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EAN : 9782226263162
60 pages
Éditeur : Albin Michel (13/06/2001)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.92/5 (sur 2500 notes)
Résumé :
Paris. Rue bleue. Dans les années 60. Moïse, onze ans, mal aimé, supporte comme il le peut de vivre seul avec son père. Monsieur Ibrahim, le vieux sage, tient l'épicerie arabe et contemple le monde de son tabouret. Un jour, le regard de monsieur Ibrahim rencontre celui de Momo et, de conversation en conversation, la vie devient plus souriante, les choses ordinaires extraordinaires...

Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran est le récit rétrospectif d'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (279) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
  28 août 2016
Dans la rue bleue qui n'est pas bleue, il y a cette épicerie arabe. Ibrahim, son gérant, toujours vêtu d'une blouse grise et vissé sur son tabouret du matin jusque tard dans la nuit fait partie du décor depuis une éternité. Les gens le voient sans le voir, le connaissent sans le connaître.
Pour Moïse, jeune ado juif plein de rêves d'évasion et de plus en plus tracassé par les « choses de la vie », il n'est guère plus qu'une antiquité poussiéreuse sans intérêt. Moïse est un amputé de l'amour. Abandonné par sa mère dès son plus son jeune âge, et méprisé par un père arrogant et distant, il se morfond dans son grand appartement sombre et froid qui « sentait le passé, pas le beau passé, non, le vieux passé, le rance, celui qui pue comme une vieille serpillière. »
Et pourtant, ces deux-là vont se rencontrer. Une amitié inébranlable va réunir Momo, notre ado à la quéquette chatouilleuse, tout prêt à dévorer comme un enragé le monde, et Ibrahim, le vieux sage madré qui cache si bien son jeu, le sphinx poussiéreux.
Grâce à cette amitié, Momo sortira de la grisaille pour entrer de plein pied dans la vie. En bon passeur de témoin, Ibrahim lui apprendra à sourire, à charmer, à admirer… A filouter aussi… Il lui enseignera le pardon, la magnanimité et la lenteur. Dans ce monde hyper-vitaminé et surexcité, comme il m'a fait du bien cet éloge de la lenteur…
Quant à Ibrahim, il se lèvera de son tabouret, retrouvera son esprit fantasque, et entreprendra avec Momo son ultime voyage, celui du retour aux sources, vers le Croissant d'Or, lieu de son enfance. Avant de boucler la boucle, de terminer le long parcours de sa vie, ce seront les derniers rires pour Ibrahim, les dernières roublardises, les derniers suze anis dégustés lentement à l'ombre des arbres, les derniers beaux paysages, les derniers tours avec les derviches…
Un court roman d'à peine 80 pages rempli de joie, de drôleries, de sérénité et d'optimisme. Les sceptiques diront « Trop de bons sentiments…Trop simpliste… » Et alors ! Moi, j'ai accompagné Momo et Ibrahim jusqu'au Croissant d'Or, et j'ai refermé le livre sourire aux lèvres et apaisé. C'est pas le principal, non ?

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Ladybirdy
  19 mars 2019
Pas besoin d'une bible ou d'un coran pour nous fleurir l'âme, E.E. Schmitt le fait très bien pour nous. Un tout petit roman sous forme de conte comme un tout petit cadeau de rien du tout et c'est une pluie de pétales qui s'étend sur moi.
Un air de bonheur.
Une mélodie qui chante la vie.
Comme j'ai aimé tous ces « vlan...sourire! » comme le spaghetti chez le photographe sauf qu'ici le sourire il dure, il fait gonfler les pellicules du coeur et puis boum, ça te fait sourire, ça le fait sourire, et ça fait une chaîne longue comme une autoroute ou tu vois pleins de gens sourire.
Puis ce qu'il y a de bon dans ce petit roman c'est que la religion on s'en balance un peu au fond, tu cueilles les fleurs, tu danses dans les mosquées avec tes pieds qui sentent mauvais, tu dragues les filles comme si elle était la plus belle, bref, tu en prends plein la figure du bonheur, des petites choses simples et puis vlan tu souris.
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Pancrace
  11 février 2018
M.Schmitt, il faut que je sois honnête, si j'ai acheté ce livre c'est uniquement pour valider l'item n°9 du challenge multi-défis de Babelio : Lire un livre de moins de 100 pages.
Je préfère le dire parce que j'ai peur. Dans votre roman M.Ibrahim entend les pensées de Momo, un ado juif et découvre qu'il lui dérobe des boîtes de conserve dans l'épicerie que vous tenez rue Bleue. Et moi, j'ai une peur bleue que vous ne découvriez que je n'ai pas acheté ce livre pour vos talents de conteurs aux 220 critiques quasiment toutes dithyrambiques sur Babelio justement.
J'espère que vous me pardonnerez comme M.Ibrahim pardonne à Momo en vendant plus cher des boites de conserve à Brigitte Bardot pour combler les pertes.
Pour ça moi, je vous ferai une bonne critique pour que vous vendiez encore plus de ce très bon livre où j'ai pris un plaisir fou à découvrir vos tournures de phrases déliées ou l'on rie sans retenue quand vous dites en parlant d'Ibrahim : « Alors pourquoi on dit que vous êtes l'arabe de la rue, si vous êtes pas arabe ? – Arabe, Momo ça veut dire ; ouvert de 8h du matin jusqu'à minuit et même le dimanche, dans l'épicerie. »
Vous êtes touchant aussi : « Pourquoi es-ce que tu ne souries jamais Momo ?- le sourire, c'est un truc pour les gens heureux. – Eh bien c'est là que tu te trompes, c'est sourire qui rend heureux. »
Très très touchant même : Momo se retrouve tout seul après le départ et le suicide de son père. « Ses parents ils avaient été emportés par un train pour aller mourir. Lui, il cherchait peut-être son train depuis toujours. »
Autant l'avouer, vous êtes un magicien M.Schmitt. Faire entrer ce concentré de sentiments, de justesse, de compassion dans 75 petites pages, c'est prodigieux !
Momo va grandir, Ibrahim va vieillir. Ils vont se lier pour ne passer à côté du bonheur qu'il leur a toujours manqué.
En fait, c'est une parabole universelle (courte histoire qui utilise les événements quotidiens pour illustrer un enseignement, une morale ou une doctrine. Merci Wiki.) pour toutes les religions, pour toutes les races, pour tous.
Il me reste à vous remercier M.Schmitt, pour la validation de mon item et surtout pour ce joli moment d'amitié aussi improbable entre un arabe et un juif que l'amitié entre un grand écrivain et un petit lecteur, Quoique !
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livrevie
  13 juillet 2014
On devrait tous avoir la chance de rencontrer un Monsieur Ibrahim dans notre vie. Cet homme discret, avare de paroles mais pas de sourires, que les années d'expérience combinées à une grande bonté, poussent à regarder le monde avec des yeux emprunts de sagesse, et qui devient une sorte de guide spirituel au bon sens qui ne relève d'aucune religion, parce qu'« avec monsieur Ibrahim, je me rendais compte que les juifs, les musulmans et même les chrétiens, ils avaient eu plein de grands hommes en commun avant de se taper sur la gueule. »
La langue de Momo a l'âpreté, la dureté d'une vie qui n'épargne pas ses onze années. Obligé de grandir trop vite, il croise la route de Monsieur Ibrahim, l'Arabe de la rue Bleue, parce qu' « Arabe, ça veut dire « ouvert de huit heures du matin jusqu'à minuit et même le dimanche » dans l'épicerie », parce qu'il faut voir au-delà des apparences.
J'ai donc poursuivi ce Cycle de l'invisible (Milarepa, Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran, Oscar et la Dame rose, L'Enfant de Noé, le Sumo qui ne pouvait pas grossir et Les Dix Enfants que madame Ming n'a jamais eus) avec cette nouvelle, et si certains lui ont reproché des considérations beaucoup trop faciles, voire trop enfantines et des conceptions peu originales, je suis encore une fois conquise. Certes, c'est facile, l'on sait où l'on va. Mais c'est rassurant, c'est réconfortant… Et c'est une jolie leçon de tolérance qu'il nous livre, et ça, ça fait du bien.
Lien : http://lelivrevie.blogspot.f..
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gouelan
  02 mars 2016
L'histoire de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran est contée par un petit garçon de 11 ans : Momo. Il est seul, il est triste mais il fait une belle rencontre avec l'épicier de la rue Bleue.
Monsieur Ibrahim lui ouvre son coeur et lui apprend à sourire et en prime quelques secrets du bonheur. Et si bonheur rimait avec lenteur… À travers les mots crus et naïfs de l'enfant, les vérités éclatent, elles ne sont pas voilées par les apparences.
Momo mûrit, en voyageant et en écoutant les leçons de vie du sage monsieur Ibrahim. La vie n'est pas simple, mais on peut tout de même avancer, en laissant derrière soi une enfance difficile à traîner. Monsieur Ibrahim lui transmet sa philosophie de vie ; écouter, observer, prendre son temps, sentir les choses, comprendre d'où l'on vient.
On ne trouve pas toutes les réponses dans les livres. Les textes, les rituels, l'histoire encombrante des hommes sont parfois un lourd fardeau. Les fleurs, la beauté, les beaux souvenirs d'amitié, combleront davantage le coeur d'un homme.
Un conte philosophique, un récit initiatique, un roman au discours théâtral émouvant et drôle, aux phrases brèves et percutantes. Les dialogues vont à l'essentiel, ils reflètent le caractère des deux personnages, peu loquaces mais déterminés. Ce roman fait partie des petits mais costauds.
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critiques presse (1)
Lexpress   31 juillet 2012
Récit cousin de La Vie devant soi de Romain Gary, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coranest un conte moderne. "Ce que tu donnes, c'est à toi pour toujours ; ce que tu gardes, c'est perdu à jamais", nous souffle l'auteur. Qui a eu le bon goût de ne pas garder ce petit bijou pour lui
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (283) Voir plus Ajouter une citation
lisettelisette   05 juin 2020
Arabe, Momo, ça veut dire "ouvert de huit heures du matin jusqu'à minuit et même le dimanche" dans l'épicerie.
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noorchalhoubnoorchalhoub   05 juin 2020
— Monsieur Ibrahim ! Imaginez que vous êtes dans un bateau, avec votre femme et Brigitte Bardot. Votre bateau coule. Qu’est ce que vous faites ?
— Je parie que ma femme, elle sait nager.
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lisettelisette   05 juin 2020
C'est ça, le luxe, Momo, rien dans la vitrine, rien dans le magasin, tout dans le prix.
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SeshetaSesheta   25 novembre 2009
_ M'sieur Ibrahim, quand je dis que c'est un truc de gens riches, le sourire, je veux dire que c'est un truc pour les gens heureux.
_ Eh bien, c'est là que tu te trompes. C'est sourire, qui rend heureux. [...] Essaie de sourire, tu verras.
[...]
Bon, après tout, demandé gentiment comme ça, par monsieur Ibrahim, qui me refile en douce une boîte de choucroute garnie qualité supérieure, ça s'essaie...
Le lendemain, je me comporte vraiment comme un malade qu'aurait été piqué pendant la nuit : je souris à tout le monde.
[...]
C'est l'ivresse. Plus rien ne me résiste. Monsieur Ibrahim m'a donné l'arme absolue. Je mitraille le monde entier avec mon sourire. On ne me traite plus comme un cafard.
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Eric76Eric76   26 août 2016
J'ai jamais vu des yeux rigoler comme ça, ils rigolent à gorge déployée, ses yeux, ils font un boucan d'enfer.
Soudain, branle-bas de combat, monsieur Ibrahim se met au garde-à-vous : Brigitte Bardot entre dans l'épicerie.
- Bonjour, monsieur, est-ce que vous auriez de l'eau ?
- Bien sûr, mademoiselle.
Et là, l'inimaginable arrive : monsieur Ibrahim, il va lui-même chercher une bouteille d'eau sur un rayon et il la lui apporte.
- Merci, monsieur. Combien je vous dois ?
- Quarante francs, mademoiselle.
Elle en a un haut-le-corps, la Brigitte. Moi aussi. une bouteille d'eau ça valait deux balles, à l'époque, pas quarante.
- Je ne savais pas que l'eau était si rare, ici.
- Ce n'est pas l'eau qui est rare, mademoiselle, ce sont les vraies stars.
Il a dit cela avec tant de charme, avec un sourire tellement irrésistible que Brigitte Bardot, elle rougit légèrement, elle sort ses quarante francs et elle s'en va.
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Videos de Eric-Emmanuel Schmitt (89) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eric-Emmanuel Schmitt
L'émission intégrale : https://www.web-tv-culture.com/emission/eric-emmanuel-schmitt-journal-d-un-amour-perdu-51621.html
On ne présente plus Eric-Emmanuel Schmitt. Romancier, homme de théâtre, philosophe, il fait indéniablement partie de la vie littéraire et culturelle française mais sa relation aux lecteurs va bien au-delà. Très présent dans les librairies et les salons, on le voit aussi sur scène portant ses propres textes comme « M. Ibrahim et les fleurs du Coran » ou « Mme Pilynska et le secret de Chopin ». Ses livres se sont vendus à plusieurs millions d?exemplaires à travers le monde, qu?il s?agisse de romans, de nouvelles ou d?ouvrages prenant place dans son cycle de l?invisible. Citons notamment « Le monde selon Pilate », « Oscar et la dame rose » ou encore « Les perroquets de la place d?Arezzo » et « Ulysse from Bagdad ». Pudique, Eric-Emmanuel Schmitt ne se livre pas beaucoup dans ses livres invitant plutôt le lecteur à une introspection à travers chacune des histoires qu?il invente. Toutefois, il a partagé son expérience de la religion dans « La nuit de feu », expliquant comment il est devenu selon ses propres mots « un agnostique croyant ». Avec son nouveau titre « Journal d?un amour perdu », Eric-Emmanuel Schmitt réitère ce besoin de livrer une partie de lui-même. « Maman est morte ce matin et c?est la première fois qu?elle me fait de la peine ». Et l?auteur de nous faire partager son quotidien depuis la disparition de sa mère. Comme à un journal intime, Eric-Emmanuel raconte son désespoir, sa tristesse, sa résignation, le regard des autres, les mille et un détails à régler lors de la disparition d?un proche et le gouffre qui s?est ouvert devant lui face à cette absence. Et puis, au fil des pages, il nous parle d?amour, de résilience, de lumière et on referme le livre les larmes aux yeux mais le c?ur gonflé à bloc. C?est triste et joyeux à la fois, tendre et sans pathos, tragique et drôle, c?est la vie comme elle s?impose à nous. Quand l?expérience de la mort se transforme en une formidable leçon de vie « Journal d?un amour perdu » d?Eric-Emmanuel Schmitt est publié chez Albin Michel.
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