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ISBN : 2848931949
Éditeur : Les Deux Terres (28/01/2015)

Note moyenne : 3.02/5 (sur 30 notes)
Résumé :


Grace et Andrew, frère et sœur, se sont toujours bien entendus. Lorsqu'ils héritent de la maison de leur grand-mère, il leur paraît naturel d'y emménager ensemble. Mais quand le compagnon d'Andrew s'installe à son tour, la vie dans la maison tourne au conflit.

Pour échapper aux tensions, Grace, l'universitaire, se plonge dans un manuscrit du début du XXe siècle, jamais publié en raison de ses thèmes « subversifs ».

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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  09 février 2015
Prologue : 2011, Toby Greenwell confie à Grace, un manuscrit des années 30, "L'enfant née d'une enfant", afin qu'elle évalue ses chances d'être édité, celui-ci n'ayant pu l'être au moment de sa rédaction, pour cause de bienséance, de qu'en-dira-t-on, d'hypocrisie, de lois particulièrement répressives dans cette Angleterre post-victorienne.

Dans le même temps, Andrew et Grace, frère et soeur, héritent de la maison bourgeoise de Verity, leur grand-mère maternelle, et au lieu de partager le fruit de sa vente, décident d'y vivre ensemble, chacun s'appropriant une aile de l'imposante demeure. Grace, tout en enseignant dans une université, travaille sur une thèse : "les mères célibataires", trouvant les matériaux nécessaires à ses recherches dans la littérature anglaise. Andrew, quant à lui, travaille dans une maison d'édition et installe rapidement son amant, James, dans la maison de mamy. Il n'est pas nécessaire d'en dire davantage sur cette époque contemporaine, bien que Ruth Rendell y ait tricoté d'emblée une puissante intrigue entre les trois protagonistes, Andrew, Grace et James, qui aurait pu, à elle seule constituer un roman exceptionnel, si l'auteur n'avait pas décidé de ne lui dédier que 9 chapitres, avant d'y revenir brièvement à la fin du roman.

La deuxième partie du roman, intitulée "1929, l'enfant née d'une enfant", est la plus longue. Elle s'étend de la page 85 à 305, et permet au lecteur de faire connaissance avec Maud, jeune fille de 15 ans en 1929, qui va devenir une fille perdue, autrement dit enceinte, après avoir connu deux rapports sexuels dans la nature, l'un étant douloureux et le deuxième décevant, avec Ronnie Clifford, un copain d'école. Dans l'Angleterre des années 30, on ne rigolait pas franchement de cette situation, les solutions étaient aussi rares que radicales. Soit la pécheresse était déportée, soit elle se jetait dans la rivière pour se noyer, dans tous les cas, elle n'existait plus pour sa famille, qui rayait son existence de la sienne, regrettant que la fautive n'ait pas été violée, ce qui aurait atténué sa faute, sans pour autant la gommer.

C'est là qu'intervient John, frère de Maud, professeur mais aussi homosexualiste, inverti, uranien. Il n'est pas question que je dévoile l'idée qu'a eue John pour sauver leurs deux réputations, celle de Maud et la sienne, il n'est pas question non plus que je dévoile davantage une intrigue tellement foisonnante qu'elle n'est pas réductible en quelques mots maladroits. Vous l'aurez peut-être deviné, Grace trouvera dans l'histoire de Maud d'étranges similitudes et connections avec la sienne, qui sont finalement, malgré les générations qui les séparent, universelles et récurrentes dans l'histoire des femmes et de leur ventre.

Ruth Rendell est depuis de nombreuses décennies (mais quel âge ai-je ?), ma romancière préférée, toutes catégories littéraires confondues, sans oublier son amie de 40 ans, P. D. James, et Patricia Highsmith. Ruth Rendell, dans un roman d'une intelligence et d'une culture éblouissantes, dresse le constat historiquement étayé, accablant, du sort inhumain qui était réservé au début du siècle, aux mères de bâtards, enfants illégitimes. Elle rappelle dans quelle détresse et quelle crainte de l'arrestation et du procès exemplaire, ont été plongés les homosexuels sodomites et pédérastes, dans un pays ultra-repressif. Ruth Rendell nous parle d'Oscar Wilde, de Thomas Hardy, d'Elizabeth Gaskell, de George Eliot (eh oui, une femme), de Rebecca West et Dorothy L. Sayers, qui ont mis au monde un enfant, sans être mariées, respectivement en 1914 et 1924.

Dans ce roman, comme dans les précédents, nous retrouvons une romancière engagée dans la lutte contre l'illetrisme (Bertie, amant de John, commet des fautes d'orthographe et met un petit rond en guise de point sur les I, ce qui signe son inculture), une femme qui défend activement les droits des femmes et des enfants. L'écriture de Ruth Rendell à la fois élégante et classique, son vocabulaire précis et riche sans être pédant servent son aptitude à analyser la plus infime des émotions ressenties par ses personnages. En plus de l'intrigue diaboliquement ficelée, "Une vie si convenable" est une grande page d'histoire contemporaine qui concerne toutes les femmes et ceux qui ont opté pour une orientation sexuelle non conventionnelle. Ruth Rendell nous rappelle une époque pas si lointaine, dans laquelle la morale, la religion, la bien-pensance, les convenances, ostracisaient des hommes, des femmes, de toutes jeunes filles, ruinaient leur vie à tout jamais et les obligeaient à vivre dans le mensonge et la crainte d'une injuste justice.

Merci à elle. Je suis émue d'écrire cet avis ce soir, sachant que son état de santé est précaire depuis quelques jours. Merci également à Masse critique et aux Editions des Deux Terres, qui m'ont adressé cet ouvrage le jour de sa parution en France, 28.01.15. Un très beau cadeau, fort apprécié.
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AgatheDumaurier
  28 août 2016
-"Je suppose qu'elle a fini par lui en vouloir d'exister." Dit Elspeth, la seule amie de Maud, à propos de Hope, la fille illégitime de Maud...Quelle société dégénérée peut pousser une mère d'abord tendre et aimante à rejeter sa fille comme un fardeau et un fléau ? La nôtre, il y a de cela seulement 80 ans.
Voilà le sujet de ce roman à la structure un peu étrange : l'évolution du regard sur les "filles-meres" et les homosexuels entre les années 1930 et 2011.
2011 : Grâce, universitaire spécialiste du XIX ème siècle en littérature et son frère Andrew, héritent d'une belle maison où ils choisissent d'habiter ensemble. Andrew y vit très rapidement avec son compagnon James, un romancier assez irascible, très torturé par le sort fait aux homosexuels depuis toujours. Grâce travaille à une thèse sur les enfants illégitimes dans la littérature victorienne. L'arrière grand oncle de James, homosexuel lui aussi, a inspiré le héros d'un roman sulfureux, non publié du vivant de l'auteur, mêlant les deux thèmes de l'homosexualité et des enfants nés hors mariage, et surtout du destin de leurs mères. Après quelques péripéties entre les trois composants de notre trio s'ouvre la deuxième partie du livre : le roman sulfureux, en version integral..."l'enfant d'une enfant"
1929 : les échos avec 2011 impliquent une jolie mise en abîme. Maud,15 ans, se retrouve enceinte des oeuvres d'un jeune homme auquel la société permettra de disparaitre de l'histoire sans aucun dommage. John, son frère, douloureusement homosexuel, choisit de s'occuper d'elle et de la protéger. La scène où les parents apprennent l'état de Maud est complètement traumatisante. En une minute, elle est jetée aux ordures, son univers s'écroule, elle perd toute l'affection de sa famille, reléguée au rang de monstre. Je pense que son caractère par la suite relève de ce double rejet : celui de Ronnie, le "père" de l'enfant, et de ses parents, particulièrement odieux. John et Maud s'installent comme mari et femme là où travaille John. Mais John est flanqué d'un amant épouvantable, Bertie...La situation va devenir très difficile, entre tous ces mensonges, dans un petit monde très étriqué ...
C'est le premier roman de Ruth Rendell que je lis, et je l'ai trouvé vraiment intéressant et bien fait. le personnage de Maud, traumatisé, affaibli, détruit, est particulièrement réussi. Son frère John aussi. Deux êtres sans grande force, sans grande intelligence, comme la plupart des gens, confrontés à la pression inouïe des forces de la norme sociale, comment pourraient-ils s'en sortir ?
A lire, je pense.
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Aela
  23 avril 2016
Amateurs de thrillers et de romans policiers, passez votre chemin!
Ruth Rendell, célèbre auteure britannique de romans policiers, qui nous a quittés en 2015, nous livre ici un roman captivant qui explore les rapports familiaux et sociaux à notre époque et aussi dans les années 30.
Le roman se présente au lecteur sous la forme de deux récits, l'histoire contemporaine de Grace, une jeune universitaire travaillant à une thèse sur les mères célibataires, et celui contenu dans un livre-témoignage au contenu sulfureux paru discrètement en 1929.
Grace et son frère Andrew viennent d'hériter dans le quartier chic de Hampstead de la maison de leur grand-mère décédée. Ils y sont rejoints par le compagnon d'Andrew. Grace n'apprécie pas franchement la présence du compagnon de son frère et se plonge alors dans la lecture de "L'Enfant née d'une enfant", le manuscrit qu'on lui a confié et qui donne le titre du livre dans sa version originale "The child's child".
Un descendant de l'auteur mort depuis longtemps lui a soumis ce livre qui évoque les vies douloureuses, dans les années 30, d'un frère et d'une soeur. John Goodwin, enseignant dans une modeste école de Londres, vit très difficilement ses pulsions homosexuelles, dans une société britannique des années 30 très corsetée et conservatrice où l'homosexualité était un délit.
À Bristol, sa jeune soeur Maud, quinze ans, est tombée enceinte et ne trouve d'autre issue pour dissimuler son fâcheux état que de fuir la maison familiale. Tous deux vont décider de s'établir dans un bourg du Devon en s'y faisant passer pour mari et femme.
La suite va se révéler très délicate pour chacun des personnages.
Le livre est habilement construit autour de cette symétrie entre les deux époques.
Que ce soit dans les années 30 ou de nos jours, Ruth Rendell évoque avec beaucoup de délicatesse la situation souvent difficile que connaissent les homosexuels. le parallèle que fait l'auteure avec la douloureuse situation des mères célibataires jusque dans les années 60 voire 70 est très bien mené.
Encore une fois Rendell nous plonge dans les profondeurs de la psyché humaine avec un talent extraordinaire.
Ce livre est une magnifique peinture sociale et psychologique.
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Pinklychee
  26 février 2015
J'avais déjà entendu parler de Ruth Rendell, mais n'avais jamais rien lu de cette grande dame du polar. C'est aujourd'hui chose faite, mais j'avoue que plusieurs jours après avoir terminé ce livre, je suis incapable de dire si je l'ai apprécié ou non, tant cette lecture a été étrange et surprenante...
Lorsque Grace et Andrew, frère et soeur, héritent de la maison de leur grand-mère, il leur paraît naturel d'y emménager ensemble. Mais quand James, le compagnon d'Andrew, s'y installe à son tour, la vie dans la maison tourne au conflit.
Pour échapper aux tensions, Grace, l'universitaire, se plonge dans un manuscrit du début du XXe siècle, jamais publié en raison de ses thèmes subversifs. Elle y découvre l'histoire d'un frère et d'une soeur, lui homosexuel, elle mère célibataire, confrontés à la violence du regard de la société.
Lorsque la vie des trois colocataires est bouleversée à son tour, au fil de sa lecture, Grace voit se télescoper les époques en un écho glaçant.
Je ne sais pas trop quoi vous dire, si ce n'est que ce livre est vraiment... bizarre. D'un côté nous avons Grace, jeune universitaire qui écrit une thèse sur les enfants illégitimes en littérature, son frère homosexuel Andrew et le compagnon de ce dernier, James. Grace a décidé pour sa thèse de s'intéresser à un roman de Martin Greenwell, qui se trouve être le grand-oncle de James.
Le livre en question s'intitule L'enfant née d'une enfant, et il traite d'une jeune femme, mère célibataire, qui vit avec son frère homosexuel. Ils se font passer pour un couple marié, ce qui leur permet d'échapper à la déchéance tout en tâchant de respecter les convenances.
Au début, nous suivons donc Grace, Andrew et James. Leurs relations sont assez tendues depuis que Grace a eu un rapport sexuel avec James, dont elle attend désormais un enfant. Andrew décide donc de quitter la maison, et c'est dans ces conditions que Grace décide de relire L'enfant née d'une enfant.
Et là, je l'avoue, grosse surprise: l'auteur décide en effet de nous offrir le texte intégral de cet ouvrage, nous transportant ainsi dans l'univers de John, Maud, Bertie et Hope.
Je pensais en fait avoir les réflexions de Ruth durant sa lecture, ainsi que quelques extraits, mais pas le livre entier! Néanmoins, cela reste la partie du livre que j'ai préférée, surtout lorsque peu à peu on s'aperçoit qu'il y a des similitudes avec la situation de Grace: elle aussi a un frère homosexuel, et elle aussi se retrouve mère célibataire...
Du coup, les personnages principaux sont plutôt, à mon avis, les personnages de ce roman, et non pas Grace, Andrew ou James.
J'ai aimé suivre la vie de Maud, qui se retrouve enceinte à quinze ans, et de son frère John. Ce dernier est homosexuel, ce qui à l'époque est très mal vu. Il ne s'en ouvre à personne afin d'éviter le déshonneur, mais de ce fait se sent seul. Quand leurs parents indignés décident de placer Maud dans une institution, il a l'idée de lui faire tenir le rôle de sa femme dans le petit village où il vient de décrocher un poste d'enseignant. Ainsi, lui comme Maud éviteront le scandale tout en vivant une vie en apparence convenable.
Si au départ l'arrangement satisfait tout le monde, très vite les premières dissensions se font sentir. Alors que Maud s'inquiète de ce qu'il leur est désormais impossible de se marier, John a le malheur de lui avouer la vérité à son sujet, ce qui la révulse et creuse le premier écart entre eux.
A partir de cet instant, les personnages de Ruth Rendell vont peu à peu dévoiler leur véritable nature.
Maud est capricieuse, fainéante, dépensière, persuadée que la terre entière lui en veut, que jamais rien n'est de sa faute, et que les autres se servent d'elle, ce qui la conduit peu à peu à se renfermer, à refuser de voir du monde. Petit à petit, elle devient aigrie et perd ses amis. John, lui, est un faible qui se cache derrière une apparence d'homme fort qui sait ce qu'il veut, il prend des décisions qui semblent justes mais est incapable de s'y tenir. Bertie enfin, l'amant de John, est un parasite qui vit aux crochets des autres, et pour qui tous les subterfuges sont bons afin de soutirer de l'argent ou autre à ses victimes.
Bref, je ne me suis attachée à aucun des personnages, que ce soit ceux du livre ou ceux de L'enfant née d'une enfant. de même, je ne comprends pas que ce roman soit classé comme thriller: l'étude des caractères est très bien réussie, mais pour ce qui est du thriller, je reste perplexe...
En fait, je crois que tout dans cette lecture m'aura laissée perplexe... du coup, j'hésite à le recommander: si vous attendez un thriller avec de l'action à toutes les pages, clairement, passez votre chemin! Par contre, si vous aimez le côté étude psychologique des personnages, et si l'énumération d'auteurs ne vous rebute pas, alors ce livre pourrait vous plaire!
Lien : http://pinklychee-millepages..
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domdu84
  26 février 2015
Je ne croyais pas lire un livre qui contenait un autre livre…
Hé bien c'est-ce qui vient de m'arriver, grâce à Babelio et les éditions des 2 terres et bien sûr Ruth Rendell qui a écrit ce roman.
On apprend que Grace et Andrew héritent de la maison de leurs grand-mères. Ils décident d'y habiter ensemble. Mais il se trouve que Andrew reçoit un ami qui comme lui est homosexuel, et un événement survient dû à la promiscuité et il va bouleverser la vie de ces trois personnages.
Grace, universitaire, découvre un livre « L'enfant né d'une enfant » qui n'a pas été publié, car les éditeurs le refusaient si bien que l'auteur ne l'a laissé que sous forme de manuscrit. Elle le lit et nous aussi. Et, de la page 83 à la page 305 de ce roman qui en comporte 324 nous faisons la connaissance de Maud et John Goodwin (frère et soeur), et du fameux Bertie. Comme par mimétisme on se rend compte que la vie de ce trio ressemble étrangement à celle de Grace, de son frère et de James, l'ami d'Andrew, mais cela se passe en 1929 et donc plus de 80 ans plus tôt.
En fait c'est de ce dernier roman dont je vais parler.
Cela se passe en Angleterre, était-ce la même chose en France ? rien ne nous le dit et c'est dommage. Une ségrégation existe contre toute personne n'entrant pas dans la norme. Si bien que les filles mères et les homosexuels sont rejetés de la société et de leur famille. C'est-ce que Ruth Rendell nous narre dans ce roman et bien entendu nous en restons pantois car 80 ans plus tard les mentalités ont terriblement évoluées. Cette mise au point de sa part n'est pas superflue car à la vitesse où évolue notre société on ne se rend pas compte des dégâts que peuvent causer certaines façons de penser qui sembleraient avoir été légitimes et généralisées à cette époque et sûrement quelque temps après.
Le caractère de Maud est exécrable et on a du Mal à lui donner raison. Quant à son frère se sentant coupable de son état, il semble sacrifier sa vie pour expurger cette tare dont la société le juge et le condamne. Sa fin ne sera pas très glorieuse. Bertie son ami lui, sera un piètre compagnon je dirai même un profiteur !
Ce roman ne m'a pas donné une image fidèle de Ruth Rendell dont j'avais lu quelques romans auparavant. Pour moi, elle est meilleure dans le roman policier. Dans celui-ci, une toute petite intrigue laisse planer un peu de suspens, sans grande importance. Je suis un peu resté sur une impression étrange de caricature et rien ne me laisse penser que le cas de ce roman soit une généralité à cette époque… il faudrait que je lise d'autres témoignages.
J'ai apprécié que la fin arrive peu de temps après les 15 dernières pages du retour à notre époque et j'aurai eu du mal à lire plus car tout avait été dis dans « L'enfant née d'une enfant »
Pour moi, ce n'est pas le meilleur de Ruth Rendell.
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critiques presse (1)
LeFigaro   20 février 2015
Dans Une vie si convenable, l'auteur de romans noirs retrace l'histoire d'un trio sous tension, mêlée à celle d'un vieux manuscrit subversif.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
AelaAela   23 avril 2016
Cette longue lettre fut la plus passionnée qu'il ait jamais écrite. Il lui déclara combien il lui manquait, et qu'en lui affirmant qu'il pouvait renoncer à lui et ne plus jamais être avec lui, il avait écrit le pire des mensonges.
Sans autant d'inhibitions qu'il en avait eu jadis, il lui écrivit à propos des choses qu'ils avaient faites ensemble, sans nul doute immorales aux yeux de la majorité des hommes, mais qui lui apparaissaient avec clarté comme infiniment justes puisqu'ils s'aimaient.
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namelessnameless   09 février 2015
A mon âge, j'aurais dû connaître ce truisme : le lendemain matin, les choses prennent toujours une autre allure. Plus la nuit s'avance, plus elle s'épaissit, plus elle nous rend fous, plus elle nous expose à des peurs et à des fantasmes redoutables. Le matin, non pas au réveil mais de façon plus progressive, les choses commencent à revêtir un aspect différent de celui qu'elles avaient à onze heures la veille au soir ou à minuit.

Page 28 - Editions des Deux Terres
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domdu84domdu84   31 mars 2015
Je crois que c’était en partie dû au fait qu’il s’agissait d’une histoire vraie, ou écrite d’après une affaire bien réelle, concernant une personne que mon père avait connue. Si le texte était publié, aucune de leurs relations ne leur adresserait plus la parole, mais elle était certaine que personne ne le publierait. Et elle avait raison. Il a bien essayé avec la maison d’édition pour laquelle travaille votre frère… ils avaient publié tous ses ouvrages précédents, il y en avait neuf à l’époque… et son éditeur lui a suggéré certains changements. Le personnage de Bertie pourrait être transformé en femme, par exemple. Maud aurait trois ans de plus que dans le roman. Mais leurs objections touchaient surtout à la dimension homosexuelle du récit. On était en 1951, seize ans avant la loi légalisant une relation homosexuelle privée entre adultes consentants.
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namelessnameless   07 février 2015
Je me suis autorisée à m'attarder un peu sur la puissance presque mystérieuse du mariage, une cérémonie, "un bout de papier", comme on l'appelle souvent, censé pouvoir, en deux ou trois promesses et un hymne ou deux, ou en deux noms et quelques mots, sauver une vie, la transformer ou y apporter un soulagement inimaginable.

Page 67 - Editions des Deux Terres
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lechristophelechristophe   19 mars 2017
Churchill prononça son fameux discours, soulignant que "jamais tant d'êtres n'auront contracté pareille dette envers si peu de leurs semblables". Un pilote de chasse aurait commenté que la formule devait se référer à l'ardoise du mess.
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Videos de Ruth Rendell (6) Voir plusAjouter une vidéo
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