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ISBN : 2226401857
Éditeur : Albin Michel (02/01/2019)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 25 notes)
Résumé :
1943. Reclus dans son quartier général en Prusse orientale, terrorisé à l’idée que l’on attente à sa vie, Hitler a fait recruter des goûteuses. Parmi elles, Rosa. Quand les S.S. lui ordonnent de porter une cuillerée à sa bouche, Rosa s’exécute, la peur au ventre : chaque bouchée est peut-être la dernière. Mais elle doit affronter une autre guerre entre les murs de ce réfectoire : considérée comme « l’étrangère », Rosa, qui vient de Berlin, est en butte à l’hostilité... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  26 décembre 2018
Quel roman !! Hitler, comme beaucoup de dirigeants avait peur d'être empoisonné. Il pris quelques femmes au hasard dans la population pour que celles -ci lui servent de gouteuses.
Ces dernières ne savaient jamais si la bouchée qu'elle prenait serait la dernière ou non.
Je reconnais que c'est un côté de l'histoire que je connais peu… et je me suis aussi vite rendue compte que la vision de ce roman me semblait étrange. Tout d'abord parce que je n'ai jamais envisagé l'histoire allemande nazi sous cet aspect. Celui ou le peuple allemand, non juif, subissait aussi cette violence du dirigeant de l'Etat. Celui ou ce peuple vivant sous la peur de la gestapo et surtout celui ou tout refus de collaboré était réprimé par une violence extrême.

C'est aussi un roman qui malgré tout parle d'amour, d'amitié, de respect, de peur, d'abnégation , d'égoisme aussi.
En somme un roman avec des chapitres courts, qui semble anodin comme ça , mais qui est un roman fort.. un roman qui marque.
Un grand merci a Babelio et aux éditions Albin MIchel.
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Fandol
  15 décembre 2018
Elles sont dix, dix femmes devant une assiette, la faim au ventre mais surtout la peur nouant leurs entrailles et on leur ordonne de manger ! Elles ont été recrutées de force pour goûter les plats qui vont être servis à Hitler, à Gross-Partsch, en Prusse orientale. C'est près de ce village que se trouve Wolfsschanze, la Tanière du Loup, où le Fürher a passé plus de huit cents jours. Après une heure d'attente pour voir si aucun poison ne fait effet, celui qui met l'Europe et le monde à feu à sang, peut manger tranquille…
Rosella Postorino commence ainsi un roman découvert grâce à Babelio, un livre étonnant, prenant, passionnant, intrigant, bouleversant. Elle s'est appuyée sur le témoignage très tardif, à 95 ans, de Margot Wölk, la dernière goûteuse d'Hitler en vie. C'est elle qui lui a inspiré son personnage principal : Rosa Sauer.
Celle-ci a 26 ans, son mari, Gregor, est sur le front russe et elle a quitté Berlin sous les bombes pour se réfugier chez ses beaux-parents : « Je préférais mourir dans un endroit étrange, plutôt que dans ma ville, où je ne n'avais plus personne. »
En alternance avec les scènes de dégustation obligatoire sous la surveillance sévère des SS, Rosella Postorino m'a plongé dans la vie quotidienne du peuple allemand sous le IIIe Reich, à Berlin puis dans ce village où Rosa croyait trouver paix et sécurité. Tout au contraire, voilà « la Berlinoise », comme on l'appelle, prise dans un engrenage mêlant attirance physique, crainte et peur du pire à chaque instant.
Payée pour manger, La goûteuse d'Hitler doit s'y habituer. J'ai aussi fait connaissance avec les autres femmes qui se retrouvent régulièrement dans ce réfectoire. Des affinités se créent mais il y a la jalousie, l'hostilité et des révélations qui m'ont maintenu en haleine.
La relation de Rosa avec le lieutenant Ziegler crée un climat morbide et anxiogène. Elle est aussi attirée, intriguée par Elfriede, femme secrète et dure à qui elle voudrait se confier mais elle doit reconnaître : « Je pensai à nouveau que nous n'avions pas le droit, nous, de parler d'amour. Nous vivions une époque infirme, qui bousculait les certitudes, démembrait les familles, mutilait tout instinct de survie. »
On revient sur les années d'avant-guerre, Dachau ouvert en 1933, les Einsatzgruppen et la Shoah par balles, pour arriver aux journées caniculaires de juillet 1944 et cet attentat fomenté par Stauffenberg contre Hitler. Hélas, il n'atteint pas son but. Hitler est vivant et Rosella confie : « Je pensai à mon père, quand il disait que le nazisme avait dissous la lutte des classes dans la guerre des races. »
Dans cette façon très originale d'aborder l'histoire, Rosella Postorino est allée au fond de l'intime, dans la vie quotidienne des gens au plus près du monstre et de tous ceux qui l'ont aidé, soutenu, montrant un peuple abusé et tant de vies souillées, brisées, sacrifiées… Pourquoi ?
Au cours de ma lecture, j'ai été sensible à la tendresse et à l'émotion bien traduites par l'auteure. J'ai beaucoup aimé sa façon d'écrire sans rien occulter de la vie, mettant en avant tous les sentiments, des plus forts aux plus contradictoires.
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Nastie92
  16 décembre 2018
Parmi les hantises récurrentes d'Hitler, il y avait la peur d'être empoisonné. Aussi, une dizaine de "goûteuses" étaient à son service, testant tous les plats, tous les ingrédients qui passaient par sa cuisine.
Ces femmes, enrôlées de force, avaient le devoir de manger, que cela leur plaise ou non. le Führer s'attablait une heure plus tard... s'il n'était rien arrivé à ses goûteuses. Celles-ci servaient littéralement de cobayes, et devaient être prêtes à mourir empoisonnées à tout instant pour préserver celui qui ravageait le monde.
Qu'une nation soit prête à sacrifier ainsi des êtres humains, qui plus est appartenant à son propre peuple, est très révélateur de l'endoctrinement massif qui avait cours à cette époque : rien n'était trop beau pour le Führer, tout lui était dû, y compris des vies humaines.
D'un côté, on pourrait se dire qu'elles en ont de la chance ces goûteuses : en ces temps de privations, elles sont royalement nourries. Mais elles paient très cher cet "avantage".
Par l'angoisse d'abord. Une angoisse permanente : celle de mourir empoisonnées. En effet, si quelqu'un s'était avisé d'introduire une quelconque substance nocive dans la nourriture du Führer, c'est elles qui auraient servi de fusibles, c'est elles qui auraient sauté, sauvegardant la vie du chancelier.
Les goûteuses mangent ainsi tous les jours à leur faim, mais la boule au ventre. Rosella Postorino nous fait très bien comprendre et ressentir leur angoisse permanente. Curieuse situation, alors que tant de monde meurt de faim, que d'avoir peur de mourir parce que l'on a mangé !
Ensuite, confinées chaque jour de longues heures dans la "Wolfsschanze", le quartier général d'Hitler en Prusse-Orientale, elles sont condamnées à vivre avec des compagnes d'infortune qu'elles n'ont pas choisies, sous la surveillance de soldats peu empathiques et pour beaucoup d'entre eux, très brutaux.
J'ai trouvé ce livre très intéressant, car il m'a fait découvrir un épisode de la seconde guerre mondiale que je ne connaissais pas du tout.
Le personnage principal est inspiré de Margot Wölk, qui a vécu deux ans au service (forcé) d'Hitler, deux ans pendant lesquels pour Rosa et ses compagnes, manger pouvait entraîner la mort.
Les deux premières parties du livre m'ont vraiment plu, Rosella Postorino ayant su habilement mêler la petite histoire et la grande.
Avec la troisième partie, en revanche, je suis restée sur ma faim. Je l'ai trouvée bien trop courte, et cette fin expéditive m'a laissé un goût d'inachevé. Beaucoup de blancs restent dans l'histoire de Rosa, et j'aurais aimé en savoir davantage. Mais malgré cette déception finale, Les goûteuses d'Hitler est un roman très intéressant par son sujet et très agréable à lire parce que très humain.
Un grand merci à Babelio pour cette Masse critique privilégiée et aux éditions Albin Michel pour l'envoi de ces épreuves non corrigées.
Pour ceux que ça intéresse, une courte vidéo présentant Margot Völk :
https://actu.orange.fr/monde/videos/margot-woelk-95-ans-gouteuse-de-hitler-raconte-VID0000000ZM94.html
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Adriatik
  15 décembre 2018
Intriguée par le titre du roman, je n'ai pas hésité du tout, lorsque Babelio me l'a proposé pour la masse critique privilégiée.
Inspirée de l'histoire vraie de Margot Wölk, la dernière gouteuse d'Hitler, l'auteure romance sa vie et nous offre un roman captivant, d'une grande intensité émotionnelle.
C'est contre sa volonté que Rosa Sauer, d'origine allemande, se trouve parmi 9 autres femmes pour goûter les trois repas d'Hitler.
Nous sommes en 1943, la guerre bat son plein, la faim est bien présente.
J'ai bien aimé la manière que Rosella Postorino utilise pour nous faire entrer dans la psychologie des personnages. Nous suivons pas à pas le rituel des repas, l'odeur de la nourriture arrive jusqu'à nos narines, on sent l'angoisse des goûteuses,( chaque bouchée peut être la dernière si le poison se trouve dans la nourriture), on comprend la culpabilité qui les poursuit...
Avec ses courts chapitres, l'écriture fluide et les moments de douceur qui sont les bienvenus dans le monde brutal de la guerre, ce livre peut convenir même aux personnes sensibles qui ne supportent pas la violence extrême.
Presque 400 pages et rien à jeter
Ce n'était pas un cadeau empoisonné
Plaisanterie mise à part,…je me suis régalée
Au propre comme au figuré
Babelio et les éditions Albin Michel
Je tiens à remercier
Pour cette masse critique privilégiée.


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kateginger63
  15 décembre 2018
Une dernière bouchée, et si elle était empoisonnée?
*
Quelle belle découverte que ce récit intimiste d'une des "goûteuses" d'Hitler. Je n'avais jamais entendu parler de ces personnes de l'ombre qui ont pourvu au confort/paranoia du dictateur. L'auteure italienne s'est inspirée de la dernière femme Margot Volk, (décédée en 2014), gouteuse de son état malgré elle. Une bien étrange fonction au coeur de la période nazie 1943/1945.
*
Un roman passionnant, intrigant mais aussi bouleversant sur cette période tant honnie. Cette fois-ci, au lieu de se trouver du coté des Alliés, l'auteure met les Allemands civils en lumière.
En Prusse orientale, plus précisément dans une caserne près de la Tanière du Loup (demeure d'Hitler), un groupe de dix femmes sont payées pour tester les mets raffinés du Chancelier. Sous la bonne garde des SS, ces allemandes, dont Rosa Sauer la narratrice, attendront une heure de digestion avant de pouvoir repartir chez elles. Pour revenir au prochain repas....
Rosa la berlinoise raconte ainsi son quotidien, son amitié qu'elle porte à Elfriede la mystérieuse, les vols de nourriture, l'angoisse de toujours mourir empoisonné à tout instant, la cohabitation avec ses beaux-parents, et l'amour...
Un amour interdit et caché avec un lieutenant. Mais le corps de Rosa a besoin d'être touché et désiré. C'est mal, elle le sait, cette "presque-veuve" d'un mari parti sur le Front russe.
Elle revient également ainsi sur les années avant-guerre avec grande pudeur et discernement.
La fin est assez abrupte dans sa narration. Une conclusion hâtive qui n'explique pas sa rentrée sur Berlin à la fin de la guerre. Un peu déçue ..
*
A travers la voix de Rosa, on perçoit la peur omniprésente de ces Allemands non-nazis et leurs doutes d'avoir voté pour cet état totalitaire.
Une écriture tendre , un brin cynique dans ce climat morbide et terrible.
Un éclairage original et différent de ce qu'on a pu lire par ailleurs sur cette période d'Histoire troublée. Durant ces pages, j'ai accompagné Rosa et ressenti un peu de ses tourments.
Une vraie délicatesse dans ce monde de brutes....
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critiques presse (2)
LeMonde   13 janvier 2019
Rosella Postorino […] exprime sa fascination pour un pan méconnu de l’histoire.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeSoir   08 janvier 2019
La goûteuse d’Hitler a tout ce qu’il faut pour satisfaire les appétits d’histoires extravagantes.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (53) Voir plus Ajouter une citation
CetsakCetsak   15 janvier 2019
J entendis pleurer les autres, sans reconnaître leurs larmes. On peut distinguer les rires : le gros rire d Augustine, les soubresauts d hilarité de Léni, la trompette nasale d Elfriede, le rire en cascade d Ulla. Mais pas les larmes, quand nous pleurons nous sommes tous égaux, c est le même son pour tout le monde.
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AllaroundthecornerAllaroundthecorner   14 janvier 2019
Moi je pensais que c’était le désir qui engendrait l’intimité, de façon immédiate, comme une déchirure ; mais le contraire était peut-être possible, partir de l’intimité, se la réapproprier jusqu’à rattraper le désir comme on essaie au réveil de rattraper un rêve qu’on vient de faire et qui s’évanouit déjà : vous vous souvenez de l’atmosphère, mais il ne vous en reste aucune image.
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CetsakCetsak   15 janvier 2019
Ma colère contre Hitler était personnelle. Il m avait privée de mon mari et chaque jour je risquais ma vie pour lui. Mon existence était entre ses mains, voilà ce que je détestais. Hitler me nourrissait, et cette nourriture pouvait me tuer.
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CetsakCetsak   15 janvier 2019
Que nous arrivait-il ? Nous étions deux étrangers qui se racontaient. L intimité physique peut-elle engendrer la bienveillance ? J éprouvais pour son corps un incompréhensible élan protecteur.
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AllaroundthecornerAllaroundthecorner   13 janvier 2019
Il n’y a aucune raison pour qu’un amour s’interrompe, un amour comme celui-là, sans passé, sans promesses, sans devoirs. Il s’éteint par indolence, le corps devient paresseux, il préfère l’inertie à la tension du désir.
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Video de Rosella Postorino (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rosella Postorino
Chaque vendredi matin, Valérie Expert vous donne rendez-vous avec Gérard Collard pour leurs coups de c?ur... Voici les références des livres présentés dans l'émission du 11 janvier 2019 :
Sérotonine de Michel Houellebecq aux éditions Flammarion https://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=135899&id_rubrique=341
Rompre de Yann Moix aux éditions Grasset https://www.lagriffenoire.com/136551-divers-litterature-rompre---roman.html
Femme qui court de Gérard de Cortanze aux éditions Albin Michel https://www.lagriffenoire.com/136399-divers-litterature-femme-qui-court.html
Darnand, le bourreau français tome 1 de Perna Patrice et Bédouel Fabien aux éditions Rue de Sèvres https://www.lagriffenoire.com/103195-bd-darnand-tome-1---le-bourreau-francais.html
Violette Morris (Tome 1): À abattre par tous moyens de Javi Rey et Bertrand Galic aux éditions Futuropolis https://www.lagriffenoire.com/128145-achat-bd-violette-morris-tome-1-premiere-comparution---a-abattre-par-tous-moyens.html
La Goûteuse d'Hitler La Goûteuse d'Hitler de Rosella Postorino et Dominique Vittoz aux éditions Albin Michel https://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=135848&id_rubrique=338
Corruption de Don Winslow aux éditions HarperCollins Noir https://www.lagriffenoire.com/131679-meilleures-ventes-polar-corruption.html
Ces rêves qu'on piétine de Sébastien Spitzer aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/136576-romans-historiques-ces-reves-qu-on-pietine.html
Simple de Yotam Ottolenghi aux éditions Hachette Pratique https://www.lagriffenoire.com/129299-livres-de-cuisine-simple.html
Cuisinez-moi ! de Dave aux éditions Le Cherche Midi https://www.lagriffenoire.com/130414-livres-de-cuisine-cuisinez-moi----le-livre-de-r.html
Fantazmë de Niko Tackian aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/136526-nouveautes-polar-fantazme.html
Audiolib
Devenir | Version intégrale de Michelle Obama et Marie Bouvier aux éditions Audiolib
Astérix le Gaulois/Astérix, La serpe d'or | Enregistrement original de René Goscinny et Albert Uderzo aux éditions Audiolib
Un gentleman à Moscou | Version intégrale de Amor Towles et Thibault de Montalembert aux éditions Audiolib
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