AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Francis Kerline (Traducteur)
ISBN : 2879291518
Éditeur : Editions de l'Olivier (26/08/1998)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 58 notes)
Résumé :
Après une soirée de débauche ordinaire, le réveil de Simon Dykes est difficile. Epouvantable même, quand il constate que sa compagne s'est transformée en chimpanzé, ainsi que tout le reste de l'humanité. Persuadé qu'il est encore un " humain ", Dykes est immédiatement interné dans le service du Dr Busner, un singe très respecté, psychanalyste radical, militant de l'antipsychiatrie. Celui-ci, touché par son désarroi, et voyant dans ce cas extraordinaire l'occasion d'... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
stcyr04
  18 avril 2017
Simon Dykes, peintre subversif, habitué des soirées londoniennes, se voit banni, sans retour, du monde des humains. Interaction malencontreuse d'anxiolytique et d'ecstasy, avec un saupoudrage de mauvaise cocaïne pour corser l'affaire. Toujours est-il qu'il se réveille un beau matin dans un monde dominé par les chimpanzés, où les hommes, parents pauvres de l'évolution, bêtes brutes, peuplent les zoos, et ne sont présents à l'état sauvage que dans les régions équatoriales d'Afrique. Renversement politiquement incorrect du rapport de force. Pour comble de malheur, notre anti héros, devenu primate, est toujours convaincu d'être un être humain, ce qui l'amène très vite, à son corps défendant, à se voir interné dans le service psychiatrique d'un hôpital londonien. S'ensuivra un long et douloureux apprentissage pour que Simon Dykes, avec l'aide d'un éminent quadrumane psychanalyste, reconnaisse enfin sa "chimpanité".
Nous somme ici en pleine satyre. le roman est préfacé par son "auteur", un écrivain pongidé et reprend en le renversant le discours paternaliste des humains envers les primates. Ces derniers évoluent librement dans le Londres actuel tout en gardant leurs relations hiérarchisées et singularisées par des présentations serviles de croupes, des épouillages de politesse, des grattages affectueux, des copulations rapide, libres et sans tabous. Leur communication tactile est retranscrite par des dialogues anthropomorphisés entrecoupés d'onomatopées criardes et impérieuses. Disons le clairement le roman est assez clivant, il réjouira par la liberté de ton que permet le sujet, la composition baroque du discours, riche en néologisme, parfois argotique, trivial et qui s'autorise aussi un langage plus soutenu. D'un autre côté le sujet autorise toute les licences scatophiles, coprophages et brave tous les interdits sexuels humains, on sombre allègrement dans le mauvais goût, çà en devient à la longue lassant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Bunee
  30 mai 2008
J'avais fait connaissance avec cet auteur à l'occasion de la lecture de la théorie quantitative de la démence, savoureux recueil de nouvelles, jouant sur la frontière entre l'absurde et le rêve, le normal et l'anormal, et sur la notion (très relative) de folie. C'était bien écrit, très fluide, et, ce qui ne gâche rien, très drôle.
C'est donc avec espoir et crainte que je me suis emparée de ce roman à la fois burlesque et déjanté.
Pour bien saisir le contenu, il faut bien savoir quel genre de personnage est Will Self. Décrit dans fluctuat.net comme, je cite, "l'enfant terrible des lettres anglaises", le personnage fait partie intégrante du paysage du roman d'anticipation sociale, au côté, par exemple, de Douglas Coupland (cf. not. Girl friend dans le coma, dont j'ai déjà eu l'occasion de vous parler ici).
Dans ce roman, Will self est moins ennuyeux qu'Huxley (dont je vous ai aussi parlé là et là ) mais aussi moins subtil que l'inénarrable David lodge . D'ailleurs c'est l'éditeur qui cite au sujet de l'auteur "Will Self est, selon Martin Amis, le résultat d'un croisement entre " un J-G Ballard maniaque et un David Lodge dépressif "".
L'histoire est la suivante:
Après une débauche nocturne plutôt banale (alcool, sexe et cocaïne), l'artiste peinte Simon Dykes se réveille ... dans ce qu'il croit au départ être un cauchemard: la planète est dominée par les chimpanzés, les hommes occupent un échelon inférieur dans la chaîne de l'évolution et il est persuadé d'avoir sombré soit dans la folie, soit dans un mauvais remake inversé de la planète des singes.
(...)
http://lelabo.blogspot.com/2006/12/les-grands-singes.html
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
VincentLavandier
  27 août 2010
une magnifique fresque de la vie des singes. Non des humains. Non des singes humains. ou alors est ce les humains Singe ? C'est un livre absolument génial où l'on ne sais jamais où l'on est vraiment ? Singe ou Humain ? A vous de choisir.
Commenter  J’apprécie          30
Charybde2
  05 juillet 2014
Férocement drôle, une planète des singes entre art plastique et antipsychiatrie à Londres.
Désormais sur mon blog : http://charybde2.wordpress.com/2014/07/05/note-de-lecture-les-grands-singes-will-self/
Commenter  J’apprécie          20
gene99
  04 décembre 2012
trop d'onomatopées qui lassent lors de la lecture, surtout lorsqu'on a lu des livres précédents de cet écrivain absolument génial.
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   05 juillet 2014
Mais il n’y avait pas seulement ce défaut d’ajustement, il y avait aussi l’amputation de ses enfants qui déréglait sa perception corporelle, qui le désincarnait. Quand sa vie conjugale avec Jean avait implosé, comme une barre d’immeubles sous l’effet de pétards pernicieusement disposés, ses enfants avaient respectivement cinq, sept et dix ans, mais ses liens physiques avec eux ne s’étaient pas rompus ; leurs nez à moucher et leurs culs à torcher étaient directement connectés à son système nerveux par des câbles de conscience. Pour peu que l’un d’eux s’écorchât ou se coupât, Simon ressentait sa douleur comme une sonde endoscopique dans ses intestins, un scalpel dans ses tendons. Quand ils déliraient sous les fièvres infantiles – "Papa, papa, je suis l’Islande, l’Islande" -, il délirait avec eux, s’associait à leurs hallucinations, escaladait le faux Piranèse du papier peint de leur chambre, écartait une feuille pour poser un orteil sur une fleur.
Peu importait la fréquence de leurs retrouvailles, peu importait combien de fois il allait les chercher à l’école, leur faisait des frites et des bâtonnets de poisson surgelés, les câlinait, les embrassait, leur disait qu’il les aimait, rien ne pouvait apaiser le feu de la déchirure, de leur résection de sa vie. Il n’avait peut-être pas mangé le placenta, mais les cordons ombilicaux pendaient encore à sa bouche comme des ectoplasmes, des spaghetti tendus à travers le Londres estival, par-dessus les toits, les toboggans routiers, les panneaux publicitaires, qui le rattachaient à leurs petits ventres.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Charybde2Charybde2   05 juillet 2014
L’un des intergesticulateurs de Levinson, qui les observait attentivement, se prosterna à son tour devant Busner. "H’houu" docteur Busner, c’est ça "heu" ?
– C’est exact.
– J’admire votre éblouissante fêlure ischiatique, votre postérieur est comme l’étoile du matin et votre philosophie souterraine comme un bal masqué dans un monde gris. Je suis, monsieur, votre subordonné obligé."
Busner, ravi de tant de bassesse, flatta le popotin offert et alla jusqu’à le baiser. "Vous êtes trop bon de me baiser le cul, gesticula le chimpanzé en se redressant, vous ne vous souvenez probablement pas de moi, mais nous nous sommes brièvement grattés l’an dernier, à la clinique Cassell."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Will Self (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Will Self
Will Self - Parapluie .A l'occasion de l'Escale du Livre de Bordeaux 2015, Will Self vous présente son ouvrage "Parapluie" aux éditions de l'Olivier. Traduit de l'anglais par Bernard Hoepffner. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/self-will-Parapluie-9782823601909.html Note de Musique : © Mollat Découvrez notre site : www.mollat.com & suivez-nous sur les réseaux sociaux : https://www.facebook.com/Librairie.mo... https://twitter.com/LibrairieMollat http://www.dailymotion.com/user/Libra... https://vimeo.com/mollat https://instagram.com/librairie_mollat/ https://www.pinterest.com/librairiemo... http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ https://soundcloud.com/librairie-mollat http://blogs.mollat.com/
+ Lire la suite
autres livres classés : satireVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Londres et la littérature

Dans quelle rue de Londres vit Sherlock Holmes, le célèbre détective ?

Oxford Street
Baker Street
Margaret Street
Glasshouse Street

10 questions
671 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature anglaise , londresCréer un quiz sur ce livre