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ISBN : 2207142302
Éditeur : Denoël (22/08/2019)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Eté 1963, dans un village des Pouilles.
Primo, Mimmo et Damiano , trois garçons de douze ans, passent le temps comme ils le peuvent dans les ruelles monotones de leur quartier. La vie n'est pas simple, pour ces amis inséparables : le père de Primo est mort, celui de Mimmo est à l'asile, celui de Damiano interdit à sa femme de quitter la maison, par peur qu'elle ne le trompe. Et lorsqu'ils quittent leurs foyers, c'est pour se trouver confrontés à une bande d'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Arthore
  03 octobre 2019
Trois amis, Primo, Mimmo, Damiano
Trois gosses qui en cet été 1963 vont voir leur vie basculer.
Trois gosses de 12 ans déjà meurtris par la vie : le père de Primo est mort, celui de Mimmo à l'asile et le père de Damiano est un homme dur, jaloux.
Quitter leur maison chaque matin, est à la fois un peu une façon de vivre mais aussi la confrontation avec une bande qui s'amuse à les humilier et les rouer le coups.
Alors une solution : passer un pacte qui les unira tous les trois pour le meilleur et pour le pire!
Et le pire ne les épargnera pas, allant jusqu'à leur faire perdre leur jeunesse
Un premier roman sublime, époustouflant, attachant. Un style éblouissant. Les mots sont faibles pour résumer la force, la puissance et l'émotion qui s'en dégage.
Rien d'étonnant à ce que son auteur, Marko Sabatino, ait déjà reçu plusieurs prix pour le "roman qui a boulversé l'Italie"
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Deltak
  26 septembre 2019
Eté 1963, dans un village des Pouilles.
Primo, Mimmo et Damiano , trois garçons de douze ans, passent le temps comme ils le peuvent dans les ruelles monotones de leur quartier. La vie n'est pas simple, pour ces amis inséparables : le père de Primo est mort, celui de Mimmo est à l'asile, celui de Damiano interdit à sa femme de quitter la maison, par peur qu'elle ne le trompe. Et lorsqu'ils quittent leurs foyers, c'est pour se trouver confrontés à une bande d'ados qui s'amuse à les tourmenter et à les humilier…
Les trois garçons feront un pacte cet été-là, mais ils ignorent alors qu'un terrible engrenage vient de s'enclencher, qui précipitera la fin de l'été, de leur amitié et de leur jeunesse. 
Un roman bien écrit sur l'Italie du sud des années 1960 mais qui peine à démarrer, je trouve. On se demande au début où l'auteur veut en venir, et ce qu'il cherche à nous raconter. Puis, tout s'enchaîne et l'intrigue devient fluide. Un premier roman intéressant mais imparfait sur l'amitié et le délicat passage de l'enfance à l'âge adulte.
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Lexx54000
  23 septembre 2019
Les Pouilles, Italie du Sud, années 60. Primo, le narrateur a perdu son père, mort très jeune d'un cancer, il vit avec sa soeur, sa mère, sa grand mère. Mimmo vit avec un père absent qui enchaine les séjours en hôpital psychiatrique et une mère qui voit en son fils le futur pape. Et Damiano, fils d'agriculteur et d'une mère ex-actrice, très séduisante, en détresse car enfermée chez elle par son mari jaloux.
Primo, Mimmo et Damiano, trois amis, persécutés et violentés par des jeunes plus grands qu'eux du village. Pour se défendre et surtout se venger, les trois amis décident de passer un pacte qui va lui entrainer dans un enchainement de colère, de douleur, de violence et de drame.
Des gamins, dans cette Italie du Sud des années 60, il est difficile de ne pas penser à Elena Ferrante en ouvrant ce roman. Car "L'été meurt jeune" raconte l'histoire d'une amitié et la fragilité de celle-ci avec le temps, les actions et les drames qui en découlent. Les personnages sont attachants, les événements sont distillés tout au long des pages, les secrets et les révélations sont percutantes avec une graduation intense et maitrisée.
Un roman autour d'une bande d'adolescent liés par un pacte de sang, une histoire d'amitié mais surtout de vengeance. Un roman dans l'air de temps qui parle de fait divers qu'on voit souvent dans les médias : le mal être des jeunes, le harcèlement, le suicide, les violences sexuelles au sein de l'église...
La plume de Mirko Sabatino est faite de suspense et d'angoisse. Un angoisse qui grandit au fil des pages pour arriver a un point de non-retour. Un auteur qui connait bien les Pouilles, et qui nous livre des paysages incroyables, un village pittoresque qui tourne autour de l'église, du patriarcat et du pouvoir des familles.
Un premier roman fort, dur, haletant, qui va crescendo en peignant une jeunesse non épargné par son milieu social, par son histoire, avec un passage a l'âge adulte délicat. Une belle tragédie contemporaine où l'été meurt jeune !
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liberliber
  11 octobre 2019
Depuis plusieurs années, la littérature italienne a pour sujet de prédilection l'enfance et la famille. On pense bien sûr à Elena Ferrante mais aussi à Paolo Cognetti, Niccolo Ammaniti, Monica Sabolo ou encore à Marina Bellezza.
Dans « L'été meurt jeune », le primo-romancier Mirko Sabatino nous emmène dans la région déshéritée des Pouilles. Nous sommes en 1963. Primo, le narrateur, a 12 ans et demi. Ses meilleurs copains sont Mimmo et Damiano. Alors que le père de Primo est mort, celui de Mimmo fait des allers et retours entre sa maison et l'asile. Quant au géniteur du troisième garçon, dévoré par la jalousie, il boucle sa trop belle femme qui se rêvait en actrice.
L'amitié leur fait oublier un temps leurs blessures familiales. Traînant dans le village où tout le monde se connaît (« Les ruelles étaient notre maison, et la place notre salon »), ils sont harcelés par une bande de garçons plus âgés. Pour se venger, ils concluent un pacte scellant leur indéfectible lien « à la vie à la mort ». Mais cette alliance servira à une autre fin. Beaucoup plus tragique celle-là...
Sous un soleil accablant, avec une bande-son qui fait défiler les tubes de l'époque, le récit de Mirko Sabatino est une variation sur le thème de l'innocence de l'enfance bafouée irrémédiablement par la barbarie des adultes.
Un premier roman d'apprentissage prometteur.
Lien : http://papivore.net/litterat..
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Helo586
  28 septembre 2019
Ce roman m'a été conseillé lors du réveil littéraire, ou le libraire de ma ville nous partage ses coups de coeur. Mais on sait que les goûts des uns ne font pas forcément le bonheur des autres. Ce livre en est le parfait exemple.
L'histoire débute par un affrontement entre les deux groupes d'adolescents. Les actions sont détaillées, on se projette et on entre ainsi dans le vif de l'histoire. Assez marquante comme on me l'avait décrite.
Puis, arrive une longue description et explication familiale d'un protagoniste, puis un autre et ce à tour de rôle. Vous l'aurais compris, ce passage me semble interminable, flou et m'éloigne de ma lecture jusqu'à ce qu'arrive une nouvelle (mais courte) action.
J'arrive même à me perdre dans les prénoms des enfants car ils finissent tous en "O" et comme les descriptions me déconcentre de ma lecture...
Je sais qu'un événement va avoir lieu, je ne lâche donc pas ma lecture. Cet événement horrible arrive à la fin du roman. Ce dernier tiers est donc plus accrocheur mais il y a eu pour moi beaucoup trop de longueurs dans cette histoire, le style d'écriture (une traduction, et oui !) ne m'a pas embarqué.
C'est dommage !
Ce roman a toutefois reçu plusieurs Prix en Italie, n'hésitez donc pas à le lire. Soyez curieux.
Ce n'est pas parce qu'il ne m'a pas plus qu'il n'est pas bon.
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
Pau_linePau_line   16 octobre 2019
Et à ce moment-là, dans toute son incongruité, dans sa majestueuse inopportunité, semblant surgir des coulisses de la fantaisie, me vint le nom adapté au personnage que notre père était devenu dans nos histoires, et que je n'avais jamais réussi à trouver: Supernotrepère, aurais-je dit à Viola, et j'étais sûr qu'elle aurait ri, elle aurait dit: "Oui!! Raconte-moi une histoire de Supernotrepère", et je l'aurais satisfaite parce que j'en avais plein en réserve, même si je ne savais jamais laquelle raconter avant de commencer, en lançant les mots et en me hissant dessus, en les escaladant un par un, en rebondissant sur les interventions, les corrections, les suggestions de Viola, en construisant le récit avec elle, directement; et dans ces histoires, ma sœur et moi, nous aurions grandi, dans ces histoires nous nous serions réfugiés quand le monde, dehors, devenait trop linéaire, ou trop grand, trop hostile, trop sombre.
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rkhettaouirkhettaoui   30 août 2019
Pour ma part, j’étais reconnaissant au ventre de ma mère de m’avoir mis au monde sans conditions, libre de choisir qui être sans devoir rien à personne sinon à moi-même. J’avais perdu mon père, mais de lui j’avais hérité l’intelligence et la liberté. Damiano était différent de moi, cependant lui non plus n’avait pas de destin. En cela et en mille autres choses qui ne s’expliquent pas, parce que les explications simplifient, et simplifient en général les relations banales, Damiano et moi étions frères. Mimmo, par contre, portait son destin avec lui, Mimmo était un projet déjà scellé.
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ArthoreArthore   29 septembre 2019
La vie est ce qui t'arrive entre la naissance et la mort. Tu ne choisis pas vraiment. Les personnes et les évènements s'accrochent à toi, aveugles, tenaces, et au fil du parcours des choses restent, d'autres s'ajoutent, tu en perds la plupart, puis tu perds tout.
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ArthoreArthore   29 septembre 2019
(Lettre du père de Primo remise après sa mort à son fils pour ses 12 ans)
La tentation de 'abreuver de conseils est forte..... Mais je ne veux pas. Qui peut le faire? J'aimerais cependant que tu te rappelles deux choses, et ce en deux occasions. Quand tu auras l'impression que les autres sont plus doués que toi, n'oublie pas que l'indépendance n'est pas toujours synonyme d'autonomie. Et quand tu auras l'impression que la vie est peu généreuse à ton égard, dis-toi que chacun vit comme il peut. Dans les moments difficiles, rappelle-toi simplement ces deux choses. Tu te sentiras mieux.
....
Rêve Primo, toujours. Mais plante tes rêves dans la terre : ils pousseront vigoureux et ne s'envoleront pas.
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ClioInoClioIno   24 septembre 2019
C'était la première fois que je le voyais d'aussi près, et soudain je me surpris à noter combien il était vrai. C'était une qualité transversale aux objets, aux animaux et aux personnes, qui abolissait les frontières entre les catégories, qui annulait les noms et les classifications, les hiérarchies.
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