'en déplaise aux ogres). Et quoi qu'en dise tante Julia, il me tarde de vous retrouver dans cet épisode au titre prometteur "Aux fruits de la passion" pour d'autres aventures hautes en couleurs.
Malaussènement vôtre (si je puis me permettre – j'aurais adoré être de la famille),
Viou
Lien : https://voyagesaufildespages..
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Iboo
  18 mars 2014
Très éclectique dans mes choix littéraires, je ne suis attachée à aucun genre en particulier. Pourtant, la lectrice volage que je suis est, pour ce second rendez-vous, totalement et définitivement conquise par un auteur. Daniel PENNAC. Rien que sur son nom, je sais que la balade tiendra ses promesses.
Au Bonheur des Ogres... un roman sans prétention, enlevé, plein d'humour, oeuvre d'un auteur de talent qui ne "s'écoute pas écrire".
Ni longueurs, ni lourdeurs, on est immédiatement plongés dans le coeur de l'histoire. A aucun moment je n'ai été tentée de deviner l'issue de l'intrigue tant chaque passage était en lui-même riche d'intérêt et de surprise.
Monsieur PENNAC, une fois encore, vous m'avez épatée !
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Ellane92
  15 décembre 2016
Dans la famille Malaussène, je demande Benjamin, le grand-frère ! Celui qui, pendant que leur mère est partie en faire un petit dernier avec son nouvel amant, s'occupe de sa nombreuse fratrie : Louna, enceinte, qui se demande si elle gardera le bébé, Clara, qui passe le bac, Thérèse, qui regarde les astres en jouant les Cassandre, Jérémie, qui a toujours plein d'idées, et le Petit, qui louche en dessinant des ogres Noël ! Benjamin, c'est également le maître de Julius, le chien épileptique qui ne prend jamais de bain. Et enfin, c'est le bouc émissaire du grand Magasin, qui fait s'apitoyer sur son sort les clients mécontents. Et en bon connaisseur de la nature humaine, Benjamin est un bouc très efficace. le problème, ce sont ces bombes qui explosent dans le Magasin partout où il passe. Ce n'est pas tellement lui qui est visé par les bombes, ce n'est pas tellement qu'on croit qu'il les pose (bien qu'étant un bouc émissaire, on aurait tendance à tout lui coller sur le dos), il n'empêche que des bombes explosent et que des petits vieux pas tellement recommandables meurent...
Au bonheur des ogres est le premier tome de la fameuse saga Malaussène. C'est drôle, émouvant, loufoque, irrésistible. Ce n'est pas de la grande littérature, il n'empêche qu'on se retrouve emporté dans la gouaille des grandes envolées de Pennac, qui nous trimballe dans Paris en compagnie d'une famille déjantée mais unie. L'intrigue n'est pas dénuée de suspense, et le texte est truffé de jeux de mots ou d'associations inattendues qui font mouche et font sourire. L'ensemble prône les valeurs de la morale, de l'amour (de la famille mais celui du couple également, l'amitié...) en tant que valeurs primordiales, et Benjamin se pose en champion de l'auto-dérision à la poisse tenace.
Bref, je prends toujours beaucoup de plaisir à redécouvrir les aventures de la "tribu" Malaussène et de leur écosystème. C'est sur que ça ne changera pas le monde, mais ces lectures permettent de passer des moments agréables et amusants !
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araucaria
  25 juin 2012
Un livre rempli de fantaisie, complètement déjanté. le découvrir est un pur bonheur tant il est captivant. Très bon roman. Très septique au début à cause de la jaquette et de la quatrième de couverture, je m'appretre à découvrir tous les autres volumes de la saga Malaussène.
Lien : http://araucaria.20six.fr/
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Citations et extraits (98) Voir plus Ajouter une citation
RouletabilleRouletabille   18 mai 2020
Nous avons laissé la bagnole en double file, nous avons grimpé mes deux étages comme si nous étions poursuivis, nous nous sommes jetés sur mon plumard comme dans un oued, nous nous sommes arraché nos vêtements comme s'ils étaient en flammes, ses deux seins m'ont explosé au visage, sa bouche s'est refermée sur moi, la mienne a trouvé le baiser palpitant de son désir Maori, nos mains ont galopé dans tous les sens, elles ont caressé, pétri, étreint, pénétré, nos jambes se sont enroulées, nos cuisses ont emprisonné nos joues, nos ventres et nos biceps se sont durcis, les ressorts du plumard ont répondu, les échos de ma chambre aussi, et puis, tout à coup, la superbe tête léonine de tante Julia a surgi au-dessus de la mêlée, auréolée de son incroyable crinière, et sa voix, maintenant rocailleuse, à demandé :
- Qu'est ce que tu as ?
J'ai répondu :
- Rien.
Je n'ai rien. Absolument rien. Rien qu'un misérable mollusque lové entre mes deux coquilles.
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RouletabilleRouletabille   18 mai 2020
Or donc, lorsqu'un client se pointe avec une plainte, je suis appelé au bureau des Réclamations où je reçois une engueulade absolument terrifiante. Mon boulot consiste à subir cette tornade d'humiliations, avec un air si contrit, si paumé, si profondément désespéré, qu'en règle générale le client retire sa plainte pour ne pas avoir mon suicide sur la conscience, et que tout se termine à l'amiable, avec le minimum de casse pour le Magasin. Voilà. Je suis payé pour ça. Assez bien, d'ailleurs.
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RouletabilleRouletabille   18 mai 2020
Beaucoup trop payé pour ce que je fais, mais pas assez pour ce que je m'emmerde.
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RouletabilleRouletabille   18 mai 2020
- Dis voir, Ben, est-ce que tu pourrais me dire pourquoi cette saloperie de participe passé s'accorde avec ce connard de C.O.D. quand il est placé avant cet enfoiré d'auxiliaire être ?
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RouletabilleRouletabille   18 mai 2020
On m'a chassé de bien des endroits dans la vie, mais on ne m'a jamais forcé à rester où je ne voulais pas.
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Videos de Daniel Pennac (106) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Daniel Pennac
https://www.librairiedialogues.fr/livre/16125861-la-loi-du-reveur-daniel-pennac-gallimard Daniel Pennac nous parle de son livre "La Loi du rêveur" (éditions Gallimard) et des livres qui l'ont marqué, dans l'émission Dialogues littéraires, réalisation : Ronan Loup. Interview par Laure-Anne Cappellesso.
Retrouvez-nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues
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