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ISBN : 2253149772
Éditeur : Le Livre de Poche (15/11/2000)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.94/5 (sur 1043 notes)
Résumé :
"Né sous une bonne étoile": à première vue, ce n'est pas le cas de Rémi, enfant trouvé, qui passe son âge tendre chez des parents nourriciers avant d'être vendu à une sorte de vagabond saltimbanque, musicien des rues et montreur de chiens savants.
Sous les ordres de ce patron, le jeune garçon "sans famille" va endurer les rigueurs de la vie itinérante et affronter toutes sortes d'épreuves. Pour autant, il ne se découragera pas : son arme est de posséder cette... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (87) Voir plus Ajouter une critique
jennygeorges7
  26 novembre 2011
Lorsqu'on lit ce livre durant sa jeunesse, la note de 5/5 est logique.
Ce livre permet une réflexion sur la vie : Un enfant sans famille qui suit un vieillard à travers la France. Que d'aventures ! Toutes les émotions se réveillent. Nous sommes heureux avec Rémi lorsqu'il fait ses spectacles, et nous sommes malheureux lorsqu'il est dans les mines.
La vie des pauvres est magnifiquement peinte.
Tous les thèmes de la vie sont réunis : la vie, la mort, la misère, l'amour, l'amitié, la solidarité. Riche en pédagogie, ce livre nous apprend très vite l'authenticité de la vie.
A mettre dans les mains de tous les adolescents qui veulent vivre un aventure unique.
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michfred
  24 mai 2016
Ma grand-mère nous a lu Sans famille quand nous étions enfants, ma soeur et moi. Nous étions blotties près d'elle sur un canapé en velours vieux rose. Elle s'arrêtait souvent et faisait une pause pour que nous épongions nos larmes!! Elle nous donnait alors , en guise de réconfort, un bonbon à la cerise dont je retrouve le goût dans ma bouche dès que je relis, dans l'édition "Hetzel" illustrée de gravures, que j'ai conservée, mes pages préférées.
J'y reviens souvent: c'est un de mes talismans d'enfance. Mon premier grand choc littéraire.
J'en ai contracté une passion immodérée pour les chiens, de préférence abandonnés, éclopés, malins et cabochards- à cause de Dolce, Zerbino, et surtout de Capi, mon héros - , une sainte horreur des spectacles de bêtes - mais un grand amour pour les singes, si j'avais eu un Joli-Coeur à câliner, le roi n'aurait pas été mon cousin!-, et une grande tendresse pour l'Italie et les Italiens- à cause du vieux Vitalis.
L'histoire a tout du mélodrame réaliste: Rémi, un enfant de l'assistance, placé chez de braves gens, doit les quitter contre son gré et suivre sur les routes un vieux montreur d'animaux italien, Vitalis, qui l'a acheté à sa nourrice. L'enfant s'attache au saltimbanque et à ses bêtes...Mais la vie sur les routes est sans pitié et il lui faudra s'arracher à cette famille-là une fois encore... Il ira dans les mines , dans l'enfer souterrain des puits de charbon...
Quelques années avant Germinal, Hector Malot abordait déjà le travail dans la mine, et l'exploitation terrible des enfants, si petits qu'on pouvait les faire passer dans les moindres boyaux. Il consacre tout son livre à l'enfance malmenée, en particulier à ces enfants de l'assistance qu'aucun droit ne défendait, qu'on vendait, achetait, et battait en toute impunité.
C'était malgré tout un livre destiné à la jeunesse : il est plein de nobles sentiments, très "pédagogique" mais il s'attache à décrire au plus près la rudesse des temps, impitoyables aux miséreux et aux enfants "sans famille", comme le petit Rémi du livre.
Moral mais démoralisant, mélo mais réaliste, Sans famille est un livre marquant.
Daté, sûrement mais comme on marque d'une pierre noire une époque sauvage et, apparemment, révolue.
Il n'y a pas si longtemps, pourtant...Il n'est que de lire Les enfants du bagne de Marie Rouanet...
L'enfance hélas reste une proie bien tendre, fragile et malléable, la victime désignée des troubles politiques ou des crises économiques.
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Melpomene125
  15 février 2019
Sans Famille ou Rémi sans famille restera toujours pour moi une musique lancinante dans ma tête : « Dans les grandes villes ou les petits villages/ devant nous défilent de jolis paysages/ Ma famille à moi c'est celle que j'ai choisie/ car on a besoin d'affection dans la vie/ Venez avec nous dans nos aventures/ plus on est de fous et moins la vie est dure/ je suis sans famille et je m'appelle Rémi et je ma balade avec tous mes amis… »
Ce générique a marqué mon enfance ainsi que le dessin animé des années quatre-vingt. Il me plaisait beaucoup à tel point que je l'ai vu et revu plusieurs fois, de même que Princesse Sarah, autre adaptation d'un classique de la littérature jeunesse de Frances Hodgson Burnett, sans oublier Les Mystérieuses Cités d'or et Clémentine ou l'histoire d'une petite fille qui se retrouve paralysée à cause d'un accident d'avion mais voyage dans le passé et fait de nombreuses rencontres pour ne plus penser aux souffrances du présent.
Je trouvais le graphisme de Sans famille parfait. J'avais presque l'impression qu'il s'agissait d'un film ou d'une série avec de vrais acteurs. Je me souviens encore, trente ans après, de l'amitié entre Rémi et Mattia, duo fraternel que j'aimais beaucoup, ainsi que de la manière dont chaque épisode était écrit, scénarisé, découpé : de l'aventure, du mystère, du frisson, des émotions fortes, la mort, l'amitié, l'amour avec la petite fille muette Lise, la tragédie des mineurs, de la misère dans les campagnes du XIXe siècle, des enfants abandonnés, exploités, tout un monde inconnu pour moi et de ce fait totalement fascinant.
J'ai retrouvé les mêmes thèmes dans le roman. Il s'inscrit dans la tradition du récit d'enfant abandonné qui recherche ses origines et retrouve au final sa famille. Elle est riche et l'aime.
L'histoire de Rémi est similaire à celle d'Oliver Twist ou David Copperfield de Dickens. Hector Malot est un conteur captivant. Comme chez Dickens, il ne s'agit pas d'un récit mièvre et déconnecté de la réalité. Dickens explore les bas-fonds londoniens et Hector Malot la misère dans les campagnes françaises qui pousse des hommes et des femmes à vendre leur enfant à des saltimbanques tels le signor Vitalis car ils ne peuvent plus le nourrir ni se nourrir eux-mêmes.
Hector Malot m'apparaît comme un humaniste. Il incite le lecteur à garder foi en la bonté humaine et en la possible amélioration de son sort, malgré les rudes épreuves de la vie.
Il a aussi écrit En famille où le personnage principal est une jeune orpheline nommée Perrine qui découvre les conditions de vie des ouvriers dans le Nord de la France.
Je remercie mcd30 qui, par sa critique m'a donné envie de lire enfin le roman d'Hector Malot ainsi que aouatef79 pour nos échanges intéressants durant ma lecture.
Ce roman m'attendait depuis environ dix-huit ans sur une étagère de ma bibliothèque. Je me l'étais procuré au moment de l'adaptation en série pour la télévision. Je trouve que les adaptations sont en général peu fidèles au livre, en dehors du dessin animé japonais. En lisant le livre j'ai presque eu l'impression de le revoir. Sans famille sans Mattia, Dolce, Zerbino, les mineurs de fond, les enfants abandonnés qui meurent de faim, ce n'est plus vraiment Sans famille mais une autre histoire, fade et mièvre, qui a perdu la force, l'intensité dramatique de l'original.
Sans famille d'Hector Malot, c'est l'école de la vie et l'histoire d'un petit garçon qui devient précocement un jeune homme courageux, apte à se débrouiller et aider les autres. Il traverse de rudes épreuves mais découvre aussi la liberté grâce au voyage qu'il effectue dans toute la France, d'abord avec Vitalis puis seul et ensuite avec Mattia qu'il considère comme un frère. Un beau et émouvant roman d'apprentissage.
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mcd30
  12 décembre 2018
Préparer les mouchoirs, c'est un livre que j'ai lu toute jeune et qui m'a fait pleurer pendant des jours. Hector Malot est un excellent écrivain qui transmet très bien les émotions et nous fait nous apitoyer sur le sort de ses personnages. Combien de coups du sort ce pauvre Rémi va-t-il subir avant de connaître une fin heureuse ? Dépressifs ou hypersensibles passez votre route.
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denis76
  03 avril 2018
Sublime !
Il faut le lire.
Rémi, 8 ans, adopté, est loué par le par le père Barberin qui ne peut plus travailler. Vitalis, un saltimbanque de rue avec trois chiens et un singe, l'embarque à travers la France, et lui apprend à lire les livres et la musique. Les recettes des spectacles sont pauvres, et ils logent souvent à la belle étoile. Un soir, à Gentilly, Vitalis meurt de froid et de faim...
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Une plume, pour moi, à l'égal d'Hugo et de Zola.
Emile Zola, contemporain d'Hector Malot, a critiqué sa "gentillesse". Je dirais plutôt que l'écriture de Malot a de l'humanité, de l'optimisme, bien que, comme chez Zola, il y ait dans "Sans famille" des personnages cyniques qui ne pensent qu'à l'argent, quitte à détruire des parcours de vie.
C'est vrai que je n'ai pas mis cinq étoiles à l'Assommoir, tant la descente aux enfers de Gervaise est lourde, pénible à lire, même si elle correspond parfois à la réalité de vie des ouvriers de la fin du XIXè siècle.
Mais l'émotion dégagée par Rémi, Vitalis et Mattia, qui ont souvent des galères ( Rémi va deux fois en prison ) aussi dures que Gervaise, est toujours soutenue par l'espoir d'une vie meilleure, et la force de l'amitié.
.
Autre chose m'a plu : en l'espace de quelques années, Rémi, avec Vitalis puis avec Mattia, fait plus d'un tour de France à pied, comme les compagnons du devoir, et la découverte des régions, l'Auvergne, le Velay, le Vivarais, le Quercy, le Rouergue, les Cévennes, le Languedoc, etc... toutes ces régions plus ou moins disparues sous les contraintes administratives, mais qui ont, ou avaient une richesse culturelle, m'intéressent.
Des fleuves, des rivières et des canaux qui permettent, déjà à l'époque, à Mrs Milligan et son fils Arthur de parcourir la France en péniche de tourisme, ...c'est un rêve !
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Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
aouatef79aouatef79   14 février 2019
Lors qu'on a une idée et qu' on est maître de sa volonté , on ne tarde pas à la réaliser .
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KahlanAmnellKahlanAmnell   05 mai 2014
Tu as le coeur gros, continua Vitalis, je comprends cela et ne t'en veux pas. Tu peux pleurer librement si tu en as envie. Seulement tâche de sentir que ce n'est pas pour ton malheur que je t'emmène. Que serais-tu devenu? Tu aurais été très probablement à l'hospice. Les gens qui t'ont élevé ne sont pas tes père et mère. Ta maman, comme tu dis, a été bonne pour toi et tu l'aimes, tu es désolé de la quitter, tout cela est bien ; mais fais réflexion qu'elle n'aurait pas pu te garder malgré son mari. Ce mari, de son côté, n'est peut-être pas aussi dur que tu crois. Il n'a pas de quoi vivre ; il est estropié ; il ne peut plus travailler, et il calcule qu'il ne peut pas se laisser mourir de faim pour te nourrir. Comprends aujourd'hui, mon garçon, que la vie est trop souvent une bataille dans laquelle on ne fait pas ce qu'on veut.
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KahlanAmnellKahlanAmnell   06 mai 2014
Causant ainsi, je m'enhardis à lui dire que ce qui m'avait le plus étonné dans cette répétition, ç'avait été l'inaltérable patience dont il avait fait preuve aussi bien avec Joli-Coeur et les chiens, qu'avec moi. Il se mit alors à sourire doucement :
- On voit bien, me dit-il, que tu n'as vécu jusqu'à ce jour qu'avec des paysans durs aux bêtes et qui croient qu'on doit conduire celles-ci le bâton toujours levé. C'est là une erreur fâcheuse : on obtient peu de choses par la brutalité, tandis qu'on obtient beaucoup pour ne pas dire tout par la douceur. Pour moi, c'est en ne me fâchant jamais contre mes bêtes que j'ai fait d'elles ce qu'elles sont. Si je les avais battues, elles seraient craintives, et la crainte paralyse l'intelligence. Au reste en me laissant aller à la colère avec elles, je ne serais pas moi-même ce que je suis, et je n'aurais pas acquis cette patience à toute épreuve qui m'a gagné ta confiance. C'est que qui instruit les autres, s'instruit soi-même. Mes chiens m'ont donné autant de leçons qu'ils en ont reçues de moi. J'ai développé leur intelligence, ils m'ont formé le caractère.
Ce que j'entendais me parut si étrange, que je me mis à rire.
- Tu trouves cela bien bizarre, n'est-ce pas, qu'un chien puisse donner des leçons à un homme? Et cependant rien n'est plus vrai. Réfléchis un peu. Admets-tu qu'un chien subisse l'influence de son maître?
- Oh! Bien sûr.
- Alors tu vas comprendre que le maître est obligé de veiller sur lui-même quand il entreprend l'éducation d'un chien. Ainsi suppose un moment qu'en instruisant Capi je me sois abandonné à l'emportement et à la colère. Qu'aura fait Capi? Il aura pris l'habitude de la colère et de l'emportement. C'est-à-dire qu'en se modelant sur mon exemple, il se sera corrompu. Le chien est presque toujours le miroir de son maître ; et qui voit l'un, voit l'autre. Montre-moi ton chien ; je te dirai qui tu es. Le brigand a pour chien, un gredin ; le voleur, un voleur ; le paysan sans intelligence, un chien grossier ; l'homme poli et affable un chien aimable.
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michfredmichfred   24 mai 2016
Le silence s'était fait dans la mine; aucun bruit ne parvenait plus jusqu'à nous; à nos pieds l'eau était immobile, sans une ride ou un murmure. La mine était pleine, comme l'avait dit le magister, et l'eau, après avoir envahi toutes les galeries depuis le plancher jusqu'au toit, nous murait dans notre prison plus solidement, plus hermétiquement qu'un mur de pierre. Ce silence lourd, impénétrable, ce silence de mort était plus effrayant , plus stupéfiant que ne l'avait été l'effroyable vacarme que nous avions entendu au moment de l'irruption des eaux; nous étions au tombeau, enterrés vifs, et trente ou quarante mètres de terre pesaient sur nos cœurs.
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antoinefacebookantoinefacebook   07 septembre 2012
C’est difficile de lire ? demandai-je à Vitalis, après avoir marché assez longtemps en réfléchissant.
– C’est difficile pour ceux qui ont la tête dure, et plus difficile encore pour ceux qui ont mauvaise volonté.
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