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EAN : 9782259249317
252 pages
Éditeur : Plon (31/03/2016)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Du grand bazar de Tabriz, en Iran, aux stations fantômes du métro londonien, en passant par les cimetières abandonnés de Transylvanie, le train mythique qui relie Djibouti à Addis-Abäba, ou encore la gastronomie des zones tribales du Balouchestan, Josef Schovanec, philosophe-saltimbanque de l'autisme et de la différence, nous entraîne dans un surprenant voyage en Autistan, ce pays de l'étrange dont les routes s'ouvrent pourtant sur le pas de notre porte.
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Cath36
  06 mai 2016
De voyage en découverte, de découverte en réflexion, le regard de Joseph Schovanec sur le monde me touche toujours autant que lors de ses premiers livres. Sa gentillesse, son courage et sa détermination pour affronter un monde qui le passionne et le perturbe tout à la fois donne au témoignage de ce jeune autiste une résonance et une saveur bien particulières. Son regard, plein de sagesse et de bon sens créent des liens entre le monde des autistes et celui des gens dits normaux, non sans remettre une certaine "normalité" en cause, celle de la societe de consommation, de la cupidité, et de l'asservissement au travail, notamment.
J'ai savouré l'intelligence profonde de ce jeune homme qui, sans la moindre agressivité et le moindre complexe essaie de redonner à nos sociétés modernes cette petite touche d'humanité dont elles semblent s'eloigner de plus en plus.
Un bon moment de lecture.
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Jackiedream
  06 juin 2016
J'ai été surprise au fil de ma lecture puisque je m'attendais à un récit de la vie de l'auteur, comment il a géré son autisme... Or ce n'est pas du tout cela, l'auteur se raconte à travers ses nombreux voyages et autres anecdotes.
J'ai bien aimé cette forme assez différente de ce que à quoi l'on pourrait s'attendre. La façon dont l'écrivain aborde l'autisme est assez émouvante, toujours avec beaucoup d'autodérision, sans aucun misérabilisme. La culture qu'il semble posséder, son ouverture d'esprit sont impressionnantes. le regard qu'il porte sur les autres et sur lui-même m'a beaucoup touchée, c'est là une belle leçon de vie.
Cependant, le livre m'a semblé un peu décousu par moment. On passe d'une anecdote à une autre : certaines m'ont vraiment beaucoup plu, d'autres un peu moins. Ma lecture fut donc assez inégale, entre des passages qui m'ont bouleversée et d'autres qui m'ont plus laissée sur ma faim. J'ai également eu un peu de mal avec le style, que je trouvais assez ampoulé au début même si je m'y suis habituée.
Dans tous les cas on ne peut que saluer le recul sur lui-même et l'humilité de l'homme, présents à chaque page. L'écrivain m'a vraiment semblé sympathique, profondément gentil et humain.
Lien : http://lantredemesreves.blog..
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loiscama
  10 mai 2020
ça y est je vient de terminer la lecture de ce qui est pour moi, le second livre de Joseph Schovanec de lu. On suit les chroniques de cet auteur, qui nous évoque ses voyages. Tous ces voyages ont pour points commun qu'ils l'ont conduit en Autistan. L'Autistan c'est ce pays rêvé par l'auteur (rêvé vraiment ? car au fil des pages on a plutôt l'impression qu'il est assez réel), c'est en fait un pays multiculturel et multilinguistes. C'est en fait tous les petits endroits du monde que l'on découvre à travers les yeux de l'auteur, que ce soit un cimetière, un désert, une bibliothèque, ou encore l'habitat d'un étranger qui nous accueille à bras ouverts. L'Autistan c'est aussi tous ses habitants. Des êtres un peu "fêlés" (c'est un compliment dans la bouche de l'auteur, comem lui même le souligne) que Josef Schovanec s'amuse à débusquer, et à nous en peindre brièvement le portrait. L'Autistan c'est un lieu où la musique n'est pas artificielle et pleines de paillettes mais nous transporte loin, très loin, jusqu'à l'origine du monde et l'aube de notre histoire, comme une sorte de communion avec nos ancêtres. C'est enfin un monde où le ciel est d'un bleu d'une pureté onirique, la pureté du ciel que l'on peut observer à 4000 m d'altitude. L'autistan c'est une invitation au voyage et à la grandeur d'âme. L'Autistan, vaut vraiment le détour, je vous conseille d'y faire un tour.
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veroherion
  14 mars 2019
Le titre est plutôt trompeur... le sous-titre l'est moins parce qu'il s'agit en effet de chroniques de voyages.
Là où je m'attendais, à travers les voyages de Josef Schovanec, à voyager en même temps dans l'univers autiste, il n'en est presque rien. On ne découvre pas l'autisme ou très peu dans ces chroniques.
L'auteur nous montre toutes les différences qui peuvent exister de par le monde et semble vouloir démontrer que finalement, nous sommes tous différents et que les personnes avec autisme ne sont sans doute pas plus différentes des personnes non autistes qu'un Iranien peut l'être d'un Français.
C'est plutôt intéressant, il y a de l'humour, de l'auto-dérision et de l'érudition, de magnifiques rencontres.
C'est très agréable à lire.
Une petite chose m'a un tantinet dérangée cependant... C'est ce côté : les occidentaux qui se prennent toujours pour la norme, n'arrivent, bien souvent, pas à la cheville des autres cultures... Il y a une espèce d'angélisme envers tout ce qui n'est pas occidental.
Bon, en tant qu'occidentale, je suis peut-être un peu parano.
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veronique55
  14 avril 2019
J'ai bien aimé la préface que j'ai du lire avec un dictionnaire mais j'adore les mots rarement utilisés
Je vous les fais donc partager et vous gagnerez du temps pour lire la suite de ces voyages et les perles de ces découvertes de lieux insolites comme les jardins, les plages de rêves ou les cimetières :
Aphélie: Point de l'orbite d'une planète où elle se trouve à la plus grande distance du Soleil (opposé à périhélie).
Chrématistique : Conception chrématistique de l'économie, de la science économique. Conception qui vise à la production la plus grande possible des biens de consommation, sans considération de leur utilité.
Tabarin : Bateleur qui autrefois jouait des farces en plein air. Il y avait cette rumeur de foule qui s'amuse et cette clameur de charlatans et tabarins qui rusent et ce grondement d'objets qui s'usent (Queneau)
Aménité : amabilité, affabilité
Acédie : Concept moral , manque de soin pour sa vie spirituelle soit par l'ennui, le dégoût
Acétabule: vase pour le vinaigre
Bardit : chant de guerre
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
JmlyrJmlyr   15 octobre 2018
Les livres sont comme les vêtements : il y a le prêt-à-porter, dupliqué à de nombreux exemplaires, et il y a la haute couture, faite de pièces uniques. Et enfin, cachées dans le secret de discrètes voûtes, quelques pièces qui ont fait autant l'histoire que la légende.
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TezelsupTezelsup   11 mai 2018
Vous pouvez avoir sillonné la moitié de la planète, l'autre moitié restera toujours angoissant (...) Pourtant, il faut le faire. Il faut se forcer et ce, pour une raison très simple. Bien que je n'aie pas réussi à éliminer cette angoisse du pays nouveau, un constat me semble devoir être fait: il s'agit là d'un investissement qui prépare l'avenir. Ainsi, le sentiment enivrant d'une première fois réussie est considérablement plus fort que la joie que l'on peut ressentir par exemple quand on revoit un lieu déjà connu. (p.92)
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loiscamaloiscama   10 mai 2020
On ne peut que ressentir un vif sentiment de révolte quand on compare l'ignorance à paillettes des prétendus musiciens d'Occident avec le grand dénuement de toutes choses matérielles des maîtres d'ailleurs. En effet, la musique en Occident repose sur une prémisse fausse : elle serait là pour divertir. Accompagner une fête. Son sens véritable est ailleurs, et ce depuis la première aurore humaine. En grec, la musique est littéralement tout ce qui relève des muses. Hésiode, à l'heure où la Grèce était encore un magma de peuples, résumait sa longue adresse aux muses par ces mots : "Muses habitantes de L'olympe, révélez-moi l'origine du monde et remontez jusqu'au premier de tous les êtres." Rien de moins.
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veronique55veronique55   14 avril 2019
Chez Plon p 130 l’electrochoc remonte à mes voyages en Iran. Une première visite auGolestan, littéralement le lieu des roses, l’ancien palais au centre de la moderne et bruyante Téhéran, entouré d’un véritable jardin persan, m’avait fait rêver. Le coup de cœur définitif est venu lors de ma visite du modèle absolu du jardin persan, à savoir le jardin Fin (prononcer fine) ou bagh-e-fin dans la ville en soi un peu magique de Kashan, petit paradis au milieu des déserts immenses d’Asie centrale.(...) le jardin persan est quelque peu oublié. Il n’est ni faussement sauvage comme l’anglais, ni domestiqué et si j’ose dire, exhibitionniste, comme le français ; bien au contraire : il est fait pour se dissimuler. (...) un jardin en dit plus long que mille livres de philosophie. (...) le plus enchanteur d’Alger le jardin d’essai . Imaginez plusieurs hectares face à la mer , où depuis deux siècles on fait des essais. On a aménagé une allée de dragonniers ( arbre existant au Yémen et aux Canaries) et une allée de bambous géants. Un grand jardin à la française, bien sûr. Un grand jardin à l’anglaise. On voulait marier tout cela dans un gigantesque laboratoire végétal.
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TezelsupTezelsup   19 avril 2018
(...) peut-être que l'idéal serait de tendre vers le zéro bagage. Le grand humaniste et inlassable parcoureur de déserts Théodore Monod n'emportait quasiment rien avant d'aller dans l'étendue immense. En quelque sorte comme le conseillait le Bouddha en son temps à ceux qui souhaitaient rejoindre son groupe nomade: "Quand demain nous partirons avant l'aube, ne t'encombre d'aucun bagage."
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Videos de Josef Schovanec (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Josef Schovanec
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=54141
MON COMBAT POUR LES ENFANTS AUTISTES EN MARTINIQUE
L'expérience du centre Atoumaux, structure d'accueil de jour pour enfants : les raisons d'un échec
Gisèle Armange-Marb?uf
Avec la collaboration de Jean-Jacques Fouquet / Préface de Josef Schovanec
Après une vie active passée en France métropolitaine, l'auteure choisit, en 1994, de retourner en Martinique. À la faveur de sa rencontre avec le petit Benjamin, elle a découvert l'univers des enfants autistes. Son idée : créer pour eux un centre de loisirs éducatifs. Mais dans l'île aux fleurs, son projet baptisé Atoumaux n'était pas le bienvenu dans le milieu médical, ni souhaité par les services de l'administration. Récit d'un parcours du combattant.
Gisèle Armange-Marboeuf est née en 1948 à Fort-de-France. Ella exercé le métier d'aide-soignante en métropole avant, la retraite venue, de renouer avec ses racines. Elle a créé en Martinique le premier centre de loisirs pour enfants autistes. Elle a été épaulée dans ce projet par Josef Schovanec, "saltimbanque de l'autisme", écrivain et journaliste radio.
Broché ISBN : 978-2-343-12614-2 ? août 2017 ? 212 pages
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