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EAN : 9782226437815
Éditeur : Albin Michel (30/01/2019)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.55/5 (sur 92 notes)
Résumé :
Ancien libraire, monsieur Picquier s'est vu contraint de déménager 3 000 volumes dans son petit chez-lui. Oui mais voilà, il ne peut plus profiter seul de sa passion, puisque la maladie de Parkinson l'empêche de lire, et va donc devoir demander de l'aide à l'apprenti-cuisinier Grégoire, qui va découvrir avec ce vieux maître les joies de la lecture.
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Critiques, Analyses et Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
Nathaliecez
  28 décembre 2018
C'est un très bon moment de lecture que je viens de terminer en refermant ce livre (envoyé par les éditions Albin Michel dans le cadre des masses critiques).
C'est tout d'abord la découverte de la lecture et du plaisir de lire que fait Grégoire en s'occupant d'un vieux monsieur dans une maison de retraite. Grégoire, il faut le dire, est un jeune homme peut brillant, qui, après avoir raté son Bac, se retrouve à faire maints petits boulots. La lecture et les livres lui sont totalement étrangers. Mais ce vieux libraire, à la porte de la mort, va se faire un malin plaisir à lui donner l'envie, puis le plaisir de se plonger dans un livre, et aussi de partager ses lectures en lui demandant de lire pour d'autres personnes.
Grégoire va devenir un "mordu de lecture".
Mais c'est aussi une belle histoire d'amitié entre ce jeune homme et ce vieux monsieur. Jusqu'où Grégoire peut il aller pour réaliser un souhait du libraire lors de ses derniers instants de vie ?
La rencontre entre ces deux hommes va changer la vie du plus jeune et donner du bonheur au plus vieux.
Je me suis vite sentie captivée par cette histoire, à la fois drôle et tendre. L'écriture y est fluide et simple. C'est un roman qui se lit bien. Tous les lecteurs passionnés vont se reconnaître, dans cette envie de partager et de transmettre les lectures parcourues, vécues et appréciées, si ce n'est aimées..
Je qualifierai ce livre comme un hymne à la lecture, aux livres et aux lecteurs !
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Carolivra
  30 décembre 2018
Grégoire et le vieux libraire est le genre de roman qu'on lit d'une traite. Grégoire est factotum dans un EHPAD. Il a dix-neuf ans, pas de diplôme mais l'envie de faire plaisir aux gens en s'acquittant de sa tâche. Par hasard, il rencontre Monsieur Picquier, ancien libraire, atteint de la maladie de Parkinson. Entouré de plus de 3000 livres dans sa petite chambre, Monsieur Picquier se sent seul. Il va trouver en Grégoire un passeur, un relais, en lui donnant goût à la lecture et à la littérature…
Marc Roger nous dresse ici le portrait touchant de deux hommes que tout oppose: l'un est à l'aube de sa vie tandis que l'autre va sur le déclin. L'un a vécu de mots, de lettres, de littérature, l'autre n'a pas ouvert un livre depuis le collège. Et pourtant, entre ces deux-là va naître une sorte d'amitié indéfectible dans laquelle se mêle des sentiments forts et complexes.
Sans tomber dans le pathos pour autant, Marc Roger nous raconte une belle histoire remplie d'humanité. Au-delà d'un roman sur le pouvoir de la littérature et de la lecture, l'auteur dénonce en filigrane l'extrême souffrance des personnes âgées placées en EHPAD, le travail des soignants, l'absurdité de la société qui laisse « ses vieux » crever sans un au revoir. Certains passages sont touchants, émouvants quand l'auteur montre la solitude de certains personnages que plus rien ne relie à la vie.
Ode à la lecture, à la littérature, l'auteur n'en oublie pas de construire des personnages attachants et drôles à commencer bien sûr par Monsieur Picquier. Espiègle, plein d'humour, bourré de ressources, il est d'une drôlerie infinie et d'une finesse d'esprit incroyable. Quant à Grégoire, j'ai aimé son évolution tout au long du roman. D'abord réfractaire à toute forme de littérature, il va se laisser piéger par Monsieur Picquier et trouver une sorte de révélation dans son rôle quotidien à la maison de retraite.
Avec Grégoire et le vieux libraire, Marc Roger offre à son lecteur un roman touchant qui évoque le passage du temps et qui montre que la littérature peut beaucoup contre la déliquescence du corps et de l'esprit.
Lien : https://carolivre.wordpress...
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paroles
  09 janvier 2019
Sublime ! Un livre qui parle de livres ne pouvait que me plaire. Mais au-delà de ça, c'est la relation instaurée entre le héros et les personnes âgées qui m'a beaucoup touchée. Ça sent le vécu, le parler vrai. Pas de condescendance ni de faux-fuyant ici, la vie est relatée telle qu'elle avec ses bons et ses mauvais cotés, ses bonnes et ses mauvaises odeurs aussi. Tout est beau dans le meilleur des mondes ? Non, tout est difficile et en particulier dans les maisons de retraite. Alors si un vent nouveau, sous forme de livres et de lecture, souffle un peu sur celles-ci, bon sang que c'est agréable ! Et au passage, si on peut allonger sa PAL (pile à lire, explication pour les non-lecteurs), et bien c'est encore mieux. Un régal vous dis-je !

En plus, lorsque l'on apprend que l'auteur est lui-même lecteur professionnel, on comprend aisément la passion littéraire qui éclate à chaque page. Ce roman est un hymne à la lecture donc, mais aussi le portrait d'un jeune homme libéré de ses frustrations, et enfin une peinture réaliste des conditions de vie de nos Vieux (et de nous vieux) en Ephad.

Enfin, si d'aucuns pourraient être choqués par certains passages à l'écriture assez crue, pour moi ils n'ont été d'aucune gêne. Ces brefs moments d'écriture non édulcorée reflètent des actions et des situations bien précises qui supportent et admettent parfaitement ce langage.

Je remercie vivement Babelio et les éditions Albin Michel pour ce partage plein d'espoir quant au pouvoir de la littérature et si révélateur de nos pratiques sociales. Je remercie également Marc Roger pour son extraordinaire métier (passion plutôt) de passeur de livres et pour le sublime paragraphe sur Célestine et Baricco, le grandiose.



Notre héros, Grégoire, jeune employé aux cuisines dans une maison de retraite va peu à peu s'approprier le monde des livres grâce à un vieux retraité, ancien libraire, qui a décoré sa chambre avec 3000 livres issus de son ancienne boutique. le vieil homme va lui enseigner l'art subtil de la lecture à haute voix...

Lien : http://mespetitesboites.net
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sabine59
  31 décembre 2018
Pour tout amoureux des livres, on ne peut qu'adhérer aux thèmes développés par ce roman, écrit par un lecteur public passionné.
Grégoire est un jeune homme de dix-huit ans qui travaille aux Bleuets ( ah, les noms de fleurs utilisés pour ce type d'endroit si peu bucolique...) , une maison de retraite où il fera la rencontre décisive de sa vie: celle de Monsieur Picquier,surnommé le Vieux Libraire, un résident original et cultivé, qui l'initiera au goût de lire. Et de faire la lecture aux autres.
Ce qui m'a un peu gênée dans ce livre, c'est la distorsion stylistique entre les réflexions et conversations assez terre à terre , dans un langage qui se veut celui des jeunes, de Grégoire et les envolées lyriques , parfois même hermétiques du vieil homme. Certes, la différence de génération l'explique mais l'écart paraît un peu superficiel et forcé.
Par contre, le quotidien morne et poignant des vieilles personnes et le métier difficile du personnel dans une maison de retraite sont très bien rendus.
Et surtout, bien sûr, comme on apprécie ce changement positif apporté par les lectures de Grégoire, qui donnent un regain d'enthousiasme et de plaisir chez des êtres en fin de vie! Même si on ne peut pas s'empêcher de trouver l'histoire un peu trop idyllique, elle n'est jamais mièvre.
Une lecture qui met du baume au coeur, bercée par des citations poétiques de toute beauté. Je remercie Babelio de m'avoir proposé ce roman!
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nadejda
  24 janvier 2019
"Pauca meae" ce sont ces deux mots en latin que Grégoire, employé à la cuisine ,découvre sur la porte de la chambre de Monsieur Picquier, l'un des pensionnaires de la maison de retraite des Bleuets, auquel il apporte pour la première fois son repas.
Il ne sait pas qu'à partir de cet instant un monde va s'ouvrir à lui par l'intermédiaire du vieux libraire dont les quatre murs de la chambre sont recouverts jusqu'au plafond de livres. Car cet homme va réussir à lui transmettre son amour passionné des livres et de la lecture.
« Pauca meae », c'est du latin. Cela veut dire : « Le peu qu'il me reste d'elle. » Ce que tu vois ici n'est qu'un dixième de ce que je chérissais le plus au monde. Ah, quel crève-coeur quand j'ai eu à choisir ces trois mille au détriment des autres ! Une torture que je compare à celle que vivent les amputés. Tu connais le syndrome ?
…. Imagine ! Vingt sept mille livres que je ne peux plus feuilleter.
Les livres de Monsieur Picquier, le Vieux Libraire, sont sa famille, ses amis. Il les connait tous et éprouve le besoin, sentant que les jours lui sont comptés, de transmettre cet amour des livres et de la vie.
Ce sera Grégoire qui n'a jamais ouvert un livre, dont il va faire un lecteur pour lui-même d'abord et progressivement pour tous les pensionnaires des Bleuets.
Le chemin est beau que va suivre Grégoire en compagnie de son vieil ami et l'on est heureux de les y accompagner.
Ce petit livre tout de simplicité et de complicité entre le lecteur et les personnages attachants créés par l'auteur donne de la joie. Alors surtout ne vous privez pas de ce moment privilégié de lecture
Car comme le dit le Vieux Libraire :
Le livre est un chemin qui conduit à l'autre et comme il n'y a pas d'autre plus proche de toi que toi, tu lis pour te rejoindre, même si tu cherches à te fuir en le faisant …
Et comme le dit un vieux sage nommé Confucius :
Tu lui dis, il oublie, tu lui enseignes, il écoute, tu lui fait vivre, il apprend.
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   02 juillet 2019
Le Français Marc Roger signe une très belle histoire entre un jeune homme peu intéressé par la lecture et un vieux libraire en fin de vie dans un premier roman délicat, plein de vie, d’humour et de sagesse, Grégoire et le vieux libraire.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   29 décembre 2018
[Sa mère] travaille sans cesse. Pas vraiment pauvre mais toujours un peu juste. Comme les livres sont chers, mieux vaut n'en acquérir aucun.
Quand il l'apprend, le Vieux Libraire fulmine :
- Pourquoi ta mère ne t'a-t-elle pas inscrit à la bibliothèque ?
Notre petite ville, c'est une médiathèque et une annexe, 100 000 bouquins pour 30 000 habitants. Le tout gratuit.
- Nous, les acteurs du livre, bibliothèques, lycées, collèges, écoles et librairies, on a bossé toutes ces années main dans la main, pour s'entendre dire ça. Je n'en reviens pas. Nos actions, nos slogans. Des livres pour tous et partout. On y croit. Et voilà !
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sagesse66sagesse66   22 février 2019
- Si tu avais à choisir, Grégoire, que préférerais-tu ? Être la musique, l'instrument de musique, le musicien ou celui qui écoute ?
.... Sans réfléchir, je lui avais dit que je préférerais être la musique ......
- Comme moi, Grégoire, j'aimerais être la musique.
Sans instrument, ni musicien, ni celui qui l'écoute, la musique ne serait pas.
Cette liberté de disparaître en même temps qu'elle se crée, cet écho qui perdure au moment où elle meurt, lui proviennent uniquement des trois autres.
La vanité du musicien à la fin du morceau est à la hauteur de sa tristesse d'en avoir terminé et il n'a qu'une hâte, rejouer.
L'instrument est vacant comme un lac asséché suppliant le ciel bleu et celui qui écoute vibre encore d'un bonheur qui n'est plus.
Seule la note est l'instant, sans futur ni passé. Le présent absolu impossible à l'humain. Et pourtant rien de plus imprécis qu'un morceau de musique. Hier, aujourd’hui et demain s'y retrouvent exprimés en une seule et unique vibration d'air ambiant.
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JeanfrancoislemoineJeanfrancoislemoine   16 février 2019
Quand t'es libraire , c'est un exemple , tu lis toujours avant les autres .C'est prétentieux, tu sais , de lire avant les autres et de décider ce qui est important de ce qui ne l'est pas .De quel droit ? De quel droit s'approprier le pouvoir de diffuser un titre plutôt qu'un autre ?Qu'est-ce qui te donne cette légitimité ? C'est là que tu inventes ce rôle qui t'autorise à dire selon tes goûts, tes enthousiasmes et tes tocades:" Lisez ce livre " ou " Ne le lisez pas " !Connaissant plus ou moins tes clients , tu fais ça comme tu peux. T'auras toujours des grands et des petits lecteurs , des adultes , des enfants , des hommes , des femmes , des curieux , des pressés , des flâneurs , et tous ceux qui ne viennent pas , qui n'osent pas ou simplement qui ne connaissent pas . ( p 43 )
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sagesse66sagesse66   21 février 2019
....Malheureusement, je ne crois en rien. Ni rien ni personne n'est parvenu à me convaincre qu'il existerait une puissance supérieure, un grand tout, une divinité quelconque, appelle-le comme tu voudras, qui régirait nos âmes.
Parce que je crois en l'âme, mais à quoi bon ?
Non, ce qui me met le plus en rogne dans cette affaire, c'est de laisser derrière moi des envies, des projets que je ne pourrai plus jamais accomplir, des dizaines de conflits que je n'ai jamais su régler et qui me laissent un sale goût dans la bouche, tous ces cons que j'ai croisés auxquels j'aurais aimé casser la gueule et puis tant de regrets quand j'y pense, que je préfère ne pas me repasser le film, ça me ferait du mal pour rien.
Que ce soit en amour, en affaires dans le boulot, dans le désir à connaitre tout ce qu'il y a à connaitre pour le plaisir de savoir, je ne te dis pas les occasions ratées.
Mais réussir sa vie, c'est quoi au juste ? ....
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nadejdanadejda   11 janvier 2019
Épigraphe :
"L'on ne fait des livres que pour rester lié aux hommes par-delà la mort et pour nous défendre ainsi contre l'ennemi le plus implacable de toute vie, le temps qui passe et l'oubli."
Le bouquiniste de Mendel, 1935, Stepphan Zweig. Traduit de l'allemand par Menfred Schenher

"Chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne."
Écrit après la visite d'un bagne, 1881, Victor Hugo
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