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EAN : 9782211200929
182 pages
Éditeur : L'Ecole des loisirs (16/04/2010)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Passer l'automne à Kyoto. Toute une saison, autant dire une éternité... Margaux en rêvait depuis toujours. Mais la veille de son départ pour le Japon, elle n'a plus envie. Entre-temps, elle a rencontré Mathias et ça change tout. Comment va-t-elle supporter ces trois longs mois de séparation, privée de Mathias, de ses caresses et ses baisers? Pour ne rien arranger, elle vient d'apprendre que sa mère ne faisait plus partie du voyage et qu'elle-même allait jouer les je... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Khalya
  12 mai 2020
Un automne à Kyoto est un tout petit livre de moins de 200 pages mais qui m'a provoqué bien plus d'émotions que bien des pavés.
Margaux, 16 ans, était impatiente de partir passer une saison au Japon, en famille, jusqu'à ce qu'elle rencontre Mathias et qu'elle apprenne que sa mère ne sera finalement pas du voyage.
Or, entre son père artiste, taciturne et dépressif, incapable de passer du temps avec ses filles, et sa soeur de 4 ans, véritable pile électrique épuisante, Margaux n'est plus guère emballée par le projet.
Arrivée au Japon, elle peine à trouver sa place. Elle est enfermée dans un rôle de petite fille par son père qui demande à un voisin de les surveiller quand il s'éloigne d'elles un quart d'heure et en parallèle, par son attitude distante, il lui demande d'endosser son rôle d'adulte pour tenir la maison et s'occuper sans cesse de sa soeur, ce qui épuise l'adolescente qui n'a pas un instant à elle.
Très vite, elle commence à douter de la raison invoquée par sa mère (un travail) pour ne pas venir. Elle sent que son petit monde est en train de s'effondrer et communiquer avec Matthias est moins satisfaisant que prévu, le jeune homme n'étant clairement pas intéressé par tout ce qui touche Margaux. Mais une amourette d'ado de moins d'un mois peut-elle vraiment survivre à trois mois de séparation, alors qu'ils se connaissent finalement bien peu et n'ont quasiment jamais passé de moments en tête à tête, Mathias étant, comme tous les garçons de son âge, greffé à sa bande de potes ?
Tout cela, Margaux nous le raconte trois mois après les faits. Elle nous parle donc avec un certain recul et répond souvent à nos questions au moment où on se les pose. Je l'ai trouvé très sévère envers elle-même.
J'ai éprouvé une forte antipathie pour son père, qui se sert de ses filles comme d'armes contre son épouse. C'est le type même du gars qui veut priver sa femme de la présence de ses enfants, mais dont on sent que s'occuper de sa fille de 4 ans le gonfle profondément, et qui compte donc sur sa fille adolescente pour gérer tout ça, sans se préoccuper de si cela met la jeune fille en difficulté pour travailler ses cours (CNED).
Du moment que Môssieu a la paix !
En revanche, j'ai vraiment beaucoup aimé la mère, bien qu'on ne la voie qu'à travers ses lettres et quelques appels téléphoniques. J'ai particulièrement aimé la lettre qu'elle envoie à Margaux pour lui expliquer la situation tout en indiquant clairement que les choix qu'elle fait en tant que femme ne regardent qu'elle. C'est important car même si sa fille lui en veut sur le moment, c'est une manière de lui dire : ce n'est en rien ta faute, tu n'as aucune responsabilité dans cette histoire, c'est une décision personnelle.
Quant à Éric, le photographe, je n'ai rien pensé de particulier de lui. C'est un homme à un tournant de sa vie, s'engageant sur un chemin dont il n'est pas sûr. Une certaine faiblesse sous ses airs de bad boy qui lui permet de se laisser émouvoir par l'adolescente. Par un mauvais bougre, pas un héros romantique non plus.
Il n'a d'intérêt qu'en cela où il permet à Margaux de se découvrir elle-même.
L'écriture est poétique. Dans les réflexions de Margaux, on trouve des haïku, des listes aux titres à rallonge…
La description de Kyoto est zen, on croirait voir une carte postale, et c'est presque à regret qu'on referme ce livre plein d'émotions et de mélancolie (et qu'on se dit qu'on va économiser pour aller visiter Kyoto !)
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Sharon
  14 juillet 2012
Ce roman est un très beau roman, destiné, à mon avis, à de grands adolescents (14/15 ans) qui seront mieux à même de comprendre les incertitudes de l'héroïne.
Margaux est la fille de son père et de sa mère. Son père est un artiste,surtout il est un homme dont la part d'ombre a recouvert à tout jamais la joie de vivre - si tant est qu'il en est jamais ressenti. Sa mère est une femme lumineuse, toujours gaie, toujours en mouvement, qui a porté son mari à bout de bras pendant toutes ses années, tout en élevant ses filles sans qu'elles souffrent d'avoir un père si différent. Si indifférent. Ce voyage à Kyoto n'est pas l'occasion de se rapprocher de ses filles - il est trop tard pour Margaux, et la toute jeune Appolline est bien plus lucide que ses quatre ans ne le laissent concevoir à sa grande soeur. Pourtant, elle aussi a vécu cela, les tentatives vouées à l'échec pour chasser ce spleen et attirer l'attention de son père. Ce voyage a une autre cause et un autre but, ce que Margaux découvrira au long de ses trois mois.
Traditionnellement, ces romans qui ont pour ambition de montrer la transformation d'une jeune fille en femme sont moralisateurs et ennuyeux (je reste poli). Ce livre est exempt de ses défauts car Karine Reysset n'a absolument pas l'intention de moraliser quoi que ce soit ou qui se fut. Margaux a seize ans, et elle agit en toute connaissance de cause - et tant pis si son histoire d'amour a choqué certaines personnes (là, je parle en connaissance de cause). Elle n'est pas une lolita perverse, Eric n'est pas un vil séducteur même s'il a quasiment le double de son âge. Contrairement à ce qu'écrivent d'autres auteurs, pourtant portés aux nues, Karine Reysset ne nous narre pas avec forces détails leurs relations intimes - pas de mièvreries vous dis-je, et j'aime cette fin de non-recevoir que la jeune narratrice pose explicitement à des lecteurs trop curieux.
Il ne peut avoir de juge plus sévère envers Margaux qu'elle ne l'est envers elle-même. Dans ce récit rétroactif, analyse lucide de ses trois mois, elle ne s'épargne pas, sans pour autant s'auto-flageler inutilement. Elle ne prétend pas être parfaite, son entourage non plus. Que dire de son père, très proche de figures paternelles bien réelles en cette année 2012 : ils ne veulent pas que leur femme ait la garde de leurs enfants, mais eux-mêmes n'ont strictement aucune envie de s'occuper d'eux réellement, sans penser aux dommages qu'ils causent à leur progéniture.
Ce qui est aussi troublant pour moi en lisant ce livre, c'est que j'y ai retrouvé, notamment dans les choses dont Margaux se souvient, des accents de Kyoto limited express d'Olivier Adam, Arnaud Auzouy. Je ne vous parle pas non plus de la communion entre leurs deux styles, cette même sensibilité, ces phrases qui vous font désespérer d'écrire avec une telle acuité un jour. J'avais été émue par Comme une mère, j'ai très envie de poursuivre un bout de chemin littéraire avec cette auteur.
Lien : http://le.blog.de.sharon.ove..
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IreneAdler
  15 août 2018
Margaux, 16 ans, voit un de ses rêves se réaliser : elle va passer 3 mois au Japon avec son père et sa petite soeur. Et pourtant, ses sentiments sont mitigés. Il faut dire que beaucoup de choses bougent dans sa vie...
Le roman donne à voir un Japon de carte postale : on y voit ce qu'on s'attend à voir (ce que la narratrice dit aussi, puisqu'elle a l'impression de se retrouver dans un film de Miyazaki) ; c'est à la limite du stéréotype. En fait, le lecteur ne va jamais au-delà des apparences : le père souffre, mais Margaux n'essaie de savoir de quoi ou pourquoi, sa soeur est une présence censée être exubérante mais elle est à peine présente,...Ce qui échappe un peu à tout ça, ce sont ses sentiments amoureux. Un peu. C'est en fait comme si elle était détachée de tout, en flottement. Et tout le reste flotte aussi, du coup.
Ce n'est pas un mauvais roman, dans le sens où l'histoire tient la route et où la personnage principale aussi.Ce serait plutôt "vite lu et vite oublié".
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bina
  29 mars 2012
Un roman agréable qui prend différentes formes. Roman à la première personne, dans la tête d'une adolescente qui aime les listes. Une belle histoire qui nous permet de suivre cette jeune fille sur une saison, accompagnant son père et sa petite soeur. Mais pas seulement. C'est une tranche de vie, où l'amour se mêle des visites, où le coeur balance entre la France et le Japon. Je m'attendais à un peu plus de profondeur, on reste peut être un peu trop à mon goût dans les sentiments de la jeune fille, mais l'amour est une préoccupation de son âge.
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lectures2thalie
  05 juin 2012
Un roman sensible sur le passage de l'adolescence à l'âge adulte. Plus qu'une simple histoire d'amours adolescentes, c'est surtout un roman introspectif, pudique, d'une jeune fille qui voit sa vie basculer du jour au lendemain, qui doit grandir, mûrir. le fait de passer plusieurs mois dans un pays différent, avec une culture différente, va permettre à Margaux de grandir et de s'épanouir.
Margaux est une amoureuse sincère et entière. Avec elle, pas de concession. Pourtant la vie va lui réserver bien des surprises...Passionnée d'écriture, de lectures, elle s'éloigne peu à peu de l'enfance, de l'insouciance, représentés par Mathias. Elle va connaître la sensualité, le goût de l'interdit, la passion avec Eric, mais surtout, elle va apprendre à se connaître elle.
Juste superbe!

Lien : http://parfumsdelivres.blogs..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
SharonSharon   05 juin 2013
Je veux continuer ce qu'on a commencé la dernière fois, j'ai murmuré en retirant ma robe.
J'avais prévu mon coup, il n'y avait rien en dessous. La suite, je ne veux pas la raconter, c'est trop intime, trop cru aussi. Ce que je peux dire, c'est que je n'ai jamais bu mon café et qu'il y avait aussi beaucoup de tendresse et de respect, comme si j'étais quelque chose de très précieux, de très fragile, qu'on peut casser.
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Videos de Karine Reysset (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Karine Reysset
Karine Reysset - "L'étincelle"
Quand Coralie reçoit le faire-part d?une amie perdue de vue depuis vingt-cinq ans, les souvenirs longtemps refoulés refont surface. Août 1993, elle quitte son pavillon de banlieue pour la splendide maison de Soline en Dordogne, peuplée d?amis dont la culture l?émerveille. Très vite, les amours virent à la passion, les secrets se révèlent, alors qu?au camping voisin une enfant disparaît? Karine Reysset livre le roman de cet été brûlant, où une jeune fille en apprendra sur la vie bien plus qu?elle ne l?aurait voulu.
En librairie le 9 janvier 2019 https://bit.ly/2GuWX1o
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