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ISBN : 2266172751
Éditeur : Pocket (03/01/2008)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 626 notes)
Résumé :
New Hampshire. Hiver 2007. 24 corps sont découverts dans le sable enneigé d'un chantier d'autoroute.
24 cadavres. Tués d'une balle en plein cœur, sans aucune trace de lutte. Sacrifice de secte ? Suicide assisté ? Gigantesque règlement de comptes ?
Plus incroyable encore: personne ne les réclame. Pas un mari inquiet, pas une mère affolée, pas un collègue de bureau ne prend contact avec la police.
Le même soir, Frank Franklin, 29 ans, jeune pro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (102) Voir plus Ajouter une critique
Witchblade
  13 novembre 2018
Dernier livre trouvé en boîte à livres en excellent état et en éditions XO en plus. J'avais repéré cet auteur grâce à Babelio mais je n'avais jamais eu l'occasion de le trouver jusqu'à présent. C'est donc mon premier de cet auteur français. Je lis en même temps « Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède », c'est très intéressant à lire mais un peu longuet à cause des trop nombreuses descriptions, on voyage certes mais bon… du coup, j'ai préféré alterner avec un polar pour éviter l'abandon, j'avance beaucoup trop lentement pour un livre intéressant. Je ne suis pourtant pas une adepte de lire plusieurs livres en même temps, j'ai toujours eu peur de me mélanger les pinceaux mais entre un conte scandinave et un polar, il y a peu de risque.
Deux personnages s'alternent dès le début de l'histoire : le premier est chef de la police d'État du New Hampshire et le second, un jeune prof d'université qui vient d'arriver dans cette contrée. Ils vont essayer tous les deux de résoudre une enquête des plus singulières : 24 morts que personne ne réclame, retrouvés dans une tombe à ciel ouvert et où le FBI a mis un embargo sur l'enquête. Quoi de plus simple donc… L'auteur a vraiment une imagination tordue et inédite en matière de thriller, il a fait fort. J'ai pourtant beaucoup lu de thrillers mais je ne me souviens pas d'une telle perversité et cruauté. Difficile de démêler le vrai du faux dans cette histoire, surtout pour essayer de voir clair dans le jeu du meurtrier et de trouver ses failles. Peu de choses sont finalement laissées au hasard. Même si j'avais très envie de connaître la fin de cette enquête, j'avançais tout doucement tant je voulais être sûre de ne louper aucun des derniers détails. Vers la fin, il m'a fait penser au Poète de Connelly mais il est encore plus magistral dans son dénouement. L'auteur a vraiment un esprit tortueux au possible.
Comme vous l'aurez compris, j'ai eu un coup de coeur pour ce thriller, limite angoissant et psychologique à la fin. Ça faisait un moment que je l'avais repéré mais je crois que j'ai bien fait de le découvrir avec ce roman. Par contre, en fouillant sa bibliographie, j'ai découvert que celle-ci ne va pas forcément me plaire en entier mais ce n'est pas grave, en choisissant bien, je devrais trouver d'autres pépites. Si vous êtes amateurs de thrillers complexes à souhait, je vous conseille très fortement de découvrir ce roman et son auteur français. Juste un petit bémol concernant les coquilles laissées : erreur de pronom, mauvaise coupure pour un passage à la ligne… Dommage pour un auteur français. Pour ma part, je vais essayer d'en trouver d'autres dans mes goûts littéraires.
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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Hugo
  03 décembre 2018
Question d'existentialité primaire, ou le socle infantile panse cette éducation bancale ou le père ne fusse qu'une ombre héroïque titubante, dansant alcoolisé d'un pied sur l'autre sans l'affection tendre d'un père pour ses enfants et aujourd'hui de ses enfants pour leur père… vivre de ses excès jusqu'à l'aveuglement borné d'une vie sans bravoure et sans génie, la maladie s'empare du peu qu'il reste à gangréner, quelle drôle d'immaturité pour un homme, quels drôles d'excès pour ce corps, si fatigué par tant de nonchalance, essoufflé par si peu d'égard…
Fils d'un homme abimé, moi l'enfant qui regarde ce père s'agiter dans un mélange débrayé d'incohérences, victime d'une enfance égoïste, marginalisé par les années qui passent, perdue dans un monde qui n'est plus le mien et qui je crois ne l'a jamais été…
J'ai toujours eu honte de mon père, de cette vulgarité de comptoir, de cette douceur brutale, de ses mots crus et durs, de ce manque de tout avec tellement de rien…
C'est triste la vie quand elle se passe comme ça, quand l'amour se noie dans l'égoïsme, quand finalement à force d'indifférence à l'adversité, tu t'enlises dans un mépris involontaire dont tu ne maitrises plus l'enjeu, tu regardes impuissant les gens qui finissent par ignorer qui tu es, n'éprouvant qu'une pitié engendrée par les liens du sang, mais sans amour, sans sentiment, ce père qui a été dans une autre vie, dans un autre temps, ce temps dont je ne me souviens pas, ou si peu, et si glauque, le peu n'est qu'un mauvais souvenir de plus, rien à en tirer de cette salope quand il pensait tout fort à ma mère entre deux verres de tristesse, la vulgarité est devenue une politesse, et la déchéance son mode de survie…
Mais bizarrement je n'ai pas sombré dans la facilité d'une décadence toute tracée, il y avait toujours une petite voix qui me chuchotait que la normalité s'inventait dans les rêves, que la résilience s'inviterait à la maturité, que l'innée n'est acquis que par la curiosité et l'expérience, l'éducation n'est que la conscience d'une facilité de mauvais gout, une mauvaise blague qui excuse la faiblesse de l'âme, d'un esprit sain emprisonné dans un moule ou la facilité ne s'intellectualise pas, nous condamnant à répéter le schéma de l'hérédité sans nous poser la bonne question :
Qui suis-je ?
Très nietzschéen comme questionnement, mais qui étais-je pour devenir celui que je serai, celui que je suis n'est qu'un instant fugace qui subit sa vie au temps qui passe, même révolu le passé apporte les réponses à sa culpabilité, assumé le poids de son passé c'est pouvoir améliorer son présent et engendrer un futur plus serein finalement…
Mais Ou veux-tu en venir ?
Bah j'en sais foutre rien finalement, c'est juste un truc qui me venait comme ça, délires d'un état grippal ou le doliprane ne me fait plus aucun effet, je tergiverse donc avec mon inconscient qui essaie tant bien que mal de résister aux assauts délirants de mon auto psychanalyse à deux balles qui ne sert qu'à noircir des pixels… parce que même moi franchement j'ai fait mon deuil, mais peut-être bien que certains sont toujours en plein bad trip avec une partie de leur vie, à se flageller la gueule à coups de regrets ou je ne sais quels autres traumatismes qui fait que l'on oublie parfois que la vie avant d'être la putain d'un grand nombre, reste une chance si tenté que l'on soit bien né pour en prendre réellement conscience, ouais parfois le pardon est aussi inutile que futile, on se torture l'esprit avec un certain nombres de questionnent qui ne trouveront probablement jamais de réponse ou peut-être dans la sagesse d'un autre âge, au moment même ou les vers viendront grignoter nos souvenirs éteints depuis que le souffle nous a quitté.

Mouais un autre auteur parmi tant d'autre, pas d'étincelle, entre deux pourquoi pas...
A plus les copains
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gruz
  08 août 2012
Sardou n'est pas un habitué des thrillers, c'est son premier roman du genre, et espérons le pas le dernier tant celui-ci est une réussite.
L'intrigue est même un modèle du genre, d'une construction remarquable.
Car le point fort de ce roman est son histoire, qui débute calmement et classiquement, pour prendre une dimension inattendue dans sa deuxième partie.
Pas de gros effets à chaque détour de page, mais une intrigue qui emporte le lecteur vers des contrées imprévues, étonnantes.
Sans rien dévoiler de ce récit, attendez vous à ne plus savoir qui manipule qui, et à ce niveau, Sardou a réalisé un travail d'orfèvre.
Et que dire du méchant de l'histoire, tout bonnement inoubliable.
Un mélange fort réussi d'intrigue moderne avec une pincée d'intrigue classique.
Le seul bémol que je pourrais émettre concerne le style de l'auteur, fluide mais un peu trop propre ; une intrigue aussi machiavélique aurait peut-être être méritée plus d'aspérités dans le style (mais ce n'est vraiment qu'une petite critique).
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Sylviegeo
  13 octobre 2018
Retors à souhait. Rusé au plus haut point. Je me suis laissée prendre dans les filets de cette intrigue avec un certain plaisir moi qui croyais m'ennuyer avec ce livre. Un auteur, Boz, toujours à la recherche de la justesse du propos, de l'acte, de la desription , se servira de méthodes assez horribles pour y arriver, c'est le moins que l'on puisse dire.
Le récit est bien construit, c'est bien rythmé, tout est bien mené, même si j'ai trouvé la caractérisation des personnages un peu inégale. Mais ça reste assez captivant et glauque. C'est peut-être pour certains, tiré par les cheveux mais on ne pourra pas, justement, y échapper .
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Cathleroy
  11 août 2012
24 cadavres retrouvés dans une fosse. Sheridan, chef de la police appelé sur les leixu, a à peine le temps de commencer son enquête avec son équipe que le FBI, sans aucune explication, embarque tout (corps compris) et lui signifie de passer à autre chose.
C'est sans compter sur son acharnement... Ayant découvert des indices déterminants, il reprend ses investigations discrètement.
A priori, seul point commun entre une bonne partie des victimes un écrivain Ben O. Boz.
Franklin, jeune professeur d'écriture qui vient tout juste d'intégrer la si bizarre université qui jouxte le lieu du crime, aide Sheridan à sa demande.
Et après...... Tout s'accélère et jusqu'à la toute fin on va de surprise en surprise.
Un très bon trhiller par un auteur que je ne connaissais pas et dont je sais déjà que je suivrai l'actualité, contrairement à celle de son si populaire papa !
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
WitchbladeWitchblade   22 novembre 2018
« Il existe chez certains auteurs romanesques un besoin de connaissance exacte, de vérité tangible, qui ne recule devant rien. Ils veulent savoir pour créer.
Et le paradoxe de ces immenses écrivains est qu’ils sont dotés, de surcroît, d’une imagination inouïe. Mais elle ne leur suffit jamais. »
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joedijoedi   06 avril 2011
- Qu'est-ce que vous faites ?
Boz pressait le pas vers le shérif et les deux pompiers. Ces derniers avaient approché leur fourgonnette et sortit des pelles.
- M'sieur Boz, dit le flic un peu soûlé par les verres, on pensait vous avancer. Il y a là sur les extérieurs de la cendre tiède qu'on va récolter et sortir de chez vous. Ça ne nous coûte pas grand-chose, vous savez.
Les pompiers avaient déjà rempli une bonne dizaine de pelles.
- Non ! fit le romancier. Laissez cela, merci. J'ai ... je conserve la cendre. De l'engrais pour un ami. Il passera la prendre plus tard.
- Ah oui ?
- Oui !
Boz s'était approché des restes du bûcher.
- Oui, répéta-t-il.
Au même moment, il plongea sa botte dans les cendres. Il fit ainsi disparaître une côte flottante de Jackson Pounds qui affleurait dangereusement.
- Merci de votre aide, leur dit-il. Cela ira comme ça.
Les trois types, sans insister, acceptèren t de se retirer.
Boz regarda à nouveau l'os sous son talon.
Maudite poussière qui refusait de retourner à la poussière !
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LeliseuxLeliseux   29 juillet 2014
Je ne sais pas trop quoi penser de ce roman. Je ne peux pas dire que j'ai détesté mais je ne peux pas avouer non plus que j'ai adoré. Il s'agissait ici du premier livre que je lisais de cet auteur. Passé la moitié du livre, j'ai commencé à m'ennuyer sérieusement (trop de description et détails inutiles, à mon avis. Ce qui fait que ça brisait trop le rythme à mon goût). Toutefois, les 30-40 dernières pages sont hallucinantes! Rien que pour cela, j'ai été content de ne pas abandonner ce livre.
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raynald66raynald66   11 mai 2014
Partant de là, je n'ai plus devant moi un simple auteur de romans policiers lu par quelques victimes, mais un gars obscur, mystérieux, et qui s'y connait drôlement sur la manière d'enlever, de torturer ou de violer des personnes !

(page 168)
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bbpoussybbpoussy   07 janvier 2019
Puis il inspecta silencieusement les objets de la chambre. Il n'était pas fâché de passer beaucoup de bouquins en revue. C'était de plus en plus rare dans son boulot. Les enquêtes dans les chambres d'adolescents consistaient avant tout à répertorier des jaquettes de CD, de DVD ou de jeux vidéo. C'était toujours les mêmes. Ils ne disaient rien de la personnalité de leurs propriétaires, ou si peu. Mais une bibliothèque ! Cela devenait un vrai miroir. Et qui mentait rarement.
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