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Nathalie Quintane (Autre)
EAN : 9782358722094
144 pages
La Fabrique éditions (14/01/2021)
3.97/5   39 notes
Résumé :
34 ans… non… si je compte la fac, 5 ans de plus… et le secondaire, 7 ans… et l’école, 5 ans… et la maternelle : + 2… 53 ans que, élève, étudiante, enseignante, je suis dans l’Éducation nationale.

De la disparition de l’estrade à l’arrivée du numérique, des concours aux cantines, des mutations insidieuses aux réformes à marche forcée, ce livre tente une traversée de l’institution — sans se retenir d’en rire, et en tâchant de ne pas trop en pleurer.
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique

Je crois que je suis « mal placée » pour chroniquer « Un hamster à l'école ». Ou trop bien, tout dépend du point de vue. Je vous explique : je n'ai pas fait d'études de sociologie, mais il me semble que, lorsqu'on a le même âge, le même sexe, la même origine géographique, que l'on a fait les mêmes études et passé les mêmes concours pour faire le même boulot… il me semble que l'on risque fort de se trouver deux/trois points en commun, ce qui évidemment est le cas ! Alors, inutile de vous dire que ces petits chapitres en vers libres (rien de tel que cette forme inattendue pour nous faire sortir de notre zone de confort et nous réveiller, nous secouer !) sur l'institution scolaire, qui me renvoient à mon quotidien depuis plus de trente ans maintenant, m'ont ravie! Pas dépaysée mais ravie ! Évidemment, je m'y retrouve complètement et je n'ai pas résisté à cette écriture mordante et offensive, à l'humour pince-sans-rire et incisif de Nathalie Quintane. C'est bien simple, j'ai bassiné tous mes collègues pour qu'ils écoutent ma lecture de tel ou tel passage de son livre : je profitais des longues minutes perdues à la photocopieuse pour en coincer un.e/des (collègue.s) : « Tiens, écoute ça… », tandis que d'autres ont retrouvé des photocopies-tracts dans leurs casiers et pour ceux qui pensaient avoir échappé aux vers quintaniens, ils n'avaient qu'à regarder les murs de la salle des profs, généreusement tapissés d'extraits du livre (à cause de moi, on n'aura peut-être pas notre label « éco-collège » cette année)...

Un délice. Un vrai délice. Les sujets abordés ? Ils sont nombreux ! Par quoi commencer ? Ah si, bien sûr, parlons par exemple des notes qu'il a fallu transformer en compétences - matérialisées par des codes-couleurs (ça allait tout changer…) : « il aura fallu que les mots de/ l'entreprise pénètrent bien profondément/ toute la société pour qu'elle nous les refile/ comme on refile la chtouille. »

D'ambitieux missionnaires se sont courageusement aventurés jusque dans nos bleds de fin fond de campagne pour nous transmettre la bonne parole institutionnelle… Je me souviens de nos incompréhensions (réelles surtout et feintes un peu aussi) au sujet de ces dites compétences (sont-ce « des savoirs identifiés » ou « des savoirs mobilisés » ou les deux à la fois?), des colères qui les accompagnaient et des fous rires aussi avec mon collègue de lettres classiques… Et les sigles, les sigles… une spécialité de l'EN (quoique…) Quand soudain, en réunion, tu ne sais même plus de quoi on parle ! Et avec ces compétences, les bulletins, tels des tableaux de Pollock, devinrent très vite illisibles : « j'y comprenais rien/ c'était écrit tout petit, y avait des couleurs partout/ quatre pages en tout. Il a fallu que je me penche/ sur la question un bon quart d'heure avant de / comprendre, moi qui remplissais des bulletins/ depuis trente ans »

Un autre point : les projets... « Projet de ceci, projet de cela ; j'ai/ jamais vraiment compris ce que ça recoupait sinon/ que quand t'as un projet, tu dois remplir des objectifs/ (c'est comme ça que ça se dit) » (au passage, je me souviens d'une inspection où l'on m'avait interrogée bille en tête sur le « projet académique »… j'avais fini par avouer à mon inspectrice que je ne comprenais pas la question. Je flottais dans un étrange univers kafkaïen - un cauchemar que cette inspection.)

Il y a eu aussi le parachutage du fameux « oral d'Histoire des Arts » (sans prof dédié) : qui faisait quoi ? Tout le monde. Ah oui, tout le monde ? Et le prof de physique, il allait parler de quoi ? Et le prof de maths ? Je me souviens d'un échange fastidieux autour du « nombre d'or » pour nous démontrer qu'on avait bien besoin des maths aussi pour commenter un tableau. Et les discussions interminables autour de cela. Les refus des uns, l'engouement un peu forcé des autres, les modalités de l'examen qu'il fallait aller chercher je ne sais où sur Internet… « du coup, pendant sept ans, on a préparé surtout/ à la tour Eiffel, à la Joconde, et aussi aux affiches de / Norman Rockwell, surtout celle de la petite fille noire/ parce que ça permettait de parler de la/ ségrégation raciale aux États-Unis qui était/ au programme de 3e. Vers la fin, j'ai remarqué/ qu'il y avait de plus en plus de peintres pompiers/ genre les gladiateurs de Jean-Léon Gérôme./ Des peintures vraiment bien peintes./ Ça devait pas être facile d'expliquer aux élèves/ que ces peintures tellement bien peintes/ en fait c'était de la merde. »

Et ces oraux du bac où les gamins, fiers d'eux, balancent à la tête de l'examinateur des noms de figures de style comme s'il s'agissait d'un Sésame ouvre-toi leur permettant d'obtenir un 19/20 haut la main, et ce sans penser une seule seconde qu'ils en oublient de mettre en évidence le sens même du texte : « les candidats te sortaient des noms de figures de style/que j'avais jamais rencontrées personnellement/ comme la polysyndète ou l'homéotéleute/ après ils recopiaient scrupuleusement/ tous les mots qui appartenaient au champ lexical/ (ça veut dire vocabulaire)/ de la navigation ou de la pâtisserie, puis c'était la/ liste de tous les verbes à l'imparfait du subjonctif/ et ainsi de suite ». Voilà comment l'école vide de son sens la notion même de « littérature » en dépiautant le texte à l'infini et en lui faisant dire parfois le contraire même de ce qu'il dit ! Et puis, le bac, pour l'examinateur, ça signifie une semaine loin de chez soi. le brevet, c'est mieux : « une journée à compter/ des points et demi sur des questions un peu floues/ de compréhension de textes de le Clézio. » Les « questions un peu floues », ah, ah, c'est exactement ça ! T'es obligé d'admettre toutes les réponses, du coup...

Il faut aussi que je vous parle des « îlots » (non, non, on ne part pas en voyage : il s'agit d'un concept dans l'air du temps qui consiste à regrouper quatre tables, les élèves sont donc face à face, bavardent -forcément- et souvent tournent le dos au tableau) : tiens, je me souviens d'une Principale qui m'avait demandé un jour pourquoi je ne mettais pas mes tables en îlots (les îlots, c'est tendance aussi bien dans les classes que dans les cuisines). Je lui avais répondu que mes élèves étaient là pour travailler, pas pour discuter. Et puis, j'avais fini par lui demander pourquoi elle insistait pour que je change. Sans ironie aucune et avec une franchise désarmante, elle m'avait répondu : « C'est la mode ». Outre les îlots, le prof devait (doit - c'est toujours d'actualité ce truc?) « quasi disparaître/ au moins de leur champ de vision, on leur donne une A4/ avec des phrases toutes prêtes, à compléter, à manipuler, à inventer, à chambouler, et vite vite/ on se carapate derrière notre ordi dont on ne bouge plus », oui, les gamins doivent tout trouver tout seuls. Ca prend du temps (mais paraît-il qu'on en a suffisamment !) Et parfois ils ne trouvent rien, forcément…

Je pense aussi aux interventions des uns, des autres parce que c'est l'école qui doit résoudre tous les problèmes de la société : prévention drogues, problèmes auditifs, réseaux sociaux et cyber harcèlement, éducation à la santé et à la sexualité, lutte contre l'homophobie, initiation à la nutrition, théâtres forum pour l'égalité des sexes, petits-déjeuners allemands, espagnols, anglais… Et les heures de cours qui partent en fumée… ( déjà que quatre heures de français hebdomadaire, c'est un peu juste, hein !)

Et le temps perdu à se connecter à l'ENT (qui bloque), aux codes (qui marchent pas)…

Un livre-critique vivant, vibrant, drôle, désespéré, sensible, touchant qui dénonce, dans une langue-torrent où se mêlent tous les registres de langue, un système scolaire souvent absurde, des réformes dénuées de bons sens qui s'accompagnent d'un verbiage abscons et incompréhensible. Un beau portrait en relief d'une institution en liquidation...

Et puis, au milieu de tout ça, il y a des profs usés, sonnés, désarçonnés, consternés et des élèves qui suivent comme ils peuvent, cahin-caha, s'accrochant aux branches, si les hasards de l'orientation ne les envoient pas valser là où ils n'ont jamais pensé mettre les pieds, des élèves dont l'un d'eux, un jour, à la fin d'un cours, lèvera la main pour demander, tandis que sa voix sera presque recouverte par une horrible sonnerie tonitruante « -Mais Madame, finalement, c'est quand qu'on va profiter de la vie ? »

Magnifique !


Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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Ne croyez pas en lisant ce titre que vous trouverez relaté quelque expérience déviante d'un prof féru d'expérimentation pédagogique, il y a longtemps que les hamsters sont interdits en classe because les allergies ! le hamster ici, c'est le prof dans sa cage de classe, moulinant sans fin de l'instruction, assommé par des réformes et un management de plus en plus ineptes de façon à lui faire accepter tout et n'importe quoi sans moufter.

Mais ce livre, loin de se résumer à cela, empoigne l'école par tous les bouts. En de courts chapitres, il dresse un portrait sensible de ce monde où tout un chacun est passé et que l'auteure n'a jamais quitté puisque prof de français ( agrégée) dans un collège du sud de la France. Les entrées prises par Nathalie Quintane pour décrire cette énorme machine qu'est l'école à la française sont multiples. du changement d'atmosphère d'un établissement à l'autre, même distants de quelques centaines de mètres, à la notation, au verbiage imposé aux profs aux devoirs à la maison en passant par à l'autorité voire à la solitude du prof après son travail, tout sera passé dans la moulinette littéraire de cette auteure inclassable.

"Un hamster à l'école" se démarque franchement de toute cette production éditoriale de profs racontant leurs expériences souvent de la même façon, soit sur le mode humoristique soit politique. Ici, il n'y aura pas à trancher, ce sera les deux modes qui seront employés mais avec plusieurs singularités.

Il y a d'abord, en plus de son regard critique jamais méchant, le style même de l'auteure, mélange subtil de langage parlé et de phraséologie plus complexe, dont les mots s'entrechoquent comme pour montrer la diversité de la langue actuelle ( et peut être la diversité des publics de certains établissements). A cela se rajoute, une autre originalité, celle qui fait apparaître le texte comme un poème, avec cette convention typographique du crochet en bout de ligne quand le ver est trop long. Ce n'est pas réellement un poème, ou alors des vers libres, de la poésie contemporaine ( ne pas oublier que Nathalie Quintane est poète également et surtout ne pas effrayer le lecteur potentiel qui pourrait croire à un ouvrage trop déviant surtout s'il est habitué à Delphine de Vigan). Cette mise en page attire l'oeil et oblige le cerveau à prendre de nouveaux repères de lecture, comme si, en utilisant ce procédé, on voulait également exhorter les enseignants à s'extraire un tant soit peu du cadre très strict de leur boulot, qui après la poste ou la SNCF est en train d'être soigneusement cassé.

Même s'il est certain que "Un hamster à l'école" trouvera plus facilement lecteur dans le milieu enseignant tant il connaît bien le milieu évoqué, le lecteur lambda lui prendra plaisir à sourire ( parfois jaune) à ce décapant portrait d'une enseignante qui montre combien ce métier, cette institution qu'est l'école, est diablement complexe ( et en danger). Et face à cette complexité, du recul et de l'humour permet de mieux l'appréhender, le comprendre et ...le défendre ?


Lien : https://sansconnivence.blogs..
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99 pages sur 198, j'estime que j'ai fait le job. Et j'arrête là.

Quand je finis ou abandonne un livre, 3 options s'offrent à moi: la poubelle (c'est vraiment trop pourri pour que je prenne le risque que quelqu'un d'autre y perde son temps), la boîte à livres ou le don (je ne le relirai pas mais je veux faire profiter quelqu'un d'un bon kif/Je n'ai pas aimé mais probablement que ça peut plaire à quelqu'un qui a d'autres goûts que les miens), ma bibliothèque (je le relirai / je le lirai quand ce sera le bon moment). Là j'hésite entre les 2 premières.

Nathalie Quintane raconte - non, même pas - parle de sa vie de prof. Déjà, la mise ne page est nulle, avec des rejets qui font penser à de la poésie mais qui n'en est pas. En plus, ça ne sert pas du tout le texte. le contenu m'est totalement inintelligible moi qui partage pourtant son expérience ! Dans le premier chapitre, elle se targue d'avoir été, élève, très bonne en français. Et ben mon cochon! J'ai tout le temps envie d'écrire en rouge dans la marge "précisez", "Que voulez-vous dire ?". C'est ça le hic: je ne comprends pas où elle veut en venir. Ce n'est ni drôle, ni émouvant, ni édifiant, ni rien. C'est du rien. Allez, j'ai tranché, poubelle.

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Très très rigolo et bien déprimant, un cocktail assez rare que j'ai beaucoup apprécié.

Le marasme de l'Éducation Nationale décrit par une professeur qui constate que le système est pourri et absurde et perpétue les inégalités malgré les bonnes intentions de ses fonctionnaires. La forme n'est pas académique, ce n'est pas celle d'"une prof qui écrit" ( expression toujours usitée avec condescendance) mais une auteure au propos percutant et personnel. On peut y retrouver de vieux souvenirs d'élève comme des rappels de pratiques scolaires actuelles qu'on connait parce qu'on est parent ou proche d'élève, proche aussi d'enseignants : des pratiques décortiquées avec précision et dérision pour pointer des résultats dramatiques. Cette forme a pu surprendre et agacer semble-t-il, ce n'est pourtant pas du Mallarmé non plus, c'est tout à fait compréhensible et bidonnant.

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Un écrit drôle et sarcastique qui pointe les dérives et parfois la complexité du monde du professorat. L𠆚uteure arrive avec justesse à décrire le métier, avec cette évaluation constante, la lourdeur du jargon administratif. La remise en question constante que l’on peu éprouver en étant face à une classe.

Un écrit percutant et qui soulève de réelles questions pour faire évoluer le métier.

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critiques presse (2)
NonFiction   15 mars 2021
L’éducation nationale, attrapée par le vers libre et l'humour de la poétesse Nathalie Quintane.
Lire la critique sur le site : NonFiction
LesInrocks   27 janvier 2021
Elle publie en cette rentrée" Un hamster à l’école" : un récit sarcastique de sa traversée de l’Education nationale comme élève, étudiante et enseignante.
Lire la critique sur le site : LesInrocks
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
C'est là que d'un coup, à un moment, j'ai réalisé que mes meilleurs amis étaient nuls en orthographe et que je vivais avec un dyslexique qu'on avait pris pour un abruti pendant toute sa scolarité et qui finalement avait fait des études supérieures — tout comme mes amis nuls en orthographe. Mais alors, s'il y avait des gens nuls en orthographe et capables de développer une pensée et une appréhension sensibles du monde, ça impliquait a contrario qu'il y avait des gens à l'orthographe impeccable qui pensaient comme des pommes ou qui étaient vraiment cons. On connaît tous des cons qui font pas de fautes, non ?
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Pas un seul candidat qui n'ait fait ce contresens sur ce texte de Maylis de Kerangal : le narrateur c'était l'écrivain, le prof avait choisi cet écrivain, donc forcément le prof, le narrateur et l'écrivain étaient du côté du maire et de la police et donc si tu voulais avoir un ton bac, valait mieux être du côté du maire et de la police et expliquer que sauter de la corniche, c'est pas secure. De fait tous ces candidats analysant ce texte étaient en train de comprendre quelque chose de profondément vrai sur la société française quelque chose qui allait mêmes devenir de plus en plus vrai, de moins en moins contestable : que si tu veux avoir un diplôme et du boulot éventuellement mieux vaut, quitte à tordre un peu le texte te placer sans hésiter du côté de l'auteur, du narrateur, du prof, du maire et de la police.
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Si je devais choisir un mot pour dire les profs
en tout cas, la plupart des profs que j'ai connus
depuis 30 ans maitnenant, ce serait : impertubables.
Ceux que je croise aujourd'hui dans la salle des profs
ne sont pas fondamentalement différents de ceux que
je roisais à la fin des années 80. Tout à changé autour :
des usines ont fermé, des employés de France Telecom se sont pendus,
ceux de la SNCF, de la Post, etc.,
on s'est ommolé dans les CAF, dans les ANPE et
devant les caisses de retraite, puis il n'y a plus eu de CAF et plus d'ANPE, plus d'opthalmo ni de gynéco dans la préfécture ou j'habitde, presque plus de spécialistes et de moins en moins de médecins, plus de neige l'hiver alors qu'on est dans les Alpes des étés à 40° qui durent quatre mois, plus beaucoup d'abeilles, plus beaucoup d'insectes en générale - ailleurs, des HLM ont été explosés, le PS a explosé
le bac a explosé, les facs elles-mêmes ont implosé, les étudiants sont de plus en plus malades et mal alimentés, beaucoup volent, certains se prostituent. L'Etat s'est mis à vendre des autoroutes
des aéroports, des gares, des châteaux, des musées.
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Je me suis dit qu'à partir du moment où on reprenait "emploi du temps" et "école", c'est là que ça commençait à merder. Quand j'étais gamine ma perception du temps n'était pas divisée en heure ni en jour comme ça.
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- Est-ce que quelqu'un peut récapituler tout ce qu'on trouve dans les petits coins ?
Alors... De la nourriture... des cadavres... de la drogue... de l'argent... des femelles... de l'alcool... des armes... Vous venez de faire le résumé de la civilisation occidentale depuis deux mille ans !
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Videos de Nathalie Quintane (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nathalie Quintane
Nathalie Quintane La Cavalière éditions P.O.L : où Nathalie Quintane tente de dire de quoi et comment est composé son nouveau livre "La Cavalière" et où il est notamment question de Nelly Cavallero, enseignante à Digne-les-Bains et de sa suspension de l'Éducation Nationale, des années 1970 et de mai 68, du présent en écho du passé, des rencontres et des souvenirs, de la difficulté d'écrire le livre et de la vérité, à l'occasion de parution de "La Cavalière" aux éditions P.O.L à Paris le 14 octobre 2021
"La Cavalière, c'est elle, Nelly : une acharnée de la vérité qui met le feu partout où elle passe. Mais en ce milieu des années 1970, loin déjà de 1968, on est bien décidé à l'éteindre et pour cela à l'atteindre. Inculpation. Procès. Plus de quarante ans après des témoins parlent ; ils se souviennent d'elle – et de l'époque. « On comprend mal le présent en partant du passé même si on ne peut comprendre le passé qu'à partir du présent. Mais est-ce que je cherche à comprendre ? Des choses montent – des vues, des bribes. Je les recopie, je les consigne. J'aimerais bien savoir si vous voyez ce que je vois, si vous entendez ce que j'entends, si vous pensez que j'exagère ou au contraire que je suis en dessous de la réalité. »
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