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Philippe Bataillon (Traducteur)
EAN : 9782020238052
176 pages
Éditeur : Seuil (01/01/1998)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Pigeon Garay, personnage familier de l’œuvre de Juan José Saer, revient en Argentine après une longue absence. L’été touche à sa fin et la chaleur est accablante. Au cours d’un dîner avec des amis, il raconte l’histoire d’un tueur en série qui à paris, plus précisément dans le XIe arrondissement, s’applique à assassiner des petites vieilles sans que la police ne parvienne à recueillir sur lui le moindre indice. Son récit est interrompu par la découverte d’un énigmat... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Pirouette0001
  06 juin 2020
Avec un titre pareil, L'Enquête, et le quatrième de couverture qui vous parle d'un commissaire Morvan, qui vous fait immanquablement penser à Maigret, n'allez pas croire qu'il s'agit d'un roman policier au sens propre du terme. J'ai du reste trouvé ce roman à la table littérature étrangère de ma librairie et c'est là sa juste place.
Pour ceux qui connaissent l'auteur, j'avais lu Glose auparavant, ce livre-ci est plus facile d'accès mais également plus déroutant, car balançant clairement entre littérature classique et policière. Néanmoins, l'auteur nous emmène dans un récit fort ludique, transparent dès les premières pages et l'intérêt, me semble-t-il, est avant tout littéraire.
Cet opus-ci m'a tout autant plu que Glose, dans un registre différent. Vraiment, un des auteurs sud-américains, et plus particulièrement argentin, qui vaut le détour.
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MarianneL
  08 janvier 2015
Dans l'atmosphère tumultueuse de Paris qui précède Noël, le commissaire Morvan enquête pour retrouver un tueur en série, bourreau de vieilles dames, qui a déjà assassiné vingt-sept d'entre elles dans le même quartier. Hélas Morvan piétine, sans l'ombre d'une piste, tout en sentant confusément que la solution est très proche de lui.
«Il se sentait amer et lucide, troublé et en alerte, fatigué et déterminé. En vingt ans d'une carrière exemplaire dans la police, le commissaire Morvan n'avait jamais eu l'occasion d'affronter une telle situation : l'homme qu'il recherchait lui donnait, surtout depuis les derniers mois, une sensation de proximité et même de familiarité qui par moments l'abattait de façon inexplicable et en même temps l'encourageait à continuer ses recherches.»
Cette enquête policière classique malgré l'horreur des faits, est racontée par Pigeon Garay, exilé à Paris, en voyage en Argentine après vingt ans d'absence, lors d'un dîner en compagnie de son vieil ami Tomatis et d'un troisième individu, Soldi. Pigeon, témoin de l'enquête policière à Paris, prétend détenir et dire la vérité de cette histoire, à partir de ce qu'il a lu ou entendu dans les médias.
Tous les trois sont revenus, en navigant sur le fleuve Paraná, d'une journée passée chez la veuve de l'écrivain Washington Noriega, car ils s'intéressent à un manuscrit anonyme, un imposant roman de huit cent quinze feuillets intitulé «Sous les tentes grecques». Ils veulent tous trois ardemment découvrir l'origine et l'auteur de ce manuscrit mystérieux découvert dans les papiers de Washington. Les deux protagonistes du roman, un vieux guerrier et un jeune soldat, se rencontrent et confrontent leurs expériences de la guerre sous les murs de la ville de Troie assiégée, juste avant que le cheval ne passe les murailles.
«- le Vieux Soldat détient la vérité de l'expérience et le Jeune Soldat la vérité de la fiction. Elles ne sont jamais identiques mais, bien qu'elles soient de nature différente, parfois elles peuvent n'être pas contradictoires, dit Pigeon.»
Avec son intrigue complexe, à différents niveaux qui s'entrecroisent à la manière d'un puzzle borgésien, «L'enquête» nous montre la multiplicité des perceptions, et la fiction comme caisse de résonance des interprétations possibles de la réalité. La résolution de l'énigme policière n'est pas le coeur du livre, même si «L'enquête» contient en son sein un véritable roman policier, avec un personnage, le commissaire Morvan, digne des maîtres du genre, car Juan Jose Saer était comme Roberto Bolaño fasciné par ce genre littéraire, mais hanté lui aussi par l'exil, l'incertitude, et par les liens entre vérité, discours et fiction.
Au-delà de l'intelligence de cette construction en abîme, la magie de la phrase-fleuve de Saer opère de nouveau, qui plonge le lecteur au coeur de ce flottement des vies lié aux tiraillements affectifs obscurs et contradictoires de chaque individu.
«Levant la tête, Pigeon a pu voir, dans un ciel encore clair où les derniers vestiges violets avaient cédé au bleu généralisé, les premières étoiles. En un éclair soudain – le bruit de l'eau, plus net que pendant le trajet parce que le moteur s'était arrêté révélant la tranquillité de la nuit, avait sans doute contribué à cette soudaine clairvoyance – il a compris pourquoi, malgré sa bonne volonté et même ses efforts, depuis qu'il est arrivé de Paris après tant d'années d'absence, son pays natal ne lui a procuré aucune émotion : c'est parce qu'il est enfin devenu adulte, et être adulte signifie justement en venir à comprendre que ce n'est pas dans son pays natal qu'on est né, mais dans un lieu plus vaste, plus neutre, ni ami ni ennemi, inconnu, que personne ne saurait appeler le sien et qui n'engendre pas l'attachement mais semble étranger, un refuge qui n'est ni d'espace, ni de terre, ni même de parole, mais plutôt et pour autant que ces mots puissent encore signifier quelque chose, physique, chimique, biologique, cosmique, et dont font partie l'invisible et le visible – depuis le bout des doigts jusqu'à l'univers étoilé ou ce qu'on peut arriver à savoir de l'invisible et du visible, et que cet ensemble qui contient les frontières même de l'inconcevable n'est pas son pays mais sa prison, abandonnée et elle-même fermée de l'extérieur – l'obscurité démesurée qui vagabonde, glaciale et ignée, hors de portée non seulement des sens, mais bien aussi de l'émotion, de la nostalgie et de la pensée.»
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djathi
  09 février 2018
Bon , avec un titre pareil , on s'attend à une soirée détente .
Tous les ingrédients d'un vrai polar classique , avec un commissaire , un vrai , un" Maigret" chargé d'une enquête portant sur une série de meurtres dans le XI arrondissement Parisien , et des décors et descriptions à la Simenon : chouette on va se laisser balader , une petite gourmandise facile d'un dimanche soir on se dit .
Mais il suffit de quelques , non pages , mais lignes pour se retrouver enserrer , prisonnier d'un texte arachnéen auquel il sera difficile d'échapper .
D'abord parce que les plongées abyssales de l'auteur dans une forme de déconstruction, dans des réflexions digressives , vous feraient presque douter de votre entendement , ensuite parce que très rapidement apparaît une deuxième énigme en parallèle sans que quelques liens puissent s'établir entre les deux .
La deuxième intrigue se passe en Argentine : trois intellectuels face à un mystérieux manuscrit cherchant à découvrir l'identité de l'auteur s'immergeant dans la dimension mythologique de ce roman ( et nous avec) , mythe et réalité s'embrassant , fiction et vérité se superposant .
Et quand les trois histoires se retricotent , le jacquard apparait peu à peu mais il vous faudra tenir les bons fils pour admirer la belle création .
Alors oui voilà un polar du polar , une mise en abyme , où le lecteur devra déplacer ses motivations au fil de son avancée , parce qu'il ne s'agira plus uniquement de retrouver le meurtrier ou l'auteur d'un ouvrage , mais aussi de franchir les limites habituelles d'une narration classique , en dehors d'une approche uniquement rationnelle , pour reconstruire ce texte vertigineux ,dont les contours n'apparaissent que fugitivement et par interaction avec la pensée tendue du lecteur .
Feignant s'abstenir , Juan José Saer propose une dynamique exceptionnelle au lecteur , sans laquelle celui-ci risque de rester sur le quai , déconfit .
Ludique .
J'adore .
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Delphine-Olympe
  19 juillet 2020
Comment résister à une si belle couverture ? Parmi les dizaines de livres présentés sur les tables de la librairie dans laquelle j'étais entrée, celui-ci a immédiatement aimanté mon regard. Signé d'un auteur argentin que je n'avais encore jamais lu, je n'ai pas hésité longtemps avant de m'en offrir un exemplaire, en dépit des nombreuses lectures qui m'attendaient déjà...
Saer étant considéré à l'égal de Borges, je m'attendais avec cette intrigue policière dont l'inconscient semblait être le moteur, à un récit assez cérébral... Tellement cérébral, à vrai dire, que j'ai mis un certain temps à y entrer ! Pas moins de trois récits sont enchâssés, sans que le lien entre eux soit évident. Quoi qu'il en soit, c'est surtout l'intrigue principale qui a retenu mon attention : en plein Paris, dans le XIe arrondissement et plus précisément autour de la place Voltaire, un serial killer s'en prend à des vieilles dames qu'il mutile, viole et assassine avec la plus grande cruauté. Pas vraiment ma tasse de thé... Sauf que si l'auteur mentionne quelques effroyables détails pour les besoins de de son récit, il ne s'y attarde guère, et la nature même de son écriture instaure une distance qui prive le texte de tout caractère complaisant.
Et puis, on parlait d'inconscient : ces détails sont indispensables à la résolution de l'énigme. Or, celle-ci s'est révélée assez étourdissante, avec des renversements plutôt inattendus !
Mais au-delà de la jouissance que peut procurer la résolution du mystère, c'est surtout la lecture que j'ai cru pouvoir en faire qui m'a intéressée. Ce récit ayant plusieurs étages, il est utile de préciser ici que la narration de ce fait divers est l'oeuvre d'un Argentin revenant dans son pays après plusieurs années. Or, la description qui est faite du meurtrier présumé, de l'autorité qu'il incarne et dont il use, de sa volonté de gagner la confiance de ses victimes avant de les torturer, sa cruauté, son caractère calculateur, la terreur qu'il fait régner, bref ce sentiment de toute-puissance et d'impunité qui émane du texte m'ont inévitablement amenée à y voir une métaphore de la dictature. J'y ai retrouvé ce climat oppressant et froid qui se dégage d'autres textes se situant plus explicitement sous de tels régimes.
Mais il s'agit sans aucun doute d'un récit complexe, ouvrant à différentes interprétations, un de ces textes qui invite à échanger les perceptions et les points de vue. Alors si l'un d'entre vous l'a lu ou envisage de le faire, j'aimerais vraiment pouvoir confronter ma propre lecture à celle d'autres lecteurs. Avis aux amateurs !
Lien : https://delphine-olympe.blog..
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MichelRoberge
  19 janvier 2020
Si vous aimez les phrases qui n'en finissent plus au point de constituer de longs paragraphes, des descriptions à n'en plus finir, un long détour avant d'en arriver à cette enquête dont j'avais presque deviné l'issue au premier quart du roman, ce « polar » est pour vous. La maquette de la couverture de première parle d'elle-même.
Difficile de faire lien entre les interminables palabres « exotiques » autour des souvenirs du narrateur omniscient et la mince affaire policière concernant 28 meurtres en série dont la majorité dans le même arrondissement de Paris dont la solution est dévoilée en quelques paragraphes à la toute fin de l'opus qui, heureusement, compte moins de 200 pages (tout de même 40 $ CAN).
En passant, j'aimerais bien qu'on m'explique comment quelqu'un peut déboucher une bouteille de champagne pour y introduire une substance illicite – jusque-là il n'y a aucun problème – pour ensuite la reboucher, la sceller à nouveau et la rapporter au supermarché pour la remettre à une future victime !
Bon, vous avez compris que je n'ai pas apprécié, me contentant de parcourir en diagonale le récit d'une qualité littéraire irréprochable, pour qui aime ce style, pour me concentrer sur ce que je croyais essentiel : l'enquête. À vous de porter votre propre jugement.
Originalité/Choix du sujet :
***
Qualité littéraire :
*****
Intrigue :
**
Psychologie des personnages :
****
Intérêt/Émotion ressentie :
**
Appréciation générale :
**


Lien : http://avisdelecturepolarsro..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages   10 novembre 2019
En un éclair soudain - le bruit de l'eau, plus net que pendant le trajet parce que le moteur s'était arrêté révélant la tranquillité de la nuit - il a compris pourquoi, malgré sa bonne volonté et même ses efforts, depuis qu'il est arrivé de Paris après tant d'années d'absence, son pays natal ne lui a procuré aucune émotion : c'est parce qu'il est enfin devenu adulte et être adulte signifie justement en venir à comprendre que ce n'est pas dans son pays natal qu'on est né, mais dans un lieu plus vaste, plus neutre, ni ami ni ennemi, inconnu, que personne ne saurait appeler le sien et qui n'engendre pas l'attachement mais semble étranger, un refuge qui n'est ni d'espace, ni de terre, ni même de parole, mais plutôt, et pour autant que ces mots puissent encore signifier quelque chose, physique, chimique, biologique, cosmique, et dont font partie l'invisible et le visible - depuis le bout des doigts jusqu'à l'univers étoilé - ou ce qu'on peut arriver à savoir de l'invisible et du visible, et que cet ensemble qui contient les frontières mêmes de l'inconcevable n'est pas son pays mais sa prison, abandonnée et elle-même fermée de l'extérieur - l'obscurité démesurée qui vagabonde, glaciale et ignée, hors de portée non seulement des sens, mais bien aussi de l'émotion, de la nostalgie et de la pensée.
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Erik35Erik35   05 janvier 2021
Malgré le froid, la veille de Noël obligeait les gens à sortir de chez eux et vers une heure, pendant qu'il [le commissaire Morvan] marchait lentement en direction du restaurant -[...]- il s'aperçut que le Burger King de la place était bondé. Des familles entières, encombrées d'enfants et de paquets, faisaient la queue aux caisses ou bien, installées à des tables aux bancs inamovibles, vissés au sol, mangeaient des menus identiques dans des assiettes et des gobelets de carton, profitant d'un court répit dans leur pénible course entre la reproduction et la consommation. Rigoureusement programmés de longue date par quatre ou cinq institutions fossilisées qui se complètent l'une l'autre - Banque, Ecole, Religion, Justice, Télévision - comme l'est un robot par le perfectionnisme obsessionnel de son constructeur, le plus insignifiant de leurs actes et la plus secrète de leurs pensées, à travers lesquels tous sont convaincus d'exprimer un individualisme farouche, se retrouvent, identiques et prévisibles, en chacun des inconnus qu'ils croisent dans la rue et qui, comme eux, se sont endettés en une semaine pour toute l'année qui va commencer en achetant, dans les mêmes grands magasins ou les mêmes chaînes de boutiques, les mêmes cadeaux qu'ils installeront au pied des mêmes arbres décorés de petites lumières, de neige artificielle et de guirlandes dorées, pour aller s'asseoir à des tables identiques et manger les mêmes aliments supposés exceptionnels qu'on pourra retrouver au même moment sur toutes les tables de l'Occident, desquelles ils se lèveront, passé minuit, se croyant réconciliés avec le monde opaque qui les a modelés, et emportant avec eux jusqu'à la mort - la même pour tous -, octroyées par le monde extérieur, les mêmes expériences qu'ils croient uniques et incommunicables, après avoir vécu les mêmes émotions et emmagasiné dans leur mémoire les mêmes souvenirs.
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Pirouette0001Pirouette0001   06 juin 2020
Des familles entières, encombrées d'enfants (...), rigoureusement programmées de longue date par quatre ou cinq institutions fossilisées qui se complètent l'une l'autre -Banque, Ecole, Religion, Justice, Télévision- comme l'est un robot par le perfectionnisme obsessionnel de son constructeur, le plus insignifiant de leurs actes et la plus secrète de leurs pensées, à travers lesquels tous sont convaincus d'exprimer un individualisme farouche, se retrouvent, identiques et prévisibles, en chacun des inconnus qu'ils croisent dans la rue et qui, comme eux, se sont endettés en une semaine pour toute l'année qui va commencer en achetant, dans les mêmes grands magasins ou les mêmes chaînes de boutiques, les mêmes cadeaux qu'ils installeront au pied des mêmes arbres décorés de petites lumières, de neige artificielle et de guirlandes dorées, pour aller s'asseoir à des tables identiques et manger les mêmes aliments supposés exceptionnels qu'on pourra retrouver au même moment sur toutes les tables de l'Occident, desquelles ils se lèveront, passé minuit, se croyant réconciliés avec le monde opaque qui les a modelés, et emportant avec eux jusqu'à la mort - la même pour tous -, octroyées par le monde extérieur, les mêmes expériences qu'ils croient uniques et incommunicables, après avoir vécu les mêmes émotions et emmagasiné dans leur mémoire les mêmes souvenirs.
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AmbagesAmbages   09 novembre 2019
Bien qu'en apparence elles soient inoffensives, elles peuvent être irritantes, et peut-être la conscience de leur propre fragilité, qui de façon paradoxale les pousse à se croire invulnérables, procure-t-elle une certaine impertinence à leurs opinions, ce qui peut leur attribuer la première voix dans le chant de notre époque, de sorte qu'en un certain sens leurs observations sévères à la porte de la boulangerie, leurs analyses sociologiques au salon de thé, leurs commentaires distraits, faits pour elles-mêmes et à haute voix devant les images du téléviseur, révèlent mieux le tréfonds de notre présent que les discours de ceux qu'on nomme politiciens, spécialistes en sciences humaines et journalistes. La conversation quotidienne d'une vieille femme avec son canari, tandis qu'elle nettoie sa cage, est peut-être le débat le plus sérieux des temps modernes, et non pas ceux qui se tiennent dans les assemblées, dans les tribunaux ou en Sorbonne : ayant gagné, après avoir tout perdu, le privilège de n'avoir plus rien à perdre, une sincérité sans calcul préside à leur style oratoire qui, parfois, ne s'exprime même pas par des mots mais plutôt par des silences et des gestes significatifs, par des hochements de tête nullement explicites et par des regards où se mêlent ardeur et détachement.
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AmbagesAmbages   09 novembre 2019
Depuis le commencement, j'ai eu la prudence, pour ne pas dire la courtoisie, d'énoncer des statistiques afin de vous prouver la véracité de mon récit, mais j'avoue que, de mon point de vue, ce procédé est superflu parce que, du simple fait d'exister, tout récit est véridique, et que si on désire en retirer quelque signification il suffit d'admettre que, pour atteindre la forme qui lui est propre, il lui faut parfois se plier, grâce à ses propriétés élastiques, à certaines compressions, quelques déplacements, et pas mal de retouches sur les images.
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