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Anatole Pons-Reumaux (Traducteur)
EAN : 9782351788424
560 pages
Gallmeister (05/05/2022)
3.93/5   906 notes
Résumé :
Depuis plusieurs décennies, la Sardaigne est le théâtre de meurtres rituels sauvages. Enveloppés de silence, les corps de jeunes filles retrouvés sur les sites ancestraux de l’île n’ont jamais été réclamés. Lorsque les inspectrices Mara Rais et Eva Croce se trouvent mutées au département des “crimes non élucidés” de la police de Cagliari, l’ombre des disparues s’immisce dans leur quotidien. Bientôt, la découverte d’une nouvelle victime les place au centre d’une enqu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (190) Voir plus Ajouter une critique
3,93

sur 906 notes
Une jeune fille retrouvée la gorge tranchée en pleine forêt, un masque zoomorphe sur le visage, à genoux comme en prière, recouverte d'une peau de mouton. Ce meurtre énigmatique et glaçant réactive des cold cases vieux d'une vingtaine d'années. A partir de ce point de départ classique, Piergiorgio Pulixi construit un ethnopolar envoûtant, habité de la présence imposante que constitue la Barbagia, région reculée et montagneuse de Sardaigne

L'immersion est totale, entre les superbes descriptions de cette Sardaigne sauvage loin des flux touristiques et l'inscription de l'enquête dans une ambiance mythologique en relation avec la culture nuragique qui s'est épanouie sur l'île durant le Paléolithique autour de cultes et rituels ancestraux liés à la déesse Mère. L'expérience de lecture est même très sensorielle : senteurs, saveurs, images, dialectes transpercent les pages et arrivent directement au lecteur, l'enveloppant des mystères d'une Sardaigne peu connue, à la fois terrible et enchanteresse.

La construction du récit est impeccable, alternant passages crus et descriptions presque lyriques, rythme frénétique du présent et atmosphère immuable du passé. Tout cela monte crescendo jusqu'à un dénouement surprenant et totalement cohérent.

En fait, l'auteur est aussi à l'aise dans les scènes d'action qui vous font trembler que dans les scènes intimistes qui vous serrent la gorge d'émotion, et pour ma part, c'est cet équilibre-là que je recherche de plus en plus dans les thrillers. Cela passe par des personnages forts. Il n'y a que cela dans ce roman. A commencer par le vieux flic à la retraite, dont le coeur et l'âme sont corrompus par le poison de ses deux enquêtes non résolues. Puis le duo explosif des deux inspectrices qui risquent de se faire avaler par le vortex de cette enquête hors norme, elles qui ne savent pas encore à quel point une obsession professionnelle peut être cruelle et vous engloutir.

Avec ce duo de forces polaires, la perspicacité cérébrale de l'une s'alliant à l'instinct impétueux de l'autre, Piergiorgio Pulixi propose un superbe double portrait féminin en construction tout au long du roman, dévoilant progressivement dans le bon tempo le passé douloureux de chacune avec une intensité dingue lorsqu'il s'agit d'Eva ( le personnage de Mara est un peu plus monolithique). Ce dévoilement déchirant nourrit l'intrigue policière qui gagne en densité à mesure qu'on commence à en apercevoir les enjeux et les conséquences sur les deux femmes.

Ce roman rude infusé de mysticisme et de superstitions m'a emballée avec sa densité à la True Detective ( saison 1 ) qui explore les racines du mal au plus profond de l'âme humaine.
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Avis très mitigé sur ce livre multi-encensé ici-bas, et je vais en profiter pour commencer par un coup de gueule :

Y en a marre de ces polars qui croient utiles d'épaissir la psychologie de leurs enquêteurs en les dotant de blessures internes ressassées à longueur de pages !

(Attention, à celles et ceux qui lisent ce genre de romans justement pour ça : je vais divulgâcher sans remords).

Là, on a un florilège qui en devient grotesque. On part sur un duo d'enquêtrices.
Ma première vit mal son divorce et encore plus mal d'avoir vu sa carrière ruinée pour avoir refusé les avances du préfet prédateur sexuel (ou le sous-préfet, je ne sais plus).
Ma seconde ne se remet pas de la perte de sa fillette cancéreuse (on compatit forcément) et traîne une bavure commise sous l'emprise de ce drame.
Mon troisième en fait un duo dysfonctionnel qui s'affronte à fleuret moucheté par fiertés respectives de vouloir masquer ces douleurs intimes.
Mon tout fait trop de pages inutiles et convenues.

J'arrête ? Non, ce serait bête de passer la suite sous silence.
Il y a un vieil inspecteur en phase terminale de son cancer à lui, mais encore hanté par les cold cases qui sont le substrat de l'intrigue. Et d'ailleurs il a tellement somatisé que c'est certainement ça qui le tue à petit feu.
Un commissaire qui ne supportera pas le meurtre de trop, qu'il aurait dû empêcher puisqu'il enquêtait sur l'enlèvement préalable, et qui s'en ouvre les veines dans sa baignoire.

Et ça en fait des caisses pour nous égrener tout ça avec suspense, au fil des petits chapitres intercalés, comme autant de petites intrigues mineures…

Et c'est bien dommage, parce que raccourci de cette pénible moitié, le polar serait excellent.

On découvre la civilisation nuragique qui occupait la Sardaigne à l'âge du bronze, ses croyances, ses rites et comment ils survivent aujourd'hui. À la fois dans le folklore des villages ; à travers des ahuris sectaires new age, mâtinés de puissants de l'élite locale qui s'y dévoient ; et enfin, mes préférés, au sein d'un clan familial perdu dans l'arrière-pays qui perpétue ces croyances. Bon, c'est la ficelle un peu grosse des ethno-polars, le coup des barbaries antiques qui se transmettent de génération en génération depuis quatre mille ans, mais moi, je marche, c'est ce que j'y aime.

Ces divers ingrédients sont toutouillés et malaxés avec adresse et le suspense est maîtrisé (malgré sa dilution dans la psychologie de bazar dénoncée plus haut). On en profite pour aborder le fonctionnement de l'île : pas de mafia, mais une coterie locale qui monopolise quand même le pouvoir et l'argent. On dévore la fin et on est surpris du dénouement.

Ce qui fait que, réduit de moitié, on aurait eu un livre remarquable.
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Il a surgi du temple lorsque le gamin et son chien se sont approchés du cadavre ensanglanté de cette femme. C'est un géant, une torche dans une main, un couteau à la lame recourbée et maculée de sang et d'eau dans l'autre. La victime est couverte de peaux de chèvres et a le visage caché par un masque carnavalesque en bois représentant une bête cornue. Sa gorge est tranchée comme pour un sacrifice païen. Elle n'est pas la première… Elle ne sera pas la dernière…
Cette série de meurtres sacrificiels qui s'étale sur près de quarante années fait partie des affaires classées jamais résolues de l'île sarde. Moreno Barrali, inspecteur en chef de la police d'état, a passé le plus gros de sa carrière à essayer d'élucider ce mystère. En phase terminale d'un cancer, il est soulagé lorsque sa hiérarchie crée le service des « gold cases » avec l'aide de deux inspectrices, Mara Rais et Eva Croce.
Piergiorgio Pulixi invente avec beaucoup d'imagination une série de faits divers à la limite du surnaturel. En rédigeant son roman avec de très courts chapitres il donne un rythme infernal à son histoire. Celle-ci, très bien documentée, mêle archéologie, anthropologie, civilisation nuragique basée sur le culte de la déesse mère (la vie), le dieu taureau (la fertilité) et le sacrifice d'une vierge dont le sang est censé ensemencer la terre. Si l'on rajoute l'atmosphère, celle d'une terre brulée sous les assauts d'un soleil caniculaire qui exhale les senteurs de thym, de romarin, de serpolet, sur fond de mer méditerranée dont le bleu azuréen inonde de petites criques où l'on rêve d'y passer des journées à lézarder, on rend grâce à l'auteur d'avoir eu ce talent de nous immerger dans ce véritable paradis terrestre qu'est la Sardaigne. de même il a su décrire parfaitement le caractère rustique de l'autochtone. Jusque-là, le dépliant touristique est parfait, on achète le séjour pension complète pour une durée indéterminée. le roman de Piergiorgio Pulixi réunit les principales qualités d'un « nature writing ».
En ce qui concerne le polar, l'auteur organise son roman comme un jeu d'échec, il avance chacun des pions qui vont être déterminant lors de cette intrigue policière. Mais il faut attendre la seconde partie du roman, soit après la présentation de tous les éléments de l'intrigue, pour que l'enquête démarre vraiment. Et quand elle démarre, c'est pour emporter le lecteur dans ses méandres les plus obscurs et pour son plus grand plaisir, ce qui sauve ce roman. Ce n'est qu'à ce moment-là que l'histoire prend toute sa dimension dramatique et que l'intrigue atteint une tension paroxystique. Inutile d'essayer de trouver le ou les coupables, le dénouement est insoupçonnable.
Le texte est persillé de mots et expressions sardes, ce qui ne rend pas toujours la lecture fluide et casse le rythme imposé par la succession des brefs chapitres. Heureusement le plus souvent ils sont suivis de leur traduction en français, mais pas toujours.
Certains dialogues n'ont pas la maturité ni la vraisemblance pour donner un accent dramatique à cette histoire. Au contraire, ils tournent parfois à la digression et éloignent le lecteur de la noirceur de ce roman.
Concernant les personnages, l'auteur nous laisse deviner des caractères bien trempés, des natures brisées par des accidents de la vie, mais dans les faits, on ne remarque pas suffisamment tôt dans le récit que nos héros en soient particulièrement traumatisés. Ce n'est que par la suite que l'on découvre les blessures psychologiques qu'ils ont subies. Et elles ne sont pas des moindres.
« L'île des âmes » est certainement un très bon roman policier pour lequel il ne faut pas s'attarder sur la première partie mais foncer sur la suite qui est passionnante et addictive.
Concernant le choix éditorial, c'est une réelle bonne idée qu'ont eu les éditions Gallmeister que d'ouvrir leur offre à d'autres destinations que les états unis d'Amérique, d'arpenter le monde afin de dénicher l'Oeuvre.
« C'est pourquoi fault ouvrir le livre et soigneusement peser ce que y est déduict. [...] Puis, par curieuse leçon et méditation fréquente, rompre l'os, et sugcer la substantificque moelle, [...]. » Rabelais (source Wikipédia).
Merci aux éditions Gallmeister et à masse critique babelio, pour la découverte de cet auteur en gestation et de son roman ethno-policier « L'île des âmes ». On attend une suite, bien évidemment…
Traduction de Anatole Pons-Reumaux.
Editions Gallmeister, 536 pages.
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J'ai découvert Piergiorgio Pulixi lors de la rentrée littéraire 2022 avec son second roman « L'illusion du mal ». Un roman de 600 pages que j'avais dévoré en un claquement de doigt, et que j'avais particulièrement adoré. « L'illusion de mal » fait partie de ces romans qui vous reste longtemps dans la tête.

«Dans « L'île aux âmes », son premier ouvrage, l'auteur nous immerge dans sa Sardaigne natale. Au coeur de cette île à la fois mystérieuse et envoûtante. Aux paysages magnifiques. Où les traditions nuragiques ont traversées les siècles.

Dans cette histoire, nous suivons Eva Croce et Mara Rais, un duo d'enquêtrices cabossées par la vie. Suite à une mutation disciplinaire, les deux jeunes femmes se retrouvent à devoir travailler ensemble sur des cold case de la police de Caglieri. Très rapidement, elles découvrent que depuis plusieurs décennies, cette île séculaire, aux milles parfums, est le théâtre de meurtres rituels barbares commis à plusieurs années d'intervalle...commence alors une enquête, qui très rapidement se transforme en une traque sombre, immersive, ou l'ombre des morts envahie leur quotidien...

« L'île aux âmes » est un roman noir, envoûtant. Dans lequel le présent laisse place au passé. Conjointement immersif et dense, Piergiorgio Pulixi nous embarque dans un voyage sensoriel, aux multiples senteurs. Sa plume est brute mais riche, ce qui la rend addictive. Les personnages sont haut en couleur, soignés, attachants, forts. Notre duo d'enquêtrices, comme chien et chat, une petite touche d'humour en plus, ce qui, pour le lecteur, ne gâche rien bien au contraire. du pur plaisir. La nature est omniprésente, somptueuse. L'atmosphère est lourde, pesante. Aussi à l'aise dans la construction de ses personnages que dans la description des paysages, l'auteur nous embarque dans une intrigue vertigineuse, au rythme des rites et des légendes, en plein coeur du milieu rural Sarde.

La lecture est captivante. Les pages s'enchainent les unes aux autres. Parsemées de nombreux rebondissements, elles tiennent le lecteur en haleine. « L'île aux âmes » est un roman que l'on lâche pas. « L'île aux âmes » est un roman une fois fini, on aimerait pourvoir encore lire des pages et des pages......

Est-ce le hasard ?. Une coïncidence ? ... Toujours est-il, juste avant de lire ce roman, j'ai lu « La trilogie écossaise » - l'intégrale de Peter May.. et.. je peux dire que Piergiorgio Pulixi avec « L'île aux âmes », fait entrer la Sardaigne dans le milieu du polar au même niveau que Peter May avec l'Ecosse.

« L'île aux âmes » est une très belle réussite ! Une invitation au voyage ! Un dépaysement garanti !

Merci aux éditions Gallmeister d'avoir ouvert leur porte à l'Italie....






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Ne vous laissez pas désarmer par la première partie un peu poussive, l'île des âmes est un excellent roman tellurique, de rituels et d'atmosphère où la Sardaigne, terre de croyance, semble immuable et ancrée dans des millénaires de traditions archaïques.
Le synopsis est assez simple : Eva et Mara, 2 inspectrices en charge du suivi des cold case, sont sollicitées par un enquêteur en fin de vie, pour résoudre une vieille affaire de meurtres rituels sur des jeunes filles datant de 1975 et 1986.
Leurs investigations vont les mener sur les traces du passé, dans une Sardaigne de rites ancestraux, et surtout bien plus loin qu'elles ne l'imaginaient…
J'ai aimé ce roman, son mysticisme envoûtant, ses paysages escarpés et sauvages, sa nature primitive, son duo d'enquêtrices improbable au passé chargé.
Et sa fin inattendue.
Que demander de plus ?
Une suite peut-être ?
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critiques presse (3)
LaPresse
09 janvier 2022
Ce premier polar de l’auteur traduit en français nous présente deux enquêtrices qui font équipe dans la nouvelle unité des crimes non élucidés de Cagliari, en Sardaigne – deux héroïnes qu’on espère retrouver dans de futurs titres. [...] Une intrigue très réussie.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeDevoir
22 juillet 2021
Pulixi s’est mis au roman il y a quelques années et cette histoire est sa première traduite — magnifiquement ! — en français. On sera frappé par sa connaissance profonde de la mythologie locale tout autant que par l’élégance et la force de son écriture… et l’on n’oubliera certainement pas ces deux policières improbables que sont Mara Rais et Eva Croce. Encore !
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LeSoir
06 avril 2021
Naissance d’un duo de flics féminins dans une Sardaigne mystérieuse mêlant beauté des paysages, crimes non élucidés et traditions ancestrales.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (90) Voir plus Ajouter une citation
Paradoxalement, c'était par l'odorat plus que par la vue qu'Eva percevait l'immensité et le prodige de la nature : ses narines étaient envahies d'un effluve enivrant d'infini; aucun mot n'aurait pu encapsuler les sensations qu'il produisait.
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Ce fut en marchant pieds nus le long de la plage du Poetto qu’Eva Croce découvrit que Cagliari possédait deux mers. La première, elle l’avait devant elle : une étendue d’eau infinie, assez paisible pour une journée de fin octobre. La deuxième avait une liquidité très différente : c’était une mer de lumière. Une luminosité onctueuse, d’une douceur maternelle, qui se déversait impétueusement sur toute la ville, s’écoulait dans ses moindres recoins.
Commenter  J’apprécie          50
En Sardaigne, le silence est presque une religion. L’île est composée de distances infinies et de silences ancestraux qui ont quelque chose de sacré. Tout en est imprégné : les collines de maquis qui se découpent jusqu’à l’horizon, les champs de blé à perte de vue, les plaines recouvertes de ciste, de lentisques, de myrte et d’arbousiers qui saturent l’air de parfums enivrants ; les montagnes qui se dressent timidement vers le ciel, comme par peur de le profaner. Les hauts plateaux et les pâturages où paissent les troupeaux et souffle le mistral. Partout règne un silence pénétrant.
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Toutes les affaires d'homicide ne sont pas identiques. Certaines te collent à la peau pour toujours. Tu les portes en toi comme des cicatrices. Au bout de quelques années, elles cessent de te faire mal et tu n'y prêtes plus attention. Elles deviennent une partie de toi. Le tissu cicatriciel s'atténue au point que tu finis par ignorer sa présence. Mais il suffit d'un détail, d'une odeur, d'un regard ou d'un mot pour réinfecter la plaie, pour rouvrir la boîte de Pandore que tous les enquêteurs ou presque gardent en eux, laissant libre cours à des souvenirs corrosifs et à une culpabilité aussi sournoise que des parasites intestinaux. Et peu importe le nombre de kilomètres, physiques ou psychologiques, que tu pourras mettre entre toi et l'affaire, cette dernière te retrouvera toujours, tel un esprit qui ne trouve pas la paix venu te tourmenter pour obtenir justice. Il fait la queue avec toi à la caisse du supermarché, t'observe dans la salle d'attente du médecin, rôde derrière ton dos lorsque tu dînes en famille. Il te hante, semblable à un amour que tu n'as pas eu le courage de vivre. La soif de vérité s'alanguit avec le temps, mais pas pour ces âmes condamnées à une nuit éternelle qu'il te revient tant bien que mal d'éclairer. C'est ton travail. Ou peut-être plus encore : c'est ce que tu es. C'est pour quoi il te semble être né. Ta mission. Ta condamnation. Et si tu cherches à les oublier, les esprits des victimes t'empêchent de dormir. Tu les devines au pied du lit. Ils murmurent tes fautes. Ils t'accusent d'avoir capitulé. À la longue, ils te conduisent à la folie, et tu ferais n'importe quoi pour les chasser. N'importe quoi. (P.428)
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Le policier lui tendit une vieille photo en noir et blanc. Prise dans un environnement rural, elle représentait un enfant d’à peine dix ans et un chien.
- Il s’est passé un bon bout de temps, mais c’est moi, là…Le chien s’appelait Angheleddu, un jeune bâtard intelligent et très protecteur avec moi. Le pauvre… C’est un peu difficile, parce que cette histoire-là, à part ma femme, je ne l’ai raconté à personne. J’ai gardé ce secret pour moi pendant trop longtemps, mais c’est bien que tu saches avant que la mémoire m’abandonne…
- Que je sache quoi ? demanda Eva, perplexe.
- Le genre de malédiction que je trimballe.
- Je ne comprends pas…
- Je voulais que tu saches que la nuit du 2 novembre 1961, dans la vallée d’Aratu, en Barbagia, j’ai été le témoin oculaire d’un meurtre rituel, quasi identique à ceux de 1975 et 1986… Et j’ai même vu l’assassin.
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Vidéo de Piergiorgio Pulixi
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