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ISBN : 274277100X
Éditeur : Actes Sud (15/01/2008)

Note moyenne : 4.32/5 (sur 465 notes)
Résumé :
Lors du tremblement de terre de 1923, qui a dévasté la région du Kanto et entraîné plus de cent quarante mille morts, la Coréenne Yonhi Kim devient, question de survie, la Japonaise Mariko Kanazawa. A la fin de sa vie, alors qu'elle est veuve, mère d'un chimiste et grand-mère de trois petits-enfants, le mystère de sa naissance lui est dévoilé : le prêtre catholique qui l'avait recueillie dans son église lors du tremblement de terre, surnommé monsieur Tsubame, était-... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (87) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
  01 février 2018
Pourquoi les hirondelles ont-elles disparu soudainement du ciel ? A peine se pose-t-on la question que déjà la terre tremble sous nos pieds.
La petite Yonhi fuit avec sa mère la ville ravagée par les secousses meurtrières d'un séisme. Pour la mettre à l'abri du tumulte, elle la confie à un prêtre non sans lui promettre qu'elle reviendra bien vite la chercher. Yonhi a attendu longtemps sa maman.
Yonhi est une vieille dame maintenant. Elle a même des petits enfants, mais elle attend toujours sa maman…
Tsubame, c'est l'histoire d'un éternel recommencement : celui des étrangers qu'on exècre, qu'on rejette, qu'on accuse de tous les maux, et qu'on finit par massacrer. Au japon, les Coréens. Les juifs en Europe. Ailleurs, d'autres peuples avec d'autres croyances…
Tsubame, c'est l'histoire d'une femme qui décide d'occulter son passé et ses origines, et qui les retrouve soudainement au crépuscule de sa vie à la faveur d'un évènement.
Tsubame, c'est l'histoire d'une vieille dame qui retrouve sa maman et son papa, et qui décide d'éloigner à jamais ses fantômes de ses enfants et petits-enfants qui ont toute une vie à construire.
Tsubame est le troisième tome du « poids des secrets ». L'histoire d'une fratrie vue à des époques et sous des angles différents. Ce petit livre peut toutefois se lire individuellement.
Un grand petit livre. Comme d'habitude avec Aki Shimazaki. Que d'émotions, de grâce et de pudeur à travers ces phrases si courtes, si simples, à travers cette épure. Comment fait-elle ?
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andman
  04 novembre 2015
Durant la première moitié du siècle dernier peu de nations ont été épargnées par le malheur. Ainsi le pays du soleil levant paya-t-il un lourd tribut aux caprices de la nature et à l'aveuglement de ses dirigeants.
Commencée par la colonisation de la Corée en 1905, l'expansionnisme à marche forcée du Japon s'achèvera 40 ans plus tard dans le chaos nucléaire. le pays essuiera entre temps, en 1923, un tremblement de terre particulièrement dévastateur pour l'île principale de Honshū.

“Tsubame” (hirondelle) est le troisième volet de la pentalogie “Le poids des secrets” d'Aki Shimazaki. Comme les opus précédents (*), il se caractérise à la fois par sa brièveté, une bonne heure de lecture tout au plus, et par sa densité. Au niveau de la compréhension, il pourrait lui aussi se suffire à lui-même.
Cette fois encore le poids de l'Histoire impacte profondément le parcours de vie du personnage principal qui jusqu'à ses douze ans, en 1923, répond au prénom coréen de Yonhi.
L'adolescente née sur le sol japonais vit en vase clos entre sa maman, mère célibataire, et son oncle habitant non loin d'elles. Menacés pour leur agissements subversifs envers l'envahisseur nippon, ces deux adultes cultivés ont fui leur pays d'origine en 1909 pour se fondre dans la diaspora coréenne de la banlieue de Tokyo.
En ce 1er septembre 1923, Yonhi vit sa dernière matinée de quiétude près d'une maman qui chaque jour lui transmet son savoir.
Demain on l'appellera Mariko. Demain elle habitera une église chrétienne transformée en orphelinat. Demain elle vivra près d'un homme bon, un prêtre tout de noir vêtu, que beaucoup appellent “monsieur Tsubame”...
Des personnages singuliers, un environnement champêtre décrit avec sobriété et poésie, apportent à “Tsubame” des bouffées d'oxygène d'autant plus appréciables que le contexte historique est des plus cruels.

(*) Liens de parenté :
“Tsubaki” (camélia) - tome 1 :
Yukiko née en 1929 est la demi-soeur de Yukio.
“Hamaguri” (palourde) - tome 2 :
Yukio né en 1929 est le fils de Mariko et le demi-frère de Yukiko.
“Tsubame” (hirondelle) - tome 3 :
Mariko née en 1911 est la mère de Yukio.




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fanfanouche24
  01 mai 2019
Tsubame [Hirondelle].... Cette fois ce récit nous racontera le malheur de la petite Coréenne, Yonhi Kim , perdant coup sur coup sa mère et son oncle après le tremblement de terre de 1923; narration qui se fera sous le signe d'une hirondelle !!...
Question de survie, La Yonhi Kim devient la Japonaise, Mariko Kanazawa, la maman la confie à un prêtre, le temps de retrouver son frère... mais elle ne reviendra jamais, ni l'oncle de la petite !
Elle sera élevée et éduquée par le prêtre, avec d'autres orphelins; nous
la retrouvons à la fin de son existence, veuve, mère d'un fils, chimiste,
grand-mère de trois petits-enfants, sur les traces des lieux de la catastrophe, découvrant le secret de sa naissance.... Sujet des plus récurrents qui revient régulièrement dans les récits de Aki Shimazaki....
Ce destin de femme m'a frappée ; parallèlement j'ai découvert cette
tragédie de l'annexion de la Corée par les Japonais, au tout début du 20e, ainsi que les persécutions, massacres de Coréens venant au Japon trouver du travail pour échapper à la misère...Il fallait tenter de se faire passer pour un citoyen Japonais, pour échapper à la discrimination et aux mauvais traitements.... Que de cruautés humaines....avec en sus, les catastrophes naturelles dont le terrible tremblement de terre de 1923... qui fit 140.000 morts !!
"Je reste silencieuse. Après un moment, il dit, hésitant :
- Je suis tellement peiné pour les gens comme vous, qui ont souffert de pareils désastres
[NB : le fameux séisme de Tokyo de 1923 et Nagasaki en 1945]. Pourtant, quand je pense à ces milliers de Coréens qui on été tués pendant la crise, mon coeur se déchire. J'ai honte d'être Japonais. Les gens ordinaires ont pris part au massacre en croyant les faux bruits que le gouvernement avait répandus. "
La narratrice à qui on s'adresse cache qu'elle est coréenne, depuis ce jour de 1923, ayant échappé au massacre des coréens dont elle était une descendante alors pré-adolescente...
"Je regarde le visage du père. Les mains croisées, il observe sérieusement l'opération en contrebas. Ses paupières mongoles me rappellent les yeux de mon oncle. Je me demande s'il est d'origine coréenne et s'il cache son identité à ses enfants parce qu'il est devenu Japonais. Je l'entends parler de ce qui s'est passé sur la digue après le tremblement de terre.
L'armée avait obligé des Japonais à venir creuser ici. Les soldats avaient mis les Coréen en rangs et les avaient mitraillés. Ces Japonais avaient brûlé les cadavres avec du pétrole et les avaient enterrés…".
On comprend qu'au tout début du récit, la mère de la narratrice, explique à sa fille qu'elle devait cacher son origine coréenne... lui confiait que si elle devait renaître, elle aimerait renaître en oiseau, en "Tsubame" [Hirondelle ]
Un récit des plus poignants dans ces tragédies collectives, successives...l'auteur, par son style léger, épuré, poétique fait garder l'espoir à sa narratrice ainsi qu'à ses lecteurs en mettant sur le chemin de cette petite fille, orpheline, perdue dans un monde violent et discriminatoire, des hommes et des femmes de bien !.....
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Erik35
  27 octobre 2018
LORSQUE REVIENNENT LES HIRONDELLES.
Quel lien possible entre la colonisation de la Corée par le Japon Impérial au début du XXème siècle, l'épouvantable séisme de Tokyo en 1923 (au point qu'un mot pour le désigner existe encore), les massacres de travailleurs pauvres coréens par des milices populaires armées sur les décombres fumantes de la capitale du Japon, l'explosion d'une bombe H au-dessus d'un quartier tranquille de Nagasaki, un journal intime illisible parce qu'on en a perdu la clé, et la découverte inattendue d'une paternité improbable ?
Ce lien, cette quasi impossible destinée - "quasi", car l'autrice, par la finesse de son approche, sa grande densité faite de mots simples et limpides, nous la rend palpable, réelle, véridique et crue, cette destinée incroyable - c'est celle de Yonhi Kim, jeune fille pauvre et apatride, née d'une mère, ancienne professeure, ayant fuit la Corée avec son frère, intellectuel indépendantiste et qui perdra son passé en même temps que le peu de famille connue le jour de cet abominable et dantesque 1er septembre 1923. de son père, elle ne sait rien. Quant à cette maman disparue par la faute de la folie des hommes cherchant un sens - le pire possible - à la folie de la terre, il ne lui en reste que des souvenirs de jeune adolescente ainsi qu'un journal intime qu'elle perd, peu à peu, la capacité de lire, tandis qu'elle est recueilli par un prêtre étranger s'occupant de l'orphelinat qu'il a créé et qu'il fait survivre grâce à son don pour les langues et aux traductions rémunérées qu'il effectue sans discontinuer.
Ce jour-là de toutes les tragédies, Yonhi deviendra Mariko (Marie, en référence à la Vierge sous la protection de laquelle sa mère la mit) et Kanazawa, du nom qu'une japonaise - on pourrait presque dire "une juste" - ayant compris leur nationalité d'origine et le danger mortel que cette mère et sa fille courraient leur attribua en réponse à des accusations de miliciens aveuglés de folie et de sang. Parce qu'une mère essaie toujours d'accomplir le mieux pour son enfant, elle confiera la chair de sa chair à l'orphelinat catholique tenu par un prêtre de sa connaissance avant de tenter de retrouver son propre frère dans le feu et les larmes de ce moment insensé. Elle, ni cet oncle, n'en reviendront jamais.
La suite, c'est une enfance sans les siens, où l'on fait pour le mieux. Avec de bonnes personnes qui essaient de vous préserver d'un côté. D'autres - une autre, un homme, un diable aux apparences débonnaires - qui vous entraînent vers l'enfer, malgré vous.
Yonhi/Mariko y perdra d'abord l'histoire de son origine. Elle trimbalera comme une croix ce secret impossible à dire - parce qu'elle veut le mieux pour sa descendance et que ce jour de 1923 est fondateur de cet volonté d'oubli -, malgré le journal de cette maman qu'elle sera très vite incapable de lire, son coréen disparaissant aussi de sa mémoire.
Il y aura donc ce fils né d'amours socialement interdites.
Il y aura ce bel époux, lui-même riche de secret mais invariablement bon avec cette orpheline et mère célibataire dans un monde tellement attaché aux apparences sociales (au point qu'il sera renié par ses parents).
Il y aura ces jours atroces d'avant LE drame - personnel et Historique en même temps -, alliant viol et volonté de tenir malgré tout.
Il y aura cette envie de meurtre, assouvie par une autre, sans rien y comprendre.
Il y aura LA bombe, qui détruit tout, mais qui efface tout, aussi.
Il y aura ces recherches d'un passé honteux enfoui, souhaitées par une universitaire et une partie de la population. Qui feront resurgir tant de souvenirs disparus.
Il y aura cette très vieille femme d'origine coréenne et qui saura lire les mots mystérieux du journal sauvé de tous les drames.
Il y aura la découverte du vrai père.
Puis le silence par les flammes.
Troisième temps de cette pentalogie, Tsubame/L'hirondelle en est sans doute le pivot tout autant que le moment à la fois charnière et le passage le plus douloureux. Avec une économie de moyens dont le lecteur est désormais coutumier, Aki Shimazaki nous embarque vers les rivages les plus fragiles de l'âme humaine, de son talent à la survie mais aussi de sa capacité à tuer ce qu'il aurait pu être si les événement avait été différents. L'autrice ne cesse de bousculer les certitudes - certains individus supposés bon sont de véritables salauds, tandis que ceux sur lesquels on devrait pouvoir se reposer disparaissent corps et bien sans donner le temps des adieux -, elle nous dit aussi que nos choix sont composés d'une infinité d'opportunités que l'on sait saisir ou pas mais que ces choix sont aussi inséparables d'impondérables, ce que l'on pourrait qualifier de destin, sur lesquels il est vain de vouloir interférer.
Ce volume, court une nouvelle fois, est d'une profondeur et d'une puissance souterraine rare et justifie parfaitement ce choix - loin de toute idée saugrenue de "coup éditorial"- chaque volume mettant ainsi en évidence une trajectoire, une identité, produit de sa propre existence mais aussi de celle des autres, qu'ils soient présents ou passés, proches ou liées à la masse inconnue. Un volume d'une tension rare, sans "psychologisme" facile tandis qu'il est pourtant impossible de ne pas croire totalement à ces personnages complexes. du grand art et un immense bonheur de lecture !
Ci-après, un lien concernant ce drame terrible et méconnu en Europe de ces coréens massacrés par des japonais dans la suite du séisme de 1923. C'est peu de dire que le Japon d'aujourd'hui est dans la négation de ce passé tragique et honteux... (Attention : bien que vieilles de presque un siècle, les photos accompagnant l'articles ne sont pas à mettre sous tous les regards fragiles...) http://french.yonhapnews.co.kr/national/2013/02/03/0300000000AFR20130203000800884.HTML
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sandrine57
  02 juin 2018
En 1923, Mariko avait 12 ans. Elle s'appelait alors Yonhi Kim et vivait avec sa mère, une activiste coréenne réfugiée dans le Kanto. Son monde s'écroule le 1er septembre lorsqu'un terrible séisme secoue la région. La panique et le chaos qui s'ensuivent donnent naissance à des rumeurs accusant les coréens d'incendier les maisons et d'empoisonner les puits. Craignant pour la sécurité de Yonhi, sa mère la confie à un prêtre catholique étranger, contre la promesse de revenir la chercher le lendemain. Mais elle ne reviendra jamais, tuée sans doute, comme un nombre incertain mais conséquent de coréens, victimes des rumeurs, du racisme et de la haine.
Grâce au prêtre, Yonhi est devenue Mariko Kanazawa, une vraie japonaise qui a caché à tout le monde, même aux siens, ses origines coréennes. Désormais veuve, mère et grand-mère, Mariko ignore toujours qui est son père et le moment est peut-être venu pour elle de ressusciter un passé trop longtemps enfoui au fond de son coeur.
Nous continuons à explorer les grands évènements qui ont secoué le Japon au XXè siècle en compagnie d'une famille qui a subi plus que son lot d'épreuves. Dans ce troisième tome, c'est Mariko, la mère de Yukio, qui est au centre du récit et qui remonte le fil de ses souvenirs jusqu'en 1923 et le Kantô daishinsai qui secoue le Honshu le 1er septembre. C'est l'occasion pour Aki Shimazaki d'ouvrir une nouvelle page noire de l'Histoire du Japon avec l'extermination des coréens qui a suivi le tremblement de terre.
Principaux immigrés dans l'archipel, les coréens sont toujours victimes du racisme ordinaire et de l'ostracisme liés à leurs origines. C'est d'ailleurs pour cela que Mariko a toujours gardé le secret, afin de ne pas gâcher l'avenir de son fils et de ses petits-enfants.
Si l'on est touché par l'histoire de cette femme privée des ses racines et par le sort des coréens au Japon, la brièveté du récit empêche de véritablement s'attacher aux personnages. de plus, certains dialogues entre Mariko, son fils et ses petits-enfants semblent trop didactiques et artificiels.
Un peu moins réussi que les deux tomes précédents, Tsubame reste une belle lecture, dans le style de l'auteure, simple et pudique.
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Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
Eric76Eric76   21 janvier 2018
Je lève les yeux.
Couvert de nuages épais, le ciel s'étend à l'infini. Il fait anormalement chaud et humide pour une fin d'été. C'est encore le matin. Pourtant, je sens ma chemise déjà trempée de sueur.
Au-dessus de moi, un couple d'hirondelles passe rapidement. Elles vont et viennent entre le toit d'une maison et un fil électrique. Elles partiront bientôt vers un pays chaud. J'aimerais bien voyager librement comme elles.
Ma mère m'a dit une fois : " Si on pouvait renaître, j'aimerais renaître en oiseau. "
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OsmantheOsmanthe   21 mars 2016
Je pense au journal de ma mère. J'entre dans la maison le chercher et l'apporte devant le feu. Je caresse la couverture jaunie et le met sur les branches à moitié allumées. Les coins du cahier prennent feu en se retournant. Les papiers noircis s'élèvent et se balancent dans l'air. J'entends ma mère dire : "Rien n'est plus précieux que la liberté." Mes larmes tombent. Je me dis : "Adieu, maman !" Au même moment, Tsubaki crie :
- Regarde ! Tsu-ba-me !
Elle désigne le toit. Là, je vois une hirondelle sur le bord du nid sec. Yumiko dit, excitée :
- Elle est là ! Elle est revenue chercher Poucette.
Une autre hirondelle arrive. Tsubaki dit :
- Mais non ! C'est un couple, papa et maman.
Toutes les deux observent les oiseaux, qui demeurent immobiles. Tsubaki dit :
- J'espère que le couple reviendra chez nous l'année prochaine.
Les hirondelles s'envolent. Les enfants crient en agitant la main :
- Bon voyage !
Les hirondelles volent en se suivant l'une l'autre comme un couple. Je les regarde jusqu'à ce qu'elle deviennent des taches noires dans le ciel bleu.
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Erik35Erik35   25 octobre 2018
Je reste silencieuse. Après un moment, il dit, hésitant :
- Je suis tellement peiné pour les gens comme vous, qui ont souffert de pareils désastres [NB : le fameux séisme de Tokyo de 1923 ET Nagasaki en 1945]. Pourtant, quand je pense à ces milliers de Coréens qui on été tués pendant la crise, mon cœur se déchire. J'ai honte d'être Japonais. Les gens ordinaires ont pris part au massacre en croyant les faux bruits que le gouvernement avait répandus.

[Ce que cet homme ne peut savoir, car la narratrice le cache depuis ce jour de 1923, c'est qu'elle a aussi échappé au massacre des coréens dont elle était une descendante alors adolescente...]
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le_Bisonle_Bison   05 décembre 2015
Je regarde le visage du père. Les mains croisées, il observe sérieusement l’opération en contrebas. Ses paupières mongoles me rappellent les yeux de mon oncle. Je me demande s’il est d’origine coréenne et s’il cache son identité à ses enfants parce qu’il est devenu Japonais.
Je l’entends parler de ce qui s’est passé sur la digue après le tremblement de terre. L’armée avait obligé des Japonais à venir creuser ici. Les soldats avaient mis les Coréen en rangs et les avaient mitraillés. Ces Japonais avaient brûlé les cadavres avec du pétrole et les avaient enterrés…
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Erik35Erik35   22 octobre 2018
Le soleil se réchauffe rapidement. Les champs autours de l'église sont couverts d'astragale rose. Allongée sur l'herbe, je regarde le ciel. Un couple d'hirondelles passe en-dessous des nuages blancs. Ils sont revenus de leur pays chauds. L'une suit l'autre à la même vitesse. Elles volent haut, ensuite très haut au ras du sol. Elles remontent et se perchent un moment sur le toit d'une maison. Je me dis : «si on pouvait renaître, j'aimerais renaître en oiseau.»
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