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EAN : 9782070177608
128 pages
Éditeur : Gallimard (07/01/2016)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Il avait disparu de notre horizon politique. Voltaire en avait fait une infraction d'un autre âge. La Révolution française allait le congédier du domaine de la loi, pour l'ériger en " crime imaginaire ". Et voici que le blasphème, notion si longtemps désuète, s'invite à nouveau dans notre vie publique, sourdement d'abord, puis au grand jour, dans le fracas des attentats sanglants de janvier 2015. Ce " péché de bouche " a une longue histoire qu'il faut retrouver pour... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
tynn
  29 mars 2016
Le délit de blasphème a été aboli par l'Assemblée constituante en 1791, considéré alors comme archaïque. Il ne disparaîtra pas pour autant complètement et semble remontrer le bout du nez, en rapport avec les attentats terroristes, entre les notions de liberté de conscience ou d'expression et outrage à la religion.
Jacques de Saint Victor suit pas à pas ce péché de bouche, remontant aux sources judéo-chrétiennes, pour le voir s'épanouir sous la tutelle des rois " Très Chrétiens", puis dans le contexte des guerres de religion et la lutte contre l'hérésie. Un péché, qui devenu politique, conduit à un procès de trop au siècle des Lumières, discréditant la justice royale et ouvrant la voie à l'abolition du délit. En 1789, on parlera même de fanatisme religieux. Il faudra néanmoins attendre 1879 et une loi libérale sur la parole de presse pour obtenir une dépénalisation totale.
Un essai historique érudit et passionnant, pour s'interroger sur le respect des convictions religieuses, au détriment de toute liberté de dire ou de critiquer.
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vincentf
  14 mai 2016
Retracer l'histoire du blasphème, c'est retracer l'histoire de la liberté. Ce crime imaginaire (insulter un être dont rien ne prouve qu'il existe) est autant politique que religieux. Il connaît son heure de gloire au moment où les rois se proclament de droit divin, car il devient un crime de lèse-majesté : si j'insulte Dieu alors que c'est Dieu qui légitime le pouvoir du roi, je deviens un traître et mon crime est donc très grave. Dès que naît la démocratie, dès que le pouvoir tire son origine du peuple, le blasphème retrouve son caractère imaginaire : en insultant Dieu, j'insulte à nouveau un être auquel chacun est libre de croire ou non. Mais en insultant Dieu, en disant du mal des religions, en en montrant les côtés sombres, est-ce que j'insulte par la même occasion les croyants? Là semble être le débat à l'heure actuelle. Ce livre prend une position claire : dire du mal d'une religion est une liberté fondamentale et ne constitue pas une insulte aux croyants. Cette position est difficile à tenir, on lui opposera le choc, la conviction intime, la blessure, bref que des arguments émotionnels, parce qu'au niveau rationnel, les religions ont perdu la bataille depuis belle lurette. Le problème, c'est que l'être humain, fondamentalement, n'est pas rationnel.
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Videos de Jacques de Saint-Victor (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques de Saint-Victor
Casa Bianca Jacques de Saint-Victor Éditions des Equateurs, collection Equateurs littérature, mai 2019
Arrivés à la cinquantaine, Michela et le narrateur ne supportent plus de vivre les vacances en touristes. Ils décident de restaurer un couvent en ruines, hérité par Michela dans la région de Lecce, pour y habiter. Tout se complique quand le couple découvre qu'il abrite un cercle de jeu aux mains de la mafia locale. ©Electre 2019
https://www.laprocure.com/casa-bianca-jacques-saint-victor/9782849905524.html
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