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EAN : 9782266229722
320 pages
Éditeur : Pocket (07/03/2013)
4.03/5   86 notes
Résumé :
Ils ont parcouru à dos de cheval 3 000 kilomètres à travers l'Asie Centrale, soit un périple qui les a menés de la Chine au Moyen-Orient, en traversant le Kirghizistan, le Tadjikistan, l'Ouzbékistan, pour toucher enfin la mer d'Aral. Dans leurs sacoches, pour tout viatique, ils n'emportent que les récits des explorateurs qui se sont succédé dans la région depuis le XIVe siècle, de Marco Polo à Ella Maillart, et associent à travers les siècles leur propre regard à ce... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Wyoming
  07 mai 2021
Ayant lu un bon nombre des récits d'aventures et de voyages de Sylvain Tesson, il me manquait cette extraordinaire chevauchée des steppes, pourtant parue en 2001, qui aurait dû attirer mon attention bien plus tôt.
Ce retard est maintenant comblé, après une lecture éblouissante d'une multitude d'émotions et de perceptions, qu'elles soient géographiques, humaines ou animales à travers la relation que Sylvain et Priscilla ont vécu avec leurs trois chevaux qui sont devenus les héros de leur aventure, au point de la conclure par une pensée émue à leur égard.
Ce n'est pas vraiment une chevauchée puisque les deux aventuriers marchent la plupart du temps aux côtés de leurs montures afin de les épargner, d'autant qu'elles transportent tout leur matériel de voyage. Ils avancent donc à un rythme tranquille mais imperturbable au fil des jours, depuis le Khirghizistan jusqu'au bord des misérables restes de la mer d'Aral, en traversant le Tadjikistan et l'Ouzbékistan, avec la mythique Samarcande au coeur de leur périple.
Leur narration est très enrichissante, tant par la variété et la qualité des rencontres, que ce soit dans la tiédeur des yourtes ou à l'abri dans les maisons de ceux qui les accueillent. Les descriptions des paysages très changeant au fil de ce long périple procurent au lecteur une découverte de la nature, des immensités herbeuses, de la steppe désertique, de la faune et de la vie des populations tout au long du chemin.
De nombreuses péripéties viennent quelquefois contrarier leurs intentions : orages de montagne d'une grande violence, tracasseries administratives des pseudo-autorités aux frontières, tentatives de vol de leur matériel ou, pire, de leurs chevaux.
Le récit de leur voyage est aussi une excellente occasion de s'immerger dans la transition que vécurent ces ex républiques soviétiques avec la fin de l'Union au cours des années 90. On découvre des statues aux yeux légèrement bridés des leaders soviétiques et on peut déceler aussi certains regrets des populations par rapport à l'ère communiste qui leur apportait certaines garanties malgré tout.
Grande place est faite à l'accueil qu'ils reçurent, avec quelquefois des difficultés pour adopter les attitudes appropriées à l'égard de leurs hôtes, surtout quand il s'agit de manger au-delà du possible et de boire la vodka en quantité impensable. On a d'ailleurs un passage intéressant sur le cérémonial du thé qu'ils partagent avec leurs hôtes.
Et puis, le but final du voyage, cette pauvre mer d'Aral dont ils parviendront à approcher les lèvres douloureuses, toujours plus loin que là où elle se trouvait trente ans plus tôt, l'eau ayant été sacrifiée aux plantations intensives de coton. Ils vont donc percevoir l'émotion et la tristesse de ces anciens pêcheurs de la mer d'Aral qui pleurent leur bienfaitrice quasiment disparue.
Leur récit, tout en étant factuel et réaliste, s'attache à monter tous les changements survenus pour ces populations, ceci avec une absence de jugement à leur égard, sauf à l'encontre des meurtriers destructeurs de la mer d'Aral.
Une belle note finale avec les adieux à leurs chevaux qu'ils ont voulu confier à des personnes de qualité qui en prendront le plus grand soin, même s'ils ne pourront revoir les vastes prairies herbeuses des Monts Célestes.

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Acerola13
  09 juillet 2014
Je prépare un voyage au Turkestan oriental pour cet été, et je cherche donc à me renseigner sur cette région un peu oubliée de tous, dont personne ne semble connaître l'histoire précise. Les ouvrages concernant cette partie de la Chine se faisant rares, c'est un peu par défaut que je me suis tournée vers les récits de voyage, qui ne comprennent que trop rarement le Xin Jiang pour se concentrer sur les chemins des steppes du Kazakhstan, d'Ouzbékistan, du Kirghizstan ou encore du Tadjikistan.
La chevauchée des steppes ne fait pas exception, mais offre néanmoins un agréable récit d'un voyage entrepris à cheval à travers l'Asie centrale, entre hospitalité exubérante et dangers de la route, entre nouveau capitalisme et épuisement des ressources et souvenir de l'ancienne domination soviétique.
Priscilla et Sylvain, deux Français, s'embarquent donc pour une folle chevauchée à travers ces contrées reculées malgré leur faible expérience cavalière, réservant l'apprentissage à l'avancée du voyage. le récit est prenant, mais l'on s'ennuie parfois de la steppe qui paraît toujours semblable à elle-même, tout comme ses habitants, pris entre deux feux et incapables d'en sortir. le livre est agréable à lire, mais se doit d'être lu en plusieurs fois sous peine de lasser !
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jack56
  22 mars 2019
C'est un merveilleux voyage d'aventure que Priscilla Telmon et Sylvain Tesson nous invitent à faire en leur compagnie, tout au long de ces 3000 kilomètres à cheval à travers l'Asie centrale. Ce fut une grande découverte pour moi que d'aller à la rencontre de ces contrées, de ces paysages, de ces habitants mais aussi une analyse géopolitique actuelle et passée. C'est également toute l'histoire de ces pays en allant d'Alexandre le Grand à Genshis Khan, la route de la soie et les premiers aventuriers des siècles précédents qui ont laissé des écrits, permettant à nos deux cavaliers de suivre leurs traces. La découverte de villes au noms enchanteurs (Samarcande, Boukara, Khiva) pour terminer à la mer d'Aral.
J'ai d'autant plus apprécié ce récit de voyage très bien écrit, que c'est un voyage que je ne ferai sans doute jamais !
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BVIALLET
  01 avril 2012
Priscilla Telmon et Syvain Tesson nous retracent dans ce livre un périple quasi impossible de 3000 kilomètres à cheval à travers steppes , montagnes et déserts de l'Asie centrale. Ils empruntent la route de la soie d'ouest en est. Ils partent des confins du Xinjiang chinois pour rallier les bords désséchés de la mer d'Aral que les Russes ont partiellement vidée pour irriguer leurs immenses plantations de coton.
Ce livre aurait dû être passionnant, malheureusement il est beaucoup trop axé sur les descriptions géographiques et les considérations historiques ou politiques. Cela donne un livre à la Bouvier en moins bien. C'est dommage, car j'étais habitué à mieux surtout avec les deux précédents alors que Tesson partageait l'aventure avec Alexandre Poussin ( "On a roulé sur la terre" et "La marche dans le ciel" qui étaient excellents). Pour cause de compagnes, mes deux aventuriers se sont séparés et voyagent avec leurs petites amies. Poussin a fait une traversée mémorable de l'Afrique à pied depuis le Cap jusqu'au Caire qui a donné un film et un livre. Dans cette chevauchée, le lecteur aurait aimé savoir comment Priscilla a résisté à un tel défi, par exemple. Eh bien , on n'en sait rien. Elle est tellement discrète qu'on se demande si elle est bien là.
Très peu d'émotion , d'anecdotes...Un peu trop de russes alcooliques, de kirghises buveurs de lait de jument jusqu'à la nausée et d'islamistes patibulaires. Ce livre montre que le récit d'aventures n'est pas un genre aussi facile qu'on croit... Il ne suffit pas de recopier un carnet de route ou un journal de bord en précisant chaque nom de ville, de lieu ou de montagne pour intéresser le lecteur. Sans doute faut-il y mettre beaucoup de soi, de sa vie, de ses sentiments , de ses tripes quoi et c'est ce qui manque à ce bouquin, un peu trop proche d'un guide du routard. Je demeure un admirateur inconditionnel de nos jeunes aventuriers qui renouent avec la tradition française des grands voyageurs et méritent notre admiration pour leurs esploits. Mais qui aime bien châtie bien et comme je tiens à présenter des critiques honnêtes, je suis désolé de dire que celui-ci est inférieur aux autres...
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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keisha
  01 juin 2020
En 1999 Sylvain tesson et Priscilla Telmon se lancent dans une grande randonnée à chaval, en partant du Kazakhstan où ils se procurent trois chevaux, qu'ils nommeront Ouroz, Boris et Bucéphale. Dans le coin, les chevaux n'ont pas toujours de nom, et se récupèrent plus de coups de talon et de cravache que de bons soins. Nos deux voyageurs ne se sont pas comporté ainsi, faisant souvent passer le bien-être de leurs montures avant la leur. D'ailleurs ces compagnons ne seront quittés aux alentours de la mer d'Aral, en de bonnes mains, et avec un gros serrement de coeur.
Deux kirghizes, à cheval!
On suit les cavaliers avec plaisir, au Kirghizistan par exemple arriver à cheval est une promesse de bon accueil (et il est difficile de refuser le kumis et la vodka, et le plov)
Globalement ils ont pu parcourir le trajet espéré, sauf une fois à cause de problèmes de sécurité. le passage des frontières demande souvent patience et art de la discussion. Ils ont dû se méfier aussi des voleurs de chevaux ou autres.
La dernière partie leur fait traverser un désert vers la mer d'Aral, un vrai crève coeur écologique... Pour cultiver le coton, les eaux du Syr Daria et de l'Amou Daria ont été détournées. Sans parler de la pollution des sols et de l'air, des maladies... L'on sent parfaitement la colère et l'émotion chez les deux auteurs.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce récit, avec un Tesson même pas trentenaire, évitant les grandes envolées philosophico-lyriques et trouvant la juste mesure entre le périple équin lui-même, et quelques information historiques et géographiques.

Lien : http://enlisantenvoyageant.b..
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Citations et extraits (150) Voir plus Ajouter une citation
WyomingWyoming   04 mai 2021
Dans la chaleur de plomb fondu qui envahit l'air, nous nous baignons tous ensemble. Nous nous laissons glisser sur le lac, accrochés aux encolures, agrippés aux crinières. Les chevaux nagent, se roulent dans le sable brûlant et s'endorment à l'ombre de maigres chardons calcinés par la fournaise. Indicible renaissance au contact de l'eau pure, de la peau et du corps caparaçonnés de poussière.
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WyomingWyoming   06 mai 2021
-- J'ai fait douze gosses pour recevoir une voiture en cadeau!
C'était la loi à l'époque : vous faisiez douze enfants, on vous donnait une Volga. Une sacrée belle tire. Malheureusement le douzième est mort-né. J'ai jamais eu la bagnole mais j'ai gardé les onze mouflets.
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WyomingWyoming   05 mai 2021
Le thé est la "politesse de l'Orient", le breuvage des conversations, l'élixir du temps qui passe, servi avec lenteur et cérémonie pour que puissent se nouer les dialogues, se jauger les âmes, se juger les esprits.
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WyomingWyoming   06 mai 2021
Chameaux de Bactriane! Rugueux vaisseaux des Routes de la Soie qui forçaient d'un pas chaloupé, l'air de rien, les obstacles dressés sur le chemin de la Chine. Du Taklamakan au Karakoum, des monts Altaï au Pamir, des déserts les plus secs aux cols les plus glacés, les chameaux engoncé dans leurs manchons de fourrure charriaient contre leurs bosses, au long des pistes hostiles, les fines épices, les soieries délicates et les pierres précieuses. Paradoxe de ces temps où le luxe se diffusait et s'échangeait au milieu de l'intense brutalité des décors géographiques.
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WyomingWyoming   04 mai 2021
Parfois, il nous semble que les chevaux entendent et remarquent à l'horizon des choses dont nous n'avons pas idée. Acuité des sens de l'animal. La nôtre se développera au fur et à mesure de la marche à leurs côtés. Présence au monde acquise en chemin. Clairvoyance enseignée par la vie vagabonde. C'est ainsi qu'on devient nomade : en lisant les signes cachés de la Nature, en percevant aussi ceux que lancent les chevaux.
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Videos de Sylvain Tesson (92) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sylvain Tesson
Un été avec Rimbaud Sylvain Tesson Éditions des Equateurs, France-Inter Collection Equateurs parallèles, Un été avec...
Diffusé sur les ondes de France Inter, ces textes retracent la vie sinueuse du poète. Abandonnant l'écriture après une saison en enfer, il choisit une vie marginale, nomade et libertaire faite d'itinérance et de mouvement. Voilà de quoi charmer Sylvain Tesson qui nous en brosse un portrait « absolument moderne » !
https://www.laprocure.com/ete-avec-rimbaud-sylvain-tesson/9782849909799.html
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