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EAN : 9782259223003
248 pages
Éditeur : Plon (20/03/2014)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 36 notes)
Résumé :
Josef Schovanec, 31 ans, autiste Asperger le plus célèbre de France depuis le succès de son livre Je suis à l’Est, a fait un triple constat, à l'origine de ce livre. Premièrement, grâce à son activité de chercheur spécialiste de la philosophie des religions et des coutumes, les voyages font partie intégrante de sa vie. Deuxièmement, ce profil de voyageur s'ajoute, paradoxalement, à celui d'un grand timide, pire, d'un autiste pour qui entrer dans un restaurant parisi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Shan_Ze
  01 novembre 2018
J'ai découvert Josef Schovanec avec Je suis à l'est ! dans lequel il raconte sa biographie sur sa vie d'autisme. Dans Eloge du voyage à l'usage des autistes et de ceux qui ne le sont pas assez, on découvre le voyage par l'oeil d'un autisme (l'auteur en l'occurence), il aborde plusieurs sujets selon son expérience du voyage et de ses diverses rencontres. Il décrit aussi bien les aéroports du monde entier (et le(s)quel(s) vaut le coup d'être "visité(s)") que les personnes rencontrées. Sa façon de voir les choses est assez particulière et permet parfois de faire attention à des points que nous n'aurions pas relevé sinon.
C'est un livre à lire par petits bouts pour apprécier ces petites réflexions étonnantes sur notre monde qui montre tant de diversités, une belle lecture !
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Librincanto
  27 juillet 2020
Josef Schovanec se propose comme guide dans un des pays d'Orient qu'il a arpenté.
Eh bien, en tant qu'amie lectrice, je fais ma valise sans tarder et j'embarque sans réfléchir !
Quelle richesse et ouverture d'esprit !
Voilà une conception du voyage comme je l'aime et la partage.
Le voyage, c'est s'ouvrir à la différence et la comprendre.
C'est sortir du carcan de notre quotidien dans lequel on s'enferme pour répondre à des normes sociales dictées par notre mode de vie contemporain.
Ce sont des rencontres humaines à la fois éphémères (car on ne les reverra certainement plus) et inoubliables (car elles restent des souvenirs gravés dans notre mémoire).
Merci pour cette belle escapade pleine de bons conseils. Il ne me reste qu'à franchir le pas et oser !
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Aryia
  25 mars 2018
On ne va pas se mentir, j'étais plutôt sceptique au moment de commencer ce livre … et je le suis toujours après l'avoir terminé. Je pense que je suis bien trop casanière et sédentaire pour apprécier cette thématique du voyage à sa juste valeur. Vous allez me dire « mais ce livre ne s'adresse-t-il pas, justement, à ceux qui ne sont pas convaincus par les bienfaits du voyage ? ». Ce à quoi je vous réponds : si, mais l'auteur n'est pas parvenu à me faire changer d'avis. Il a su me faire rêver des paysages grandioses et des cultures diverses qu'il a rencontrés au cours de ses nombreux voyages, et j'admets avoir parfois eu l'envie d'aller moi-même visiter ces pays et ces régions lointaines … mais dans la seconde qui suivait, l'angoisse prenait le dessus sur la seule perspective hypothétique et lointaine d'aller, peut-être, un jour, potentiellement, plus loin que mon Aube natale pour aller rendre visite à la famille.
Contrairement à ce que qu'annonce le titre, l'autisme est particulièrement peu abordé dans cet ouvrage. Ci et là, l'auteur évoque quelques-unes de ses particularités pour expliquer telle ou telle réaction, tel ou tel comportement … Mais rien de plus. Pour moi qui n'était nullement attirée par la thématique du voyage mais particulièrement intéressée par celle de l'autisme, quelle déconvenue ! de même, si Josef Schovanec fait effectivement « l'éloge du voyage » en évoquant ses vertus thérapeutiques, il ne va à mes yeux pas assez loin et passe trop rapidement à d'autres considérations. Au final, cet ouvrage est plus un essai sociologique et philosophique sur le voyage et les différences culturelles qu'une véritable incitation au voyage à destination des personnes avec autisme. Il n'explique pas suffisamment en quoi voyager peut aider ces individus, en quoi cela peut être difficile pour eux également : lui-même trouve qu'on ne parle pas assez du rapport entre autisme et voyage, quel dommage qu'il ne comble pas ce vide tant regretté !
Il y a, toutefois, des tas de réflexions très intéressantes dans cet ouvrage. L'auteur évoque ainsi, avec beaucoup de lucidité mais surtout beaucoup d'audace, le rapport à l'argent, qui diverge fort selon les cultures, le paradoxe des voyages organisés « sortant des sentiers battus » (puisqu'à partir du moment où le trajet est organisé et proposé à l'identique à tous les clients de l'agence, il s'agit bien d'un voyage affreusement banal et banalisé) … Il parle également du chauvinisme, de l'identité nationale et surtout des dogmes et croyances sur lesquelles elle s'appuie, dogmes et croyances qui sont bien souvent erronées (et non, désolée, mais le TGV n'est pas le train le plus rapide du monde) … C'est ce que j'aime chez Josef Schovanec : il dit les choses telles qu'il les pense, telles qu'il les croit, sans se préoccuper du « qu'en dira-t-on ? », sans tenir compte des bienséances. Il est franc, honnête, et surtout ne se parjure pas, il ne va pas dire blanc un jour et noir le lendemain juste pour « suivre le mouvement » comme le font les masses pourtant persuadées d'agir et penser en toute liberté … Il ose affirmer sa pensée divergente, même si cela l'expose plus encore à la solitude et au rejet qu'il ne l'est déjà. Quel courage, merci !
A cela s'ajoutent des dizaines et des dizaines d'anecdotes, toutes tirées de ses nombreux voyages, autant de petites histoires qui entrecoupent les réflexions et argumentations de l'auteur. Il est tantôt question de paysages, tantôt de rencontres, tantôt de belles surprises, tantôt de déconvenues … Voilà ce qui donne envie de sortir sa valise pour aller découvrir les merveilles de notre monde, pour aller faire de belles rencontres au détour d'une rue … Je ne peux pas dire le contraire : Josef Schovanec est très doué pour partager sa passion du voyage ! J'ai vraiment énormément apprécié ces quelques passages « carnet de voyage » : j'avais parfois le sentiment que si je fermais les yeux puis les rouvrais, j'allais être transportée dans ces paysages qu'il décrit avec tellement de détails visuels, sonores et tactiles, avec tellement de force aussi. On sent que tous ces voyages ont profondément marqué l'auteur, qu'ils ont fait de lui ce qu'il est actuellement, et qu'ils ont tous une grande importance dans sa mémoire et son coeur. Voilà ce que j'ai aimé dans ce livre : la passion et l'enthousiasme qui se cachent dans chaque mot, chaque phrase.
En bref, si l'auteur n'a pas réussi à me faire dépasser mon appréhension à m'éloigner de chez moi « pour de vrai », il est toutefois parvenu à me faire voyager « pour de faux », à travers les mots. J'ai bien conscience que la plume de Josef Schovanec peut déconcerter, que son vocabulaire est parfois très soutenu et peut-être incompréhensible pour certains, mais c'est clairement ce qui fait pour moi le charme de cet ouvrage : que j'aime ces longues phrases un peu emberlificotées mais tellement riches et pleines de sens ! du coup, si je ne conseille absolument pas ce livre à quiconque s'intéresse à l'autisme - car il sera obligatoirement déçu -, je le conseille volontiers à tous ceux qui aiment voyager comme à ceux qui désirent au contraire voyager par l'intermédiaire de mots, de récits, ainsi qu'à ceux qui aiment les réflexions sur notre société et, plus généralement, sur l'humanité et sa diversité.
Lien : https://lesmotsetaientlivres..
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CaroleBouchut
  01 octobre 2015
Un livre qui fait rêver d'autres contrées, d'autres coutumes, d'autres gens... J'ai été séduite dès les premières lignes, où nous sommes amenés à croiser le chemins de tant de personnes différentes à travers le regard de l'auteur. J'aurai préféré qu'il continue dans ce sens. Un livre en douceur, à la fois simple et profond, mais toujours avec beaucoup d'humilité. Merci.
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JPB
  16 janvier 2017
J'avais été séduit par Josef SCHOVANEC en écoutant ses chronique à la radio, passionnantes, racontées par un drôle de personnage, avec une drôle de voix et de drôles d'idées.
Josef est autiste, mais pas comme on l'imagine. le livre est à l'image de ses chroniques, plein d'anecdotes sur les nombreux pays qu'il a visités et les nombreux personnages qu'il a rencontrés. Il apporte une approche bien à lui du voyage, avec beaucoup d'idées, parfois surprenantes, mais toujours intéressantes. A lire impérativement par les voyageurs invétérés, du moins ceux qui détestent les voyages organisés et lieux communs (dans tous les sens du terme).
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   14 octobre 2014
L’apparence physique n’est pas le seul domaine où intervient l’influence des voyages. Il en va de même pour les comportements et habitudes : si vous êtes très timide et parlez à voix basse, partez en Corée ou au Japon, on vous adorera. Parler à haute voix est mal vu. Les « grandes gueules » n’y ont guère leur chance. Egalement, mais je ne suis pas nécessairement assez fiable dans mes conclusions sur ce thème, j’ai été frappé par la discrétion et l’exquise politesse de nombre d’Ethiopiens que j’ai eu la chance de rencontrer : parfois, ils parlent à voix si basse que je peine à les comprendre, notamment, je crois, les femmes.
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rkhettaouirkhettaoui   14 octobre 2014
En somme, si tous les pays ne se valent pas pour l’accueil des personnes handicapées, le tableau n’est jamais totalement univoque, ni ne va dans le sens des préjugés les plus communs. Peu de pays ont dans leur Constitution cette phrase qui clôt le préambule de la Constitution hélvétique : « La force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres. » Et moins encore la mettent en œuvre.
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rkhettaouirkhettaoui   14 octobre 2014
Lire la presse relève en partie du devoir professionnel, en partie d’une curiosité mal placée, c’est-à-dire qui porte sur des points auxquels on n’est pas censé s’intéresser, tout comme on n’est pas censé aller au cinéma pour observer le câblage de l’appareil de projection, ni regarder les publicités dans les rues pour savoir sur quel type de papier et avec quelle encre elles sont imprimées. A mes yeux, la presse est stimulante pour découvrir les tournures de phrase qu’utilisera telle ou telle instance, tel ou tel journal pour interpréter quelque chose à sa manière ou pour contourner une difficulté ; dans des langues que je ne maîtrise pas bien, l’intérêt est décuplé, tant l’apprentissage restant à faire est important.
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Shan_ZeShan_Ze   24 juillet 2018
Le spleen de Paris ou celui de la vie mderne pourraient être plus anciens qu'on ne l'imagine : sans un malaise profond, notamment chez les jeunes, que serait la littérature mondiale ? Sans leur voyage, réels ou imaginaires, que resterait-il du patrimoine culturel de l'humanité ?
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rkhettaouirkhettaoui   14 octobre 2014
Redire que la partie la plus périlleuse d’un voyage en avion est le trajet en voiture qui vous mène à l’aéroport ; on le sait, et pourtant on a peur de l’avion. Que le pédophile n’est que dans une infime minorité de cas un prédateur infâme tapi dans l’ombre près de votre maison, mais plutôt une personne fort respectable déjà présente au cœur de votre famille, voire, plus d’une fois, un membre du gouvernement ou grand journaliste, comme en Angleterre, fort compétent et sympathique pour qui les gens votent volontiers.
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Videos de Josef Schovanec (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Josef Schovanec
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=54141
MON COMBAT POUR LES ENFANTS AUTISTES EN MARTINIQUE
L'expérience du centre Atoumaux, structure d'accueil de jour pour enfants : les raisons d'un échec
Gisèle Armange-Marb?uf
Avec la collaboration de Jean-Jacques Fouquet / Préface de Josef Schovanec
Après une vie active passée en France métropolitaine, l'auteure choisit, en 1994, de retourner en Martinique. À la faveur de sa rencontre avec le petit Benjamin, elle a découvert l'univers des enfants autistes. Son idée : créer pour eux un centre de loisirs éducatifs. Mais dans l'île aux fleurs, son projet baptisé Atoumaux n'était pas le bienvenu dans le milieu médical, ni souhaité par les services de l'administration. Récit d'un parcours du combattant.
Gisèle Armange-Marboeuf est née en 1948 à Fort-de-France. Ella exercé le métier d'aide-soignante en métropole avant, la retraite venue, de renouer avec ses racines. Elle a créé en Martinique le premier centre de loisirs pour enfants autistes. Elle a été épaulée dans ce projet par Josef Schovanec, "saltimbanque de l'autisme", écrivain et journaliste radio.
Broché ISBN : 978-2-343-12614-2 ? août 2017 ? 212 pages
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