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EAN : 9782232128363
252 pages
Éditeur : Editions Seghers (11/05/2017)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 22 notes)
Résumé :
6 novembre 1939, Cracovie.
Un million de soldats en marche et mille chiens aboyeurs, un endroit de peur et de froid où il ne fait pas bon grandir.
Anna a sept ans quand son père, professeur à la faculté, se rend à une convocation des autorités allemandes, puis disparaît.
Seule et à la rue, Anna rencontre alors l’Homme-Hirondelle, un grand et étrange personnage qui parle toutes les langues – même l’oiseau. D’instinct, elle est prête à lui conf... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
diablotin0
  14 octobre 2018
Entrer dans le monde de Anna et l'homme-hirondelle est entrer dans un monde tout à la fois cruel et poétique, un monde empli de tendresse et de délicatesse mais aussi d'horreur et de violence.
Nous entrons dans ce monde avec Anna , âgée de 7 ans et l'homme-hirondelle, homme qui parle toutes les langues, même l'oiseau. Il va protéger Anna durant les années de guerre et vont parcourir, l'Allemagne, la Pologne et la Russie.
Afin d'aider la petite à comprendre et surtout à survivre durant de voyage, il va user de métaphores très poétiques qui m'ont vraiment émue. A ce stade, j'ai souvent eu en tête le magnifique film de Benigni, la vie est belle, et je rejoins alors, la critique littéraire Olivia de Lamberterie qui en fait référence sur la quatrième de couverture.
C'est un livre sur la guerre et ses atrocités, un livre sur la magie des mots qui peuvent être interprétés et qui n'ont de sens que ce qu'on leur donne.
Un livre-conte poétique d'une grande puissance et qui laisse au lecteursa part d'interprétation, à lui de donner sens à certains mots...
Bravo et merci !
Merci aussi à visages, sans toi, je serais passée à côté de ce petit bijou.
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visages
  07 octobre 2018
Coup de coeur pour ce petit roman emplit de poésie et de douceur alors qu'il nous décrit l'errance d'une petite fille auprès d'un homme hirondelle qui l'a protège sous son aile entre Pologne, Russie et Allemagne des années 40. La façon très sensible et métaphorique par laquelle Gavriel Savit interroge sur le sens des mots et même l'identité d'une langue et sa fonction m'a ravi.
C'est que toute cette épopée se vit à travers cette attachante petite Anna de 7 ans ce qui offre un regard pur et novateur sur le sens de la vie, le lien à l'Autre, ce qui crée l'attachement...Mais aussi sur la guerre et ce que l'homme peut-être pour l'homme quand il n'est plus qu'une bête féroce déguisée en homme...Aucune niaiserie ou bonne morale dans ce conte comme c'est parfois le cas dans les romans dont le personnage central est un enfant. L'écriture savoureuse et imagée de cette auteur m'aurait donné l'envie,si j'en avais eu le talent, de le transposer en album graphique...
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prune42
  07 août 2018
Le père d'Anna Lania, originaire de Cracovie, professeur à la faculté, se rend à une convocation des autorités allemandes. Il ne reviendra pas. La petite fille, âgée de 7 ans, a été confiée au Docteur Fuchmann mis très vite, celui-ci ne veut plus s'en occuper. Anna, livrée à elle-même, va rencontrer un homme mystérieux qui connaît bien les oiseaux et qui va protéger la petite fille. Ensemble, ils vont sillonner la Pologne pour fuir les Nazis et la guerre. "M. Hirondelle" va lui imposer quelques règles strictes comme de ne jamais révéler son identité et rester discrète où qu'ils soient. Ils rencontrent un musicien juif joueur de clarinette qu'Anna apprécie pour sa bonne humeur et son caractère différent de celui de M. Hirondelle, parviennent en Russie puis reviennent sur leurs pas en Pologne. Pourront-ils fuir indéfiniment cette guerre qui n'en finit pas ?
Quelle déception ! J'ai emprunté ce livre un peu au hasard sur les rayons de la médiathèque de ma commune, attirée par sa couverture sobre et sa 4ème de couverture qui évoquait un de mes thèmes préférés en littérature, la 2nde Guerre Mondiale vécue de l'intérieur par des personnages, en l'occurrence une petite fille.
Ce roman, élu best-seller par le New York Times et meilleur livre de 2016, ne m'a pas du tout emballée. J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire à tel point que j'ai failli l'abandonner plusieurs fois et il m'a fallu attendre la rencontre avec le musicien pour connaître un peu plus d'intérêt. le côté métaphorique et ésotérique de ce livre m'a laissée de marbre et je n'ai pas vraiment su interpréter certaines scènes.
Je trouve même l'intrigue générale de ce roman assez peu vraisemblable car comment un ou deux hommes accompagnés d'une petite fille auraient-ils pu fuir la Pologne en guerre, envahie par les Allemands, sans aucun moyen de subsistance, pendant des années ?
La fin ne m'a pas plus convaincue, on ne sait pas où arrive Anna et le pêcheur ni ce qu'est devenu M. Hirondelle, mais c'est avec soulagement, je le reconnais, que j'ai refermé ce livre !
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ATOS
  13 août 2018
Traduit de l'anglais ( États Unis) par Aline Azoulay-Pacvon
« La Sonderfahndungsbuch Polen“ (Livre spécial des individus polonais recherchés ») est une liste de personnalités polonaises, rédigée en prélude à l'invasion nazie de la Pologne.
Cette « liste des ennemis du Reich » a été rédigée par le Bureau Central II / P - Pologne (« Zentralstelle IIP Polen »), une unité spéciale des SS ainsi que par la Gestapo et les Allemands vivant dans l'ouest de la Pologne.
Elle contenait les noms de 61 000 membres de l'élite polonaise ( enseignants, universitaires, chercheurs, scientifiques, médecins, avocats, juges, anciens officiers, anciens combattants, prêtres, acteurs, artistes, …) qui devaient être fusillés par des unités spéciales armées des nazis en vue d'annexer plus facilement les territoires de la Pologne en 1939.
Septembre/ octobre 1939 . Pologne. L'Opération Tannenberg est le nom de code d'une action d'extermination dirigée contre les cadres de la société polonaise conçue par l'Allemagne nazie. »
Opération « Sonderaktion Krakau » . Pologne. Cracovie. Université Jagellone. 06 novembre 1939. 183 professeurs et assistants furent arrêtés et déportées vers les camps de concentration de Sachsenhausen et de Dachau, par les occupants nazis.
1939- Pologne -17 septembre 1939 sans déclaration de guerre préalable l'armée soviétique attaque la Pologne. » - Wiki source.
L'Allemagne d'Hitler et l'union soviétique de Staline se seront partagés la Pologne, laissant ses habitants se faire broyer entre leurs mâchoires de monstres de fer.
La petite Anna, enfant précoce, livrée à elle même après l'arrestation de son père, professeur de linguistique, par les nazie, rencontre dans une rue de Cracovie, l'homme-Hirondelle.
L'homme Hirondelle : Celui qui ne veut pas se faire reconnaître, ne vaut pas se faire prendre. Celui qui connaît le langage des oiseaux.
Il marche, et ne cessera plus de marcher à travers la Pologne, durant toutes les années de guerre. Il protégera Anna comme un père. Il lui apprendra à survivre, à se cacher, et lui apprendra le langage de la route. le seul langage qui peut vous sauver lorsque les loups et les ours vous pourchassent.
C'est un très beau roman, plein de poésie, d'humanité et de tendresse. Une ode au langage, à l'enfance, à l'innocence.
Par amour pour Anna, L'homme Hirondelle, le scientifique, prendra Reb Hirschl, le poète et tendre clarinettiste yiddish, sous son aile. C'est à trois qu'il poursuivront leur marche à travers les lignes ennemis, tombant en pleine opération Barbarossa, la plus grande invasion de l'histoire militaire, l'instant où les loups nazis prirent la décision de venir mordre les flancs des ours soviétiques.
Ni le froid, ni la faim, ni la haine, ni les crimes, n'arrêteront les trois héros de ce roman.
« Ainsi ils voyagèrent, bien des années durant
Par les monts et les vaux, une vie tout entière
Mais de tout ce qu'ils virent et de ce qu'ils vécurent
Comment rendrais-je compte ? Que pourrais-je bien dire ?
Il te faudrait toi-même parcourir le chemin
Pour en suivre de près les tours et les détours
C'est alors seulement que tu sauras vraiment
Ce qu'ils ont accompli et ce qu'ils ont souffert »
« Le Cantique des oiseaux »,Farid al-Din Attar 12e siècle.
Premier roman de Gavriel Savit, et c'est une réussite.
Astrid Shriqui Garain
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Mespetitescritiqueslitteraires
  13 mars 2018
En novembre 1939, la Seconde Guerre Mondiale a éclaté et Anna Lania, petite fille âgée de neuf ans, se retrouve seule dans les rues de Cracovie. Son père, professeur de linguistique, n'est jamais revenu de la réunion organisée par les forces de l'Occupation. Après quelques jours d'errance, affamée et désespérée, elle fait la connaissance d'un homme à la longue silhouette singulière. Cet homme étrange et polyglotte (polonais, allemand, yiddish, russe) a le don de parler l'oiseau. Dès qu'il pépie, une hirondelle vient se poser sur son doigt. Emu par cette enfant, il décide de la prendre sous son aile et ensemble, ils traverseront la Pologne et la Russie. Au cours de leur exil, le duo parviendra peu à peu à s'apprivoiser et d'instinct la petite fille se sentira en sécurité même si aucun élément personnel ne sera dévoilé. Anna ne connaîtra jamais la véritable identité de son compagnon de route. Il deviendra donc l'homme-hirondelle. Avec lui, elle apprendra qu'être en perpétuel mouvement est gage de survie.
Tu risques d'être trouvée si tu restes sur place. Cela ne revenait-il pas à dire : Tu ne risques pas d'être trouvée si tu avances?
Gavriel Savit nous offre ici son premier roman. L'écriture est fine, précise, poétique voire philosophique. La structure même du roman est soignée, travaillée et le contexte historique choisi est souvent propice aux histoires émouvantes.
J'ai beaucoup aimé la manière dont l'homme-hirondelle parle de la guerre, tout en énigmes, métaphores, allégories. Pour préserver l'enfance, l'innocence et la naïveté d'Anna, la guerre devient un conte, avec cette quête de "l'oiseau magnifique et rare" qu'il faut protéger des Ours en habits marrons (les Russes) et des Loups en habits gris (les Allemands). Afin de mener à bien cette mission, il leur faudra surmonter bien des obstacles et passer inaperçus.
Commence alors l'enseignement de l'homme-hirondelle. Il lui apprendra le "route", la langue de la survie, qui permet de s'adapter à son interlocuteur, de modifier la réalité selon ses besoins et dont la véracité flirte souvent avec le mensonge. Il lui apprendra à reconnaître les baies sauvages comestibles, les différentes espèces d'arbres. Malgré les scènes glaciales et glaçantes auxquelles assiste Anna, il lui arrivera d'être heureuse. Ce qui n'est pas sans rappeler l'extraordinaire film de Roberto Benigni "La vie est belle" où la naïveté de l'enfant feint d'être dupe des mensonges "protecteurs" de l'adulte.
L'homme-hirondelle est, quant à lui, demeuré un total mystère pour moi. A l'instar des vêtements qu'il revêt en fonction de son environnement, il se transforme : attentif, attentionné, protecteur, solaire, pédagogue mais aussi sombre, insondable, ambigu, angoissant, violent. On perçoit au fil des pages qu'un mal secret le ronge et que seules de mystérieuses pilules parviennent à maîtriser. Mais lorsque le flacon est vide, le mal déploie ses ailes et enserre sa proie. L'homme-hirondelle se métamorphose alors en dément...
L'auteur laisse volontairement libre-court aux différentes interprétations de cette transformation. Certains pourront y voir un homme névrotique qui ne pourra vivre sain d'esprit sans ses médicaments, d'autres y verront la fuite éperdue mais vouée à l'échec d'un intellectuel refusant de collaborer à d'obscurs projets, d'autres encore y verront une allégorie du mal absolu s'emparant d'une âme idéaliste la réduisant ainsi à une déshumanisation irrémédiable.
Malgré le contexte historique, les personnages, la poésie, la plume et la philosophie de ce roman, je reste mitigée. La fin du livre semble précipitée, bâclée. En dépit de l'épilogue, tout semble aller vite, beaucoup trop vite, ce qui entre en parfaite opposition avec la lenteur extrême de l'intrigue. Comme si l'auteur ne savait plus où emmener ses lecteurs...
Paru aux éditions Seghers, mai 2017
Lien : https://mespetitescritiquesl..
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
diablotin0diablotin0   11 octobre 2018
Les fillettes de sept ans sont une espèce d'une incroyable diversité. Certaines vous diront qu'elles sont déjà grandes depuis longtemps et vous aurez du mal à ne pas en convenir; d'autres sont trop jalouses de leurs secrets d'enfants écrits à la craie dans leurs têtes, pour confier quoi que ce soit à des adultes; et il y a celles ( de loin les plus nombreuses) qui n'ont pas encore décidé à quelle catégorie elles appartiennent, et qui, selon l'humeur du jour, de l'heure et même du moment, vous dévoilent des aspects surprenants de leur personnalité.
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diablotin0diablotin0   12 octobre 2018
Il y a deux types d'enfants isolés dans les rues en temps de guerre : ceux dont la détresse attire le regard des adultes, et ceux dont la détresse les pousse à détourner les yeux.
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diablotin0diablotin0   12 octobre 2018
C'est le talent particulier de l'enfant que de pouvoir vivre heureux et serein sans s'encombrer du poids des conséquences de ses actes.
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lepetitrienlepetitrien   12 janvier 2018
Même dans des circonstances normales, Anna s'était toujours demandé si Monsieur Hirondelle était humain au même titre qu'elle l'était elle-même. Il était toujours très distant, il pouvait se comporter comme si le monde était différent de ce qu'il était en réalité, et plus elle voulait savoir ce qu'il pensait, moins elle était capable de le deviner. [.......] Elle voulait découvrir quelle langue parlait son cœur.
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visagesvisages   07 octobre 2018
J'avais perdu de vue le fait que les règles de survie ne suffisent pas à préserver tous les êtres indifféremment.
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