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EAN : 9782266295543
Éditeur : Pocket (06/02/2020)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.6/5 (sur 59 notes)
Résumé :
La République des Pirates nous entraîne au début du XVIIIe siècle, de Carnac aux côtes du Venezuela en passant par les Antilles, dans le sillage des grands romans d'aventure de Daniel Defoe et Robert Louis Stevenson, guidée par le marin breton Yann Kervadec et son drôle d'équipage.
Providence, Nassau, les Antilles... Yann Kervadec et son drôle d'équipage débarquent au beau milieu de cette République des Pirates. Une île gérée par les " gens de fortune " qui y... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Latulu
  12 février 2020
Oyé matelos, hissez la grand-voile et le pavillon noir et apprêtez-vous à larguer les amarres.
Cap sur la République des Pirates de Jean-Marie Quéméner.
1717 : Yann, jeune breton fraîchement embarqué dans la marine se retrouve bien malgré lui enrôlé dans la piraterie. A travers les aventures pittoresques de son héros, l'auteur va retracer les dernières années de l'âge d'or des flibustiers. Barbe Noire, Charles Vane ou encore Rackam et Ann Bonny vont croiser le fer tandis que Yann tentera de reconquérir sa liberté.
Premier roman de Jean-Marie Quéméner, la République des Pirates offre une galerie de personnages truculents. Son jeune héros, Yann Kervadec sort à peine de l'adolescence. C'est donc un regard encore emprunt de naïveté qui va nous conduire de la Bretagne aux Antilles, en passant par l'esclavagisme, la recherche d'un trésor et les premiers émois amoureux.
Le style est simple et subtil. le vocabulaire est très immersif jusqu'à certaines métaphores : « un sourire comme une grand-voile sur le visage ». Jean-Marie Quéméner évite de s'étendre sur les détails techniques de la navigation et on l'en remercie. La part belle est réservée à l'aventure et aux personnages.
Ses compagnons de voyage se déclinent tour à tour ingénieux, désespérés et dangereux. Ils gagnent en nuances et en profondeur au fur et à mesure du récit. Dans sa quête pour regagner sa respectabilité, notre héros se retrouve dans des situations tragiques dont il sait se sortir avec, parfois, trop de facilités.
C'est le seul reproche que je ferai à ce roman. Certaines scènes, si elles ont le mérite de s'inscrire sur une note burlesque et fantasque sont quand mêmes difficilement crédibles. Est-ce parce que nous sommes confrontés à ces événements avec l'innocente jeunesse de Yann que les pirates se retrouvent dépouillés des oripeaux de cruauté ? Sans doute, car tout le long de ce récit, j'ai eu le sentiment d'osciller entre l'atmosphère de Black Sails, série télé qui retrace les aventures de pirates et dont l'action se passe aux mêmes endroits et moments, et Pirates des Caraïbes, pour l'action et l'humour.
Quand même, l'auteur s'en sort bien. le côté aventurier malgré lui du héros aide bien et donne une saveur particulière au récit.
J'ai beaucoup apprécié la fin avec la présence du philosophe Voltaire et ce clin d'oeil de l'auteur aux hommes libres, même pour le pire.
Merci à Babelio et aux Editions Pocket pour m'avoir fait passer un très bon moment en compagnie de Yann Kervadec et son équipage d'infortune.
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Commenter  J’apprécie          151
Lucilou
  19 août 2020
"A moi forban que m'importe la gloire
Né fils de roi et de prostituée
Sur des cadavres j'ai chanté la victoire
Et dans un crâne j'ai bu la liberté"
Qu'on se serve un godet de rhum, et qu'on chante! Qu'on arme le navire et qu'on hisse le pavillon! Qu'on boive encore! Qu'on parte à l'abordage et puis qu'on mette le cap sur "La République des Pirates"!
Depuis toute petite, j'aime les récits d'aventures, les romans tout pleins de fracas et de péripéties, les héros hauts en couleurs, en noblesse et en courage et si j'ai le coeur mousquetaire plus que de raison, les pirates n'ont pourtant jamais de mal à me conquérir. C'est qu'ils ont le panache, la séduction, l'insolence, le romantisme, les décors pour ça. Ajoutez à cela leurs destins de légendes mâtinés de tragédie et leur soif de liberté et me voilà rendue comme un galion espagnol... C'est donc assez logiquement que je me suis jetée dans les bras du roman de Jean-Marie Quéméner, d'autant plus que le gravité de mes dernières lectures et la fin de l'été m'ont donnée de furieuses envies d'évasion, d'actions, de réjouissances et d'océan (et de rhum. Mais c'est moins avouable).
Levez l'encre et larguez les amarres: ce roman est un régal -pour peu qu'on ne souffre pas du mal de mer-, un banquet de rhum, de boucané et de vanille que j'ai dévoré malgré le tangage et le roulis. Et j'en redemande.
Yann Kervadec est un jeune breton qui a grandi auprès d'un père aimant quoique original. Parce qu'il devient un homme et parce qu'il rêve d'autres choses que du granit des menhirs de Carnac, son père le fait engager à bord d'un navire en partance pour la Guadeloupe avec escale africaine au programme. Si Yann se découvre le pied marin, il comprend aussi bien vite la triste réalité du commerce auquel son navire et capitaine prennent part. Plutôt que des'y habituer et de se taire comme on le lui conseille, il préfère donner de son eau aux esclaves à moitié mort de tout et entassés dans la cale jusqu'à la Guadeloupe où c'est la cruauté de trop qui le conduit à commettre l'irréparable. Contraint de fuir, il prend à nouveau la mer mais n'ira pas très loin. Les Caraïbes sont infestés de pirates et Yann atterrira auprès de plusieurs d'entre eux à Providence, terre légendaire des non moins légendaires Calicot Jack, Barbe Noire, Charles Vane, Ann Bonny et Mary Read! Ici les pirates sont rois, le rhum coule à flots et l'or des navires espagnols est à tous. Ici, c'est l'aventure, la liberté, les duels, les bateaux et les fiers pavillons; c'est la terre de ceux qui s'affranchissent des règles du vieux monde et qui se taillent un destin à la mesure de leurs rêves.
Ici, enfin, Yann trouve sa place, une famille et l'amour d'une belle créole. de pirate à chefs d'expédition, le jeune homme va goûter à l'ivresse du sang et du grand large, louvoyer entre les intrigues et les trahisons, croiser le chemin des plus grands pirates et se lancer à la recherche d'un trésor enfoui. Au terme du voyage, peut-être qu'il rentrera chez lui, d'autant plus que les anglais entreprennent la reconquête de Providence et qu'ils ont juré qu'ils feront danser les fiers flibustiers au bout d'une corde. Un nouveau monde est en train de naître tandis que meurt la République des Pirates dans une agonie désespérée. Pour Yann et les siens, il faudra quitter ce monde qui se déchire avant qu'il ne soit trop tard.
"La République des Pirates" est un roman d'aventures, un vrai, qui ne laisse aucun répit à son lecteur tant qu'il n'est pas arrivé à la dernière page: la narration est fluide, rythmée et la plume est élégante et bien tournée, comme sans doute les étaient-elles au XVIII°siècle... Elle ne manque pas d'humour non plus, ce qui en accentue les délices. Les personnages sont attachants (mention spécial à Finn et ses citations du grand Will!) et bien campés pour la plupart bien qu'on puisse regretter qu'ils ne soient pas plus approfondis parfois. A cet égard, j'ai trouvé bien léger -par exemple- le traitement de Calicot Jack et de ses deux compagnes qui auraient mérité mieux. Idem pour Medeline, certes jolie mais pas assez active. le cadre et le contexte sont soignés, bien présentés et plutôt documentés, mais là encore, j'en aurai voulu plus. Il me semble que cela aurait été intéressant d'en savoir davantage sur l'histoire de Providence et de ses habitants, de même que j'ai regretté que la fin de la ville soit sabrée si vite. Cela aurait mérité plus de gravité, de tragique... Mais je chipote.
Quant aux différentes péripéties, c'est vrai qu'elles s'enchaînent vite et que le roman ne nous épargne aucun des lieux communs propres aux romans de pirates mais ils sont tellement bien écrits, tellement prenants qu'on se fiche qu'ils soient communs et puis, j'aurais été déçue qu'ils n'y soient pas. Par ailleurs, certains passages sont à mourir de rire ou simplement magnifique (tout ce qui relève de la fin de Vane m'a sonnée!): comment alors faire la fine bouche?
"Pendu au mât d'une barque étrangère
Mon corps un jour servira d'étendard
Et tout mon sang rougira la galère
Aujourd'hui fête et demain le hasard
Allons esclaves, debout mes braves
Buvons l'ivresse et l'orgie à grands flots
Aujourd'hui fête , demain peut être
Mon corps ira s'engloutir dans les flots"
Ainsi, ce matin, j'ai quitté le port et j'ai le coeur un peu lourd de savoir ce que devient Providence livrée aux infâmes soldats en rouge.
J'ai débarqué de l'Oroun ce matin et l'équipage me manque déjà... Mais il parait qu'ils vont bientôt reprendre la mer, je devrais pouvoir me débrouiller pour me faire une petite place sur le pont, hein capitaine Kervadec?
"Si par hasard par un coup de fortune
Je capturais l'or d'un beau galion
Riche à pouvoir décrocher la lune
Je m'en irai vers d'autres horizons
Là vénéré tout comme un gentilhomme
Moi qui ne fut qu'un forban qu'un bandit
Là je pourrais peut être tout comme
un roi dormir dans un bon lit."

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marylinestan
  28 avril 2020
Un roman aux parfums sucrés d'aventures, de rhum et d'alizés, à déguster sans modération. Yann Kervadec, jeune breton de Carnac embarque sur un navire à destination de la Guadeloupe, via l'Afrique. Il découvre rapidement les terribles réalités de la traite des Noirs, des navires négriers aux plantations de cannes. Après une altercation musclée avec le maître d'un de ces domaines, il est contraint de prendre la fuite. Mais il n'ira pas loin : dans ces eaux des Caraïbes infestées de pirates, la loi du plus fort est la seule alternative. Comme son navire, Yann louvoie habilement entre les intrigues, coups bas, trajectoires croisées des gens de mer et de bonne fortune, rivalités anglaises et espagnoles. Un récit très plaisant, écrit d'une plume élégante, racée, pleine d'humour et, bonne pioche, il y a un deuxième tome.
Commenter  J’apprécie          205
Phoenicia
  01 juillet 2019
Un roman d'aventures palpitant si on arrive à s'accrocher durant les premiers chapitres. Il est vrai que les premiers chapitres semblent un peu longs mais le reste du roman nous plonge dans le milieu de la piraterie. Par le biais de Yann Kervadec, marin breton à la langue bien pendue, narrateur sarcastique au possible, nous découvrons les Antilles, anglaises, espagnoles mais surtout pirates! D'abord marin dans un négrier, il est très vite enrôlé par la force en tant que pirate, côtoie les grands noms tels qu'Edward Teach, Vane, Rackam ou encore Ann Bonny, et tentent d'échapper, dans sa quête de liberté, tant aux Anglais qu'aux Espagnols. Les acolytes sont bien choisis, l'humour est là, l'aventure aussi.
Challenge ABC 2018-2019
Challenge le tour du scrabble en 80 jours ( 5e éd)
Challenge Multi-défis 2019
Challenge A travers l'histoire
Challenge 50 objets 2019-2020
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sld09
  11 janvier 2021
Premier abandon de l'année…
Je me suis arrêtée après seulement 39 pages : je n'ai pas du tout adhéré au style de l'auteur qui multiplie les figures de style. Ses descriptions mêlent humain, animal, végétal ou objets (objets qui "s'animent", mais surtout hommes ou femmes qui prennent les caractéristiques d'une plante, d'un animal ou de tout autre choses, parfois étranges mais bien vues). Cela donne un texte très imagé, mais qui semble trop travaillé pour ne pas perdre de sa fluidité et rester agréable à lire.
Commenter  J’apprécie          160


critiques presse (1)
Actualitte   14 mars 2019
Jean-Marie Quéméner, correspondant à l’étranger pour de nombreux médias, signe avec La République des Pirates, publié chez Plon, son premier roman historique et, ma foi, s’en sort avec les honneurs [...] voici un bon divertissement que je recommande que l’on soit déjà pirate ou encore marin d’eau douce !
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Hyperion62Hyperion62   22 février 2021
Prends garde à toi, Yann, l'amitié supporte moins bien encore que l'amour les trahisons.
Commenter  J’apprécie          10
marylinestanmarylinestan   01 mai 2020
— Voyons cela, dit-il doucement en déchirant ma chemise. Intéressant…Juste un petit trou. Une balle, hein ? Et de très près ! Bon…Tu vas devoir te soumettre à la règle des trois pots. C’est simple : un coup de rhum pour le médecin, il ne tremblera pas. Un coup de rhum pour le malade. Il ne gueulera pas… Après y avoir goûté lui-même, il m’enfourna la louche dans la bouche… —Et un coup de rhum pour la blessure, elle ne pourrira pas… Je criai malgré le deuxième point de sa maxime…
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marylinestanmarylinestan   28 avril 2020
—Je protège la cargaison, répondis-je sans ciller. La chaleur et le manque d’air vont les tuer. Que dira le propriétaire quand il verra son chargement amputé d’un bon quart, si ce n’est plus ? —Mais il s’y attend, sacré bon sang de porc avarié ! Nous avons quoi à bord ? Cinquante, soixante billes de bois ? Il en attend une trentaine, trente-cinq au mieux ! On en a déjà jeté six à la baille ! C’est le Bon Dieu qui les trie. Nous, on tente d’abord de survivre à cette puanteur et à la traversée.
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marylinestanmarylinestan   28 avril 2020
« Yann, ces quelques affaires pour le cas où tu doives te défendre ou attaquer. Un conseil avisé : il te faut accepter de tuer dans les deux cas. N’hésite jamais. Sinon laisse-les à quai. Souviens-toi, mon fils : un Pont Allouët ne plie genou que devant Dieu et son roi. J’ose espérer que tu verras le premier le plus tard possible et je juge fort improbable que tu croises le chemin du second de sitôt… »
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sld09sld09   07 janvier 2021
Le capitaine compensait l’absence de chirurgien à bord. A défaut d’études, il disposait du savoir acquis par l’expérience. "Force d’eau pure et de fruits, disait-il, vaut mieux que scalpels et saignées". Le remède fonctionnait à peu près : passées quelques interminables et douloureuses journées, les malades reprenaient pied.
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Video de Jean-Marie Quéméner (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Marie Quéméner
Jean-Marie Quéméner, spécialiste de la Syrie, auteur de Dr. Bachar, Mr. Assad
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