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Christophe Balaÿ (Traducteur)
EAN : 9782253124467
316 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (14/03/2008)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 95 notes)
Résumé :
A travers le destin d'Arezou, une femme iranienne, active et divorcée, écartelée entre sa mère et sa fille, trois générations s'affrontent dans un monde où règnent depuis longtemps les interdits et le non-dit. On la suit au bord du rire ou des larmes, espérant avec elle profiter enfin d'une certaine beauté de la vie. Dans un roman d'une richesse et d'une vigueur exceptionnelles, Zoyâ Pirzâd brosse à la fois le portrait d'une société pleine de contradictions et celui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
lautre_magda
  19 octobre 2020
Oh que j'aime ça.... Aller en librairie, découvrir au hasard, enfin disons sans avoir eu de choix préalable, quelques romans étrangers inconnus dans de jolies éditions abordables financièrement. Merci @Zulma pour ça !
Je ne connaissais pas cette fantastique écrivaine iranienne, Zoyâ Pirzâd, et je suis tombée sous le charme.
C'est un beau roman, qui nous transporte en Iran, dans un monde de femmes, où les plats ont des noms merveilleux, les personnages des prénoms mythologiques et où les couleurs chatoyantes écrasent le gris des foulards.
Arezou, (Quel beau prénom !), est une femme divorcée, une mère et une dirigeante occupée d'une agence immobilière.
J'ai eu plaisir à découvrir sa personnalité, sa vie, ses amies, sa famille, ses doutes et ses habitudes de vie.
C'est chantant et ça donne envie de retrouver de vieilles amies à qui tout pouvoir dire loin des réseaux sociaux... Autour d'un bon thé et d'une succulente pâtisserie...
(Pour moi, qui ait vécu à Marseille, il y a là quelque chose de déjà frôlé.)
Mais, c'est plus profond, tout n'est pas si rose.
Les liens, s'ils existent, sont parfois rudes.
Notamment avec sa mère, sorte de princesse froide, dont Arezou a toujours eu le sentiment de ne pas être aimée, et en miroir les relations fortes avec sa fille Ayeh, qui rêve de vivre avec son père à Paris...
Il y a aussi les personnages de l'agence, tous très riches en caractère et à qui Arezou fait toujours attention.
Et puis, une rencontre, un jour, qui ouvre une porte à l'amour, et le récit nous dira si malgré toutes les pressions et habitudes, Arezou se permettra cette douceur là...
Ou pas.
Au delà de l'histoire elle-même, j'ai tellement aimé dans ces couleurs, odeurs et sonorités autres découvrir un autre univers pourtant si proche, c'est un bonheur pur, et puis j'aime ces écritures de femme, avec beaucoup de finesse, où rien de sensationnel, de terrifiant ne se déroule, mais où la fluidité des jours qui passent et l'essence de la vie même, et les conséquences de nos choix et de nos milieux de vie, y sont finement dessinés.
Un bel univers sensible à découvrir.
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Commenter  J’apprécie          73
zabeth55
  24 juillet 2016
En Iran, Arezou tient une agence immobilière avec toutes ses tracasseries. Son mari est parti et elle s'occupe de sa fille et de sa vieille mère. Sa vie est bien remplie et elle partage tout, soucis et joies, avec son amie Shirine.
Histoire de trois générations sur fond de vie iranienne.
C'est très touffu. Tout est pratiquement écrit en dialogues entre des personnages aux impossibles à retenir et j'ai trouvé cela très pénible. Maintes fois, j'ai failli abandonner. de cinquante pages en cinquante pages, j'en suis arrivé au trois-quarts du livre où j'ai déclaré forfait. Dommage, ça m'aurait bien intéressé cette histoire de femmes en Iran.
Commenter  J’apprécie          200
fuji
  03 mai 2020
Arezou la quarantaine, divorcée élève sa fille adolescente. Vivant à Téhéran, elle fait partie de ces femmes qui assument leur vie, elle a repris l'agence immobilière familiale, à la mort de son père.
Sa mère est une femme exigeante, vivant dans un monde où tous les caprices peuvent être satisfaits. Et elle comble sa petite-fille comme si l'argent tombait du ciel.
Ecartelée entre ces deux femmes, Arezou jongle avec un emploi du temps chargé où il y a peu de place pour elle. Heureusement elle peut compter sur sa meilleure amie, Shirine qui n'est pas avare de conseils.
« —Tu es comme une pile sur laquelle on tire tout le temps sans jamais la recharger. Tu dois penser un peu à toi. »
Elle va rencontrer Arezou sera-t-il le chargeur ?
Zoyâ Pirzâd, sans grandiloquence mais avec poésie et humour met en scène le quotidien. Elle fait réfléchir sans développer de théorie sur les choix que les femmes sont amenées à faire.
Une vie sous différents angles de prise de vues qui bout à bout révèle la vie d'une femme qui va de l‘avant avec détermination dans cette société iranienne.
Sans effets spéciaux avec des fondus qui laissent au lecteur le loisir d'imaginer.
Une plongée dans une civilisation en mouvement sous le prisme de trois générations de femmes.
La mère vit dans un monde doré, a-t-elle conscience que son mari est mort couvert de dettes et que sans sa fille Arezou qui a laissé sa vie pour reprendre l'agence familière et travailler à redresser la situation, elle serait en difficultés. Elle n'a de cesse de rabaisser sa fille avec une astuce assez particulière, lorsqu'elles parlent ensemble la mère met sa fille au même palier d'âge, coupant ainsi toutes velléités de lui accorder une vie de femme indépendante, la quarantaine séduisante.
Arezou est attentionnée, très active, et patiente. La fille se comporte en adolescente gâtée pourrie, mais finalement cela cache une angoisse.
Cette femme va en permanence essayer de combler les deux.
Elle a le sens des réalités mais encore plus avec sa rencontre avec Zardjou, qui lui a abandonné une vie qui aurait pu être plus facile, pour vivre dans un quartier assez populaire. Lui aussi est attentionné et à l'écoute des autres.
Les dialogues nombreux sont savoureux, justes et impriment un rythme particulier à l'histoire, celui du quotidien, celui des petits riens qui constituent la vie.
En arrière-plan la société est là, on y rencontre dans les lieux publics la police des moeurs qui veilles aux bons usages. Les transports en commun qui a sa section des femmes…
L'auteur nous montre par le quotidien la confrontation entre la tradition et la modernité en dressant de beaux portraits de femmes.
C'est un ressenti que peut éprouver le lecteur en suivant les protagonistes, il les voit, les écoutes, marchent avec eux dans les rues, assistent aux réunions de famille, aux fêtes comme s'il était lui aussi avec eux.
C'est une façon très agréable d'appréhender un pays.
Les livres de Zoyâ Pirzâd sont nourris de ce qu'elle voit, elle n'impose aucun jugement, elle montre. C'est peut-être ce qui déroute certains lecteurs.
L'écriture est fine, les dialogues justes, le texte est maîtrisé aucune envie de faire divaguer le lecteur, au contraire elle va à l'essentiel, en montrant comment ces petits riens sont importants, comme les fondations d'une vie, d'un bonheur.
©Chantal Lafon-Litteratum Amor 3 mai 2020.

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Norlane
  23 avril 2020
Eh bien, difficile pour moi de saisir les personnages de ce roman ! Côté écriture, j'ai passé une grande partie de ma lecture à me demander qui parle et qui fait quoi. Côté histoire, c'était un gros effort de comprendre cette femme divorcée, active et plaintive (la 4e de couverture dit "passionnante, aussi drôle qu'attachante"... je cherche encore !), coincée entre sa mère "princesse" qui n'a de l'amour à donner qu'à sa petite-fille bourgeoise gâtée qui veut être considérée comme une grande mais tourne autour de son nombril...
Je crois que ce roman est très iranien - c'est le point positif* qui me fait mettre 3 étoiles plutôt que 2,5 - et que de ce fait, beaucoup de choses m'ont échappé. On sent une société pleine de contradictions et de non-dits... Sans mauvais jeu de mots, pour moi On s'y fera est un roman voilé.
*entre autres, j'ai appris que lors du nouvel an qui est le 21 mars (pour des raisons astrologique), on réunit 7 objets dont le nom commencent par la lettre S.
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Apoapo
  27 novembre 2018
Arezou, quarante et un ans, divorcée de son cousin germain, héritière d'une agence immobilière qu'elle gère avec succès, est entravée voire vampirisée par les demandes affectives de sa mère, Mah-Monir, dame aux nostalgies de grandeur, et de son étudiante et blogueuse de fille, Ayeh, lesquelles s'entendent comme larrons en foire et pactisent volontiers à ses dépens. Elle n'a pour alliées que son employée et amie Shirine, hostile au sexe masculin par parti pris, ainsi que son ancienne nourrice Nosrat, qui continue de servir chez Mah-Monir et de vouer à sa protégée une dévotion inconditionnelle. La contrainte des deux antagonistes et le soutien – révocable – des deux proches lui permettront-ils de « refaire sa vie » avec le riche, généreux et bon mais roturier Monsieur Zardjou ? L'un des charmes du roman est que nous hésiterons à savoir répondre même à la dernière page.
Le principal autre réside dans le fait que cette histoire de féminité contrariée, inhibée, frustrée, comme si souvent dans l'oeuvre de cette auteure, ne l'est pas par les méfaits du patriarcat et encore moins du joug religieux que nous nous complaisons à rechercher dans nos habitudes de pensée orientaliste. L'héroïne est si reconnaissable, la trame si partageable que la localisation à Téhéran et la datation contemporaine ne proviennent que du cadre et des innombrables détails de la vie quotidienne typiques de la plume de Pirzâd.
Peut-être me suis-je habitué à son style, peut-être ai-je trouvé quelques longueurs dans le traitement du sujet : le fait est que je pense préférer à présent Pirzâd comme nouvelliste que comme romancière.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
NorlaneNorlane   15 avril 2020
Tu as besoin de quelqu'un qui t'apaise avec des attentions, des "je t'aime", des fleurs, des petits mensonges, des gâteries... C'est tout. Et mon petit doigt me dit que ce monsieur est une aspirine exceptionnelle.
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line70line70   25 mars 2011
- Tu es comme une pile sur laquelle on tire tout le temps sans jamais la recharger. Tu dois penser un peu à toi.
- Comment faire ?
- Trouver le chargeur.
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nuitet0ileenuitet0ilee   23 septembre 2014
Supposons qu’il soit le plus cohérent, le meilleur de tous les hommes, combien de temps tiendra-t-il ? Jusqu’à quand me supportera-t-il ? Et puis ensuite ? (p.321)
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OhlivresvagabondsOhlivresvagabonds   05 décembre 2016
Univers entre trois générations en Iran, agréable voyage, mais malheureusement quelque peu superficiel.
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