AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2226437819
Éditeur : Albin Michel (30/01/2019)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Ancien libraire, monsieur Picquier s'est vu contraint de déménager 3 000 volumes dans son petit chez-lui. Oui mais voilà, il ne peut plus profiter seul de sa passion, puisque la maladie de Parkinson l'empêche de lire, et va donc devoir demander de l'aide à l'apprenti-cuisinier Grégoire, qui va découvrir avec ce vieux maître les joies de la lecture.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
Nathaliecez
  28 décembre 2018
C'est un très bon moment de lecture que je viens de terminer en refermant ce livre (envoyé par les éditions Albin Michel dans le cadre des masses critiques).
C'est tout d'abord la découverte de la lecture et du plaisir de lire que fait Grégoire en s'occupant d'un vieux monsieur dans une maison de retraite. Grégoire, il faut le dire, est un jeune homme peut brillant, qui, après avoir raté son Bac, se retrouve à faire maints petits boulots. La lecture et les livres lui sont totalement étrangers. Mais ce vieux libraire, à la porte de la mort, va se faire un malin plaisir à lui donner l'envie, puis le plaisir de se plonger dans un livre, et aussi de partager ses lectures en lui demandant de lire pour d'autres personnes.
Grégoire va devenir un "mordu de lecture".
Mais c'est aussi une belle histoire d'amitié entre ce jeune homme et ce vieux monsieur. Jusqu'où Grégoire peut il aller pour réaliser un souhait du libraire lors de ses derniers instants de vie ?
La rencontre entre ces deux hommes va changer la vie du plus jeune et donner du bonheur au plus vieux.
Je me suis vite sentie captivée par cette histoire, à la fois drôle et tendre. L'écriture y est fluide et simple. C'est un roman qui se lit bien. Tous les lecteurs passionnés vont se reconnaître, dans cette envie de partager et de transmettre les lectures parcourues, vécues et appréciées, si ce n'est aimées..
Je qualifierai ce livre comme un hymne à la lecture, aux livres et aux lecteurs !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          1310
Carolivra
  30 décembre 2018
Grégoire et le vieux libraire est le genre de roman qu'on lit d'une traite. Grégoire est factotum dans un EHPAD. Il a dix-neuf ans, pas de diplôme mais l'envie de faire plaisir aux gens en s'acquittant de sa tâche. Par hasard, il rencontre Monsieur Picquier, ancien libraire, atteint de la maladie de Parkinson. Entouré de plus de 3000 livres dans sa petite chambre, Monsieur Picquier se sent seul. Il va trouver en Grégoire un passeur, un relais, en lui donnant goût à la lecture et à la littérature…
Marc Roger nous dresse ici le portrait touchant de deux hommes que tout oppose: l'un est à l'aube de sa vie tandis que l'autre va sur le déclin. L'un a vécu de mots, de lettres, de littérature, l'autre n'a pas ouvert un livre depuis le collège. Et pourtant, entre ces deux-là va naître une sorte d'amitié indéfectible dans laquelle se mêle des sentiments forts et complexes.
Sans tomber dans le pathos pour autant, Marc Roger nous raconte une belle histoire remplie d'humanité. Au-delà d'un roman sur le pouvoir de la littérature et de la lecture, l'auteur dénonce en filigrane l'extrême souffrance des personnes âgées placées en EHPAD, le travail des soignants, l'absurdité de la société qui laisse « ses vieux » crever sans un au revoir. Certains passages sont touchants, émouvants quand l'auteur montre la solitude de certains personnages que plus rien ne relie à la vie.
Ode à la lecture, à la littérature, l'auteur n'en oublie pas de construire des personnages attachants et drôles à commencer bien sûr par Monsieur Picquier. Espiègle, plein d'humour, bourré de ressources, il est d'une drôlerie infinie et d'une finesse d'esprit incroyable. Quant à Grégoire, j'ai aimé son évolution tout au long du roman. D'abord réfractaire à toute forme de littérature, il va se laisser piéger par Monsieur Picquier et trouver une sorte de révélation dans son rôle quotidien à la maison de retraite.
Avec Grégoire et le vieux libraire, Marc Roger offre à son lecteur un roman touchant qui évoque le passage du temps et qui montre que la littérature peut beaucoup contre la déliquescence du corps et de l'esprit.
Lien : https://carolivre.wordpress...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          1160
paroles
  09 janvier 2019
Sublime ! Un livre qui parle de livres ne pouvait que me plaire. Mais au-delà de ça, c'est la relation instaurée entre le héros et les personnes âgées qui m'a beaucoup touchée. Ça sent le vécu, le parler vrai. Pas de condescendance ni de faux-fuyant ici, la vie est relatée telle qu'elle avec ses bons et ses mauvais cotés, ses bonnes et ses mauvaises odeurs aussi. Tout est beau dans le meilleur des mondes ? Non, tout est difficile et en particulier dans les maisons de retraite. Alors si un vent nouveau, sous forme de livres et de lecture, souffle un peu sur celles-ci, bon sang que c'est agréable ! Et au passage, si on peut allonger sa PAL (pile à lire, explication pour les non-lecteurs), et bien c'est encore mieux. Un régal vous dis-je !

En plus, lorsque l'on apprend que l'auteur est lui-même lecteur professionnel, on comprend aisément la passion littéraire qui éclate à chaque page. Ce roman est un hymne à la lecture donc, mais aussi le portrait d'un jeune homme libéré de ses frustrations, et enfin une peinture réaliste des conditions de vie de nos Vieux (et de nous vieux) en Ephad.

Enfin, si d'aucuns pourraient être choqués par certains passages à l'écriture assez crue, pour moi ils n'ont été d'aucune gêne. Ces brefs moments d'écriture non édulcorée reflètent des actions et des situations bien précises qui supportent et admettent parfaitement ce langage.

Je remercie vivement Babelio et les éditions Albin Michel pour ce partage plein d'espoir quant au pouvoir de la littérature et si révélateur de nos pratiques sociales. Je remercie également Marc Roger pour son extraordinaire métier (passion plutôt) de passeur de livres et pour le sublime paragraphe sur Célestine et Baricco, le grandiose.



Notre héros, Grégoire, jeune employé aux cuisines dans une maison de retraite va peu à peu s'approprier le monde des livres grâce à un vieux retraité, ancien libraire, qui a décoré sa chambre avec 3000 livres issus de son ancienne boutique. le vieil homme va lui enseigner l'art subtil de la lecture à haute voix...

Lien : http://mespetitesboites.net
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          1112
sabine59
  31 décembre 2018
Pour tout amoureux des livres, on ne peut qu'adhérer aux thèmes développés par ce roman, écrit par un lecteur public passionné.
Grégoire est un jeune homme de dix-huit ans qui travaille aux Bleuets ( ah, les noms de fleurs utilisés pour ce type d'endroit si peu bucolique...) , une maison de retraite où il fera la rencontre décisive de sa vie: celle de Monsieur Picquier,surnommé le Vieux Libraire, un résident original et cultivé, qui l'initiera au goût de lire. Et de faire la lecture aux autres.
Ce qui m'a un peu gênée dans ce livre, c'est la distorsion stylistique entre les réflexions et conversations assez terre à terre , dans un langage qui se veut celui des jeunes, de Grégoire et les envolées lyriques , parfois même hermétiques du vieil homme. Certes, la différence de génération l'explique mais l'écart paraît un peu superficiel et forcé.
Par contre, le quotidien morne et poignant des vieilles personnes et le métier difficile du personnel dans une maison de retraite sont très bien rendus.
Et surtout, bien sûr, comme on apprécie ce changement positif apporté par les lectures de Grégoire, qui donnent un regain d'enthousiasme et de plaisir chez des êtres en fin de vie! Même si on ne peut pas s'empêcher de trouver l'histoire un peu trop idyllique, elle n'est jamais mièvre.
Une lecture qui met du baume au coeur, bercée par des citations poétiques de toute beauté. Je remercie Babelio de m'avoir proposé ce roman!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          1007
isanne
  10 janvier 2019
"C'est prétentieux, tu sais, de lire avant les autres et de décider ce qui est important de ce qui ne l'est pas. de quel droit ?" page 43
Et oui, voilà : c'est exactement ce que je ressens avant de faire une critique : notre avis ne doit pas contrarier la lecture des autres !

Pour ce roman qui se lit tout seul, d'une traite, ceux qui aiment le pouvoir rédempteur des livres et du partage que l'on en fait seront comblés !
Et il y a autre chose : la richesse de l'oralité. Là encore, un partage, encore plus passionnant qu'il n'est , du coup, pas égoïste.
Et l'échange entre celui qui n'attend pas grand chose de la vie qui s'offre à lui et ceux qui vont la quitter souvent en grande solitude.
Une belle lecture, en fait, où règne une lucidité sur notre société qui transperce souvent le coeur !
Commenter  J’apprécie          1010
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
JeanfrancoislemoineJeanfrancoislemoine   16 février 2019
Quand t'es libraire , c'est un exemple , tu lis toujours avant les autres .C'est prétentieux, tu sais , de lire avant les autres et de décider ce qui est important de ce qui ne l'est pas .De quel droit ? De quel droit s'approprier le pouvoir de diffuser un titre plutôt qu'un autre ?Qu'est-ce qui te donne cette légitimité ? C'est là que tu inventes ce rôle qui t'autorise à dire selon tes goûts, tes enthousiasmes et tes tocades:" Lisez ce livre " ou " Ne le lisez pas " !Connaissant plus ou moins tes clients , tu fais ça comme tu peux. T'auras toujours des grands et des petits lecteurs , des adultes , des enfants , des hommes , des femmes , des curieux , des pressés , des flâneurs , et tous ceux qui ne viennent pas , qui n'osent pas ou simplement qui ne connaissent pas . ( p 43 )
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
Nat_85Nat_85   18 février 2019
Tu lui dis, il oublie ;
tu lui enseignes, il écoute ;
tu lui fais vivre, il apprend.
Confucius
Commenter  J’apprécie          20
JeanfrancoislemoineJeanfrancoislemoine   15 février 2019
Quand on déchoit comme je déchois , dit - il ,qu'on est lucide comme je le suis ,on souffre moins lorsqu'on est seul . Le spectacle des autres te renvoie inévitablement à ta propre déchéance. ( p 18 )
Commenter  J’apprécie          110
cornelia-onlinecornelia-online   15 février 2019
Commence par explorer tes propres goûts. On ne lit bien que ce qu’on aime. Tu sélectionnes les textes drôles ou sérieux que tu souhaites partager, et peu à peu, s’élabore une toile au centre de laquelle tu peux te promener comme bon te semble. Et alors tu composes des programmes par genres ou thématiques, régions du monde ou noms d’auteurs. Toutes les combinaisons deviennent possibles. Tu vas très vite te prendre au jeu. C’est passionnant de voir comment les textes se parlent entre eux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
cornelia-onlinecornelia-online   15 février 2019
Parmi les textes, il y a ceux que j’appelle « Ceux-des-Crêtes », ceux des grandes aventures de la langue, dans lesquels on devine à distance l’invention des aurores. Tu sais, ces lumières enthousiasmantes, l’insaisissable rayon vert au lever ou au coucher du soleil, l’explosion des nuages à toute heure dans les courants d’air chaud et le rêve agrandi des vautours dans le lent tournoiement de leurs ailes. Solitude. Altitude.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
autres livres classés : maison de retraiteVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

Françoise Sagan : "Le miroir ***"

brisé
fendu
égaré
perdu

20 questions
1931 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre
.. ..