AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2845634684
Éditeur : Xo Editions (03/06/2010)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 166 notes)
Résumé :
1691. Un bateau fuit les côtes de l’Irlande tombée aux mains des Anglais; à son bord, Harry et Lilly Bateman. Lui, fils de prostituée, elle, enfant illégitime d’une famille noble, mariés contre leur gré, ils embarquent vers une terre inconnue: l’Amérique.

À peine sortis de l’adolescence, ils se connaissent peu, ils ne savent pas où ils vont : tout leur reste à construire.

Ils découvrent une Amérique en devenir, entre nouvel Éden et nouv... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
ladesiderienne
  17 septembre 2014
CHALLENGE PAVES 2014/2015 (4/5)
Pour ce challenge, je ferai une seule critique regroupant les 2 tomes d'América car pris individuellement, ils ne rentrent pas dans les critères de la catégorie "pavés" imposés par notre amie Gwen21.
A la fois, roman d'aventures, fresque historique et saga familiale, cette histoire se dévore plus qu'elle ne se lit : les deux tomes avalés en 4 jours.
A travers deux familles, les Muir, Anglais protestants et les Bateman, Irlandais catholiques,on assiste à la naissance des États-Unis de 1688 à 1782 et à la lutte entre pays colonisateurs pour l'appropriation de ce nouvel eldorado. La guerre entre ces deux familles et leurs descendants se fera principalement pour la possession de la treizième colonie, la Géorgie, qui mettra quand même du temps à devenir la terre idyllique promise. Participant à la construction de ce Nouveau Monde, des personnages masculins importants mais qui ne seraient rien sans la présence à leurs côtés de figures féminines fortes.
Entre ambitions démesurées, amours trahis, revers de fortune, la trame, finalement assez classique, se tisse en général très vite sauf à un ou deux moments (par exemple lors du séjour de Shannon Glasby dans la prison londonienne pour endettés) où l'histoire s'enlise un peu et traine en longueur.
Je ne vais pas bouder mon plaisir, j'ai beaucoup aimé ce récit, même si j'ai déploré que contrairement à ce que laissait supposer la première de couverture du tome 1, les premiers habitants de ces territoires, à savoir les Indiens, n'y jouent pas un rôle plus important. J'ai également trouvé que "Délivrez-nous du mal" et "Pardonnez nos offenses" étaient d'une facture beaucoup plus originale. Ici, un travail de recherches important a par contre été nécessaire pour coller le plus possible à la réalité et il faut en louer l'auteur.
La fin m'a mis à l'eau à la bouche car j'ai découvert que c'était une trilogie, je suis donc en attente du troisième tome. 15/20
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
Aela
  11 décembre 2011
Depuis longtemps je n'avais pas lu un roman historique avec un tel plaisir.
Romain Sardou nous entraîne dans l'Amérique balbutiante des années 1690 à 1732.. Dans ce premier tome, deux familles vont s'opposer: les Muir, d'ascendance germanique et installés depuis peu en Angleterre, famille de l'aristocratie et du grand négoce.. et les Bateman, de souche irlandaise et d'extraction populaire..
Bien vite les Bateman vont devenir les champions de la cause irlandaise et des droits des nouveaux immigrants sur le sol de ces colonies d'Amérique..
La trajectoire des Muir sera bien différente..
A la fin de ce premier tome, on assiste à la naissance de la treizième colonie, autrement dit la colonie de Géorgie, sur le trentième degré de latitude nord..
Une épopée historique passionnante avec un foisonnement de détails historiques, concernant la vie quotidienne des colons américains, les rapports entre les colons et les Indiens, et en parallèle la vie dans le Londres de la fin du 17ème siècle et le début du 18ème siècle avec notamment des détails sur les prisons de l'époque (la fameuse prison de Fleet, véritable ville dans la ville..) et le système social et judiciaire de l'époque..
Je ne sais pas si ja vais attendre la sortie du deuxième tome en poche (prévue en mars prochain) pour lire la suite..
Je crois en tout cas que je lirai toute la trilogie...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          201
Ode
  19 août 2012
Comme après ma première lecture de Romain Sardou, "Pardonnez nos offenses", je termine "La treizième colonie" avec des sentiments partagés.
Il s'agit indéniablement d'un honnête roman historique.
Comme l'atteste la bibliographie fournie, l'auteur s'est largement documenté sur l'histoire et les conditions de vie au tournant du XVIIe et du XVIIIe siècle, dans les îles britanniques, les colonies d'Amérique et chez les peuples indiens. 
L'histoire, sur fond de conflit anglo-irlandais et de colonisation des territoires indiens, croise les destins de deux familles que tout oppose : les Muir et les Bateman. Les jeunes Lilly et Harry Bateman, Irlandais catholiques, s'exilent en Amérique pour fuir les persécutions (petite déception pour les fans de Michel : ils viennent de la région de Dublin et non du Connemaraaaaa !). Les Muir sont de riches négociants et armateurs londoniens d'origine germanique (un vrai tyran, cet Augustus Muir !). En découle une ribambelle d'aventures, de rebondissements, voire de coups de théâtre...
Alors, que demander de plus, me direz-vous ? Et je vous répondrai : de l'équilibre, du souffle, de la profondeur, du style... pour lier tout cela !
J'ai trouvé que Romain Sardou survolait trop rapidement certains personnages et événements importants, comme par exemple l'installation des Bateman à New York et la naissance de leur fils Charles. À l'inverse, le passage sur le système d'emprisonnement des endettés à Londres m'a semblé interminable, d'autant plus que je me demandais où l'auteur voulait en venir. En lisant un roman intitulé "America", on ne s'attend pas à passer autant de temps dans une prison londonienne...
La narration, avec ses chapitres annonçant à chaque fois la famille dont on parle, ainsi que la date, m'a paru aussi lourde qu'abrupte. Enfin, l'emploi fréquent de sentences, sous forme de paragraphes d'une phrase, assèche encore le récit. 
Pourtant, quand l'auteur veut bien s'attarder sur un caractère, il arrive à donner vie à certains protagonistes, comme la fille adoptive d'Augustus Muir, Shannon Glasby, qui en devient attachante. Mais il faut pour cela atteindre la page 170 et, au passage, ne pas se laisser décourager par les coquilles laissées par l'éditeur XO...
America offrira certainement une lecture distrayante aux amateurs de romans historiques, mais il m'a manqué l'étincelle de passion nécessaire à ce genre de saga. Voyons ce que donnera le tome 2...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
ssstella
  02 novembre 2014
Je n'avais jamais lu de Romain Sardou... eh bien ! Tout en sentant un petit parfum d'imparfait... j'aime assez ! J'ai été prise et les pages ont défilées rapidement.
Je m'attendais à autre chose avec ce livre... entre le titre "la treizième colonie" et la quatrième de couverture, j'imaginais essentiellement une histoire de colons et en réalité on passe beaucoup de temps à Londres ou à bord de bateaux (des directions très intéressantes aussi).
Peut-être dans le deuxième tome quitte-t-on le milieu des pirates ou de la prison pour dettes, pour s'établir enfin dans cette colonie. On verra !
Cette lecture est suffisamment plaisante pour souhaiter la suite.
Commenter  J’apprécie          200
Clemocien
  02 avril 2017
Je termine mon mois "nettoyage de printemps" avec ce 1er tome d'America de Romain SARDOU. Encore sous blister, ce livre, édition France Loisirs de 2011 devait être dans ma PAL depuis à peu près cette époque; j'attendais en effet la parution du 3e tome avant de me lancer dans la saga. Malheureusement, j'ai l'impression qu'il n'y aura plus de tome 3. J'espère donc fortement que le tome 2 aura une fin un peu plus "finie" que La 13e colonie.
Encore une lecture en demi-teinte pour ma part... En effet, s'il y a certaines choses que j'ai beaucoup aimé, d'autres qui m'ont dérangées. Romain SARDOU nous plonge dans la construction de l'Amérique à travers une fresque familiale dont les chemins de plusieurs familles vont être amenés à se croiser. Je ne sais pas exactement quelle est la part historique / romancée mais Romain SARDOU se base sans aucun doute sur des faits historiques pour appuyer son récit et nous conter la colonisation de l'Amérique et la guerre catholiques / protestants en cette fin de 17e siècle.
Nous nous plaçons tour à tour sur les traces de différents protagonistes/familles dont les chemins se rejoignent à un moment ou un autre. Si j'ai beaucoup apprécié les intrigues qui se tissent et la façon dont les "fils" se croisent, j'ai moins apprécié la façon dont cela nous est raconté. En effet, nous sommes considéré comme quelqu'un d'extérieur à qui on expose tout un tas de fait; je me suis plus sentie spectatrice qu'impliquée dans l'aventure et cela m'a empêché de vivre pleinement les évènements. Si j'ai été scandalisée ou agacée par certaines situations, je n'ai pas ressenti d'attachement plus profond pour les personnages. Cela est surtout marqué sur la 1ere partie du roman car j'ai trouvé que le récit devenait plus trépidant/intéressant sur la seconde partie, lorsque nous découvrons ce qu'est devenue Shannon.
Pouvoir et argent sont au centre de cette saga où les grands ne considèrent pas les petits et où ceux-ci ont rarement une chance de s'en sortir. Cela est sans doute très proche de la réalité, où les happy end ne sont pas forcément monnaie courante, mais un peu de joie ferait tout de même du bien !
Une histoire très intéressante donc, dans laquelle je n'ai pas vraiment pu m'immerger mais dont je lirai la suite certainement cette année pour savoir ce que vont devenir Philipe et Rebecca mais aussi Charles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Citations & extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
AelaAela   11 décembre 2011
Il proposa de s'inspirer de la tactique des Français au Canada et de créer un "cordon sanitaire", une ligne de fortifications le long des frontières de la colonie.
John Lamar distribua des tracts français qui incitaient le cabinet de Versailles et les occupants de la Louisiane et du Mississipi à envahir les terres situées au sud de la Caroline:
- S'ils y parvenaient, les douze colonies anglaises seraient encerclées! Au sud, à l'ouest et au nord par les Français. Il ne nous resterait plus que l'océan pour nous enfuir!
Un projet très avancé d'éradication des Anglais du continent américain initié par Louis XIV, et appuyé par les Espagnols en 1702, se nommait justement "Projet pour la Caroline".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
OdeOde   15 août 2012
Comme tous les grands inquiets, Augustus luttait contre l'inquiétude par la maniaquerie : il respectait des horaires et des habitudes de travail inviolables, un cadre minutieux devenu légendaire.
Pour n'avoir pas à s'inventer de manies supplémentaires dans son manoir d'Ecosse, il avait fait reproduire, à l'identique, son cabinet de travail, sa chambre à coucher et sa garde-robe de Londres. Cette domestication ne souffrait pas d'écart ; dans ces trois lieux clefs, rien ne devait lui faire ressouvenir que cent soixante lieues le séparaient de la capitale.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
ladesiderienneladesiderienne   14 septembre 2014
Elle le regarda d'un air vaincu.
Il approcha et posa une main sur son épaule ;
- Soyons francs : je ne vous aime pas. Vous ne m'aimez pas. Je ne vous ai jamais aimé, vous ne m'aimerez jamais. Notre mariage a été une convention ; renouvelons-la : contentez-vous de tenir votre rang et de faire vivre ce palais. Vous n'aurez rien à changer à vos habitudes, hormis que vous ne serez plus l'épouse du "brave Germain" dont on aime se moquer, mais du "méchant Muir" qu'on va adorer haïr !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
ladesiderienneladesiderienne   15 septembre 2014
- La vogue des journaux intimes tient, dans notre siècle, à un principe beaucoup plus sérieux. A qui la devons-nous sinon aux Luthériens ? En écartant les pénitents de la pratique de la confession, ceux-ci se sont vus privés d'une parole et d'une écoute qui les soulageaient. De nos jours, le confessionnal fermé, l'on se confie au papier.
Commenter  J’apprécie          90
ladesiderienneladesiderienne   14 septembre 2014
Le dieu des chrétiens ?
Brim répondit :
- On me dit qu'il s'est laissé mourir sur une croix, sans se battre. A quoi bon vénérer un dieu qui a été vaincu ?
La chute de l’Éden ?
- Regardez autour de vous, dit Brim : il est ici, le paradis ! Lorsque nous avons faim, nous avons de quoi manger ; lorsque nous avons froid, nous trouvons de quoi nous vêtir.
Commenter  J’apprécie          70
Videos de Romain Sardou (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Romain Sardou
SMEP 2016 - Rencontre avec Francesca et Romain Sardou
autres livres classés : roman historiqueVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Délivrez-nous du mal

L'histoire débute au cours de l'inter règne entre deux papes. Quel est le pape qui vient de mourir ?

Celestin V
Boniface VIII
Martin IV
Honorius IV

10 questions
7 lecteurs ont répondu
Thème : Délivrez-nous du mal de Romain SardouCréer un quiz sur ce livre
. .