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Charlotte Ellison et Thomas Pitt tome 11 sur 32

Anne-Marie Carrière (traductrice) (Traducteur)
EAN : 9782264032638
380 pages
10-18 (08/04/2004)
3.53/5   138 notes
Résumé :
Le paisible quartier de Highgate a été le théâtre d'un terrible incendie qui a coûté la vie à Clemency Shaw, l'épouse d'un médecin reconnu. L'inspecteur Thomas Pitt et sa femme, Charlotte, auront à déterminer s'il s'agit là d'un simple accident ou d'un acte criminel. Méthodiquement, le célèbre duo de détectives tente de tracer un portrait du couple afin de rendre justice.
Que lire après Charlotte Ellison et Thomas Pitt, tome 11 : L'incendiaire de HighgateVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
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Cela faisait un bon moment que je ne m'étais plus aventurée à Londres en compagnie de Charlotte et Thomas Pitt.
Dans ce onzième épisode de cette série qui en compte une bonne trentaine, l'histoire commence sur les chapeaux de roues avec un incendie qui ravage une maison dans le quartier de Highgate. Il y a une victime qui est l'épouse du médecin à qui appartenait cette demeure. le fait que cet incendie soit d'origine criminelle va amener l'inspecteur Pitt à enquêter dans ce quartier qu'il ne connait pas très bien.
La victime était-elle réellement la cible de l'incendiaire ou était-ce plutôt son mari qui aurait dû se trouver chez lui à ce moment ? Beaucoup de questionnements en perspective car ce dernier ne comptait pas que des admirateurs dans son entourage.
Evidemment, au vu du statut social de Pitt, certaines portes lui demeurent fermées, ce qui va permettre à son épouse de pouvoir fourrer son nez partout afin de l'aider. Elle va être secondée par sa soeur Emilie, et elles ne seront pas de trop pour comprendre tout ce qui se trame derrière les portes fermées de la bourgeoisie avoisinante.
Anne Perry excelle dans ses histoires, qui sous couvert de résolution d'enquête criminelle, égratignent l'Angleterre victorienne, où tout est dans le paraître et les apparences.
Un très bon cru.

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En ce jour d'automne 1888 à Londres, alors qu'à Whitechapel, les forces de police sont mobilisées pour capturer Jack l'Eventreur, l'inspecteur Thomas Pitt est appelé dans le paisible quartier de Highgate. Clemency Shaw, l'épouse du Dr Shaw, de la famille de l'évèque Worlingham, vient de trouver la mort dans l'incendie criminel de sa maison, qui a été entièrement détruite. Fait troublant : le Dr Shaw n'était pas chez lui, appelé auprès d'une femme qui allait accoucher - et Clemency Shaw aurait dû participer à un dîner, annulé à la dernière minute. L'incendiaire aurait-il pu se tromper de cible ?
Le Dr Shaw trouve refuge chez un voisin et ami, Amos Lindsay... Deux jours plus tard, Amos Lindsay trouve la mort dans l'incendie de sa maison.
Il ne fait aucun doute qu'un dangereux criminel a frappé à deux reprises ; Thomas Pitt, aidé de l'agent James Murdo, du commissariat de Highgate, doit le découvrir au plus vite. Mais l'enquête peine à démarrer ; Thomas va devoir interroger le cercle familial de Clemency Shaw, questionner le Dr Shaw et ses patients.... L'inspecteur n'est pas le bienvenu : le commissariat de Highgate le considère comme un intrus, venu de la capitale, qui vient questionner ses capacités à résoudre les enquêtes. Les membres des classes supérieures de la société, en particulier liées à l'évêque Worlingham et à sa famille, ne peuvent que dédaigner un policier qui ne fait pas partie de leur monde ; et ils ne se privent pas de le lui montrer.
Seul, le Dr Shaw, profondément touché par le décès de sa femme, fait montre de compréhension ; Clemency lui avait confié qu'elle cherchait à se renseigner sur les propriétaires fortunés qui louaient à prix fort tous les logements insalubres destinés aux indigents... Un combat qui ne pouvait aboutir que s'il était porté sur les bancs du Parlement... Soutenues par Tante Vespasia, Charlotte et sa soeur, Emily, secondées par Gracie, la petite bonne des Pitt, enquêtent à leur tour sur les taudis de Londres..... et ce qu'elles vont apprendre va donner un nouvel élan à une enquête qui s'essoufle.

Anne Perry dépeint avec un grand talent les taudis dans lesquels s'entassent une grande partie de la population de Londres ; l'autrice démonte avec minutie un mécanisme bien huilé : le paiement des loyers à des représentants des classes sociales les plus élevées, dans le plus complet anonymat. La bigotrie et l'hypocrisie des classes sociales supérieures peuvent conduire, chez des individus passionnés, intolérants, à des comportements extrêmes...

L'incendiaire de Highgate est un roman prenant : il nous permet de retrouver Charlotte et Thomas Pitt, enquêtant séparément sur deux crimes complexes... Un roman qui dépeint avec exactitude l'époque victorienne, monde clos dans lequel évoluent hommes et femmes, maîtres et valets, classes supérieures et inférieures, et où le mot égalité est totalement dépourvu de sens.
Une très belle lecture.

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Un incendie qui ravage une maison pendant la nuit, l'épouse d'un honorable médecin qui périt dans les flammes, et personne n'a rien vu ni entendu comme d'habitude....voilà le point de départ de ce roman policier victorien.

L'inspecteur Pitt, personnage récurrent de presque 30 romans, est chargé de l'enquête, et sa mission va essentiellement consister à aller interroger avec tact et subtilité tous les nobles qui habitent le quartier.
Il sera secondé par son épouse, elle-même issue de la bonne société, et qui maîtrise mieux que lui l'art de soutirer des renseignements à ceux qui ne veulent rien dévoiler.

Cette enquête nous entraîne dans les bas-fonds de Londres, dans les quartiers miséreux, où les maisons de passe sont accolées aux masures des indigents, où les ivrognes dorment dans les rues jonchées de détritus et où tous les exclus se retrouvent cantonnés dans la crasse, le bruit et les odeurs pestilentielles.
Un roman qui montre bien les moeurs de l'époque et nous fait un état des lieux des conditions de vies des plus démunis.
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Thomas Pitt est appelé à Highgate pour enquêter sur un incendie criminel dans lequel Clemency Shaw a trouvé la mort. Très vite, Charlotte, touchée par le destin tragique de la victime, décide d'apporter son aide à son policier de mari.
Un épisode très réussi de la série. On retrouve avec plaisir les personnages récurrents : Lady Vespasia, Emily, Gracie et le nouveau mari d'Emily, Jack Radley.
Anne Perry nous emmène cette fois-ci dans la réalité sordide des logements insalubres et de l'impunité des riches propriétaires. Sans oublier ses batailles habituelles : la place étriquée des femmes dans la société victorienne, la toute puissance de l'église, l'hypocrisie des apparences.

Faux semblants, rebondissements, suspense... Les ingrédients sont réunis pour nous faire passer un bon moment de lecture.
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Un super tome à nouveau, plus riche que d'habitude, j'ai trouvé et avec quelques ingrédients supplémentaires.
L'histoire se passe à Highgate, non à Londres. Une maison, suivie d'une 2e, se retrouvent incendiées. Dans la 1ere une femme admirable, Clemency Shaw, dont les combats personnels lui attiraient la haine de beaucoup de notables. Dans la 2e Amos Lindsay, penseur libéral dont les idées ne plaisent pas à tout le monde. le lien entre eux? Shaw, médecin qui n'a pas la langue dans sa poche et ne laisse pas insensible bon nombre de femmes...
Le couple Pitt est sur le coup et avec eux toute l'étendue de leur relation : Emily, Jack Radley, Tante Vespasia, Somerset Carlisle, Gracie, Caroline Ellison et même la Grand-mère de Charlotte (un phénomène à part entière! ). Bref, une bonne floppée de personnages qui nous permet de suivre l'enquête. Sauf que jusqu'au bout, Anne Perry ménage le suspens comme elle sait si bien le faire : Pitt cherche du côté de Shaw, Charlotte du côté de Clemency.

Les histoires d'Anne Perry sont une recette relevé qui ne manque jamais de sel. Critiques de la société victorienne ( des notables marchands de sommeil qui fondent leurs richesses sur les plus démunis), sur leurs moeurs ( toute en apparence) comme sur leurs croyances (l'Eglise en prend un coup ici), sombres secrets toujours bien amenés, pas d'ennui et une fin toujours "whaou". Pour tout ces ingrédients, c'est toujours un délice pour moi de me plonger dans une enquête signée Anne Perry.

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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
- Parfait, dit Carlisle. Si je peux vous être utile à quoi que ce soit, n'hésitez pas à faire appel à moi. J'éprouvais une grande admiration pour Mrs Shaw. J'espère voir son assassin pourrir dans les geôles de Coldbath Fields.
- Il sera pendu, fit Vespa d'une voix dure.
Elle savait que Carlisle était contre la pendaison, dont il ne pouvait accepter le caractère définitif dans un pays où les erreurs judiciaires étaient nombreuses. Elle aussi désapprouvait la peine de mort, mais elle était réaliste.
Carlisle soutint son regard, mais ne fit aucune réflexion. Ils avaient souvent débattu ensemble de ce sujet, et chacun connaissait l'opinion de l'autre. Au cours de leurs combats communs, ils avaient connu des tragédies ayant engendré d'indicibles souffrances. Le crime est rarement un acte isolé, dans lequel la faute incombe à une seule personne.
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L'incendiaire a pu faire le guet pour savoir qui se trouvait dans la maison, remarqua Charlotte. Quel combat menait donc Mrs Shaw ? Qui tenait à la faire échouer dans son entreprise ?
Carlisle eut un sourire plein d'amertume.
- Presque tous ceux qui investissent leur argent dans des taudis qu'ils louent à un prix exorbitant à de pauvres diables s'entassant parfois à deux ou trois familles dans une seule pièce. Ces profiteurs achètent aussi, pour les louer, des ateliers de confection clandestins, des tripots, des maisons de passe et même des fumeries d'opium. Activités fort lucratives, au demeurant. Vous seriez surprise d'apprendre le nom de ceux qui en tirent profit.
- De quelle manière Mrs. Shaw les menaçait-elle ? intervient Vespasia. Que souhaitait-elle exactement, ou plutôt, qu'avait-elle l'intention de faire, de façon concrète ?
- Elle désirait faire modifier la loi, afin que ces propriétaires, qui se cachent derrière la façade de sociétés anonymes ou font appel à des hommes de loi pour défendre leurs intérêts, puissent être retrouvés plus facilement.
- Ne serait-il pas plus utile de voter des lois sur l'hygiène et la limitation du nombre d'habitants de ces taudis ? proposa Emily, très réaliste.
Carlisle se mit à rire.
- Si vous limitez le nombre d'habitants par logement, vous ne ferez que jeter ces pauvres gens à la rue. Dieu sait qu'ils sont déjà nombreux ! Et comment réglementer tout cela ? Quant à l'hygiène...
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Bessie était accroupie dans un recoin d'une pièce d'environ trois mètres sur quatre, occupée par trois familles, seize personnes en tout, dont deux bébés au sein qui pleuraient constamment. Contre un mur se dressait un poêle ventru qui chauffait à peine, faute de combustible. Là encore, aucun système d'évacuation des déjections et des détritus n'était prévu, mis à part une rigole qui débordait en traversant la cour. Les seaux d'ordure et d'excréments dégageaient une puanteur insupportable qui vous prenait à la gorge, imprégnant les vêtements, les cheveux et la peau. Nulle eau courante pour boire, laver le linge et faire la cuisine. Il fallait aller la chercher avec des seaux, à trois cents mètres de là.
La pièce ne possédait aucun meuble, à l'exception d'une chaise cassée. Hommes, femmes et enfants dormaient sous des tas de chiffons et de vieilles couvertures, sous rien pour les séparer du plancher que des guenilles, de vieux bouts d'étoupe et de tissu trop abîmé pour être récupérés, filés et retissés dans les asiles des pauvres.
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Au-dessous du niveau de la rue, des caves mal éclairées abritaient des ateliers où une centaine de femmes et de jeunes filles s'usaient les yeux à coudre des chemises pour quelques misérables pence par jour. Un travail toutefois moins dangereux que celui des employées des fabriques d'allumettes, lentement empoisonnées par le phosphore.
A l'étage supérieur, qui servait de maison de passe, les filles se préparaient à recevoir les clients et, un peu plus haut dans la rue, dans un autre taudis, des hommes au corps ravagé, allongés sur des banquettes, laissaient leur esprit s'envoler dans des rêves d'opium.
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Lorsque vous vivez dans un pays étranger quelque singulier qu'il puisse vous paraitre au début, il faut très peu de temps pour que ses habitants vous deviennent familiers. Leur chagrin, leurs pleurs, leurs vies vous touchent autant que ceux de vos proches.
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Quelle est la particularité des titres dans cette série ?

ils indiquent toujours le type de crime commis
ils indiquent toujours le lieu du crime
ils indiquent toujours l'heure du crime
ils indiquent le nom de l'assassin

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