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EAN : 9782266229722
320 pages
Éditeur : Pocket (07/03/2013)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 77 notes)
Résumé :
Ils ont parcouru à dos de cheval 3 000 kilomètres à travers l'Asie Centrale, soit un périple qui les a menés de la Chine au Moyen-Orient, en traversant le Kirghizistan, le Tadjikistan, l'Ouzbékistan, pour toucher enfin la mer d'Aral. Dans leurs sacoches, pour tout viatique, ils n'emportent que les récits des explorateurs qui se sont succédé dans la région depuis le XIVe siècle, de Marco Polo à Ella Maillart, et associent à travers les siècles leur propre regard à ce... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Acerola13
  09 juillet 2014
Je prépare un voyage au Turkestan oriental pour cet été, et je cherche donc à me renseigner sur cette région un peu oubliée de tous, dont personne ne semble connaître l'histoire précise. Les ouvrages concernant cette partie de la Chine se faisant rares, c'est un peu par défaut que je me suis tournée vers les récits de voyage, qui ne comprennent que trop rarement le Xin Jiang pour se concentrer sur les chemins des steppes du Kazakhstan, d'Ouzbékistan, du Kirghizstan ou encore du Tadjikistan.
La chevauchée des steppes ne fait pas exception, mais offre néanmoins un agréable récit d'un voyage entrepris à cheval à travers l'Asie centrale, entre hospitalité exubérante et dangers de la route, entre nouveau capitalisme et épuisement des ressources et souvenir de l'ancienne domination soviétique.
Priscilla et Sylvain, deux Français, s'embarquent donc pour une folle chevauchée à travers ces contrées reculées malgré leur faible expérience cavalière, réservant l'apprentissage à l'avancée du voyage. le récit est prenant, mais l'on s'ennuie parfois de la steppe qui paraît toujours semblable à elle-même, tout comme ses habitants, pris entre deux feux et incapables d'en sortir. le livre est agréable à lire, mais se doit d'être lu en plusieurs fois sous peine de lasser !
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jack56
  22 mars 2019
C'est un merveilleux voyage d'aventure que Priscilla Telmon et Sylvain Tesson nous invitent à faire en leur compagnie, tout au long de ces 3000 kilomètres à cheval à travers l'Asie centrale. Ce fut une grande découverte pour moi que d'aller à la rencontre de ces contrées, de ces paysages, de ces habitants mais aussi une analyse géopolitique actuelle et passée. C'est également toute l'histoire de ces pays en allant d'Alexandre le Grand à Genshis Khan, la route de la soie et les premiers aventuriers des siècles précédents qui ont laissé des écrits, permettant à nos deux cavaliers de suivre leurs traces. La découverte de villes au noms enchanteurs (Samarcande, Boukara, Khiva) pour terminer à la mer d'Aral.
J'ai d'autant plus apprécié ce récit de voyage très bien écrit, que c'est un voyage que je ne ferai sans doute jamais !
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BVIALLET
  01 avril 2012
Priscilla Telmon et Syvain Tesson nous retracent dans ce livre un périple quasi impossible de 3000 kilomètres à cheval à travers steppes , montagnes et déserts de l'Asie centrale. Ils empruntent la route de la soie d'ouest en est. Ils partent des confins du Xinjiang chinois pour rallier les bords désséchés de la mer d'Aral que les Russes ont partiellement vidée pour irriguer leurs immenses plantations de coton.
Ce livre aurait dû être passionnant, malheureusement il est beaucoup trop axé sur les descriptions géographiques et les considérations historiques ou politiques. Cela donne un livre à la Bouvier en moins bien. C'est dommage, car j'étais habitué à mieux surtout avec les deux précédents alors que Tesson partageait l'aventure avec Alexandre Poussin ( "On a roulé sur la terre" et "La marche dans le ciel" qui étaient excellents). Pour cause de compagnes, mes deux aventuriers se sont séparés et voyagent avec leurs petites amies. Poussin a fait une traversée mémorable de l'Afrique à pied depuis le Cap jusqu'au Caire qui a donné un film et un livre. Dans cette chevauchée, le lecteur aurait aimé savoir comment Priscilla a résisté à un tel défi, par exemple. Eh bien , on n'en sait rien. Elle est tellement discrète qu'on se demande si elle est bien là.
Très peu d'émotion , d'anecdotes...Un peu trop de russes alcooliques, de kirghises buveurs de lait de jument jusqu'à la nausée et d'islamistes patibulaires. Ce livre montre que le récit d'aventures n'est pas un genre aussi facile qu'on croit... Il ne suffit pas de recopier un carnet de route ou un journal de bord en précisant chaque nom de ville, de lieu ou de montagne pour intéresser le lecteur. Sans doute faut-il y mettre beaucoup de soi, de sa vie, de ses sentiments , de ses tripes quoi et c'est ce qui manque à ce bouquin, un peu trop proche d'un guide du routard. Je demeure un admirateur inconditionnel de nos jeunes aventuriers qui renouent avec la tradition française des grands voyageurs et méritent notre admiration pour leurs esploits. Mais qui aime bien châtie bien et comme je tiens à présenter des critiques honnêtes, je suis désolé de dire que celui-ci est inférieur aux autres...
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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keisha
  01 juin 2020
En 1999 Sylvain tesson et Priscilla Telmon se lancent dans une grande randonnée à chaval, en partant du Kazakhstan où ils se procurent trois chevaux, qu'ils nommeront Ouroz, Boris et Bucéphale. Dans le coin, les chevaux n'ont pas toujours de nom, et se récupèrent plus de coups de talon et de cravache que de bons soins. Nos deux voyageurs ne se sont pas comporté ainsi, faisant souvent passer le bien-être de leurs montures avant la leur. D'ailleurs ces compagnons ne seront quittés aux alentours de la mer d'Aral, en de bonnes mains, et avec un gros serrement de coeur.
Deux kirghizes, à cheval!
On suit les cavaliers avec plaisir, au Kirghizistan par exemple arriver à cheval est une promesse de bon accueil (et il est difficile de refuser le kumis et la vodka, et le plov)
Globalement ils ont pu parcourir le trajet espéré, sauf une fois à cause de problèmes de sécurité. le passage des frontières demande souvent patience et art de la discussion. Ils ont dû se méfier aussi des voleurs de chevaux ou autres.
La dernière partie leur fait traverser un désert vers la mer d'Aral, un vrai crève coeur écologique... Pour cultiver le coton, les eaux du Syr Daria et de l'Amou Daria ont été détournées. Sans parler de la pollution des sols et de l'air, des maladies... L'on sent parfaitement la colère et l'émotion chez les deux auteurs.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce récit, avec un Tesson même pas trentenaire, évitant les grandes envolées philosophico-lyriques et trouvant la juste mesure entre le périple équin lui-même, et quelques information historiques et géographiques.

Lien : http://enlisantenvoyageant.b..
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Chasto
  12 août 2017
L'Asie mineure offre ses pistes et ses mystères.
De pistes en déserts, la chevauchée se poursuit aux lignes de ces crêtes déjà lointaines?
Le lecteur, aux galops de ces explorateurs, poursuit sa découverte de ces civilisations toujours aussi présentes.
Kazakhstan, Daghestan, Tadjikistan, Ouzbékistan, Kirghizstan, les frontières se font montagnes, déserts ou bien no man's land d'une idéologie moribonde.
Samarcande découvre son oasis, les marais de Karakalpakie se font menace d'un ailleurs indéfinissable.
Dans un style de proses et d'humour, les décors défilent et nous invitent à l'aventure.
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
Acerola13Acerola13   13 juillet 2014
La modération en religion, c'est pratique pour la vodka ! Comment pourrait-on imaginer que le Turkestan ex-soviétique tournât encore rond si on se conformait aux commandements d'Allah qui interdisent qu'on lève le coude ? Les buveurs des Républiques d'Asie centrale s'accommodent parfaitement de leur appartenance à l'islam. Combien de fois avons-nous vu les uns et les autres rendre grâce à Allah Tout-Puissant avant d'attaquer la troisième bouteille ? Les Russes sont passés par là. Les leçons qu'ils ont dispensées au cours de leur mission civilisatrice ont porté leurs fruits : aucune religion ne peut empêcher qu'on fasse sauter le bouchon.
+ Lire la suite
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mytivanmytivan   16 avril 2020
Nous nageons avec les chevaux, accrochés aux crinières. Les lourds poitrails fendent les eaux du "lac chaud". Revenus sur le rivage, ils se roulent sur le sable, se gorgent d'eau, puis broutent tout ce qu'ils peuvent et s'endorment enfin.
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London16London16   12 février 2020
La modération en religion, c'est pratique pour le vodka! Comment pourrait-on imaginer que le Turkestan ex-soviétique tournât encore rond si on se conformait aux commandements d'Allah qui interdisent qu'on lève le coude? Les buveurs des Républiques d'Asie centrale s'accommodent parfaitement de leur appartenance à l'islam. Combien de fois avons-nous vu les uns et les autres rendre grâce à Allah Tout-Puissant avant d'attaquer la troisième bouteille? Les Russes sont passés par là. Les leçons qu'ils ont dispensées au cours de leur mission civilisatrice ont porté leurs fruits: aucune religion ne peut empêcher qu'on fasse sauter le bouchon!
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Acerola13Acerola13   09 juillet 2014
Les femmes ne s'intéressent pas au ferrage. Elles se tiennent en retrait. Leurs longs cheveux sont cachés sous des fichus fleuris. Leurs tenues sont toutes les mêmes. Taille et modèle unique : une robe-sac portée à mi-mollet sur des bas de couleur en accordéon. Elles vaquent à mille travaux, suractives. Elles cachent derrière leurs mains des sourires gênés quand nous les embrassons. Parfois, nous devinons sur leurs visages une certaine lueurs d'amertume qu'elles se hâtent de gommer quand nos regards se croisent. Lassitude de la vie ? Piliers du foyer, les femmes s'offrent sans conditions à un mari plus âgé qu'elles n'ont pas choisi et qu'elles subissent au long de l'existence.
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NorthmanNorthman   21 février 2018
Otanché nous reçoit. Son nom veut dire "celui qui bûcheronne". Nous lui expliquons que Sylvain signifie la forêt et que nous craignons le pire.
- Quand le bûcheron rentre dans la forêt avec sa cognée, les arbres s'écrient : courage, le manche est des nôtres! Proverbe Turc.
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Vidéo de Sylvain Tesson
Là-bas, au loin, si loin... Jean Raspail Préface de Sylvain Tesson Éditions R. Laffont Collection Bouquins
Cinq chefs d'oeuvres de Jean Raspail ainsi qu'un roman inédit sont réunis pour la première fois dans la collection "Bouquins". On y retrouve le souffle de Raspail et les vertus chères à son coeur, courage, loyauté, fidélité. La Procure
Lecteurs ! Vous allez embarquer sur un navire étrange, un bâtiment littéraire. Il a largué les amarres il y a cinquante ans, à moins que ce ne fussent cinquante siècles (mais les faire-part de naissance importent-ils, en littérature ?). C'est un vaisseau de légende. L'équipage ? Des hommes inaptes à la vie moderne. Son port d'attache ? La mélancolie ou la lucidité, ce qui revient au même. Sa destination ? Tout horizon perdu. R. Laffont
https://www.laprocure.com/bas-loin-loin-jean-raspail/9782221157473.html
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