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ISBN : 2374480313
Éditeur : Xo Editions (11/10/2018)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 198 notes)
Résumé :
1691. Un bateau fuit les côtes de l’Irlande tombée aux mains des Anglais; à son bord, Harry et Lilly Bateman. Lui, fils de prostituée, elle, enfant illégitime d’une famille noble, mariés contre leur gré, ils embarquent vers une terre inconnue: l’Amérique.

À peine sortis de l’adolescence, ils se connaissent peu, ils ne savent pas où ils vont : tout leur reste à construire.

Ils découvrent une Amérique en devenir, entre nouvel Éden et nouv... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
ladesiderienne
  17 septembre 2014
CHALLENGE PAVES 2014/2015 (4/5)
Pour ce challenge, je ferai une seule critique regroupant les 2 tomes d'América car pris individuellement, ils ne rentrent pas dans les critères de la catégorie "pavés" imposés par notre amie Gwen21.
A la fois, roman d'aventures, fresque historique et saga familiale, cette histoire se dévore plus qu'elle ne se lit : les deux tomes avalés en 4 jours.
A travers deux familles, les Muir, Anglais protestants et les Bateman, Irlandais catholiques,on assiste à la naissance des États-Unis de 1688 à 1782 et à la lutte entre pays colonisateurs pour l'appropriation de ce nouvel eldorado. La guerre entre ces deux familles et leurs descendants se fera principalement pour la possession de la treizième colonie, la Géorgie, qui mettra quand même du temps à devenir la terre idyllique promise. Participant à la construction de ce Nouveau Monde, des personnages masculins importants mais qui ne seraient rien sans la présence à leurs côtés de figures féminines fortes.
Entre ambitions démesurées, amours trahis, revers de fortune, la trame, finalement assez classique, se tisse en général très vite sauf à un ou deux moments (par exemple lors du séjour de Shannon Glasby dans la prison londonienne pour endettés) où l'histoire s'enlise un peu et traine en longueur.
Je ne vais pas bouder mon plaisir, j'ai beaucoup aimé ce récit, même si j'ai déploré que contrairement à ce que laissait supposer la première de couverture du tome 1, les premiers habitants de ces territoires, à savoir les Indiens, n'y jouent pas un rôle plus important. J'ai également trouvé que "Délivrez-nous du mal" et "Pardonnez nos offenses" étaient d'une facture beaucoup plus originale. Ici, un travail de recherches important a par contre été nécessaire pour coller le plus possible à la réalité et il faut en louer l'auteur.
La fin m'a mis à l'eau à la bouche car j'ai découvert que c'était une trilogie, je suis donc en attente du troisième tome. 15/20
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Aela
  11 décembre 2011
Depuis longtemps je n'avais pas lu un roman historique avec un tel plaisir.
Romain Sardou nous entraîne dans l'Amérique balbutiante des années 1690 à 1732.. Dans ce premier tome, deux familles vont s'opposer: les Muir, d'ascendance germanique et installés depuis peu en Angleterre, famille de l'aristocratie et du grand négoce.. et les Bateman, de souche irlandaise et d'extraction populaire..
Bien vite les Bateman vont devenir les champions de la cause irlandaise et des droits des nouveaux immigrants sur le sol de ces colonies d'Amérique..
La trajectoire des Muir sera bien différente..
A la fin de ce premier tome, on assiste à la naissance de la treizième colonie, autrement dit la colonie de Géorgie, sur le trentième degré de latitude nord..
Une épopée historique passionnante avec un foisonnement de détails historiques, concernant la vie quotidienne des colons américains, les rapports entre les colons et les Indiens, et en parallèle la vie dans le Londres de la fin du 17ème siècle et le début du 18ème siècle avec notamment des détails sur les prisons de l'époque (la fameuse prison de Fleet, véritable ville dans la ville..) et le système social et judiciaire de l'époque..
Je ne sais pas si ja vais attendre la sortie du deuxième tome en poche (prévue en mars prochain) pour lire la suite..
Je crois en tout cas que je lirai toute la trilogie...
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Ode
  19 août 2012
Comme après ma première lecture de Romain Sardou, "Pardonnez nos offenses", je termine "La treizième colonie" avec des sentiments partagés.
Il s'agit indéniablement d'un honnête roman historique.
Comme l'atteste la bibliographie fournie, l'auteur s'est largement documenté sur l'histoire et les conditions de vie au tournant du XVIIe et du XVIIIe siècle, dans les îles britanniques, les colonies d'Amérique et chez les peuples indiens. 
L'histoire, sur fond de conflit anglo-irlandais et de colonisation des territoires indiens, croise les destins de deux familles que tout oppose : les Muir et les Bateman. Les jeunes Lilly et Harry Bateman, Irlandais catholiques, s'exilent en Amérique pour fuir les persécutions (petite déception pour les fans de Michel : ils viennent de la région de Dublin et non du Connemaraaaaa !). Les Muir sont de riches négociants et armateurs londoniens d'origine germanique (un vrai tyran, cet Augustus Muir !). En découle une ribambelle d'aventures, de rebondissements, voire de coups de théâtre...
Alors, que demander de plus, me direz-vous ? Et je vous répondrai : de l'équilibre, du souffle, de la profondeur, du style... pour lier tout cela !
J'ai trouvé que Romain Sardou survolait trop rapidement certains personnages et événements importants, comme par exemple l'installation des Bateman à New York et la naissance de leur fils Charles. À l'inverse, le passage sur le système d'emprisonnement des endettés à Londres m'a semblé interminable, d'autant plus que je me demandais où l'auteur voulait en venir. En lisant un roman intitulé "America", on ne s'attend pas à passer autant de temps dans une prison londonienne...
La narration, avec ses chapitres annonçant à chaque fois la famille dont on parle, ainsi que la date, m'a paru aussi lourde qu'abrupte. Enfin, l'emploi fréquent de sentences, sous forme de paragraphes d'une phrase, assèche encore le récit. 
Pourtant, quand l'auteur veut bien s'attarder sur un caractère, il arrive à donner vie à certains protagonistes, comme la fille adoptive d'Augustus Muir, Shannon Glasby, qui en devient attachante. Mais il faut pour cela atteindre la page 170 et, au passage, ne pas se laisser décourager par les coquilles laissées par l'éditeur XO...
America offrira certainement une lecture distrayante aux amateurs de romans historiques, mais il m'a manqué l'étincelle de passion nécessaire à ce genre de saga. Voyons ce que donnera le tome 2...
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ssstella
  02 novembre 2014
Je n'avais jamais lu de Romain Sardou... eh bien ! Tout en sentant un petit parfum d'imparfait... j'aime assez ! J'ai été prise et les pages ont défilées rapidement.
Je m'attendais à autre chose avec ce livre... entre le titre "la treizième colonie" et la quatrième de couverture, j'imaginais essentiellement une histoire de colons et en réalité on passe beaucoup de temps à Londres ou à bord de bateaux (des directions très intéressantes aussi).
Peut-être dans le deuxième tome quitte-t-on le milieu des pirates ou de la prison pour dettes, pour s'établir enfin dans cette colonie. On verra !
Cette lecture est suffisamment plaisante pour souhaiter la suite.
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Luniver
  08 décembre 2018
L'Amérique est encore à bâtir. Quelques petites colonies se sont créées sur cette immense terre vierge (à part quelques natifs qui rôdent un peu partout, mais les gens qui portent des plumes ne comptent pas vraiment), qui ne connaît encore ni coutumes ni règles bien définies. Tout est encore possible.
Parmi cette première vague d'immigrés, on suit principalement deux familles : un couple d'Irlandais catholiques, obligés de s'enfuir précipitamment à cause des guerres de religion dans leur pays d'origine. Et, à l'autre bout de l'échelle sociale, une famille de riches marchands anglais qui profitent des nouvelles opportunités qu'offrent les colonies pour bâtir un immense empire commercial.
L'immersion dans le Nouveau Monde est très réussie : on ressent pleinement cette possibilité d'aventures, de pouvoir tout tenter, des utopies religieuses à la vie de rapine. L'auteur nous emmène dans plusieurs endroits très différents : dans les terres amérindiennes, dans un New-York en formation, dans une prison pour dettes londoniennes, … et à chaque fois je me suis glissé dans la vie de ses personnages sans y prendre garde. Les intrigues m'ont par contre parues un peu plus faibles. J'ai eu l'impression que l'auteur avait une série de tableaux bien maîtrisés, et qu'il s'est contenté de les relier vite fait bien fait par quelques coups de théâtre assez convenus.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
AelaAela   11 décembre 2011
Il proposa de s'inspirer de la tactique des Français au Canada et de créer un "cordon sanitaire", une ligne de fortifications le long des frontières de la colonie.
John Lamar distribua des tracts français qui incitaient le cabinet de Versailles et les occupants de la Louisiane et du Mississipi à envahir les terres situées au sud de la Caroline:
- S'ils y parvenaient, les douze colonies anglaises seraient encerclées! Au sud, à l'ouest et au nord par les Français. Il ne nous resterait plus que l'océan pour nous enfuir!
Un projet très avancé d'éradication des Anglais du continent américain initié par Louis XIV, et appuyé par les Espagnols en 1702, se nommait justement "Projet pour la Caroline".
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OdeOde   15 août 2012
Comme tous les grands inquiets, Augustus luttait contre l'inquiétude par la maniaquerie : il respectait des horaires et des habitudes de travail inviolables, un cadre minutieux devenu légendaire.
Pour n'avoir pas à s'inventer de manies supplémentaires dans son manoir d'Ecosse, il avait fait reproduire, à l'identique, son cabinet de travail, sa chambre à coucher et sa garde-robe de Londres. Cette domestication ne souffrait pas d'écart ; dans ces trois lieux clefs, rien ne devait lui faire ressouvenir que cent soixante lieues le séparaient de la capitale.
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ladesiderienneladesiderienne   14 septembre 2014
Elle le regarda d'un air vaincu.
Il approcha et posa une main sur son épaule ;
- Soyons francs : je ne vous aime pas. Vous ne m'aimez pas. Je ne vous ai jamais aimé, vous ne m'aimerez jamais. Notre mariage a été une convention ; renouvelons-la : contentez-vous de tenir votre rang et de faire vivre ce palais. Vous n'aurez rien à changer à vos habitudes, hormis que vous ne serez plus l'épouse du "brave Germain" dont on aime se moquer, mais du "méchant Muir" qu'on va adorer haïr !
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ladesiderienneladesiderienne   15 septembre 2014
- La vogue des journaux intimes tient, dans notre siècle, à un principe beaucoup plus sérieux. A qui la devons-nous sinon aux Luthériens ? En écartant les pénitents de la pratique de la confession, ceux-ci se sont vus privés d'une parole et d'une écoute qui les soulageaient. De nos jours, le confessionnal fermé, l'on se confie au papier.
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ladesiderienneladesiderienne   14 septembre 2014
Le dieu des chrétiens ?
Brim répondit :
- On me dit qu'il s'est laissé mourir sur une croix, sans se battre. A quoi bon vénérer un dieu qui a été vaincu ?
La chute de l’Éden ?
- Regardez autour de vous, dit Brim : il est ici, le paradis ! Lorsque nous avons faim, nous avons de quoi manger ; lorsque nous avons froid, nous trouvons de quoi nous vêtir.
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Videos de Romain Sardou (17) Voir plusAjouter une vidéo
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SMEP 2016 - Rencontre avec Francesca et Romain Sardou
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