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ISBN : 2251446583
Éditeur : Les Belles Lettres (15/03/2017)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?
Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustrations se répand-il partout ?
Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?


Qui est John Galt ?


Roman d’énigme, roman philosophique, roman politique, La Grève (Atlas Shrugged) a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux états-unis ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Pchabannes
24 janvier 2015
Magnifique respiration intellectuelle et pratique en ces temps des innombrables droits à tout, à l'enfant, au toit, au boulot, au bonheur sans pour autant ne devoir rien qu'à se réclamer de ses besoins.
1957 - 2013, 56 ans ! Cet incontournable roman philosophique de la pensée - horresco referens ! - libérale outre-Atlantique marqué par l'innommable sceau de la liberté et de la responsabilité individuelle aura mis 56 ans pour être traduit en la République Populaire de France.
La force de la vision d'Ayn Rand est telle qu'à la lecture des 1 100 pages de son ouvrage vous en viendrez à vous questionner sur la définition d'un régime politique où plus de 50% de la richesse nationale est capturée par ceux qui ne la fabriquent pas et redistribuée à la fois aux pauvres fabriqués par le système et aux prébendiers des grandes entreprises en mal d'innovation et d'adaptation au monde réel.
Ecrit en plein combat contre le communisme, la pensée de Ayn Rand reste si vive que 1 000 000 ont trouvé preneurs depuis 2008. Une telle influence au coeur de l'Empire ne peut que tenter le lecteur curieux. Saluons cette pensée radicale qui, si l'on est pas d'accord avec l'ensemble de ces effets, convoque des prémisses vivifiants: liberté, responsabilité, honnêteté et même égoïsme (si, si)…
Le thème du roman est simple, son exploitation est brillante. Sous la pression intellectuelle des progressistes de tous poils, les politiciens prédateurs, les prébendiers et le capitalisme de connivence prennent le pouvoir étranglant les créateurs de richesses et les compétents. Ces innovateurs se mettent en grève. Les compétents démissionnent. Les créateurs disparaissent. Et ainsi est démontré que la création de richesse est un acte individuel, que, sans les cerveaux d'exception, il n'y aurait pas de richesses à partager et que l'égoïste intelligent, à l'image de Ford, produit pour ses clients et ses employés pour son plus grand bénéfice. 
«On ne peut rien contre ceux qui viennent. Sinon s'enfuir encore plus loin...» Jean Raspail in Septentrion
Dans bien des dimensions, cet ouvrage me rappelle Septentrion de Jean Raspail. Les derniers compagnons refusant la grise uniformité se regroupent. Ils sont les derniers hommes libres. 
Une critique ? Certes mais sans oublier que j'ai bu les 1 100 pages en quatre jours. Les personnages peuvent paraître caricaturaux tant ils sont beaux et intelligents d'un bord et noir d'un autre ; les amourettes très fleur bleues, tout est très matérialiste et relié à la production de richesses et leurs échanges, et les développements sont parfois longs allant jusqu'à la tirade de John Galt de la page 1006 à la page 1068 résumant la philosophie sous-jacente. Etonnant.
Evite d'exprimer une opinion quand on ne t'as rien demandé. Tu t'épargnerais l'embarras de découvrir ce qu'en pense ton interlocuteur. Franciso à James
Et demain…
…à la prochaine annonce du gouvernement qui distribuera l'argent qu'il n'a pas, à la prochaine décision couteuse d'un cadre dirigeant de grande entreprise, à la prochaine dotation à un cultureux, l'on se posera la question : Qui a travaillé pour créer cette richesse?
Les Belles Lettres - Fondation Andrew Lessman, 1 100 pages, 30€ et la leçon de liberté n'est pas cher payée.
Lectori salutem, Pikkendorff
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hupomnemata
04 février 2013
D'abord, rappelons une très bonne critique de John Rogers : "Il existe deux romans susceptibles de changer la vie d'un adolescent avide de lecture : le Seigneur des Anneaux et La Grève. L'un d'eux est une fantaisie puérile, dont les héros peu crédibles deviennent souvent l'objet d'obsessions durables chez ses lecteurs qui deviennent des adultes émotionnellement attardés et socialement handicapés, incapable de faire face au monde réel. Et l'autre, bien entendu, contient des Orques."

La plus grande forme, celle de la littérature, de la description, du décorticage, du mystère pour nous permettre de comprendre se qui se passe dans les têtes les plus écervelés, celles qui travaillent tout les jours à la destruction du monde. "La grève" rappelle "Rêve de fer" où Norman Spinrad emprunte la plume d'Hitler pour écrire un livre de science fiction, un Hitler écrivain qui, on l'apprend dans la postface aurais eu un parcours différend que celui que nous lui connaissons. Émigré au état-uni, cet Adolf de fiction suit une carrière d'illustrateur de S.F puis écrit son premier livre, "Le prince de svastika". Si Ayn Rand écrit mieux qu'Hitler-Spinrad (il suffit de voir ses dessins pour comprendre que le célèbre dictateur est aussi le pire artiste de l'histoire) elle n'a aucune distance entre elle et ses personnages. Autant dire que si Tatcher, Reagan ou le petit monsieur qui fut président en France à partir de 2007 avaient écrit ce livre, le résultat n'aurait pas été tellement différent en se qui concerne le fond. Reste que les descriptions des machines, les métaphores organiques de l'économie, les descriptions physiques des individus sont esthétiquements belles. Les premières rappelle les poèmes et manifestes Futuristes de Marinetti (qui s'alliat à Mussolini), les seconde évoquent la physiognomonie des romans De Balzac (qui nous mène à la shoa). Personne ne découvriras ni ne comprendras quoi que soit de l'art ou du monde en contemplant les dessins d'Hitler, il n'en est pas de même du livre d'Ayn Rand (ni de ceux De Balzac, Marinetti et Spinrad). Un positionnement politique ne fait pas un bon artiste, n'en déplaise à ceux qui jouent du politiquement incorrecte pour se vendre comme à ceux qui ont toujours raison parce qu'ils ont mis le bien de leur coté.
Balzac, Marinetti, peut-être suis-je allé un peut vite en parallèles prestigieux en oubliant les autres. Car il y a aussi du Stephen King dans ce livre, je veut dire de l'intrigue pour hommes fatigués, du réflexif pour amoureux des évidence, de l'écriture au kilomètres pour quelque centimètres de fond, une captation de notre attention pour nous voler notre bourse. Alors restez vigilants.
n.b: Les usagés de ce site ne seront pas insensibles au mépris de la lecture plusieurs fois réitéré par les personnages de cette histoire.
n.b 2: après "la grève" relire d'urgence L'institut Benjamenta" de Robert Walser qui nous nettoieras des petits opinions de ces petits messieurs qui se prennent pour des aristocrates voir des demis dieux.
n.b 3: après "la grève" revoir "Salo Ou Les 120 Journees de Sodome" pour mesurer ce que signifie un pouvoir sans limite.
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Nolok
24 août 2015
LE livre du libéralisme. Un pavé de plus de 1000 pages, racontant l'histoire de personnages voulant réaliser le rêve de leur vie, dans un monde croulant sous le poids des normes, de bien-pensance, bref : de limites à la liberté individuelle.
L'histoire elle-même compte peu. le message est qu'il faut vivre sa vie pour soi, lutter pour toujours plus de liberté individuelle dans un monde peint comme étouffant pour l'individu, être égoïste (ce qui est présenté comme une vertu) et totalement rationnel. Tel est le credo d'Ayn Rand, qui a fasciné et fascine toujours tant d'américains, et qui fascine également les amateurs de près ou de loin du "libéralisme" (que je mets entre guillemets tellement ce mot recouvre de sens).
Les défauts du livre sont gros : des très grandes longueurs (le fameux discours de John Galt allongé à coup d'énumérations sans fin et inutiles, excusez-moi mais c'est d'un ennui !) et de caricatures gentils/méchants que même l'Hollywood actuel n'oserait pas faire.
En ce qui me concerne, l'impression initiale de livre d'une vie s'est estompé au fil des pages pour conclure sur un roman intéressant, mais bien trop déconnecté du réel, ce qui est un comble pour l'objectivisme (doctrine professée par Aynd Rand) !
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dcs919
08 août 2013
Lu il y a de cela plusieurs années en anglais (ce qui est préférable si possible).
Si les idées promues peuvent déranger aujourd'hui en Europe et en France, il ne faut pas oublier qu'elles ont été publiées en 1957 pour percevoir à quel point Ayn Rand avait bien identifié un certain nombres des rouages et dérives possibles des systèmes économiques qui régissent aujourd'hui encore le monde.
Que l'on partage ou non les idées, les personnages, leurs caractères et leurs destinées ne peuvent laisser insensible.
De mon expérience, Atlas Shrugged / La grève ne laisse pas indifférent et chacun devrait s'interroger, qu'il aime ou qu'il exècre, pourquoi ?
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BenCoBain
06 février 2016
Ce livre ressemble fort à un livre de propagande : des héros idéalisés à l'extrême (de vrais Stakhanov du libéralisme), une intrigue solide et surtout... une idéologie nauséabonde. Et ça marche, on se retrouve vite happé par l'histoire. J'ai dû prendre sur moi pour fermer le livre et envoyer Ayn Randt et ses personnages se faire foutre au bout de 300 pages, lorsque le dégoût l'emporta sur la curiosité.
Le plus malsain dans ce livre, c'est que l'apologie du libéralisme (poussé à son extrême) ne repose pas sur une réflexion et des arguments mais sur un conte de bonne femme... A jeter à la poubelle.
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Les critiques presse (2)
Telerama14 décembre 2011
Chez Ayn Rand, la repartie est un coup de fouet de survie, un moment d'existence brute et de totale plénitude. Une réplique peut même pren­dre plus de trente pages et se transformer en monologue incantatoire et envoûtant, sur la capacité créatrice de l'esprit, la liberté d'élever son intelligence, en sachant que « le désir de ne pas être quelque chose est un désir de ne pas être ».
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress11 octobre 2011
Littérairement nulle, philosophiquement navrante, politiquement détestable, on s'explique plus facilement l'ignorance dans laquelle, sous nos latitudes, l'oeuvre d'Ayn Rand est tenue.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
FlorianBodinFlorianBodin09 août 2015
"Miss Taggart, savez-vous comment reconnaître un besogneux ? Au ressentiment qu'il éprouve devant la réussite d'un autre. Ces gens médiocres et susceptibles tremblent de crainte à l'idée que le travail d'un autre se révèle meilleur que le leurs... Ils n'ont aucune idée de la solitude qui vous entoure quand on atteint le sommet. La solitude d'un être à qui il manque un pair, une tête bien faite qu'il respecterait, dont il pourrait admirer les réalisations. Du fond de leurs trous à rat, ils vous montre les dents, alors que vous donneriez un an de votre vie pour voir ne serait-ce qu'une lueur de talent parmi eux. Ils sont jaloux de ceux qui réussissent. Leur rêve de grandeur, c'est un monde où tous les hommes seraient une bonne fois pour toute leur subordonnés. Ils ignorent que ce rêve est la preuve même de leur médiocrité, parce que ce monde qu'ils appellent de leur vœux, c'est précisément celui que des hommes de valeurs ne pourraient pas supporter. Les médiocres n'ont aucune idée des sentiments d'un homme de valeur, entouré de gens qui lui sont inférieurs. De la haine ? Non, juste de l'ennui, un ennui terrible, désespérant, qui vous épuise, vous paralyse. Que valent les marques d'estime et d'affection émanant de gens que l'on ne respecte pas ? Avez-vous déjà ressenti ce besoin d'admirer quelqu'un, celui de vous hisser à son niveau, au lieu de vous abaisser ?
- J'ai ressenti cela toute ma vie", avoua Dagny. Elle lui devait cette réponse.
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hupomnematahupomnemata20 février 2013
J'ai enfreint les règles, mais je suis tombé dans le piège qu'ils me tendaient, puisque ces règles n'étaient imposées que pour être enfreintes. Au lieu d'être fier de m'être rebellé, j'en ai conçu de la culpabilité. Je ne les ai pas maudit, je me suis maudit moi-même; je n'ai pas maudit leurs règles, j'ai maudit l'existence, et j'ai caché ma joie comme quelque chose de honteux. J'aurais dû vivre mon bonheur au grand jour, comme c'était notre droit, ou en faire ma femme, ce qu'elle est en vérité. Mais j'ai transformé ce bonheur en culpabilité et je le lui en ai fait porter le poids comme une honte. Ce qu'ils veulent lui infliger à présent, j'ai été le premier à le lui infliger. C'est moi qui l'est rendu possible.
Je l'ai fait par pitié pour la femme la plus méprisable que je connaisse. Cela aussi faisait partie de leur code, et je l'ai accepté. Je pensais qu'une personne se doit à une autre sans rien recevoir en retour. Je croyais de mon devoir d'aimer une femme qui ne me donnait rien, qui exigeait son bonheur aux dépens du mien. Je croyais que l'amour est un don statique qui, une fois accordé, n'a plus besoin de se mériter, de même qu'ils croient que la richesse est un bien statique qu'on peut s'approprier et garder sans plus d'efforts. Je croyais que l'amour était dû, et non une récompense qu'il fallait mériter, de même qu'ils croient être dans leur droit d'exiger une fortune qu'ils n'ont pas gagnée. Et de même qu'ils croient que leur besoin leur donne le droit de puiser dans mes ressources, j'ai cru que sa souffrance lui donnait des droits sur ma vie. Mû pas la pitié, et non par un sentiment de justice, je me suis torturé dix années durant. Ma pitié l'a emporté sur ma conscience, voilà ma faute. Mon erreur a été consommée le jour où je lui est dit: "Rester marié avec toi serait une faute qui va à l'encontre de mes principes. Mais mes principes ne sont pas les tiens. Je ne comprends pas les tiens, je ne les est jamais compris, mais je m'y soumets."
Et maintenant, les voilà posés sur mon bureau, ces principes que j'ai acceptés sans les comprendre, voilà comment elle me montre son amour, cet amour auquel je n'ai jamais cru, mais que j'ai essayé de protéger. Voilà le résultat. Je croyais juste d'être inique, à la condition d'être le seul à en souffrir. Mais rien ne justifie l'iniquité. Je suis puni pour avoir confondu le bien et le mal, et trouvé juste de me sacrifier. Je pensais être le seul à en pâtir. Au lieu de cela, j'ai sacrifié la femme la plus noble à la femme la plus vile. Quand on agit par pitié plutôt que par justice, c'est le bien qu'on punit à la place du mal. Quand on protège les coupables de la souffrance, on fait souffrir les innocents. Il n'y a pas d'échappatoire, tout se paie en ce monde, dans le domaine de la matière ou dans celui de l'esprit - et si les coupables ne paient pas, les innocents trinqueront.
Ce ne sont pas les minables petits pillards de mes biens qui m'ont battu, c'est moi-même. Ils ne m'ont pas désarmé, j'ai jeté les armes. Cette bataille ne peut se gagner qu'avec les mains propres, parce que le seul pouvoir de l'ennemi réside dans la mauvaise conscience de son adversaire. Et j'ai accepté un code en vertu duquel j'ai considéré la force que j'avais dans les mains comme quelque chose de mauvais, de sale.
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hupomnematahupomnemata12 février 2013
Tout désir suppose la possibilité de le réaliser et un acte ne se justifie que s'il répond à un but précis. S'il n'y a pas d'autre but que d'arracher un sursis à ceux qui ont les armes en mains, alors il n'y a plus ni désir ni action possibles.
Dans ce cas, y a-t-il seulement une vie possible? se demanda-t-il. La vie est synonyme de mouvement. Vivre, c'est avancer vers un but. Que peut espérer l'homme enchaîné, privé de sa liberté de mouvement, auquel on ne reconnaît que le droit de respirer et de rêver à toutes les merveilleuses possibilités qu'il aurais pu avoir, et qui ne peut plus que crier: "pourquoi?" lorsqu'il voit pointer sur lui le canon d'une arme en guise d'explication? Il haussa les épaules, tout en marchant. Il n'avait même plus envie de trouver la réponse.
Il constatait les ravages que produisait sur lui sa propre indifférence. Dieu sait qu'il avait livré des batailles difficiles, mais jamais il n'était arrivé au point où tout désir d'agir l'avait abandonné.
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FlorianBodinFlorianBodin09 août 2015
Soudain, il remarqua les lumières de la ville par la fenêtre. Comme si on les avait allumées une à une pour former cette immense horizon qu'il aimait tant. Il comprit alors que ce qui avait changé était en lui. Son amour pour cette ville lui revenait peu à peu. Il lui revenait parce qu'il regardait New York à travers la mince et longue silhouette d'une femme qui se tenait droite, tête haute, le regard perdu au loin, dont les pas n'étaient que l'impatient substitut d'une envolée. Il la regardait comme une étrangère, à peine conscient de sa féminité, mais elle suscitait en lui une sensation bizarre, comme si elle incarnait le monde, qu'elle en était la substantifique moelle. Elle était cette ville. Ils allaient bien ensemble, les formes rectilignes des buildings associés à son visage exclusivement habité par le but qu'elle s'était fixé ; les marches d'acier des escaliers et la marche d'un être concentré sur son objectif ; de même que tous ces hommes qui avaient vécu avant eux inventant l'électricité, l'acier, les hauts-fourneaux ou les moteurs. Le monde, c'était eux ! Rien à voir avec ces espèces de parasites tapis dans les coins sombres dont on ne sait jamais s'ils vous supplient ou s'il vous menacent et qui tirent vanité de leurs malheurs et vous les jettent à la figure comme une vertu, leur seule raison d'être. Tant qu'il existerait un homme courageux, capable d'avoir des idées neuves, Rearden pouvait-il abandonner le monde à ces gens-là ? Tant qu'il serait capable d'éprouver une dose d'admiration, pouvait-il croire que le monde appartenait aux victimes, aux pleurnichards et qu'il était régi par le pouvoir des armes ? Les hommes capables d'inventer des moteurs ont bel et bien existé. Jamais il n'en douterait. Penser à eux lui avait rendu les autres supportables, au point que même le dégoût qu'il ressentait était le tribut de sa loyauté envers eux et envers ce monde qui était le leur, et le sien.
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FlorianBodinFlorianBodin03 août 2015
Mrs. Taggart se disait qu'elle n'arriverait jamais vraiment à comprendre sa fille. Dagny traversait l'appartement en coup de vent, mince silhouette vêtue d'une veste en cuir, col relevé, et d'une jupe qui laissait voir des jambes de danseuse de cabaret. Elle avait une façon masculine de foncer, l'air décidé, mais il émanait de ses gestes une grâce légère, pleine de vivacité, qui la rendait au contraire terriblement féminine.
Parfois, Mrs. Taggart surprenait une expression indéfinissable sur le visage de Dagny. Plus que de la gaieté, c'était une joie si pure, si profonde, qu'elle en paraissait anormale. Une jeune fille ne pouvait pas être insensible au point d'ignorer la part de tristesse qui existe dans la vie. Sa fille, en conclut-elle, était incapable d'émotion.
"Dagny, lui demande-t-elle un jour, tu n'as donc jamais envie de t'amuser ?" Incrédule, Dagny lui répondit : "Mais tu crois que je ne m'amuse pas ?"
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