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Claude Payen (Traducteur)
EAN : 9782877306768
400 pages
Éditeur : Editions Philippe Picquier (26/09/2003)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Entre-deux guerre. Messieurs Ma, le père et le fils, embarquent pour l’Angleterre où ils vont reprendre le magasin d’Antiquités que leur laisse le frère du vieux Ma.

Pour lui, cinquantenaire lettré et oisif, pauvre mais raffiné ayant rêvé toute sa vie d’être fonctionnaire et méprisant les commerçants, c’est une humiliation que de reprendre un commerce et l’idée de quitter la Chine ne l’enchante guère mais, fataliste malgré sa fierté, il se plie à cet... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Sachenka
  06 octobre 2019
Messieurs Ma, père et fils, quittent leur Chine natale au début du XXe siècle et tentent leur chance à Londres. Ils trouvent un toit chez une veuve et ouvrent un magasin d'antiquités orientales. C'était une époque difficile pour les migrants, particulièrement pour les Chinois sur lesquels de nombreux préjugés défavorables circulaient. À cet égard, l'auteur Lao She devait être un bon juge puisque sa plume n'épargne personne, pas plus les Londoniens que les Orientaux. Et pourquoi ? Parce qu'il a vécu un temps en Angleterre et qu'il connaît très bien ses compatriotes.
À part cela, les préjugés, l'attitude des uns et des autres, cette lecture m'a laissé une drôle d'impression. C'est que plusieurs personnages me semblaient si stéréotypés. Sans doute beaucoup gens agissaient vraiment de la sorte (par ignorance, par méchanceté ou simplement parce qu'ils ne savaient faire autrement). Les Chinois se cantonnant dans leurs quartiers, entre eux, et s'adaptant mal quand ils se retrouvaient parmi les Occidentaux. Et les Anglais, les regardant de haut, comme si ces immigrants étaient débarqués d'une autre planète. Des curiosités !
Cette veuve les accepte presque à contrecoeur, plus pour démontrer sa bonne grâce et ses valeurs chrétiennes de charité et de générosité, mais offensant les pauvres Chinois presque à chaque interaction – bien malgré elle, je dois le reconnaître. Heureusement que sa fille et le pasteur ne sont pas aussi maladroits. Mais bon, il est facile de juger les gens d'une autre époque avec les valeurs et les connaissances d'aujourd'hui. Toutefois, les Anglais ne sont pas les seuls à m'avoir paru caricaturaux, les Chinois n'ont pas été épargnés par Lao She, à commencer par le vieux père, obtu, et leur clerc, fourbe. Si ces deux-là ne correspondent pas aux stéréotypes de l'époque, je ne sais plus rien.
Bref, même s'il y a un fond de vérité à ces personnages – comme à bien des stéréotypes – c'était peut-être un peu trop simpliste. Ça a vraiment teinté ma lecture et m'a laissé avec l'impression que le roman a mal vieilli. Ceci dit, Lao She devait être un des premiers auteurs étrangers – comprendre ici non-Occidentaux – à s'intéresser aux chocs de cultures. Il faut bien un début à tout. Et les péripéties de Ma fils, plus ouvert et près à faire des concessions, à s'intégrer en somme, m'a beaucoup interpelé et m'a encouragé à me rendre jusqu'à la fin.
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Fuyating
  03 septembre 2018
Ce livre est un coup de coeur, comme la plupart des romans de Lao She.
Il met en scène deux personnes, un père et son fils, partis vivre en Angleterre. La vie y est très différente de celle qu'ils ont vécu en Chine et le narrateur nous fait part des étrangetés qu'ils croisent, des incompréhensions naissant suite aux échanges avec les Anglais, incompréhensions des uns ou des autres d'ailleurs. Nous y voyons également de nombreux stéréotypes et préjugés liés aux Asiatiques, puisque les Anglais osent dire ce qu'ils pensent à nos deux personnages principaux. L'acclimatation est donc difficile, même si beaucoup d'efforts sont faits.
Lao She a des notes d'humour très appréciables, glissées parfois dans des passages un peu plus sérieux.
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mlop
  05 juillet 2013
Choc des cultures : la Chine à Londres !
« Messieurs Ma, père et fils », c'est l'histoire de deux chinois qui migrent à Londres. le ton est léger même si le sujet de l'intégration et des clichés l'est un peu moins.
Les chinois seraient des fumeurs d'opiums violents, sales et criminels selon les bonnes considérations de nos londoniens. Monsieur Ma et son fils vont toutefois être hébergés chez une veuve et sa fille. le partage de culture va se mettre naturellement en place, chacun y allant de sa petite anecdote.
Lao She a été une vraie révélation avec ce roman. Je vais poursuivre mon immersion dans son oeuvre très vite avec « le pousse-pousse ». Rien n'est superflu dans ses descriptions, l'intrigue avant à un rythme confortable, on s'attache aux personnages comme si on les connaissait depuis longtemps.
Vraiment, j'ai passé un excellent moment !
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cyba
  28 septembre 2015
Londres, années 20. Les tribulations de deux Chinois - Messieurs Ma père et fils - sont contées par Lao She avec un humour féroce et sans doute bien informé, puisque lui même y séjourna de 1924 à 1929.
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dacotine
  03 mai 2016
Une histoire qui prouve que l'immigration n'est pas toujours bien vécue, que les préjugés demeurent bien trop vivants dans la société londonienne.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
SachenkaSachenka   01 septembre 2019
La Grande Guerre n'avait pas seulement ébranlé les économies des pays concernés, elle avait aussi ébranlé les idéologies. Les hommes et les femmes qui pensaient remettaient en question toutes les anciennes valeurs morales et tous les vieux concepts pour les réinterpréter. Ils voulaient se débarrasser des vieilles entraves pour bâtir un monde nouveau où régnerait la paix. Le mariage, la famille, la morale, la religion, la politique, toutes ces notions étaient tournées sens dessus dessous et comme déracinées par les nouvelles formes de pensée.
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missmolko1missmolko1   24 mai 2015
De plus, chacun de ses diables à face jaune fumait l’opium, s’adonnait au trafic d’armes, cachait sous son lit les victimes qu’il avait tuées, violait les femmes sans distinction d’âge et se livrait à mille autres méfaits passibles des plus cruels supplices.
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Vidéo de Lao She
Le pousse-pousse au Japon.
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