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Anatole Pons-Reumaux (Traducteur)
EAN : 9782351788424
560 pages
Gallmeister (05/05/2022)
3.98/5   457 notes
Résumé :
Depuis plusieurs décennies, la Sardaigne est le théâtre de meurtres rituels sauvages. Enveloppés de silence, les corps de jeunes filles retrouvés sur les sites ancestraux de l’île n’ont jamais été réclamés. Lorsque les inspectrices Mara Rais et Eva Croce se trouvent mutées au département des “crimes non élucidés” de la police de Cagliari, l’ombre des disparues s’immisce dans leur quotidien. Bientôt, la découverte d’une nouvelle victime les place au centre d’une enqu... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (125) Voir plus Ajouter une critique
3,98

sur 457 notes

Kirzy
  07 mai 2021
Une jeune fille retrouvée la gorge tranchée en pleine forêt, un masque zoomorphe sur le visage, à genoux comme en prière, recouverte d'une peau de mouton. Ce meurtre énigmatique et glaçant réactive des cold cases vieux d'une vingtaine d'années. A partir de ce point de départ classique, Piergiorgio Pulixi construit un ethnopolar envoûtant, habité de la présence imposante que constitue la Barbagia, région reculée et montagneuse de Sardaigne
L'immersion est totale, entre les superbes descriptions de cette Sardaigne sauvage loin des flux touristiques et l'inscription de l'enquête dans une ambiance mythologique en relation avec la culture nuragique qui s'est épanouie sur l'île durant le Paléolithique autour de cultes et rituels ancestraux liés à la déesse Mère. L'expérience de lecture est même très sensorielle : senteurs, saveurs, images, dialectes transpercent les pages et arrivent directement au lecteur, l'enveloppant des mystères d'une Sardaigne peu connue, à la fois terrible et enchanteresse.
La construction du récit est impeccable, alternant passages crus et descriptions presque lyriques, rythme frénétique du présent et atmosphère immuable du passé. Tout cela monte crescendo jusqu'à un dénouement surprenant et totalement cohérent.
En fait, l'auteur est aussi à l'aise dans les scènes d'action qui vous font trembler que dans les scènes intimistes qui vous serrent la gorge d'émotion, et pour ma part, c'est cet équilibre-là que je recherche de plus en plus dans les thrillers. Cela passe par des personnages forts. Il n'y a que cela dans ce roman. A commencer par le vieux flic à la retraite, dont le coeur et l'âme sont corrompus par le poison de ses deux enquêtes non résolues. Puis le duo explosif des deux inspectrices qui risquent de se faire avaler par le vortex de cette enquête hors norme, elles qui ne savent pas encore à quel point une obsession professionnelle peut être cruelle et vous engloutir.
Avec ce duo de forces polaires, la perspicacité cérébrale de l'une s'alliant à l'instinct impétueux de l'autre, Piergiorgio Pulixi propose un superbe double portrait féminin en construction tout au long du roman, dévoilant progressivement dans le bon tempo le passé douloureux de chacune avec une intensité dingue lorsqu'il s'agit d'Eva ( le personnage de Mara est un peu plus monolithique). Ce dévoilement déchirant nourrit l'intrigue policière qui gagne en densité à mesure qu'on commence à en apercevoir les enjeux et les conséquences sur les deux femmes.
Ce roman rude infusé de mysticisme et de superstitions m'a emballée avec sa densité à la True Detective ( saison 1 ) qui explore les racines du mal au plus profond de l'âme humaine.
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BillDOE
  31 mars 2021
Il a surgi du temple lorsque le gamin et son chien se sont approchés du cadavre ensanglanté de cette femme. C'est un géant, une torche dans une main, un couteau à la lame recourbée et maculée de sang et d'eau dans l'autre. La victime est couverte de peaux de chèvres et a le visage caché par un masque carnavalesque en bois représentant une bête cornue. Sa gorge est tranchée comme pour un sacrifice païen. Elle n'est pas la première… Elle ne sera pas la dernière…
Cette série de meurtres sacrificiels qui s'étale sur près de quarante années fait partie des affaires classées jamais résolues de l'île sarde. Moreno Barrali, inspecteur en chef de la police d'état, a passé le plus gros de sa carrière à essayer d'élucider ce mystère. En phase terminale d'un cancer, il est soulagé lorsque sa hiérarchie crée le service des « gold cases » avec l'aide de deux inspectrices, Mara Rais et Eva Croce.
Piergiorgio Pulixi invente avec beaucoup d'imagination une série de faits divers à la limite du surnaturel. En rédigeant son roman avec de très courts chapitres il donne un rythme infernal à son histoire. Celle-ci, très bien documentée, mêle archéologie, anthropologie, civilisation nuragique basée sur le culte de la déesse mère (la vie), le dieu taureau (la fertilité) et le sacrifice d'une vierge dont le sang est censé ensemencer la terre. Si l'on rajoute l'atmosphère, celle d'une terre brulée sous les assauts d'un soleil caniculaire qui exhale les senteurs de thym, de romarin, de serpolet, sur fond de mer méditerranée dont le bleu azuréen inonde de petites criques où l'on rêve d'y passer des journées à lézarder, on rend grâce à l'auteur d'avoir eu ce talent de nous immerger dans ce véritable paradis terrestre qu'est la Sardaigne. de même il a su décrire parfaitement le caractère rustique de l'autochtone. Jusque-là, le dépliant touristique est parfait, on achète le séjour pension complète pour une durée indéterminée. le roman de Piergiorgio Pulixi réunit les principales qualités d'un « nature writing ».
En ce qui concerne le polar, l'auteur organise son roman comme un jeu d'échec, il avance chacun des pions qui vont être déterminant lors de cette intrigue policière. Mais il faut attendre la seconde partie du roman, soit après la présentation de tous les éléments de l'intrigue, pour que l'enquête démarre vraiment. Et quand elle démarre, c'est pour emporter le lecteur dans ses méandres les plus obscurs et pour son plus grand plaisir, ce qui sauve ce roman. Ce n'est qu'à ce moment-là que l'histoire prend toute sa dimension dramatique et que l'intrigue atteint une tension paroxystique. Inutile d'essayer de trouver le ou les coupables, le dénouement est insoupçonnable.
Le texte est persillé de mots et expressions sardes, ce qui ne rend pas toujours la lecture fluide et casse le rythme imposé par la succession des brefs chapitres. Heureusement le plus souvent ils sont suivis de leur traduction en français, mais pas toujours.
Certains dialogues n'ont pas la maturité ni la vraisemblance pour donner un accent dramatique à cette histoire. Au contraire, ils tournent parfois à la digression et éloignent le lecteur de la noirceur de ce roman.
Concernant les personnages, l'auteur nous laisse deviner des caractères bien trempés, des natures brisées par des accidents de la vie, mais dans les faits, on ne remarque pas suffisamment tôt dans le récit que nos héros en soient particulièrement traumatisés. Ce n'est que par la suite que l'on découvre les blessures psychologiques qu'ils ont subies. Et elles ne sont pas des moindres.
« L'île des âmes » est certainement un très bon roman policier pour lequel il ne faut pas s'attarder sur la première partie mais foncer sur la suite qui est passionnante et addictive.
Concernant le choix éditorial, c'est une réelle bonne idée qu'ont eu les éditions Gallmeister que d'ouvrir leur offre à d'autres destinations que les états unis d'Amérique, d'arpenter le monde afin de dénicher l'Oeuvre.
« C'est pourquoi fault ouvrir le livre et soigneusement peser ce que y est déduict. [...] Puis, par curieuse leçon et méditation fréquente, rompre l'os, et sugcer la substantificque moelle, [...]. » Rabelais (source Wikipédia).
Merci aux éditions Gallmeister et à masse critique babelio, pour la découverte de cet auteur en gestation et de son roman ethno-policier « L'île des âmes ». On attend une suite, bien évidemment…
Traduction de Anatole Pons-Reumaux.
Editions Gallmeister, 536 pages.
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LambertValerie
  13 juillet 2022
Ce qui m'a d'abord attiré dans ce livre, c'est son titre : L'île des âmes que je trouvais très poétique en symbiose avec une île aux aspects sauvages : La Sardaigne.
Pierguorgio Puluxi avec L'île des âmes à réussi un véritable coup de maître, on ne lâche pas son roman tant il est haletant.
Tous les "ingrédients" y sont pour faire ce que certains ont appelé " un ethnopolar".
C'est d'abord le lieu du roman : la Sardaigne avec tous ses secrets naturels et sauvages comme cette région montagneuse de la Barbagia.
Associé à une culture fondée sur des rites ancestraux qui peuvent conduire à des meurtres rituels.
Une fois campé ce décor, on se retrouve dans la vie d'aujourd'hui avec deux femmes policières, chacune pour des raisons différentes ayant touché le fond d'un abîme noir qu'elles peinent à masquer.
C'est alors, qu'elles se retrouvent à la charge d'une enquête sulfureuse qui les conduit à travers des découvertes macabres à retrouver le fil et tenter de sauver des âmes.
C'est un livre magique, ensorcelant même si l'écriture est légère et fluide.
L'auteur nous porte dans sa Sardaigne natale à travers un flamboyant roman.
Lecture à ne manquer sous aucun prétexte surtout pour les passionnés de polars.
Un très très grand roman !
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alexb27
  28 juillet 2021
Ne vous laissez pas désarmer par la première partie un peu poussive, l'île des âmes est un excellent roman tellurique, de rituels et d'atmosphère où la Sardaigne, terre de croyance, semble immuable et ancrée dans des millénaires de traditions archaïques.
Le synopsis est assez simple : Eva et Mara, 2 inspectrices en charge du suivi des cold case, sont sollicitées par un enquêteur en fin de vie, pour résoudre une vieille affaire de meurtres rituels sur des jeunes filles datant de 1975 et 1986.
Leurs investigations vont les mener sur les traces du passé, dans une Sardaigne de rites ancestraux, et surtout bien plus loin qu'elles ne l'imaginaient…
J'ai aimé ce roman, son mysticisme envoûtant, ses paysages escarpés et sauvages, sa nature primitive, son duo d'enquêtrices improbable au passé chargé.
Et sa fin inattendue.
Que demander de plus ?
Une suite peut-être ?
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Sylviegeo
  22 novembre 2021
La Sardaigne, l'île des tombes des géants. L'île de cette civilisation nuragique vieille de millénaires, l'une des plus anciennes du bassin méditerranéen. Cette civilisation pratiquait une religion animiste adorant le taureau et le soleil symbolisant les forces masculines et la lune et la mer manifestation de la déesse mère, signe de la fertilité féminine.
La première partie nous plante le décor et on se croit vraiment dans un roman d'ambiance empreinte de mysticisme et envoutante. Mais très vite on reviendra à notre enquête policière.
Nous avons donc affaire à un homicide qui porte à penser à des rites messianiques, païens et qui rappellerait deux autres meurtres non résolus 20 ans et 30 ans plus tôt. Meurtres qui hantent un policier à la retraite mais qui avait travaillé sur ces deux affaires auparavant. Rais et Croce, deux enquêtrices mises en purgatoire, hériteront plus ou moins de ce dossier car leur peine veut que celles-ci oeuvrent à la mise sur pied du nouveau département des affaires non résolues. Mutée de Milan à Cagliari, Croce devra composer avec le caractère sarde impétueux de sa partenaire imposée: Rais.
En parallèle, il y a l'arrière pays , la Barbagia. La Barbagia où vit le clan des Ladu installé depuis des lunes dans la "vallée des âmes" vivant en retrait de la civilisation, observant les us et coutumes des ancêtres, vivant au rythme de la terre et des saisons. Porteur de la civilisation nuragique, ce clan se considère comme le gardien de ces montagnes et forêts, grottes et vallées. là où aucun envahisseur n'a réussi à pénétrer parce que protéger par une divinité sylvestre. Une divinité, oui, qui les protège mais qui demande en retour, fidélité et sacrifice.
En plus, il y a les "néonuragiques". La pseudo-religion appelée Nutaxia. Ces gens croient que les monuments millénaires, grottes, tombes, puits ou autres sont des sites de connexion avec le cosmos. Ils attendent sous moults rituels l'avènement d'une nouvelle ère. Rien de nouveau sous le soleil me direz vous mais ce sera une piste que devront suivre nos enquêtrices. Et il y a également les anthropologues, les universitaires , les chercheurs, les références aux policiers ceux qui les renseigneront.
Bref, il y a tout ça ce qui fait de "L'île des âmes" un roman touffu, documenté, dense mais clairement expliqué dans une langue et avec une narration impeccables. Chapeau à Piergiorgio Pulixi pour ces personnages immenses, bien en chair, complexes et fascinants. Un brin ethno-polar et très polar avec tout juste ce qu'il faut de fausses pistes, de rebondissements, de recherche de preuves et bien sûr une intrigue diabolique et captivante. C'est une lecture qui m'a happée comme une force magnétique ensorcelante, comme une forêt qui me parle et me raconte ses secrets.
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critiques presse (3)
LaPresse   09 janvier 2022
Ce premier polar de l’auteur traduit en français nous présente deux enquêtrices qui font équipe dans la nouvelle unité des crimes non élucidés de Cagliari, en Sardaigne – deux héroïnes qu’on espère retrouver dans de futurs titres. [...] Une intrigue très réussie.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeDevoir   22 juillet 2021
Pulixi s’est mis au roman il y a quelques années et cette histoire est sa première traduite — magnifiquement ! — en français. On sera frappé par sa connaissance profonde de la mythologie locale tout autant que par l’élégance et la force de son écriture… et l’on n’oubliera certainement pas ces deux policières improbables que sont Mara Rais et Eva Croce. Encore !
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LeSoir   06 avril 2021
Naissance d’un duo de flics féminins dans une Sardaigne mystérieuse mêlant beauté des paysages, crimes non élucidés et traditions ancestrales.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   28 novembre 2022
DES CINQ POLICIERS affectés à l’enquête sur le meurtre de Dolores Murgia, je suis la seule encore en vie. J’ai perdu quatre collègues, quatre amis. Certains disaient que cette affaire était maudite. Qu’on aurait tous mieux fait de l’oublier, de la classer. À force de creuser, nous avions réveillé sas animas malas, les esprits malfaisants, et la noirceur s’était emparée de nous, l’un après l’autre. Comme une malédiction.
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collectifpolarcollectifpolar   28 novembre 2022
Toutes les affaires d'homicide ne sont pas identiques. Certaines te collent à la peau pour toujours. Tu les portes en toi comme des cicatrices. Au bout de quelques années, elles cessent de te faire mal et tu n'y prêtes plus attention. Elles deviennent une partie de toi. Le tissu cicatriciel s'atténue au point que tu finis par ignorer sa présence. Mais il suffit d'un détail, d'une odeur, d'un regard ou d'un mot pour réinfecter la plaie, pour rouvrir la boîte de Pandore que tous les enquêteurs ou presque gardent en eux, laissant libre cours à des souvenirs corrosifs et à une culpabilité aussi sournoise que des parasites intestinaux.
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ColchikColchik   26 novembre 2022
Le tangage du bateau lui évoquait les contractions d’une parturiente. Le clapot des vagues, les gémissements causés par les douleurs. Le souffle du vent, la respiration haletante de la femme sur le point de perdre les eaux. Le battement sourd des moteurs du ferry qui montaient dans les tours, l’augmentation vertigineuse du pouls. Elle sourit, amère. En un sens, c’était ça : cette nuit enveloppante était l’utérus qui la retiendrait encore quelques heures, jusqu’à ce qu’elle accouche d’une nouvelle vie, d’une nouvelle elle.
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AgneslitdansonlitAgneslitdansonlit   31 mai 2021
Toutes les affaires d'homicide ne sont pas identiques. Certaines te collent à la peau pour toujours. Tu les portes en toi comme des cicatrices. Au bout de quelques années, elles cessent de te faire mal et tu n'y prêtes plus attention. Elles deviennent une partie de toi. Le tissu cicatriciel s'atténue au point que tu finis par ignorer sa présence. Mais il suffit d'un détail, d'une odeur, d'un regard ou d'un mot pour réinfecter la plaie, pour rouvrir la boîte de Pandore que tous les enquêteurs ou presque gardent en eux, laissant libre cours à des souvenirs corrosifs et à une culpabilité aussi sournoise que des parasites intestinaux. Et peu importe le nombre de kilomètres, physiques ou psychologiques, que tu pourras mettre entre toi et l'affaire, cette dernière te retrouvera toujours, tel un esprit qui ne trouve pas la paix venu te tourmenter pour obtenir justice. Il fait la queue avec toi à la caisse du supermarché, t'observe dans la salle d'attente du médecin, rôde derrière ton dos lorsque tu dînes en famille. Il te hante, semblable à un amour que tu n'as pas eu le courage de vivre. La soif de vérité s'alanguit avec le temps, mais pas pour ces âmes condamnées à une nuit éternelle qu'il te revient tant bien que mal d'éclairer. C'est ton travail. Ou peut-être plus encore : c'est ce que tu es. C'est pour quoi il te semble être né. Ta mission. Ta condamnation. Et si tu cherches à les oublier, les esprits des victimes t'empêchent de dormir. Tu les devines au pied du lit. Ils murmurent tes fautes. Ils t'accusent d'avoir capitulé. À la longue, ils te conduisent à la folie, et tu ferais n'importe quoi pour les chasser. N'importe quoi. (P.428)
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missmolko1missmolko1   04 avril 2021
En Sardaigne, le silence est presque une religion. L’île est composée de distances infinies et de silences ancestraux qui ont quelque chose de sacré. Tout en est imprégné : les collines de maquis qui se découpent jusqu’à l’horizon, les champs de blé à perte de vue, les plaines recouvertes de ciste, de lentisques, de myrte et d’arbousiers qui saturent l’air de parfums enivrants ; les montagnes qui se dressent timidement vers le ciel, comme par peur de le profaner. Les hauts plateaux et les pâturages où paissent les troupeaux et souffle le mistral. Partout règne un silence pénétrant.
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