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ISBN : 2253140503
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.16/5 (sur 548 notes)
Résumé :
A la Bibliothèque nationale, un chercheur découvre la trace d'un inconnu, Gaspard Languenhaert, homme du XVIIIe siècle, qui soutint la philosophie " égoïste ". Selon lui, le monde extérieur n'a aucune réalité et la vie n'est qu'un songe. Intrigué, le chercheur part à la découverte d'éventuels documents. Mystérieusement, toutes les pistes tournent court. Conspiration ? Malédiction ? La logique devient folle, cette enquête l'emmène au fond de lui-même, emportant le le... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
garrytopper9
08 décembre 2015
J'adore vraiment Eric-Emmanuel Schmitt, il possède une plume sublime, arrive à traiter de sujets variés tous plus intéressants les uns que les autres. Mais ce livre est un cran au dessus des autres tant il nous plonge dans un monde étrange. Il pose les bonnes questions, nous conduisant à la réflexion sur ce qui est vrai ou faux dans notre monde. Un véritable livre de philosophie qui fait réfléchir et qui malgré sa petite taille reste très riche en interrogations. Plusieurs jours après l'avoir lu, j'y repense encore et encore, j'y réfléchi et c'est ce qui fait la force de ce livre. Eric-Emmanuel Schmitt nous livre encore une fois un livre dont lui seul a le secret.
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Chocolatiine
03 décembre 2014
Egoïsme (terme de philosophie) : On appelle égoïste l'homme qui croit que lui seul existe au monde, le reste n'étant qu'un songe.
Telle est la trouvaille que fait un jour, dans le Dictionnaire patriotique, le narrateur. Chercheur fatiguer de chercher, il avait pris ce livre au hasard parmi la multitude de volumes de la Bibliothèque Nationale ; ce fut une révélation. Une rencontre, même : celle de Gaspard Languenhaert, fondateur de l'école égoïste au XVIIIème siècle. le narrateur se lance alors à la poursuite des restes de ce philosophe fou.
Ce court roman d'Eric-Emmanuel Schmitt est une fois de plus une réussite ! D'une part, je trouve que cet auteur manie le français bien mieux que la plupart de nos contemporains, d'autre part ses oeuvres sont toujours originales et toutes différentes.
La secte des égoïstes, c'est l'occasion mine de rien d'une vaste réflexion la perception du monde. Après tout, il est vrai que le réveil est la seule chose qui différence le rêve de la réalité ; pourquoi alors ne pas considérer que le monde n'est qu'un rêve, que tout ce qui nous entoure n'est que le fruit de notre inconscient, que rien n'est réel?
Ainsi donc, Gaspard a fini par comprendre qu'il était Dieu, seul créateur des choses, et c'est là la partie que j'ai trouvée la plus intéressante. Nous passons alors dans la peau de Dieu et j'avoue que les propositions de Schmitt concernant ce que doit ressentir celui qui seul est à l'origine de toute chose sont vraisemblables et bien trouvées.
Bref, une fois encore, j'ai apprécié ma lecture !
Challenge ABC 2014/2015
Challenge Petits plaisirs 2014/2015
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Josephine2
17 avril 2017
Je ne suis pas très calée en philosophie, c'est le moins que l'on puisse dire. Pour moi, La Secte des Egoïstes est un joli conte, qui explique que toute personne en ce monde ne peut rien sans les autres et que quiconque aurait tort de penser qu'il est Dieu sur cette terre. Ou pas. Mais qui sait ? En tout cas, ceux qui le pensent, sont très seuls.
Qu'est-ce que je pense de ce récit, ben je sais pas trop au final. Peut-être à Don Quichotte qui se bat contre des moulins à vent.
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Mladoria
07 mars 2017
Quand un chercheur s'éprend d'une nouvelle enquête pour un philosophe égoïste qui se prend pour Dieu. Quand réalité et fantasme se mêlent. Et quelle chute parbleu ! de quoi faire se retourner votre cerveau et affoler vos neurones dans une réflexion sur la mystification, la condition humaine, l'écriture et le pouvoir de la fiction.
Dans cette enquête, on suit pas à pas chaque témoignage pour arriver à Gaspard Languenhaert. Mais qui est-il vraiment, cet as de la dérobade, aussi insaisissable qu'un esprit pur ?
Un petit livre vraiment singulier, passionnant dans un style qui confine à l'érudition. Un jeu de pistes philosophique ou un jeu de dupes littéraire., vous jugerez vous-même à la lecture de ce récit.
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infini
11 décembre 2013
La secte des égoistes...
Un livre de Schimtt encore très bien tourné..
la vie ne serait -elle qu'un songe? Un reve ?
Une mauvaise blague ?
Un livre proche de la réalité aussi dans sa philosophie,ou finalement l'humain à souvent,très souvent un ego démesuré !!!!
Mais finalement ne serions nous pas le monde a nous tous seul ?
Un roman qui va loin dans la recherche de la réfléxion...
Que je pense,que chaque personne comprendra ce qu'il voudra comprendre lui-même en fermant ce livre ...
Eric-Emmanuel SCHMITT ne me déçoit pas...
Chacun de ses livres que j'ai lu m'on accroché !!!
m'on questionné !!!
à découvrir...."LA SECTE DES EGOISTE"
qui à mes yeux représente bien le monde ...D'aujourdhui,d'hier et surement de demain....
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Citations & extraits (92) Voir plus Ajouter une citation
MimimelieMimimelie04 janvier 2017
Tous les esprits superficiels, amateurs de profondeurs obscures, applaudirent à tout rompre. Les imbéciles aussi, car ils n’avaient rien compris, manière dont se manifestait ordinairement à eux l’intelligence.
Quant aux sages, ils se turent, car on ne discute pas de ce qui n’a pas été prononcé par amour de la vérité, mais par désir de contredire.
Deux jours plus tard, on ne se souciait plus de ce qu’avait dit le jeune homme, mais on avait retenu qu’il l’avait assez bien dit. Il passa désormais pour un esprit brillant, c’est-à-dire qu’il eut le droit de dire n’importe quoi sans conséquences.
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MorgouilleMorgouille10 décembre 2009
Les lieux avaient déteint sur leurs occupants : les femmes, ou du moins ce qui en avait le nom, sèches, osseuses, sans poitrine ni fesses, avec un teint brun sombre de vieux marin sans doute chèrement acquis dans les cabines de bronzage ; portaient à même le corps, qui n’était plus désirable à force d’être sportif, des combinaisons fluorescentes qu’on aurait plutôt vues en panneaux signalant la présence d’un chantier ou bien un accident. Quant aux hommes, toute leur virilité semblait s’être curieusement réfugiée dans une paire de seins hypertrophiés, quoiqu’ils eussent l’air de s’en justifier en laissant pendre sans soutien dans leur short ou leur pantalon ce qui assurait de leur appartenance au sexe fort ; pour le reste, ils semblaient gonflés par je ne sais quoi, l’entraînement, la stupidité ou la prétention, et les attaches de leurs membres grossis restaient les seuls lieux de leur corps où, malheureusement rien n’avait pu enfler comme un soufflé. Tout cela respirait la vulgarité heureuse de l’imbécile qui pense avoir raison.
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AlcaponeAlcapone27 octobre 2011
Il ouvrit les yeux et découvrit que pour les autres, il n'était qu'un homme parmi les hommes, une multitude de jugements couraient sur lui, il appartenait sans le vouloir et sans se contrôler au flux de leurs consciences, roumi parmi les gitans, riche pour les commerçants et fou pour ses parents. Alors Gaspard éprouva cette solitude qui est le lot des humains, et non plus celle, autonome, suffisante, de la consience qu'il avait cru être et des choses, une solitude entourée, sans recours, irrémédiable, la solitude humaine. p.70
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ValCarValCar27 octobre 2016
Ils arrivèrent au milieu de l'office. Le prêtre, à la chaire, se livrait à son sermon de remontrance devant une foule attentive, âmes simples qui buvaient leur rhétorique dominicale.
- Craignez Dieu, tonnait le prêtre, vous êtes noirs, vous êtes sales, le vice pourrit votre peau, les miasmes putrides de votre concupiscence montent jusqu'à moi, de vos mains coule le stupre.
Les braves pères et mères de famille, épuisés par le travail de toute une semaine, propres et endimanchés, raffolaient de la violence du prône; eux par ailleurs si sages et laborieux se réjouissaient de penser, une fois par semaine, qu'ils pouvaient être coupables, ou plutôt capables, d'un tel dévergondage. Au fond, ce n'était que dans le temps de la messe qu'ils commettaient le péché de chair, du moins en esprit. Vraiment, c'était là leur homélie préférée.
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infiniinfini09 décembre 2013
La douleur?Vous touchez là une oetite invention dont je suis assez fier et dont je ne cesse de me complimenter.La douleur est tout simplement une question que je me pose à moi-même pour mesurer la force de mon désir:si la souffrance m'arrete,c'est que je ne tiens guère,au fond,à la chose convoitée;mais si elle se révèle de peu d'obstacle,c'est que mon désir est fort,qu'il est profond.La douleur est en quelque sorte le baromètre de mes envies
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