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EAN : 9782916842578
60 pages
Éditeur : Temps Present (16/06/2018)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 7 notes)
Résumé :
François Ruffin, député de la Somme, et Mgr Olivier Leborgne, évêque d'Amiens, ont accepté le principe d'un dialogue sans tabou.
Le député de gauche, non croyant, évoque la place grandissante de la spiritualité dans ses combats. Il souligne la présence importante de catholiques à ses côtés depuis près de vingt ans, de la création du journal Fakir à la réalisation du documentaire Merci Patron !
L'évêque catholique, qui refuse les étiquettes politiques, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Bruidelo
  20 juin 2018
Un petit livre stimulant, qui fait du bien, qui invite à sortir de la résignation, c'est toujours bienvenu dans une société qui cherche quand même plus souvent à éteindre qu'à stimuler ce quelque chose en nous qui nous dépasse, cet élan qui nous pousserait à agir pour autre chose que notre intérêt personnel, pour un monde plus juste, meilleur.
La démarche est plutôt sympa: un dialogue entre un député athée et un évêque - la religion et la politique sont deux domaines très clivants, du coup, dans une période où on a tendance à se recroqueviller dans notre bulle, « la culture du dialogue » revendiquée par Adrien Louandre, à l'origine du projet de ce livre, est appréciable.
Au-delà de leurs divergences, François Ruffin et Mgr Olivier Leborgne se retrouvent dans une opposition commune à un ultralibéralisme qui soumet tout au profit, dans leur refus d'un économisme étroit qui fait peu de cas de l'humanité.
Le livre aborde des thèmes importants dans la réflexion de l'un ou l'autre des interlocuteurs, par exemple le problème de la répartition des richesses: « les 9,3% de la valeur ajoutée qui, en trente ans, ont glissé de la part du travail à la part du capital, ce qui représente trois semaines de congés payés par an; le triplement des dividendes des actionnaires passés de 4% à 12%; les 500 premières fortunes de France qui ... ont vu leur part dans le PIB passer de 6 à 24% ». Malgré cela, lorsqu'un rapport parlementaire explique que la maltraitance dans les EHPAD est causée par les sous-effectifs de personnels, la ministre répond que « La France n'en a pas les moyens budgétaires » alors qu'on vient de supprimer l'impôt sur la fortune pour les actionnaires sans que cela pose aucun souci budgétaire malgré le coût de 3,5 milliards d'euros.
Autres sujets abordés: l'urgence des combats à mener pour ce qui concerne l'écologie; les migrants et les rapports entre l'Occident, les multinationales, et les pays du Sud; les lanceurs d'alerte; le fait d'être habité par le Christ ou par des hommes qui ont mené des combats qui les dépassaient et qui vous portent au-delà de vous-même; le sentiment d'impuissance, la résignation, qui affaiblissent la vie démocratique...
Merci aux Éditions TempsPrésent et à Babelio pour ce livre intéressant, qui se lit bien tout en abordant de vrais problèmes.
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arcade_d
  17 avril 2019
C'est une très douce conversation, un bel entretien, où deux personnes humaines s'écoutent humblement et se répondent avec respect. Il y parlent de sociale, de foi et de relations humaines, de colère et d'amour.
J'ai envie de conclure par deux phrases :
Mgr Leborgne :
... Si l'Église était parfaite, il n'y aurait pas de place pour moi. Or il y a de la place pour tous dans l'Église.
Mr François Ruffin :
Mon christ, c'est d'abord celui qui chassait les marchands du temple.
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carine38
  09 juillet 2018
Ce livre retrace les réponses de François Ruffin et Monseigneur Leborgne aux questions posées par le MRJC.
Deux personnalités aux parcours très différents qui, finalement, se rapprochent dans leurs réponses.
On peut ne pas être croyant et être spirituel. On peut ne pas être impliqué dans la vie politique et avoir des engagements qui le soient.
Ce qui ressort de cet ouvrage est de l'espoir. Même à petite échelle, chaque acte de bienveillance est important. Un sourire, une main tendue un instant, quelques paroles. Ca ne coûte rien et peut embellir une journée.
J'en retiens qu'il faut oser agir pour que les situations déplaisantes autour de nous évoluent vers du positif. Osons dire haut et fort ce qui ne va pas et comment nous aimerions que cela change.
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Gantelet2000
  19 juin 2018
Ce petit livre (une cinquantaine de pages) se présente comme un dialogue entre Monseigneur Olivier Leborgne, évêque d'Amiens, et François Ruffin, Député de la France Insoumise.
C'est en fait la retranscription des réponses de chacun d'eux (à tour de rôle) aux questions posées sur la foi, la spiritualité, l'espérance ou encore la démocratie....
François Ruffin, comme Monseigneur Leborgne mettent en avant leur vécu et si les réponses sont souvent intéressantes, j'ai regretté le manque d'interaction entre eux et c'est dommage.
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Etoilesonore
  12 août 2019
Un livre monté comme un interview qui montre que la recherche de la paix sociale et la lutte contre un certain capitalisme qui se fait au détriment de l'homme n'est pas uniquement l'apanage des hommes de gauche. le bien commun et la recherche d'un vivre ensemble harmonieux est la quête de ces deux personnalités. L'un y travaille par son engagement politique, journalistique et culturel, l'autre par la diffusion du message de l'Evangile. Tous deux en appellent à sortir de l'indifférence afin de réveiller les consciences et ne pas laisser les puissances d'argent gagner la partie.
Un livre qui montre que des conciliations sont possibles, qui montre également que l'intelligence est requise pour combattre en vue d'une vie meilleure.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
BruideloBruidelo   18 juin 2018
Pour illustrer notre possible résistance commune au culte de l’argent, je voudrais citer un célèbre dominicain, Bartholomé de Las Casas, auteur de la Controverse de Valladolid. Quand il défend le point de vue que les Indiens ont une âme et qu’il faut cesser de les tenir en esclavage, il écrit: «Depuis les tout premiers contacts, les Espagnols n’ont paru animés et poussés que par la soif de l’or. C’est tout ce qu’ils réclament: « De l’or, de l’or, de l’or. Au point qu’en certains endroits, les habitants des terres nouvelles disaient : « Mais qu’est-ce qu’ils en font de tout cet or? Ils doivent le manger. » Tout est soumis à l’or, tout. » Je crains que l’on vive dans un monde où, de plus en plus, tout soit soumis au profit.
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carine38carine38   09 juillet 2018
François Ruffin : Je ne pense pas être un homme de paix, mais un homme de combat. Mon discours est relativement belliciste. Quand on parle de paix, j'ai souvent l'impression que c'est d'une fausse paix qu'il s'agit : la paix des puissants, le silence qu'on voudrait nous imposer.
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Vidéo de François Ruffin
François Ruffin réagit au micro de Mediapart à l'opération d'infiltration de son journal Fakir par Bernard Squarcini au profit du groupe LVMH.
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