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Cécile Ardilly (Traducteur)
EAN : 9782266314329
600 pages
Éditeur : Pocket Jeunesse (04/02/2021)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 752 notes)
Résumé :
Les commandements du Faucheur : Tu tueras. Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation. Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue. Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté. « MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement (« glané ») par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (355) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  08 mars 2017
Après avoir lu la quadrilogie Les Fragmentés où la question de l'immortalité via le commerce des organes était abordée, Neal Shusterman pousse ici les limites avec cette nouvelle série : La Faucheuse.

Dans un futur lointain, la Terre est devenue une planète tranquille et ou il fait bon vivre. Plus de famine, de misère, de chômage, de guerre, de gouvernement, de religion et par-dessus tout, plus de maladie, de vieillesse (avec la possibilité de rajeunir en passant le « cap ») et plus de mort. Tout cela grâce au Thunderhead, une intelligence artificielle dirigeant tout via un réseau en cloud où la connaissance accumulée a élaboré cette société idyllique. La population terrestre a donc atteint l'immortalité, mais justement, comme partout, il y a un revers à tout. La mort n'existant plus le Thunderhead a donc décidé de se substituer à la nature pour équilibrer un peu la démographie en créant la Communauté des Faucheurs. Ces êtres ont le droit et le devoir de tuer un certain nombre de personnes par an et par faucheurs.
Dans ce contexte, Maître Farraday, un faucheur expérimenté décide de prendre deux apprentis afin de leur enseigner le métier : Cytra et Rowan. Une amitié amoureuse naît rapidement entre ces deux-là… Malheureusement, pour eux, Maître Farraday n'est pas apprécié par une partie de la communauté des Faucheurs qui sombre dans la corruption (désir de suppression des quotas de personnes à tuer, désir d'enrichissement, de pouvoir…) et ses deux apprentis vont se retrouver au milieu de tout cela avec la perspective de tuer l'autre…

Neal Shusterman semble faire une fixation sur la mort avec cette nouvelle série. Après les Fragmentés où les hommes cherchaient à atteindre l'immortalité via la greffe d'organe, voici une société où la mort n'existe plus. Ce premier tome est plutôt bon avec une histoire passionnante et accrocheuse. L'auteur nous donne ici une vision d'une société parfaite qui justement petit à petit sombre dans la décadence : les faucheurs commencent à prendre plaisir de tuer et se sentent supérieur à la population, les hommes n'ont plus aucune notion du passé puisque leur vie est ad vitam aeternam prolongée et dépendante entièrement des faucheurs. Même le choix de vivre ou de mourir n'appartient plus à l'homme puisque le suicide entraîne automatiquement une résurrection.

Une société qui semble parfaite et qui pourtant semble rongée de l'intérieur. La mort est perçue comme un amusement sans conséquence ; le comportement des faucheurs dévie de son rôle premier (régulateur de la population) pour sombrer dans des massacres et une soif de pouvoir. Ce livre démontre parfaitement que l'homme est un danger pour lui-même.

Un roman astucieusement bien pensé puisque le livre se termine d'une manière ouverte donnant donc le choix au lecteur soit de poursuivre la série, soit d'arrêter là l'aventure.

Une nouvelle série prometteuse que je déconseille cependant aux très jeunes adolescents. En effet, de nombreuses scènes de massacres avec Maître Goddard et ses sbires pourraient choquer.
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tutesvuquandtaslu
  24 septembre 2020
Je vous présente un ouvrage qui a complètement changé mes habitudes de lecture.
La couverture m'avait attirée lors de mon achat.
Un monde du futur.
Des humains devenus immortels grâce aux nanites.
Mais une population grandissante qu'il faut, toutefois, réguler.
Ces régulateurs, ces faucheurs, ne doivent y prendre aucun plaisir, il ne s'agit pas de meurtre.
Mais tant que cette tâche dépendra de l'homme, le risque existera.
J'ai pris beaucoup de plaisir avec cette lecture. À ma connaissance, il existe deux suites que je vais m'empresser d'acheter (d'occasion car les brochés 💸💸💸)
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La_Bibliotheque_de_Juju
  13 novembre 2019
Imagine.
Lorsque j'étais enfant, j'assommais mon entourage avec ce jeu. Ça s'appelait « Imagine ». J'inventais un postulat imaginaire et il s'agissait de jouer la situation. « Imagine, on est les derniers êtres vivants sur Terre ! » « Imagine, on est invisibles ! » « Imagine, on est des stars internationales ! »
Et bien là, j'ai joué à « Imagine » et j'ai trouvé en Neal Shusterman mon maître.
Imaginez. Un monde ou la mort n'existe plus. Un monde où si par malheur, on vient à succomber, on est « soigné » en quelques jours et nous revoilà de l'autre côté du tunnel. On ne meurt plus.
Sur le papier, ça paraît idyllique. Pourtant, dans la réalité, de nombreuses questions vont se poser …
Alors forcément, c'est compliqué. Si personne ne meurt jamais, la Terre risque le surpeuplement.
Heureusement, il y a les Faucheurs. Leur métier : donner la mort justement, de façon définitive. Vêtus de grandes robes aux couleurs chatoyantes, ces envoyés de la mort oeuvrent, chacun avec leur propre idée du métier. Ils « glanent » car c'est comme ça qu'on dit, au hasard. Ou pas.
Dans ce premier tome, deux apprentis vont s'affronter pour devenir un de ces derniers messagers. Ils s'appellent Citra et Rowan. Et je ne suis pas prêt de les oublier !
Premier tome d'une saga qui m'est apparue comme fascinante, La Faucheuse m'a offert des heures de lecture passionnantes, à la manière d'un Harry Potter ou d'un Hunger Games. Efficace, terrible et impossible à lâcher.
Un univers cohérent, des personnages principaux et secondaires auxquels on s'attache follement. J'ai été fasciné par l'imagination justement. Lorsque tout est créé dans la tête d'un écrivain de grand talent ! La littérature jeunesse rescelle de véritables pages turners, de belles pépites.
L'auteur offre une description et des réflexions passionnantes dans une histoire sacrément bien construite. Je vais rapidement enchaîner le deuxième tome car je veux absolument retrouver cet univers !
Imagine. Tout est possible !

Lien : https://labibliothequedejuju..
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deidamie
  03 août 2018
« Bonjour les Babélionautes ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un roman vieil ado* intitulé La Faucheuse et signé Neal Shusterman.
-Elle est ringarde, cette couv' !
-Oui, la typo du titre est un peu lourde, le jeu sur les couleurs peu subtil… et puis finalement, elle n'est pas si mal. Elle résume bien le roman. L'illustration expose en effet des symboles très connus : la capuche, la faux, le rouge comme le sang, les caractères massifs, sans fioritures, lourds comme la tâche de la mort donnent un côté à la fois pesant et m'as-tu-vu à l'ensemble… et pourtant, elle contient une petite subtilité : le deuxième visage. Elle illustre très bien le roman sur de nombreux points.
-Hein ? Où ça, un deuxième visage ?
-Je te laisse chercher, pendant ce temps, je résume.
Or donc, dans le futur, nous avons vaincu la vieillesse et toutes les maladies. Les ressources, la vie en général sont gérés par le Thunderhead, le descendant d'Internet, entité informatique bienveillante. Hélas, qui dit immortalité dit également problème de régulation de population : les Faucheurs sont donc créés pour remplacer la mort mise au chômage. Citra et Rowan, deux adolescents, vont suivre le dur apprentissage du métier.
-Nan mais, il n'y a qu'un seul visage, Déidamie.
-Cherche mieux.
Le roman alterne les points de vue des différents personnages, non seulement ceux des apprentis, mais aussi ceux des Faucheurs : l'exercice est réalisé de façon efficace. Ils possèdent tous leur propre voix. Hélas, je déplore ici ou là quelques clichés déplaisants et je n'ai guère apprécié la cohabitation Rowan/Citra.

-Et si je prenais le livre à l'envers ?
-Ah peut-être, essaie.
La profondeur de l'intrigue que je mentionne plus haut est contrebalancée par un style simple et sobre (mais pourquoi diable les « moins de » et « plus de » ne sont jamais élidés ? la langue française honnit les hiatus). Point d'envolées lyriques : de l'efficacité avant tout.
Cette sobriété ne m'a pas gênée, elle fonctionne bien, cependant, attention au revers du double tranchant : certains dialogues ne reflètent pas à mon sens les caractères des personnages. Toutefois, ces ratés restent peu nombreux au regard de l'oeuvre.
-A l'envers, je ne vois rien !
-Reprends-le à l'endroit, alors.
Il m'a semblé quelque peu étrange que, dans ce monde où la douleur n'existe plus, les Faucheurs soient libres de l'infliger à leur guise. Cela ne me paraît guère cohérent avec le développement de l'humanité tel qu'il est décrit dans le texte.
Hormis ces réserves, il reste une histoire palpitante, pleine de suspense et de drames, ainsi que de Terribles Secrets, l'un de mes ingrédients préférés. Les personnages de Maître Farraday et de Dame Curie possèdent une riche vie intérieure et m'ont fascinée tout le long de la lecture. Et le journal de Rowan forme un bel exercice de littérature ! Je me suis bien amusée à le lire entre les lignes.
Le tout forme donc un ensemble à la fois riche d'émotions et de réflexions ; l'histoire pose d'intéressantes questions sur la mort et la façon dont nous menons nos vies : quel sens ont-elles si elles ne s'achèvent pas ? Comment assumer la fonction de Faucheur ? Est-il juste de se substituer à la mort ?
-Nan. Rien à faire, j'trouve pas.
-Là.
-Hun?... Ah mais... mais oui !
-Et vous, voyez-vous le deuxième visage ? Si oui, ne dites pas où il se trouve pour ne pas spoiler ceux qui veulent chercher. »
*Jeune adulte.
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Ileauxtresors
  13 mars 2021
Imaginez : un futur dans lequel des progrès scientifiques permettraient non seulement de se passer de gouvernement (l'intelligence artificielle du Thunderhead surpasse désormais largement les capacités humaines), mais aussi de vaincre la mort. À l'ère de la post-mortalité, les humains n'ont donc à craindre ni la pauvreté, ni la faim, ni la guerre, ni le trépas. Pas mal ! Mais un tel monde peut-il être utopique ? Si vous réfléchissez cinq minutes, vous identifierez facilement l'écueil le plus évident : les humains ne cassant plus leur pipe, ils sont de plus en plus nombreux. Pour contenir la population, une caste de « faucheurs » est chargée d'exécuter des personnes choisies au hasard. Attention, n'allez pas y voir un meurtre : on préfère d'ailleurs parler de « glanage » pour désigner cet acte nécessaire et vertueux, voire sacré. Engagés comme apprentis-faucheurs, Citra et Rowan savent que le parcours sera semé d'embûches : les deux adolescents se débattent avec des dilemmes et des épreuves terribles – et surtout, ils comprennent rapidement que le système des faucheurs est loin d'être parfait…
Ce livre a été un coup de coeur pour mon fils aîné qui n'a fait qu'une bouchée de ses 580 pages et l'a même choisi ce mois-ci comme lecture à présenter devant sa classe. Comme lui, je me suis laissée emporter par cette intrigue efficace enchaînant sans aucun temps mort rebondissements et révélations. La tension vient à la fois de l'évolution du duo de protagonistes et de la découverte d'un univers fascinant et travaillé, plein de mystères et de surprises. Pour ma part (c'est sans doute mon point de vue particulier de chercheuse en science politique), j'ai été intéressée par la façon dont le roman évoque la corruption et la difficulté de concevoir des institutions et des règles du jeu qui prémunissent efficacement contre les dérives.
C'est avant tout l'expérience de pensée au fondement du roman qui fait son originalité. On prend conscience en lisant ces pages de tout ce que l'immortalité viendrait bouleverser : l'éducation serait beaucoup moins cruciale puisque chacun aurait une infinité de temps pour accumuler connaissances et expérience ; les arbres généalogiques seraient entremêlés, parents et grands-parents pouvant paraître plus jeunes que leurs descendants ; l'art et la littérature, qui ne seraient plus nourris de préoccupations existentielles, pourraient devenir fades ; les religions finiraient peut-être pas devenir obsolètes. Et fondamentalement, quel peut être le sens de la vie si elle n'a pas de fin ? Ces questions sont explorées avec intelligence, notamment en entrecoupant les chapitres avec des extraits de journaux de faucheurs nous laissant entrevoir leurs ressentis et leurs dilemmes.
Ainsi, ce roman entre utopie et dystopie est plus profond que la plume assez « droit au but » et le côté manichéen de certains personnages ne pourraient le faire penser. Un premier tome divertissant et stimulant sur un sujet inattendu, nous lirons la suite !
Conclusion en musique avec un extrait de la chanson "Oncle Archibald" de Georges Brassens :
« Oncle Archibald, coquin de sort!
Fit, de Sa Majesté la Mort
La rencontre, la rencontre
Telle une femme de petite vertu
Elle arpentait le trottoir du
Cimetière
Aguichant les hommes en troussant
Un peu plus haut qu'il n'est décent
Son suaire, son suaire »
Lien : https://ileauxtresors.blog/2..
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Citations et extraits (137) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri7   06 mars 2017
Le Thunderhead savait absolument tout. Où et quand construire une route ; comment mettre fin au gaspillage de nourriture dans le commerce alimentaire et donc comment éliminer la famine ; comment protéger l’environnement d’une population en constante croissance. Il créa des emplois, vêtit les pauvres et établit le Code mondial. Pour la première fois de l’histoire, la loi n’était plus un pâle reflet de la justice. La loi était la justice.
Le Thunderhead nous a donné un monde parfait. L’utopie dont nos ancêtres se contentaient de rêver est devenue notre réalité.
Il n’y eut qu’une chose sur laquelle le Thunderhead ne put pas exercer son autorité.
La Communauté des Faucheurs.
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Souri7Souri7   08 mars 2017
— J’ai horreur de ça ! s’emporta-t-elle. Cerbérine, aconit, conium, polonium – tous les poisons se mélangent dans ma tête.
— C’est sûr que si tout se mélange, ta victime mourra plus vite, répliqua Rowan avec un sourire narquois.
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JulneJulne   03 avril 2019
Mon voeu le plus cher pour l'humanité n'est ni la paix, ni le confort, ni la joie. Non. Ce que je nous souhaite, c'est de mourir un peu en nous-mêmes chaque fois que nous assistons à la mort d’un autre. Car seule la douleur causée par l’empathie pourra nous permettre de rester humains. Aucune version de Dieu ne pourra nous venir en aide si jamais nous perdons cette aptitude.

Extrait du journal de bord
de l'Honorable Maître Faraday
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SaiwhisperSaiwhisper   10 mars 2017
- En gros, pendant qu'on était en train de faire nos courses, vous pensiez à votre future victime ? dit Rowan.
- J'ai de la peine pour vous, fit remarquer Citra. Même quand vous faites votre shopping, la mort se cache derrière le pack de lait.
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tutesvuquandtaslututesvuquandtaslu   25 septembre 2020
N'est-ce pas rassurant de savoir que nous sommes tous protégés contre les brasier de l'enfer ? Sauf, évidemment, quand on ne l'est pas.
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Videos de Neal Shusterman (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Neal Shusterman
MidMerica, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement (« glané ») par un faucheur professionnel (une « Serpe »). Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs ; et, bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité. Mais seul l’un des deux adolescents sera choisi comme apprenti à part entière, et lorsqu’il devient clair que la première tâche du vainqueur sera de glaner la vie du perdant, Citra et Rowan se retrouvent dressés l’un contre l’autre bien malgré eux…
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