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Ana Maria Freitas (Éditeur scientifique)Teresa Rita-Lopes (Éditeur scientifique)Parcidio Gonçalves (Traducteur)
ISBN : 2729118721
Éditeur : Editions de La Différence (11/03/2010)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 18 notes)
Résumé :

Dans ce récit initiatique, datant de 1917, le jeune narrateur - le Pèlerin - évoque d'abord sa vie paisible chez ses parents, jusqu'au jour où, alors qu'il contemple la route en bas de chez lui, apparaît un mystérieux Homme en noir qui lui dit : " Ne fixe pas la route ; suis-la. " Une force mystérieuse le pousse alors à quitter sa maison et à suivre la route. Jusqu'où ? " Puisqu'il m'avait dit de la suivre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
TerrainsVagues
  26 avril 2017
Du pèlerin, je prendrais bien le bâton pour m'en mettre un p'tit coup sur la tête (pas trop fort quand même) histoire de me remettre les idées en place. Je me suis perdu sur ce chemin initiatique et quand je dis perdu, c'est peu dire.
Les contes, fables et autres paraboles n'ont jamais été d'un attrait irrésistible pour moi mais Pessoa… quand même, je ne pouvais pas ne pas essayer.
L'histoire d'un contemplatif dont la vie va être bouleversée par la rencontre d'un homme en noir qui lui dira juste : « Ne fixe pas la route ; suis la jusqu'au bout » (vous avez deux heures), ça peut être plutôt pas mal.
Malheureusement pour le « basique » que je suis, dès que le récit a commencé a flirter avec le mystique, j'ai été largué. L'intérêt est tombé.
Pour me rassurer (je suis pas plus traumatisé que ça, je vais bien^^) je peux trouver quelques excuses plus ou moins valables comme le fait que ce récit n'est pas complet. Ce sont des notes qui ont été remises en ordre et assemblées, qui représentent à peu près le tiers de ce qu'aurait dû être ce conte.
En fin de livre il y a un résumé fait par Pessoa qui raconte l'histoire en entier. Résumé salutaire en ce qui me concerne, qui m'a éclairé même si j'avais saisi deux trois trucs quand même sur le sens.
L'écriture aussi m'a perdu parfois, avec une impression de tourner en rond. Juste une impression car en fait avec un peu d'attention on retombe vite sur ses pieds. Je dirais juste que ça manque de fluidité pour moi. Un peu un des reproches que je fais au « Livre de l'intranquillité » où ça passe très bien malgré tout car les réflexions sont plus courtes.
Autre chose qui me chiffonne, c'est ce besoin qu'ont certains éditeurs de publier des bouts de textes d'auteurs disparus, d'en faire des évènements, d'en faire des inédits, de dénaturer probablement ce qu'en aurait fait l'auteur, de faire… du fric…
En résumé, je n'ai pas adhéré au pèlerin mais ça ne m'empêchera pas de continuer à lire Pessoa car jusque là, que ce soit le livre de l'intranquillité, Bureau de tabac, le banquier anarchiste ou Ode maritime, j'avais toujours pris mon pied.
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SophieChalandre
  06 novembre 2016
Inachevée. Oeuvre ésotérique inachevée et c'est finalement heureux : Pessoa n'impose jamais rien mais au contraire laisse toute ouverture. Construit comme un chemin prophétique, celui du pèlerin, Pessoa trace un axe rituel où, à l'instar d'une fable spirituelle, son personnage, jusqu'ici tranquille, va s'éveiller pour basculer dans "l'intranquillité", entamer un voyage à la poursuite d'un mystérieux Homme en noir ; soumis aux tentations de ce monde, celles qui immobilisent, il s'agira pour lui de se dépouiller de tout ce qui l'empêche de suivre sa route.
Pessoa joue avec la métaphysique dans un style d'une fluidité exemplaire, en quête d'une abstraction lumineuse proche de celle de cette Kabbale qui murmure : fais-moi l'espace d'un chas d'aiguille et j'y ferai entrer la lumière. Sortir de notre léthargie, régner sur nous-mêmes, croire comme on doit cheminer, ou lire ou écrire un livre : sans intermédiaire.
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Valerie78120
  14 janvier 2014
Je pensais lire un conte de Fernando Pessoa. La quatrième de couverture le laissait entendre. Il s'agit, en fait, d'une ébauche de texte. Seuls les premiers chapitres sont rédigés. le travail de l'auteur est reproduit dans son jus. La même phrase peut figurer deux ou trois fois d'affilée, avec ses nuances et les modifications successives introduites Fernando Pessoa. Si ces versions présentent un intérêt indéniable dans le cadre de travaux de recherche, elles donnent parfois au récit un singulier sentiment de hoquet. Les premiers chapitres passés, l'ouvrage s'interrompt de manière abrupte pour s'achever sur les "récapitulatif et résumé de la fin du récit" rédigés par Fernando Pessoa. Ce que l'on aurait pu lire si l'ouvrage avait été écrit de bout en bout ...
Je suis toujours sceptique sur les publications, après la mort de l'auteur, d'ouvrages inédits, non retravaillés, non achevés, que l'écrivain n'a pas souhaité divulguer. Elles manquent par trop de respect à l'artiste, à son droit moral. Si Fernando Pessoa, décédé en 1935, avait voulu poursuivre ce conte commencé en 1917, il l'aurait poursuivi. Je ne comprends pas qu'un éditeur s'arroge, à sa place, le droit de publier ces quelques pages.
Restent quelques fulgurances inoubliables.
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Peteplume
  10 mars 2019
De Pessoa, je ne connaissais que le nom et j'ai ramassé ce tout petit livre à la bibliothèque de mon quartier pour aborder par le menu cet auteur réputé. Mal m'en a pris car il s'agit d'une oeuvre inachevée, de bribes rassemblées a posteriori. Il y a donc des ruptures d'un chapitre à l'autre et finalement l'éditeur nous donne à lire la trame que Pessoa a lui-même écrite pour donner une idée de ce que l'oeuvre aurait pu devenir s'il l'avait achevée. On comprend alors clairement qu'il s'agissait d'un conte philosophique en forme de quête spirituelle dans la veine de ce qu'ont pu écrire Coelho et Hesse. Autant le dire: ce n'est pas « ma tasse de thé ». J'ai donc été très déçue mais je ne porte pas pour autant sur l'auteur un jugement définitivement négatif. J'y reviendrai donc quand l'occasion se présentera
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Dunadan
  29 mars 2017
On retrouve le style torturé et usant de contradictions cher à Pessoa, au service cette fois-ci d'un conte initiatique à l'ossature simple : une enfance paisible et dormante, un individu mystérieux déclencheur d'une quête, un parcours semé d'embûche(s) (une dans le texte, plusieurs dans le Récapitulatif et résumé de la fin du récit) que le protagoniste déjoue et une fin dont Pessoa "garde le symbole ouvert, [...] ne l'enferme pas dans la signification unique d'une allégorie."
Très impersonnel et vague (aucun prénom n'apparaît par exemple), ce petit conte a une étrangeté - au début surtout, l'on pense presque à un roman gothique par l'attente d'une apparition qu'un mystère établit - et une portée universelle qui séduira tous les... pèlerins que nous sommes !
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
DunadanDunadan   30 mars 2017
C'est quelque temps après - je ne sais combien de temps -, au cours d'une de ces longues soirées d'hiver que le foyer réchauffe, quand les vieilles emmitouflées finissent par s'endormir autour du brasero, le menton enfoui dans leurs vêtements d'intérieur, quand on sent que la bouilloire va siffler dans la cuisine, et qu'on a la douce impression que rien n'existe au-dehors, quand le souper est en retard et qu'il importe peu qu'il soit en retard, et qu'une somnolence vague nous maintient éveillés, quand il n'y a pas d'énergie dans l'esprit pour penser, ni de force dans le cœur pour sentir, et que sont fermées, pour toujours dirait-on, les portes et les fenêtres de la volonté. C'est au cours d'une de ces soirées pendant lesquelles j'avais l'habitude de méditer jusqu'à ce que, à la place du sommeil, surgisse le mystère de la vie, semblable à quelque chose qui, d'un pas inconnu, remonterait subrepticement le couloir sombre, et ne pénétrerait pas, en fin de compte, dans la pièce. C'est au cours d'une de ces soirées que le feu de ma constante inquiétude parvint enfin à embraser ma décision.
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Valerie78120Valerie78120   14 janvier 2014
On commença à me trouver bizarre, à penser que j'exagérais mon amour naturel de la solitude. Je sentis refroidir autour de moi, comme inconsciemment, l'amour de mes parents, l'amitié de mes amis, la tendresse habituelle des vieilles servantes. Je crois, cependant, que tout cela avait refroidi en fonction de ce qui en moi s'était refroidi, en une réaction pour ainsi dire instinctive, se traduisant physiquement, à mon éloignement de tout.

(Éditions de la Différence / Page 43)
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Valerie78120Valerie78120   14 janvier 2014
Je ne savais quoi rêver pour me sentir satisfait rien qu'en le rêvant.

(Éditions de la Différence / Page 39)
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SophieChalandreSophieChalandre   06 novembre 2016
Ne fixe pas la route ; suis-là.
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DunadanDunadan   30 mars 2017
Seul mon naturel peu impatient m'évitait de devoir contenir constamment mon impatiente.
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Videos de Fernando Pessoa (17) Voir plusAjouter une vidéo
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