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ISBN : 2266288598
Éditeur : Pocket (07/06/2018)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.82/5 (sur 1758 notes)
Résumé :
Victor Frankenstein, scientifique genevois, est recueilli sur la banquise par un équipage faisant route vers le Pôle Nord. Très tourmenté, il livre son histoire au capitaine du bateau : quelque temps auparavant, il est parvenu à donner la vie à une créature surhumaine. Mais celle-ci sème bientôt la terreur autour d'elle...
-----------------------------------------------------------------En expédition vers le pôle Nord, Robert Walton adresse à sa sœur des lett... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (219) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  03 septembre 2013
Fade et suranné.

Une petit livre écrit par désoeuvrement et par défi qui finit comme un classique ( et non un chef d'oeuvre), détonnant avec ce qui se faisait à l'époque de son écriture.

Tout le monde connaît le "monstre" de Frankenstein, immortalisé à l'écran par Boris Karloff (encore que les boulons et les électrodes ne soient pas dans le livre), un beau bébé à la peau de momie de près de 2 mètres 50 (8 pieds, pour plus de facilité lors de sa fabrication). Tout le monde sait, que le monstre n'a pas de nom et que Frankenstein est celui du savant qui lui a donné la vie. Mais qui a lu l'oeuvre originale ? Ben pas moi, voilà une erreur réparée...

L'histoire d'un savant maudit (dépassé par son oeuvre) et non d'un savant fou et machiavélique, ayant percé le secret de la vie et qui crée une créature pensante de toute pièce. Une créature qu'il rejettera immédiatement. Cette créature autodidacte, sensible et parlant très bien (contrairement à l'image qu'on se fait d'elle) sera également rejetée par ceux qu'elle tentera d'approcher, recherchant leur compagnie. Ne pouvant s'intégrer, rejetée par son créateur qui lui refusera même une compagne, il choisira, la mort dans l'âme, la haine, persécutant son créateur qui trouvera la mort en le pourchassant.

Le roman est un mix de roman épistolaire et d'une narration à la première personne que j'ai trouvé extrêmement fade, sans relief et, pour le coup ce n'est pas la faute de l'écrivaine, dans un style terriblement vieilli. C'est long à démarrer (alors que le livre ne fait que 250 pages), il y a des longueurs, des répétitions, des descriptions qui n'apportent rien au récit. Bref à mon sens, il ne faut pas lire ce livre pour sa capacité à tenir le lecteur en haleine (qui suis-je pour critique sa qualité littéraire ?). Je me suis ennuyé.
Au delà du style, reste ce que représente l'histoire. Un intérêt historique indéniable pour la science-fiction, point de départ du mythe de Frankenstein qui obligera des générations d'auteurs de sf à se faire retourner contre leur créateur, les êtres ou intelligences artificiels. Heureusement qu'Isaac Asimov passera par là et mettra fin à cette terrible série en créant les trois lois de la robotique (dont la première interdit au robot de porter atteinte à un être humain).
Restent la mise en lumière des peurs humaines de l'inconnu et de l'étranger, les dangers de la recherche non contrôlée ou la création non assumée.

Trois étoiles, pour son caractère "historique" et culture générale, mais deux étoiles si on lui retire sa célébrité.
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Kirzy
  18 mai 2018
Ce qui est fascinant lorsqu'on lit un ultra classique sur le tard, c'est de confronter son texte avec tout ce qu'il a engendré de discours, de fantasmes lorsque les arts les plus variés s'en sont emparés. Et là, avec Frankenstein, on se régale tant le roman est fondateur de tout un pan de notre imaginaire fantastique.
Si le personnage du savant démiurge Victor Frankenstein est finalement très falot, lâche et souvent agaçant avec ses atermoiements permanents, ce n'est que pour mieux mettre en évidence le magnifique personnage de la créature. Quelle richesse, quelle complexité pour nous dépeindre son âme. Car dans le roman, il en a une. Ce n'est pas le monstre stupide avec des boulons dans la tête, s'exprimant par borborygmes serviles. Non, il est doué de raison, de sentiments, d'un raffinement de pensée et dispose d'une éloquence distinguée.
Mary Shelley élude complètement le comment scientifique de sa création, il est là, point final, mais nous laisse tout comprendre de ce qui l'agite et le tourmente. Victor Frankenstein, n'est pas un savant fou, c'est juste un être humain avec toutes ses faiblesses, un homme maudit à cause des ses erreurs à l'égard de sa créature. C'est elle qui est touchante, abandonnée par son créateur horrifié devant la laideur qu'il a produite, seule et ayant conscience de sa solitude, cherchant à la rompre en allant vers les hommes mais repoussée de tous à cause de sa monstruosité physique. Et c'est ce rejet qui la pousse à plonger dans le crime, son trop plein d'humanité va la conduire à sa déshumanisation.
Passionnant thème en plein dans le courant romantique qui naît à cette époque. Et c'est d'autant plus impressionnant que ce roman a été écrit par une jeune fille de 18 – 19 ans ( certes au beau pedigree littéraire ) lors d'un moment de désoeuvrement entre amis.
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Hyelana
  15 octobre 2015
Livre lu dans le cadre du club de lecture du mois d'octobre.
Pour moi qui suis novice en classiques, je dois avouer que ce roman est une vraie découverte, et plutôt une très bonne.
Ce roman nous raconte donc la vie de Victor Frankenstein et du monstre qu'il a créé et qui va lui apporter tant de malheurs. Je ne vais pas m'étendre sur le résumé puisque beaucoup connaissent cette histoire célèbre de deux siècles.
Pour ma part j'ai beaucoup aimé le style et le genre, c'est un roman précurseur pour l'époque à laquelle il a été écrit et je trouve ça vraiment agréable à lire.
Je n'ai pas beaucoup aimé le personnage de Victor Frankenstein qui a mon sens est un modèle d'égoïsme et égocentrisme. Il fait des choix qu'il n'assume pas, il est irresponsable et très apitoyé sur le sort qu'il s'est lui-même provoqué.
Par contre j'ai eu énormément d'empathie pour son monstre, il m'a émue et touchée, même s'il commet des actes répréhensibles, il donne vraiment de l'impression d'agir sous le coup du désespoir et du chagrin. Jusqu'au bot du roman ça aura été un personnage qui m'a surprise et que j'ai admiré par son charisme, ses sentiments, son empathie, sa franchise et sa sincérité. Pour moi c'est un être entier et je trouve que malgré l'aspect physique horrifiant, il est d'une beauté d'âme qu'aucun humain ne pourrait égaler.
Enfin pour moi ce sont 4 étoiles, la seule chose qui m'a manquée serait probablement l'action. On assiste tout le long du roman a une succession de personnes qui nous raconte leur histoire et donc il y a peu de mouvement, mais cela reste un très beau roman.
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bilodoh
  21 mars 2014
Les femmes ne sont pas si nombreuses dans la science-fiction. C'est donc tout à fait étonnant de constater qu'une jeune anglaise de 19 ans a écrit en 1816 un des premiers « classiques » du genre.
Il faut dire que Mary avait de qui tenir, son père était l'écrivain William Godwin et sa mère, Mary Wollstonecraft, était la célèbre pionnière du féminisme britannique, auteure de « Défense des droits de la femme ».
Le texte de Mary Shelley ne ressemble cependant pas beaucoup au monstre retenu par le cinéma et l'imagerie populaire. C'est l'ambiance de la littérature anglaise du 19e siècle, dans un ouvrage qui ne vise pas qu'à avoir peur de la « créature », mais amène aussi la réflexion sur la vie et la responsabilité scientifique.
Plus tard, des monstres réels ont été créés par la science et des Nobel ont été effrayés par ce qu'ils avaient mis au monde. de nos jours, les docteurs Frankenstein font couramment des greffes de coeur, de rein et même de visage et s'aventurent même dans le bricolage génétique…
Un roman de science-fiction rédigé à la lueur de la chandelle, un texte fondateur, à lire pour se rappeler les origines et mesurer le chemin parcouru…
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Erik35
  01 juillet 2018
MOI, MOI, MOI, MOI, ET MOI...
5017 lecteurs affichés,
1638 notes,
188 critiques, (189 avec celle-ci),
159 citations à ce jour : cet indéniable, ce vénérable classique anglais qui fête cette année ses 200 printemps (sans doute devrions-nous écrire : ses 200 hivers, si l'on s'en réfère à sa date exacte de publication, un 1er janvier 1818), écrit par une jeune inconnue de seulement dix-neuf ans, n'est pas près d'être remisé dans le rayon des "grands classiques oubliés".
Aussi nous contenterons nous, pour une fois, d'une chronique assez brève, tout ou presque semble avoir été résumé, expliqué, conté, décortiqué par de bien belles et intéressantes plumes avant cet insigne ajout.
Avant tout, le futur lecteur de ce roman gothique - parce qu'il s'inscrit indéniablement dans cette lignée très en vogue depuis "Le Château d'Otrante", le fameux "Le Moine" de Matthew Gregory Lewis, de deux ans antérieur à l'époustouflant "Melmoth" mais très légèrement postérieur au fascinant Manuscrit trouvé à Saragosse -, n'a pas grand chose à voir avec les représentations postérieures que la culture populaire a pu en faire, surtout depuis ses innombrables interprétations cinématographiques (on songera, bien entendu, au célèbre Boris Karloff dont l'interprétation du "monstre" aura des répercussions sur sa vie et sa carrière toute entière).
Roman romantique indéniablement - au sens littéraire du terme - bien que par certains aspects, il en prenne l'exact contre-pied (une critique à peine voilée de l'individualisme souvent revendiqué par les promoteurs du romantisme originel, une certaine rationalité dans cet atmosphère emprunte d'irrationnel, etc), roman philosophique et pour une part en réaction à celle, très libérale (et féministe), issue des Lumières, de son père le philosophe William Godwin (le moins que l'on puisse en dire c'est Mary Shelley ne semble guère portée à défendre l'idée paternelle d'une humanité susceptible de s'améliorer moralement, surtout pas en dehors des institutions telle la famille, le mariage, etc). Roman précurseur des genres liés à la littérature d'épouvante (bien que plus grand chose n'effrayera le lecteur du XXIème siècle, soyons clairs) et fantastique, voire science-fictionnel (selon d'aucuns, ce que nous trouvons pour notre part assez osé, la partie "scientifique" de l'ouvrage y étant réduite à peau de chagrin), ce Frankenstein où le Prométhée moderne est bel et bien un peu de tout cela, ce qui n'est évidemment pas rien pour une première oeuvre.
Exemple assez marquant de roman épistolaire dans lequel s'enchâssent plusieurs récits, il débute ainsi (et s'achève de même) par les courriers qu'un jeune explorateur des régions glacées de l'océan arctique, Robert Walton, adresse à sa soeur restée au pays. le roman prend réellement consistance après que l'aventurier ait secouru le fameux Victor Frankenstein, dont on finit par comprendre qu'il était alors à la poursuite de sa fameuse créature afin de la faire disparaître de la surface de la terre (à moins d'y rester lui-même, dans cet ultime combat entre notre Prométhée moderne et l'abomination qu'il a créé). S'insérera un autre récit, vers le mitan du roman : celui, conté par la créature elle-même à son géniteur déraisonnable et inconséquent, de sa découverte du monde des hommes, ses innombrables déconvenues ainsi que l'enfer qu'il vécut et finit par le rendre aussi monstrueux à l'intérieur qu'il l'est en apparence. Et de découvrir que le "démon" du livre est non seulement doué de langage, mais qu'en vertu d'une véritable intelligence et d'un apprentissage complet d'autodidacte, il s'exprime avec toute la correction d'un lord britannique, à mille lieues du nigaud horrible et mutique de l'imagerie (cinématographique) d'Épinal !
L'ouvrage est très riche de thématiques, d'intentions, d'inventivité formelle, d'imagination, de réflexions (sur l'individu et la société des hommes. Sur la genèse, sur l'idée d'être père sans mère, etc), c'est absolument indéniable. Pourtant, fastidieuse et fade en fut sa lecture : alourdi par mille considérations intimes confiées sans relâche mais avec un sens de la répétition dans l'erreur absolument confondant, des remarques "psychologisantes" qui sont, souvent, d'une naïveté confinant à la niaiserie, d'expression de sentiments presque invariablement outrés, d'une trame voyageuse proche de l'insipide tandis que le roman est aussi, incontestablement, un hommage à cette région de Suisse où se retrouvèrent alors la future Mary Shelley, son amant et futur époux Percy, l'immense poète Byron et sa jeune maîtresse (fille de la marâtre de Mary) mais dont les descriptions sont aussi plates que le Mont-Blanc et la mer de glace sont d'altitudes élevées ! Quant aux dialogues, innombrables, ils sont empesés, empruntés, lourds, sans vivacité et peu crédibles - même en les imaginant dans la bouche de personnes bien nées de ce début de XIXème siècle -. Quant au style, malgré une traduction récente des éditions Gallimard, il est très largement suranné (ce qui peut s'avérer absolument charmant, surtout avec la richesse syntaxique et lexicale des auteurs de cette époque) mais il apparaît ici souvent très sec, sans grâce ni poésie ni envolée - la conséquence de ce parti pris de Mary Shelley d'adopter la tonalité du compte-rendu, du récit circonstancié et artificiellement neutre - et finit par donner à son lecteur l'impression d'une longue litanie de répétitions stylistiques et d'absence fondamentale de diversité. Quant aux personnages, ils sont tellement stéréotypés, tellement enfermés dans leurs rôles, leurs développements (ou absence de développement) intimes et personnels que cela en devient rapidement lassant, qu'on peine à s'y attacher. Même si l'on comprend rapidement que l'autrice n'a pas la moindre intention de nous rendre Victor Frankenstein réellement sympathique (mais il est des anti-héros que l'on finit toutefois par aimer), confit qu'il est dans son égotisme outrancier, ses aveuglements immuables, ses erreurs infondées mais toujours répétées et son manque presque total de clairvoyance, on peine à en admettre la construction profonde.
Projet sans nul doute incroyable d'une jeune femme née en une époque où, c'est le moins que l'on puisse en dire, le sexe prétendument faible n'avait guère son mot à dire - pour mémoire, le roman fut d'abord publié anonymement -, celui-ci représente sans aucun doute une époque (aux propos bien plus réactionnaire qu'il y parait d'abord, si l'on n'y prend garde), dans la lignée de l'apophtegme invariablement remâché par des générations entières de lycéens («Science sans conscience n'est que, etc»), rappel à l'ordre moral - rien ne saurait sortir de bon hors de la famille et du mariage - après des années de bouleversement politiques et sociaux dans la lignée de la Révolution Française (le père de Mary Shelley fut accueillit chaleureusement par nos gaulois révolutionnaires lors de la première célébration de la prise de la Bastille), ce texte avait indéniablement tout pour devenir un classique... Il lui manque cependant beaucoup de puissance, de souffle et de générosité pour pouvoir être rangé dans la catégorie supérieure des "chefs d'oeuvre".
Une légère déconvenue de lecteur, donc, sans regret cependant d'avoir enfin pris le temps de découvrir cette oeuvre relativement incontournable de la littérature anglaise d'il y a deux siècles.
Quant à la brièveté annoncée (et sincèrement envisagée) de cette chronique... On ne se refait pas !
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Citations et extraits (176) Voir plus Ajouter une citation
FifrildiFifrildi   03 décembre 2018
La vie est obstinée et s'agrippe à vous quand vous la détestez le plus.
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PiertyMPiertyM   08 juillet 2014
Elle mourut paisiblement, conservant sur ses traits éteints l'image de la tendresse. Je n'ai pas besoin de décrire les sentiments de ceux dont les liens les plus chers sont ainsi rompus, la douleur qui s'empare des âmes, le désespoir qui marque les visages. Il faut du temps avant de se rendre compte que l'être aimé que l'on voyait chaque jour près de soi n'existe plus, surtout lorsque sa vie même semblait être une partie de la nôtre, que l'éclat des yeux qu'on a admirés s'est évanoui pour toujours et qu'une voix familière et douce ne vibre plus à nos oreilles. C'est à quoi l'on pense les premiers jours mais quand le temps prouve la réalité du malheur, s'installe l'amertume du chagrin subi. À qui la main effroyable de la mort n'a-t-elle pas enlevé un être cher ? Pourquoi devrais-je décrire une peine que tout le monde a ressentie ou devra ressentir ?
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Erik35Erik35   01 juillet 2018
- Tu as tort, répondit le démon ; au lieu de menacer, je me contente de raisonner avec toi. Si je suis méchant, c'est que je suis malheureux. Ne suis-je point repoussé et haï par tous les hommes ? Toi, mon créateur, tu voudrais me lacérer, et triompher de moi ; souviens-t'en, et dis-moi pourquoi il me faudrait d'avantage avoir pitié de l'homme qui n'a pitié de moi ? Pour toi, ce ne serait pas un assassinat si tu pouvais me précipiter dans l'une de ces crevasses et détruire mon corps, que tu as fabriqué de tes mains. Respecterai-je l'homme, alors qu'il me méprise ? Qu'il vive donc avec moi, et qu'on nous laisse faire échange de prévenances : alors, au lieu de lui porter préjudice, c'est avec des larmes de gratitude que je le comblerai de bienfaits pour l'avoir accepté. Mais cela ne peut être : les sens de l'homme créent des barrières insurmontables à notre union. Je ne me soumettrai pourtant pas à une servitude abjecte. Je me vengerai du tort que l'on m'a fait. Si je ne puis inspirer l'amour, je causerai la peur - et au premier chef envers toi, qui es mon grand ennemi, puisque tu es mon créateur, je jure de nourrir une haine inextinguible. Prends garde : je veux m'employer à te détruire, et ne cesserai point avant d'avoir semé la désolation en ton cœur. Alors tu maudiras l'heure de ta naissance.
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PiertyMPiertyM   08 juillet 2014
Un être humain qui veut se perfectionner doit toujours rester lucide et serein, sans donner l'occasion à une passion ou à un désir momentané de troubler sa quiétude. Je ne pense pas que la poursuite du savoir constitue une exception à cette règle. Si l'étude à laquelle vous vous appliquez a tendance à mettre en péril vos sentiments et votre goût des plaisirs simples, c'est que cette étude est certainement méprisable, c'est-à-dire, impropre à la nature
humaine. Si cette règle avait toujours été observée, si les hommes renonçaient à toute tâche qui serait de nature à compromettre la tranquillité de leurs affections familiales, la Grèce n'aurait pas été asservie, César aurait épargné son pays, l'Amérique aurait été découverte par petites étapes, sans que fussent anéantis les empires du Mexique et du Pérou.
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Erik35Erik35   26 juin 2018
Comment pourrais-je décrire les émotions que je ressentis devant un tel dénouement , ou dépeindre le misérable, auquel, au prix de peines et d'un soin infinis, je m'étais mis en tête de donner forme. Il avait les membres disproportionnés et j'avais choisi ses traits pour leur beauté. Leur beauté - Dieu tout puissant ! Sa peau jaune couvrait à peine l'entrelacs de muscles et d'artères qui la sous-tendait. Ses cheveux étaient d'un noir luisant, et lui tombaient dans le cou. Ses dents avaient la blancheur des perles. Mais toutes ces luxuriances ne servaient qu'à produire un contraste plus atroce avec ses yeux délavés, qui paraissaient presque de la même couleur que les orbites grivelées où ils étaient logés, ainsi qu'avec son teint parcheminé et ses lèvres toutes droites et noires.
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Vidéo de Mary Shelley
Bande annonce du film Mary Shelley (2018), film biographique sur l'auteur
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