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ISBN : 2226263160
Éditeur : Albin Michel (13/06/2001)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 1903 notes)
Résumé :
Paris. Rue bleue. Dans les années 60. Moïse, onze ans, mal aimé, supporte comme il le peut de vivre avec seul avec son père. Monsieur Ibrahim, le vieux sage, tient l'épicerie arabe et contemple le monde de son tabouret. Un jour, le regard de monsieur Ibrahim rencontre ce lui de Momo et, de conversation en conversation, la vie devient plus souriante, les choses ordinaires extraordinaire...

Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran est le récit rétrospect... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (216) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
  28 août 2016
Dans la rue bleue qui n'est pas bleue, il y a cette épicerie arabe. Ibrahim, son gérant, toujours vêtu d'une blouse grise et vissé sur son tabouret du matin jusque tard dans la nuit fait partie du décor depuis une éternité. Les gens le voient sans le voir, le connaissent sans le connaître.
Pour Moïse, jeune ado juif plein de rêves d'évasion et de plus en plus tracassé par les « choses de la vie », il n'est guère plus qu'une antiquité poussiéreuse sans intérêt. Moïse est un amputé de l'amour. Abandonné par sa mère dès son plus son jeune âge, et méprisé par un père arrogant et distant, il se morfond dans son grand appartement sombre et froid qui « sentait le passé, pas le beau passé, non, le vieux passé, le rance, celui qui pue comme une vieille serpillière. »
Et pourtant, ces deux-là vont se rencontrer. Une amitié inébranlable va réunir Momo, notre ado à la quéquette chatouilleuse, tout prêt à dévorer comme un enragé le monde, et Ibrahim, le vieux sage madré qui cache si bien son jeu, le sphinx poussiéreux.
Grâce à cette amitié, Momo sortira de la grisaille pour entrer de plein pied dans la vie. En bon passeur de témoin, Ibrahim lui apprendra à sourire, à charmer, à admirer… A filouter aussi… Il lui enseignera le pardon, la magnanimité et la lenteur. Dans ce monde hyper-vitaminé et surexcité, comme il m'a fait du bien cet éloge de la lenteur…
Quant à Ibrahim, il se lèvera de son tabouret, retrouvera son esprit fantasque, et entreprendra avec Momo son ultime voyage, celui du retour aux sources, vers le Croissant d'Or, lieu de son enfance. Avant de boucler la boucle, de terminer le long parcours de sa vie, ce seront les derniers rires pour Ibrahim, les dernières roublardises, les derniers suze anis dégustés lentement à l'ombre des arbres, les derniers beaux paysages, les derniers tours avec les derviches…
Un court roman d'à peine 80 pages rempli de joie, de drôleries, de sérénité et d'optimisme. Les sceptiques diront « Trop de bons sentiments…Trop simpliste… » Et alors ! Moi, j'ai accompagné Momo et Ibrahim jusqu'au Croissant d'Or, et j'ai refermé le livre sourire aux lèvres et apaisé. C'est pas le principal, non ?

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livrevie
  13 juillet 2014
On devrait tous avoir la chance de rencontrer un Monsieur Ibrahim dans notre vie. Cet homme discret, avare de paroles mais pas de sourires, que les années d'expérience combinées à une grande bonté, poussent à regarder le monde avec des yeux emprunts de sagesse, et qui devient une sorte de guide spirituel au bon sens qui ne relève d'aucune religion, parce qu'« avec monsieur Ibrahim, je me rendais compte que les juifs, les musulmans et même les chrétiens, ils avaient eu plein de grands hommes en commun avant de se taper sur la gueule. »
La langue de Momo a l'âpreté, la dureté d'une vie qui n'épargne pas ses onze années. Obligé de grandir trop vite, il croise la route de Monsieur Ibrahim, l'Arabe de la rue Bleue, parce qu' « Arabe, ça veut dire « ouvert de huit heures du matin jusqu'à minuit et même le dimanche » dans l'épicerie », parce qu'il faut voir au-delà des apparences.
J'ai donc poursuivi ce Cycle de l'invisible (Milarepa, Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran, Oscar et la Dame rose, L'Enfant de Noé, le Sumo qui ne pouvait pas grossir et Les Dix Enfants que madame Ming n'a jamais eus) avec cette nouvelle, et si certains lui ont reproché des considérations beaucoup trop faciles, voire trop enfantines et des conceptions peu originales, je suis encore une fois conquise. Certes, c'est facile, l'on sait où l'on va. Mais c'est rassurant, c'est réconfortant… Et c'est une jolie leçon de tolérance qu'il nous livre, et ça, ça fait du bien.
Lien : http://lelivrevie.blogspot.f..
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Sesheta
  22 novembre 2009
Cette nouvelle sur le passage initiatique de l'enfance à l'âge adulte, nous offre une réflexion, un peu simpliste et pas originale, sur l'amour, la joie de vivre et la tolérance.
L'écriture est simple, le livre, très court et imprimé en gros caractères, est très facile et rapide à lire.
Quelques pétales de sagesse à cueillir dès 11 ans !
Critique plus complète: http://chaosdecritures.over-blog.com/article-monsieur-ibrahim-et-les-fleurs-du-coran-eric-emmanuel-schmitt-39824981.html
Lien : http://chaosdecritures.over-..
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Nastie92
  23 avril 2017
J'aime Eric-Emmanuel Schmitt. J'aime l'auteur, dont j'ai déjà lu de nombreux titres, et j'aime l'homme. Intelligent, cultivé, plein de malice et surtout profondément humain.
Lorsqu'il passe à la radio ou dans une émission de télévision, je ne rate jamais une occasion de l'écouter. Car Eric-Emmanuel Schmitt a un pouvoir magique sur moi : l'entendre me redonne foi en l'humanité.
C'est dire s'il est, en ce moment, plus précieux que jamais.
Eric-Emmanuel Schmitt est un écrivain particulièrement prolifique, et tant mieux, même si je trouve ses livres inégaux.
Ici, nous avons un tout petit ouvrage : moins de cent pages imprimées en gros caractères, qui se dévorent en un rien de temps. La lecture en est très agréable : il y a de la fantaisie, de l'humour, de la tendresse, de la gentillesse, de la sagesse et tout plein de bons sentiments. Un peu trop parfois, mais qu'importe : pour Eric-Emmanuel Schmitt, j'ai les yeux de Chimène. Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran est un joli conte philosophique, un petit conte initiatique.
Je ne vais pas me lancer dans une longue analyse, je trouve que ce livre doit être lu, plus que commenté.
En d'autres circonstances, sans être négative, j'aurais conclu que ce texte n'est pas, et de loin, celui qui m'a le plus marqué de cet auteur.
Mais là, je dirais qu'Eric-Emmanuel Schmitt nous a concocté un petit bonbon pour adoucir un instant, et nous délivre un message simple (mais ô combien capital !)d'amour, de paix et de tolérance.
Merci monsieur Eric-Emmanuel Schmitt, merci d'écrire ce que vous écrivez, merci d'être ce que vous êtes.
Eric-Emmanuel Schmitt : un être humain qu'il faudrait pouvoir cloner, tant nous avons besoin de plus d'hommes comme lui sur terre.
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gouelan
  02 mars 2016
L'histoire de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran est contée par un petit garçon de 11 ans : Momo. Il est seul, il est triste mais il fait une belle rencontre avec l'épicier de la rue Bleue.
Monsieur Ibrahim lui ouvre son coeur et lui apprend à sourire et en prime quelques secrets du bonheur. Et si bonheur rimait avec lenteur… À travers les mots crus et naïfs de l'enfant, les vérités éclatent, elles ne sont pas voilées par les apparences.
Momo mûrit, en voyageant et en écoutant les leçons de vie du sage monsieur Ibrahim. La vie n'est pas simple, mais on peut tout de même avancer, en laissant derrière soi une enfance difficile à traîner. Monsieur Ibrahim lui transmet sa philosophie de vie ; écouter, observer, prendre son temps, sentir les choses, comprendre d'où l'on vient.
On ne trouve pas toutes les réponses dans les livres. Les textes, les rituels, l'histoire encombrante des hommes sont parfois un lourd fardeau. Les fleurs, la beauté, les beaux souvenirs d'amitié, combleront davantage le coeur d'un homme.
Un conte philosophique, un récit initiatique, un roman au discours théâtral émouvant et drôle, aux phrases brèves et percutantes. Les dialogues vont à l'essentiel, ils reflètent le caractère des deux personnages, peu loquaces mais déterminés. Ce roman fait partie des petits mais costauds.
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critiques presse (1)
Lexpress   31 juillet 2012
Récit cousin de La Vie devant soi de Romain Gary, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coranest un conte moderne. "Ce que tu donnes, c'est à toi pour toujours ; ce que tu gardes, c'est perdu à jamais", nous souffle l'auteur. Qui a eu le bon goût de ne pas garder ce petit bijou pour lui
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (249) Voir plus Ajouter une citation
Nat_85Nat_85   09 novembre 2017
Une échelle a été mise devant nous pour nous évader, Momo. L'homme a d'abord été minéral, puis végétal, puis animal - ça, animal, il ne peut pas l'oublier, il a souvent tendance à le redevenir - , puis il est devenu l'homme doué de connaissance, de raison, de foi. Tu imagines le chemin que tu as parcouru de la poussière jusqu'à aujourd'hui ? Et plus tard, lorsque tu auras dépassé ta condition d'homme, tu deviendras un ange."
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SeshetaSesheta   25 novembre 2009
_ M'sieur Ibrahim, quand je dis que c'est un truc de gens riches, le sourire, je veux dire que c'est un truc pour les gens heureux.
_ Eh bien, c'est là que tu te trompes. C'est sourire, qui rend heureux. [...] Essaie de sourire, tu verras.
[...]
Bon, après tout, demandé gentiment comme ça, par monsieur Ibrahim, qui me refile en douce une boîte de choucroute garnie qualité supérieure, ça s'essaie...
Le lendemain, je me comporte vraiment comme un malade qu'aurait été piqué pendant la nuit : je souris à tout le monde.
[...]
C'est l'ivresse. Plus rien ne me résiste. Monsieur Ibrahim m'a donné l'arme absolue. Je mitraille le monde entier avec mon sourire. On ne me traite plus comme un cafard.
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Eric76Eric76   26 août 2016
J'ai jamais vu des yeux rigoler comme ça, ils rigolent à gorge déployée, ses yeux, ils font un boucan d'enfer.
Soudain, branle-bas de combat, monsieur Ibrahim se met au garde-à-vous : Brigitte Bardot entre dans l'épicerie.
- Bonjour, monsieur, est-ce que vous auriez de l'eau ?
- Bien sûr, mademoiselle.
Et là, l'inimaginable arrive : monsieur Ibrahim, il va lui-même chercher une bouteille d'eau sur un rayon et il la lui apporte.
- Merci, monsieur. Combien je vous dois ?
- Quarante francs, mademoiselle.
Elle en a un haut-le-corps, la Brigitte. Moi aussi. une bouteille d'eau ça valait deux balles, à l'époque, pas quarante.
- Je ne savais pas que l'eau était si rare, ici.
- Ce n'est pas l'eau qui est rare, mademoiselle, ce sont les vraies stars.
Il a dit cela avec tant de charme, avec un sourire tellement irrésistible que Brigitte Bardot, elle rougit légèrement, elle sort ses quarante francs et elle s'en va.
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Eric76Eric76   01 septembre 2016
- Ouh, là, Momo, on est chez les riches : regarde, il y a des poubelles.
- Eh bien quoi, les poubelles ?
- Lorsque tu veux savoir si tu es dans un endroit riche ou pauvre, tu regardes les poubelles. Si tu vois ni ordures ni poubelles, c'est très riche. Si tu vois des poubelles et pas d'ordures, c'est riche. Si tu vois des ordures à côté des poubelles, c'est ni riche ni pauvre : c'est touristique. Si tu vois les ordures sans les poubelles, c'est pauvre. Et si les gens habitent dans les ordures, c'est très très pauvre. Ici c'est riche.
- Ben oui, c'est la Suisse !
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SeshetaSesheta   25 novembre 2009
Enfin, le soufisme n'était pas une maladie, ce qui m'a déjà rassuré un peu, c'était une façon de penser - même s'il y a des façons de penser qui sont aussi des maladies, disait souvent monsieur Ibrahim.
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Vidéo de Eric-Emmanuel Schmitt
Retrouvez l'émission sur: http://www.web-tv-culture.com/
Il est l'un des auteurs francophones. les plus lus et des plus conus, traduit en une quarantaine de langues. Eric-Emmanuel Schmitt a écrit une cinquantaine d'ouvrages, qu'il s'agisse de romans, d'essais, de recueils de nouvelles, tels « Oscar et la dame rose », « La nuit de feu » ou « La part de l'autre ». EES est aussi homme de théâtre, on se souvient notamment de « La nuit de Valognes » eou de « M. Ibrahim et les fleurs du Coran ». Elu en 2016 à l'académie Goncourt, EES délaisse le roman philosophique pour revenir à la nouvelle. Avec « La vengeance du pardon », il nous raconte, à sa façon, quatre histoires qui font basculer un destin. Quatre histoires d'hier ou d'aujourd'hui dans lesquelles la jalousie, la convoitise, la haine, la bêtise trouvent place. Et pourtant, quel que soit l'acte commis, il est toujours possible de se racheter, de vivre en paix avec sa conscience, de tendre la main à l'autre. On retrouve avec plaisir l'écriture fluide et légère d'EES, sa jolie façon de transmettre et de partager ses idées à travers des histoires originales, tantôt drôles ou dramatiques. Quel secret cachent les s?urs Barbarin ? Qui est ce William Golden englué dans sa fortune ? Pourquoi Marie Meunier rend-elle visite chaque jour en prison au meurtier de sa fille? Pourquoi la lecture du Petit Prince bouleverse t'elle tant ce grand-père ? 4 histoires qui nous interpellent, nous interrogent sur notre propre regard au monde et sur notre propension à pardonner. Une fois encore, EES nous parle au c?ur et à l'âme... « La vengeance du pardon » d'EES est pubié chez Albin Michel
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