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ISBN : 2266159682
Éditeur : Pocket (25/09/2006)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 78 notes)
Résumé :


Partis du Bhoutan, ils se sont sentis tout petits devant l'immensité des montagnes.

Six mois et 5 000 kilomètres plus tard, Alexandre Poussin et Sylvain Tesson entraient au Tadjikistan, après avoir accompli la traversée intégrale de l'Himalaya, à pied, d'est en ouest.

Les deux jeunes gens se sont lancés dans ce pari sans préjugés ni certitudes. Ils se sont refusé les tentes, les vivres, les porteurs.

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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
RChris
  09 septembre 2018
Il est temps de ramoner pour l'hiver prochain et "mon" ramoneur revenait du GR 20 et de me raconter par suite son trekking au Népal. Alors ce livre venu d'une boîte à livres s'est imposé comme une évidence!
Cette aventure dans l'Himalaya s'est faite "à l'arrache" avec un sac à dos réduit au poids minimal, sans logistique, sans réserve et surtout sans visa, durant 5000 km, en 174 jours et 121 kms de dénivelé.
Les chapitres du livre sont écrits en alternance par Alexandre Poussin et Sylvain Tesson mais les écritures sont homogènes. Leurs narrations enchantent et subliment les paysages d'une aventure qui ne fut pourtant pas qu'une partie de plaisir avec les sangsues, les puces, le cyclospora, le scorbut, la dysenterie et même...les ours. Mais c'est le jeu de cache-cache avec les autorités chinoises, indiennes ou russes qui fut le plus grand défi.
Quelques jolies rencontres, des descriptions fascinantes font de cette littérature une marche dans le ciel de sa chambre par auteurs "fadas" interposés.
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joedi
  19 août 2012
Livre moins apprécié que ceux écrits par Sylvain Tesson uniquement. Ce n'est qu'en fin du tome, que j'ai pu apprécier l'écriture d'Alexandre Poussin. Toutefois, le tandem qu'ils forment est une réussite totale, 5.000 km à pied à travers l'Himalaya, d'est en ouest, est un véritable exploit. Chapeau bas, Messieurs les Explorateurs, nous avons besoin de vous pour connaître le monde et ses autochtones !
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ConstanceFarrugia
  28 juin 2018
« le voyage de mille kilomètres commence au premier pas » disait le sage Lao Tseu. Eux, ce n'est pas mille mais cinq mille kilomètres qu'ils ont parcouru à pied, à travers l'Himalaya. Défi sportif, défi géopolitique, les deux compères ont réussi l'exploit de relier le Bhoutan à l'est, au Tadjikistan à l'ouest en traversant le massif montagneux le plus dense de la planète. Cinq mille kilomètres de cols, de montées ardues, de descentes tortueuses, de sentiers si peu connus.
Le récit fait alterner la voix de Sylvain et celle d'Alexandre. J'ai beaucoup apprécié cette sorte de duo d'écriture.
L'enthousiasme et l'optimisme à toute épreuve d'Alexandre répondent au désenchantement, teinté parfois de défaitisme de Sylvain, à la témérité de Sylvain, réplique la prudence d'Alexandre. Cette alternance de point de vue permettait d'éclairer leur voyage de deux sensibilités radicalement différentes alors même que les deux amis avaient déjà effectué un trajet un peu fou : un tour du monde à bicyclette. J'ai donc été très surprise des dissonances de point de vue entre les deux écrivains-marcheurs, dissonances qui montraient qu'un voyage est toujours et avant tout un voyage intérieur, que le marcheur est attiré par différents paysages et que rares sont les mêmes rochers sur lesquels butent leurs chaussures. J'ai ainsi progressé, de col en col, bercée entre Sylvain et Alexandre, avec l'agréable sensation de voyager, depuis mon canapé.
Petit à petit, leur route est devenue la mienne et je les ai suivi. Chaque jour j'ai mis mes pas dans les leurs. Quelle joyeuse sensation quand, la journée de travail achevée, l'enfant couché, je pouvais m'évader et parcourir à mon tour les hauts plateaux, les champs d'arbre à thé, tressaillir au bruit des garde-frontières, à celui d'une chute dans un sérac…
Mon passé de géographe a repris le dessus et j'ai bien entendu dévoré les descriptions de paysages, surtout celles des formes des reliefs. L'excitation était à son comble lorsque l'itinéraire de Sylvain Tesson et d'Alexandre Poussin a croisé la vallée de la Kali Gandaki, étudiée en long, en large et en travers (littéralement !) au cours de mes années de master ! J'ai retrouvé l'émotion toute particulière qui anime le passionné de géomorphologie lorsqu'on évoque devant lui roches moutonnées, plis, failles et autres formes qui structurent le relief. Ces passages descriptifs sont pour moi une belle entrée en matière pour quiconque se lance ou désire se lancer dans une étude approfondie de la chaîne de l'Himalaya. On comprend ainsi qu'aux unités physiques (massifs centraux qui culminent à plus de 8000 m, hauts plateaux, larges vallées…) se surimposent des unités humaines. Brahmane, Sherpas, Dolpani, Tibétains, Tadjik : les hommes ont toujours su tirer profit des modelés façonnés par la nature. Petit à petit, la mosaïque himalayenne se dessine. Espace transfrontalier par excellence, les peuples se mélangent et déjouent les rigueurs des postes-frontières et des barbelés.
L'expédition narrée dans La Marche dans le ciel m'a également montré la voie pour combattre l'adversité ! Parce que la progression dans la vie peut être aussi ardue qu'un sentier transhimalayen. Parce que parfois, nous attendons longtemps avant d'atteindre un plateau fleuri ou une vallée tranquille. Parce qu'il nous faut toujours progresser vers un nouveau col, contourner un sommet trop périlleux. La Marche dans le ciel a agi en moi comme un médicament. Il m'a aidé à envisager la vie d'une façon un peu différente. Ce récit m'a conduit à m'interroger sur le chemin à suivre et surtout, surtout, à ne pas désespérer, à ne pas considérer le voyage dans son ensemble mais par petites étapes. Ce livre est donc à mettre entre toutes les mains de ceux qui ont des fourmis dans les pieds et des étoiles plein la tête !
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lafilledepassage
  03 septembre 2014
Itinéraire de deux enfants gâtés...
Très déçue par ce récit de voyage dans ces contrées himalayennes sublimes au contact de peuples étonnants, qui se révèle n'être en fait qu'une accumulation d'exploits sportifs, d'efforts inutiles et futiles, en toute inconscience des dangers encourus.
Le ton est très vite donné: Alexandre Poussin ouvre le récit par un « j'ai toujours eu horreur de la marche ». On se dit que voilà une accroche pour le moins originale, pour un ouvrage sous-titré « 5000 km à pied à travers l'Himalaya ». On pense d'abord à une farce, qu'au fil des kilomètres l'auteur reverra ce jugement, peut-être trop hâtif. Mais hélas !
Non seulement nos deux protagonistes ne sont pas des marcheurs, mais en plus ils sont totalement hermétiques aux mentalités des populations locales. Ainsi un peu plus loin, ils s'étonnent de l'humilité de la vie de ces sherpas revenus à une vie ordinaire après avoir vaincu des 8.000 mètres. Prouvant ainsi leur ignorance des philosophies de vie orientales, qui voient autant de défis dans la vie quotidienne que dans l'ascension d'un 8.000 ...
Les kilomètres s'enchainent et la montagne est réduite à un simple terrain de sport, les populations rencontrées ne sont que des hôtes d'un soir qui ne méritent pas qu'on s'y attarde, ramassis d' « ignorants » adeptes du chamanisme et de médecine traditionnelle douteuse, d'alcooliques et de fonctionnaires corrompus, uniquement intéressés par les bakchichs. Quel dommage pour ces populations si souriantes, si accueillantes et si généreuses malgré leur extrême pauvreté! Et on se sent mal à l'aise.
Je conseillerai aux auteurs de lire Alexandra David-Néel (bien sûr), Bernard Olivier et sa « longue marche », Frédéric Gros et son approche philosophique de la marche, et bien d'autres encore. Pour enfin rencontrer ces peuples qu'ils ont ignorés. Pour enfin apprendre à voyager. Et pour découvrir la formidable aventure de la marche, celle de la rencontre de l'autre, celle de la rencontre avec soi.
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Pchabannes
  18 novembre 2017
Un livre d'aventures insensées et inutiles. Magnifique ! Ces deux fous qui pour embrasser le tout n'emportent rien. Ils sont les héritiers des aventuriers découvrant les territoires inexplorés de notre planète. 
Le projet : « enfiler toutes les perles du collier himalayen, ses royaumes mystérieux, ses traditions séculaires, ses massifs légendaires, ses quatorze 8 000 mythiques. »
Par étapes de 35 à 60 kilomètres avec des dénivelés de 1 000 à 3 000 mètres, dans des conditions extrêmes, nos deux compères s'amusent de leur dénument. La faim, la soif, les blessures, la soldatesque et pire la bureaucratie, rien n'aura raison de ces rêveurs en marche.
« L'idée est simple : Trouver un chemin à l'Est de l'Himalaya et le poursuivre toujours plus à l'Ouest, jusqu'à l'hiver prochain, sans interruption, ni guide ni porteurs, sans logistique ni matériel, sans préparation ni autre argent qu'un pécule de survie. Nous n'avions pour tout bagage qu'un sac de couchage, un cahier, une flûte, un appareil photo, une paire de chaussettes et un slip de rechange. Pas de tente, pas de réchaud, de gamelle ni d'autonomie alimentaire. À la pesée : 6 kg sur le dos. »
Tous les jours, les habitants leur offrir gîte et couvert, des rencontres extraordinaires dans ces vallées enclavées. L'extraordinaire fut leur quotidien en traversant le massif himalayen oriental le matin dans la touffeur humide d'une profonde et basse vallée à 400 mètres et en soirée dans l'atmosphère glaciale d'un col à 6 000 mètres.
Moins joyeuses furent les journées passées à éviter les militaires, les postes frontières, les treks de masse, les humains en foule
De la faim, la soif, des carences alimentaires et de la saleté : « les couches de crasse de cendres et de terre, se superposent en strates sur nos peaux brûlées de soleil. Les puces, les lèvres déchirées par le soleil, les cheveux raides de poussières achèvent le tableau. Nous prenons l'allure des yackiers».
A lire, à faire lire.

Lien : http://www.quidhodieagisti.c..
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   12 août 2012
Quand il marche, le pied sherpa vit, il ne se pose pas bêtement comme le nôtre dans un "ploc" poussiéreux, il s'épanouit, adhère, épouse. Légèrement rentré en dedans, il pousse de tous ses orteils que l'on voit griffer le terrain. En fin de pas, il se recroqueville comme les pattes d'une mygale prête à bondir ; en l'air, il pointe vers le ciel pour ne pas se meurtrir sur les pierres affleurantes et se repose après le gracieux déroulé de la plante sur le sol.
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joedijoedi   19 août 2012
Telle une invitation à repartir, un cordonnier flottant nous rapporte en barque, un matin, les chaussures que nous lui avions confiées éventrées il y a quelques jours. Il les a remises à neuf. Les réparations effectuées depuis le Népal se superposent : il y a les pièces de cuir tibétaines, les coutures chinoises, les ligatures en fil de nylon, les patchs ladkhis et, à présent, les sutures cachemiris. Ce ne sont plus des chaussures, ce sont des cartes de géographie imprimées en palimpseste.
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WyomingWyoming   21 mai 2018
Mais nous savons que nous ne reviendrons pas, nous semons derrière nous des rêves comme les comètes sèment des étoiles, des rêves qui ne doivent pas se réaliser, mais scintiller dans nos firmaments personnels. Les rêves ne sont pas des chimères, il faut les laisser grandir, les apprivoiser comme on s'approprie une étoile nuit après nuit, dans la fidélité, si on veut un jour pouvoir la décrocher. Il y en a une perchée sur tous les névés, au bout de tous les couloirs que nous avons croisés. Ce ne sont pour l'instant que de petites graines de rêve, des petits flocons d'étoiles. Dans la neige, ça pousse pas vite! Mais si nous revenons, notre coeur reconnaîtra en battant la chamade le rêve, la graine - étoile qui aura été la plus arrosée de nos pensées. Notre rêve - étoile est pour l'instant en marche, et nous devons le mener à bien, au bout du chemin, bout que nous aurons librement choisi, sans que quiconque ne nous l'impose. La voie n'est pas tracée... mais nous attend.
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LabelettedusudLabelettedusud   14 juillet 2018
Nous escaladons cette glaciale étreinte quand une étincelle enflamme la mèche du Pumori. Elle a jailli du col sud de l'Everest, qui vient de pointer son diamant noir derrière la crête du Nuptse. Chaque mètre gagné nous déshabille le seigneur, pas à pas il grandit dans toute sa splendeur, et surveille, en chef tutélaire, l'allumage un à un de ses réverbères de neige. Autour de lui le feu a pris, et, d'un geste vers l'est, l'Everest impérial somme le jour de se lever. P. 92
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joedijoedi   18 août 2012
La soif, c'est une envie de mourir pour un verre d'eau. C'est aussi la promesse de ne plus jamais passer devant un robinet sans le saluer avec respect.
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Video de Alexandre Poussin (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexandre Poussin
Présentation (en anglais, sous-titré en... roumain ?) de leur voyage de 3 ans en Afrique
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