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ISBN : 2879297621
Éditeur : Editions de l'Olivier (03/03/2011)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 67 notes)
Résumé :
À l'occasion de l'anniversaire du grand-père, toute la famille se retrouve dans la vieille demeure située au bord de la mer, en Bretagne. Six jours pendant lesquels les fantômes du passé se sont donné rendez-vous et pèsent sur les membres de la tribu, tout en resserrant leurs liens.
Chacun voudrait ouvrir le chemin de la réconciliation mais tous se heurtent aux histoires des uns et des autres, celle de Lena, fatiguée d'être l'aînée, celle d’Achille, le demi-f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  10 octobre 2014
A l'occasion de l'anniversaire de Noé, le grand- pére, toute la famille se retrouve dans la vieille demeure, en Bretagne.
Six jours durant,les conflits, les angoisses, les regrets affluent...dans cette famille recomposée.
Achille, le demi- frére, qui vit aux États - Unis,arrive avec ses triplés," aux yeux délavés", portraits crachés de leur mère Beth,autoritaire et conventionnelle, restée là- bas, qu'il s'apprête à quitter....
Merlin, coureur de jupons, instable,que personne ne considére comme un adulte, pére de Scarlett, adolescente,que Noé et Marianne élévent eux mêmes...
Léna, l'aînée,mal dans sa peau,qui ne parvient plus à s'occuper de ses enfants,Théo et Zoé, mariée à Vincent,qui ,lui, travaille beaucoup....
Stella, la petite derniére,amoureuse de Charlotte....
Petit à petit , un drame enfoui resurgit : une fillette disparue il y a trente ans...
Ah! Les réunions de famille,les vieux meubles craquent, les parents aussi!les comptes se réglent entre fréres et soeurs, chacun désirerait se réconcilier mais tous se heurtent aux histoires des uns et des autres, l'émotion et la gravité du sujet dépassent la banalité des conflits, les adultes essaient de panser leurs plaies, inconsolés, ils se souviennent....
Derrière les faiblesses collectives les fantômes du passé refont surface, ce drame que personne n'aborde, personne n'est guéri...
L'auteur débusque les silences, les non-dits et les tabous, Karine Reysset démêle partiellement l'écheveau de ces destins inaccomplis et multiples, elle accompagne la douleur de chacun sans jamais juger...
Comment se construire sur cette part d'enfance de laquelle on ne se remettra jamais?
Peut - on mettre tout sur la table?
La quête de vérité des uns est - elle forcément le moteur des autres?
L'écriture est simple, délicate,l'auteur écrit juste sur des thémes importants, le deuil, la douleur de perdre un enfant , l'incommunicabilité, le poids du secret, les remords, l'immaturité de certains adultes face à la maturité de certains jeunes, l'homosexualitè,les probléme relationnels.....
Un beau livre plaisant à lire qui se lit d'une traite.....
Une plume légére et pudique, subtile et tendre où l'auteur en pénétrant l'intimité de chacun et son passé,distille une émotion douce amére, à fleur de peau, un livre murmuré, sincére et poignant comme un chagrin d'enfant ou les larmes sur le visage d'un grand- père
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Sharon
  14 juillet 2012
Je l'ai lu dimanche soir, d'une traite, juste après avoir refermé un polar finlandais. J'ai adoré ce roman, même s'il est vrai que j'aurai aimé en savoir plus sur certains personnages. Voilà pour le petit bémol que je porte à ce roman, il sera le seul.
J'ai énormément aimé (n'était le bémol, je mettrai "adoré") ce roman qui sonne juste tant du point de vue de l'écriture que de la caractérisation des personnages.
Famille recomposée ? Pas tant que cela. Certes, Noé a divorcé de sa première femme, que nous qualifierions de nos jours de psycho-rigide (puritaine, au sens strict du terme, n'est pas mal non plus) mais Marianne, sa seconde épouse, n'a pas amené d'enfants dans la corbeille des noces : juste deux frères irresponsables et une mère distante, qui n'apparaissent qu'en pointillés, avant de disparaître définitivement à la suite de la tragédie qui les a frappés trente ans plus tôt.
De cette tragédie, qui est la morte accidentelle de leur seconde fille, Noé et Marianne ne parlent pas. Pourtant, ils ne sont pas un couple qui ne communiquent pas, je dirai même qu'ils sont un couple exemplaire dans le sens qu'il a survécu aux tourments endurés. Non, c'est simplement que lorsque Marianne commence à en parler, c'est pour dresser la longue liste des reproches qu'elle s'adresse. Elle ne parle pas de la mort de Violette, elle explose de douleurs, et la mort de Violette est un argument sans appel face à certaines situations.
Ne pas être responsable de la mort de sa fille n'a strictement rien à voir avec le fait de se sentir coupable, d'autant plus que la vie a continué, presque malgré eux : Stella est née un an après la mort de sa soeur (déni de grossesse familial - Noé, médecin, n'a rien vu) et Marianne a eu beaucoup de mal à s'occuper de cette enfant, qui lui rappelait tant son enfant défunte.
Comment se construire autour du deuil et des non-dits ? Mal ? La seule qui vit presque bien est Scarlett, en dépit de la défection (désaffection ?) de ses parents. Et pourtant, c'est elle qui a véritablement grandi avec le fantôme de Violette. Et même si son prénom a été choisi par sa mère en référence à Autant en emporte le vent, Scarlett rime avec Violette, Scarlett, qui avait l'âge de Violette morte quand elle a été confiée à ses grands-parents. Les autres ... Achille reproduit le schéma paternel, Léna étouffe dans ses habits de mère parfaite, exacte opposée de sa mère, Merlin est en éternelle errance et Stella...Je laisse le mot de la fin à Marianne :
"ça ne servait à rien de remuer tout ça. Violette était Violette et elle était morte. Stella était Stella et elle était vivante, et elle avait besoin d'elle".
Lien : http://le.blog.de.sharon.ove..
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pyrouette
  19 juillet 2013
Un roman qui commence avec une douce odeur de vacances, de retrouvailles en famille. Mais chaque personnage arrive dans la maison familiale du bord de mer avec son lot de casseroles et les parents ne sont pas en reste. C'est une histoire de secret de famille. Mais quelle est la définition d'un secret familial ? Pour les parents, ne pas parler d'un drame qui s'est passé il y a des décennies et qui continue à les faire souffrir et protéger leurs enfants. Pour les enfants, c'est ne pas avoir eu d'explications sur le même fait et se faire de mauvaises idées. Et si cette année était idéale pour tout mettre sur la table : les peurs, les angoisses, le chagrin, les regrets. Mais cela suffira-t-il ? La quête de vérité des uns n'est pas forcément la réalité des autres. Mais si l'amour est présent, c'est le principal. A lire au bord de la mer !
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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aaahhh
  02 avril 2012
Une famille se réunit pour fêter un anniversaire. Trois générations qui viennent de loin se retrouvent pour l'occasion. Se retrouvent, enfin comme ils peuvent... avec leurs fragilités, leurs rancoeurs, et tous les non-dits qui pèsent entre eux...
Comme toute réunion de famille, c'est l'occasion pour chacun de revenir sur ses souvenirs, les beaux comme les terribles, et aussi de déballer les secrets et autres fantômes qui hantent encore les esprits et les placards...
Il semble que l'un de ces fantômes ait pesé particulièrement sur la vie de tous, et un drame qui a eu lieu il y a trente ans et dont ils n'ont jamais vraiment pu parler, est au centre des réflexions de chacun...
Dans ce roman beau et fort, c'est avec une écriture simple mais pleine d'émotion que Karine Reysset nous promène au sein des états d'âme de cette famille. Chaque chapitre est écrit du point de vue d'un protagoniste différent, ce qui nous permet de suivre l'intrigue avec suspense, petite touche par petite touche, et surtout de comprendre les personnages et de nous attacher à eux.
C'est avec subtilité et une grande délicatesse que l'auteur aborde des thèmes importants comme le deuil, la perte d'un enfant, la rivalité fraternelle et surtout le poids du secret.
C'est beau et bien écrit donc, mais qu'est-ce que c'est triste... Non pas que ce soit un défaut pour un livre, d'être triste, mais je préfère prévenir, moi cette famille déprimée, ça m'a mis le moral à zéro...
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seriephile
  02 juillet 2013
arine Reysset a choisi la famille comme thème central de ce livre. Les personnages très (trop) nombreux ont tour à tour la parole. Ils se livrent sur leurs vies à l'occasion de l'anniversaire de Noé, le patriarche. Chacun s'épanche, nous fait par de ses états d'âmes, ses doutes. le lecteur doit alors composé avec ces différents portraits, il doit retracer le cheminement de l'ensemble des membres de cette famille, pour pouvoir comprendre comment celle-ci fonctionne. Et comme dans toutes les familles, il y a des secrets, des blessures, des fêlures... Une sensation de malaise plane tout au long du livre, et elle nous imprègne nous aussi lecteur, et ça... j'avoue que c'est assez perturbant. de plus, cela ne nous quitte pas même une fois la dernière page lue. Et pourtant certains sujets très intéressants sont traités. Il est notamment question des problématiques liées à la famille recomposée, de la place que l'on s'accorde ou qui nous est accordée dans la fratrie. le point central étant bien évidemment le drame survenu il y a longtemps et dont les conséquences sont encore perceptibles malgré les années passées. En somme des sujets, des événements qui laissaient présager un livre fort et vibrant, et qui, je pense, n'a pas été traité de manière assez approfondie pour qu'il puisse répondre à mes attentes. Je dis bien mes attentes, peut-être me suis-je mis la barre trop haute avant même d'avoir ouvert ce roman, la quatrième de couverture m'ayant permis de fantasmer la tournure qu'allait prendre les pages de ce livre. En conséquence, je dirais que ce livre m'a fait passé un assez bon moment mais qu'il me manque un je ne sais quoi qui me permettrait de dire qu'il m'a vraiment plu. Je pense que le fourmillement de personnages ne m'a pas permis de rentrer dans cette lecture comme je l'aurais voulu. de plus, les sujets sont abordés parfois de manière (trop) succincte, et la fin (sans trop en dire bien sûr) ne m'a pas permis de satisfaire la frustration qui m'a suivi tout au long de cette lecture. Cependant, je dois tout de même dire que la lecture fut facile, le style de l'auteure étant fluide et agréable. Je pense réitérer l'expérience de lire Karine Reysset, je ne lâche pas un auteur si facilement!
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critiques presse (2)
Lexpress   16 août 2012
Le thème semble rebattu mais la partition sonne finalement très juste : d'une plume pudique et tendre, Karine Reysset pénètre l'intimité et le passé de chacun, sans jamais juger.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   18 avril 2012
Ce livre murmuré est poignant comme un chagrin d'enfant.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
AproposdelivresAproposdelivres   14 octobre 2014
Michael Jackson venait de mourir, et ça ne lui faisait rien. Derrière la fenêtre à petits carreaux entrouverte, le cèdre bleu effleurait le toit, les fils électriques. Il faudrait l’élaguer. Il y avait tant de choses à faire, toujours, des choses ordinaires. Assise sur son lit, Lena tenait un body d’une main, une robe à pois de l’autre. Autour d’elle, des piles plus ou moins droites de vêtements, quatre exactement. Une pour Zoé, une pour Théo, une pour Vincent, et une pour elle, évidemment. Il ne fallait pas qu’elle s’oublie. Cela ne risquait pas avec les pensées qui l’assaillaient, des mauvaises pensées. S’il n’y avait eu que ça. Ces derniers mois, elle avait des bouffées, des pulsions, des crises, elle ne savait comment les nommer. Puis elle avait envie de pleurer – souvent même elle pleurait – et de sauter par la fenêtre. Pourtant, elle n’était pas malheureuse, n’avait aucune raison de l’être.
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Commenter  J’apprécie          60
AproposdelivresAproposdelivres   14 octobre 2014
Lena consulta sa liste. Elle tenait ça de Marianne. Comment sa mère s’en était-elle sortie ? Ils étaient trois à la maison, plus Achille l’été, les cousins cousines, les copains les copines qu’elle prenait en vacances. Avec seulement deux enfants, Lena avait l’impression de se noyer dans un verre d’eau. Elle sombrait, et personne ne s’en rendait compte. Elle devait courir après le petit, il bravait le danger à chaque seconde comme s’il cherchait à user ses nerfs, éprouver sa terreur. Elle ne le quittait pas des yeux, et avec sa fille, c’était pareil.
Vincent l’appela (elle se sentit prise en faute, les bagages étaient-ils prêts ?). Il préférait rouler de nuit, c’était plus pratique avec les enfants. Elle lui répondit « oui, presque » d’une voix faussement enjouée.
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AproposdelivresAproposdelivres   14 octobre 2014
Elle avait été soulagée d’avoir un fils. Contrairement à Vincent, elle ne voulait pas de troisième enfant. « On ne fait pas un élevage », l’avait-elle prévenu. Elle songeait à prendre rendez-vous afin que sa décision soit irréversible. Mais elle était velléitaire, et pour l’instant elle n’avait rien fait (ni pour le cèdre, ni pour le reste).
Il allait lui falloir déplacer des montagnes pour gagner la mer. Elle testerait le point où sa résistance céderait, où ses nerfs menaceraient de lâcher comme des élastiques trop usés. Mais son père était âgé, elle devait prendre soin de lui.
Dix minutes plus tard, le ciel virait au rose. La tempête était passée, elle pouvait se remettre au travail.
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AproposdelivresAproposdelivres   14 octobre 2014
Un jour ou l’autre, un malheur arriverait, il ne faudrait pas s’étonner. Quelquefois elle s’imaginait lâcher son dernier-né dans l’escalier, le laisser se noyer dans son bain. Marianne, elle, ne râlait jamais, jamais elle n’avait ne serait-ce que soupiré. Lena s’entendait parfois crier, et après elle se griffait les bras, elle les aimait tellement. « Vous me tuez, mes amours, à petit feu », chuchota-t-elle. Son mari voyait quelqu’un, elle en était convaincue. Dans un sens, ça l’arrangeait. Elle avait installé un futon à côté du lit à barreaux de Théo. Son corps éprouvé requérait du repos, ses plaies devaient cicatriser. Elles se nichaient surtout dans sa tête, elle en avait conscience.
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Annette55Annette55   10 octobre 2014
"_Elle voulait voler,voilà ce qui s'est passé.
Notre soeur, c'était un oiseau. Une fée, un papillon, ça ne vit jamais très vieux,c'est trop beau, trop fragile."
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Videos de Karine Reysset (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Karine Reysset
A Sociological Story about Intellectual Disability, Mothering and Care Work
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