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Cécile Ardilly (Traducteur)
ISBN : 2221198670
Éditeur : R-jeunes adultes (16/02/2017)

Note moyenne : 4.4/5 (sur 87 notes)
Résumé :
Les commandements du Faucheur : Tu tueras. Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation. Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue. Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté. « MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement (« glané ») par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (76) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
08 mars 2017
Après avoir lu la quadrilogie Les Fragmentés où la question de l'immortalité via le commerce des organes était abordée, Neal Shusterman pousse ici les limites avec cette nouvelle série : La Faucheuse.

Dans un futur lointain, la Terre est devenue une planète tranquille et ou il fait bon vivre. Plus de famine, de misère, de chômage, de guerre, de gouvernement, de religion et par-dessus tout, plus de maladie, de vieillesse (avec la possibilité de rajeunir en passant le « cap ») et plus de mort. Tout cela grâce au Thunderhead, une intelligence artificielle dirigeant tout via un réseau en cloud où la connaissance accumulée a élaboré cette société idyllique. La population terrestre a donc atteint l'immortalité, mais justement, comme partout, il y a un revers à tout. La mort n'existant plus le Thunderhead a donc décidé de se substituer à la nature pour équilibrer un peu la démographie en créant la Communauté des Faucheurs. Ces êtres ont le droit et le devoir de tuer un certain nombre de personnes par an et par faucheurs.
Dans ce contexte, Maître Farraday, un faucheur expérimenté décide de prendre deux apprentis afin de leur enseigner le métier : Cytra et Rowan. Une amitié amoureuse naît rapidement entre ces deux-là… Malheureusement, pour eux, Maître Farraday n'est pas apprécié par une partie de la communauté des Faucheurs qui sombre dans la corruption (désir de suppression des quotas de personnes à tuer, désir d'enrichissement, de pouvoir…) et ses deux apprentis vont se retrouver au milieu de tout cela avec la perspective de tuer l'autre…

Neal Shusterman semble faire une fixation sur la mort avec cette nouvelle série. Après les Fragmentés où les hommes cherchaient à atteindre l'immortalité via la greffe d'organe, voici une société où la mort n'existe plus. Ce premier tome est plutôt bon avec une histoire passionnante et accrocheuse. L'auteur nous donne ici une vision d'une société parfaite qui justement petit à petit sombre dans la décadence : les faucheurs commencent à prendre plaisir de tuer et se sentent supérieur à la population, les hommes n'ont plus aucune notion du passé puisque leur vie est ad vitam aeternam prolongée et dépendante entièrement des faucheurs. Même le choix de vivre ou de mourir n'appartient plus à l'homme puisque le suicide entraîne automatiquement une résurrection.

Une société qui semble parfaite et qui pourtant semble rongée de l'intérieur. La mort est perçue comme un amusement sans conséquence ; le comportement des faucheurs dévie de son rôle premier (régulateur de la population) pour sombrer dans des massacres et une soif de pouvoir. Ce livre démontre parfaitement que l'homme est un danger pour lui-même.

Un roman astucieusement bien pensé puisque le livre se termine d'une manière ouverte donnant donc le choix au lecteur soit de poursuivre la série, soit d'arrêter là l'aventure.

Une nouvelle série prometteuse que je déconseille cependant aux très jeunes adolescents. En effet, de nombreuses scènes de massacres avec Maître Goddard et ses sbires pourraient choquer.
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Saiwhisper
21 mars 2017
« La faucheuse », c'était LE roman young adult incontournable du mois dernier… En effet, les critiques dithyrambiques des bêtas-lecteurs et les photos sur Instagram ont fusé, si bien que j'avais craqué en pré-commandant cet ouvrage. Lorsque Mikasa m'a proposé une lecture commune, j'ai sauté de joie, car nous avons les mêmes goûts… Nous nous sommes donc penchée sur cette histoire mettant en scène une société où la mort, la vieillesse et la maladie n'existent plus : ce sont des humains appelés « les faucheurs » qui sont chargés de glaner la populace. Est-ce que la popularité de ce livre est à la hauteur de nos espérances ? Totalement. Si le début est assez lent et classique, la moitié du roman s'est finalement avérée addictive, surprenante et pleine de rebondissements. Je comprends que les lecteurs aient ressenti un coup de coeur pour « La faucheuse », parce que cela a été également mon cas ! À la fin, j'avais le sourire aux lèvres et le coeur qui battait à cent à l'heure tellement j'étais ravie de ma lecture. Comme le dit si bien Mikasa, « c'est une tuerie » !
Neal Shusterman a fait tout un travail autour de la Mort. La vie n'a plus la même signification, car on peut revivre moyennant finance, on peut rendre son corps plus jeune et on peut refaire sa vie comme on l'entend. Ce nouveau système est très intéressant à découvrir. Tout est riche, développé, novateur et bien expliqué au fil des pages. Ces fameux faucheurs sont des personnes à la fois effrayantes, intrigantes et passionnantes… Mais surtout humaines, donc avec leurs forces et leurs faiblesses ! Très vite, on constate que chaque faucheur a sa façon de procéder, sa sensibilité et sa manière de traquer ses cibles. Bien évidemment, il y a des faucheurs respectueux et d'autres qui sont dénués de compassion… On est loin d'un monde idyllique… Citra et Rowan, deux adolescents, vont intégrer malgré eux cet univers. Ainsi, ils vont découvrir la face cachée de ce travail : les conflits, les complots, la formation physique et intellectuelle des façons de tuer, les réunions, les règles à respecter, … Tous ces éléments sont fascinants ! Je me suis prise volontiers au jeu. Pourtant, ce monde est difficile… Certaines scènes comme l'avion, l'épreuve finale ou le temple m'ont mise mal à l'aise… L'auteur n'épargne pas le lecteur et le fait passer par diverses émotions, tout en lui proposant une intrigue prenante !
Qu'ils soient bons ou mauvais, de nombreux personnages m'ont plu. Il n'y a qu'Esmé que j'ai du mal à cerner, mais comme rien n'est laissé au hasard, je suppose qu'elle aura son rôle à jouer dans la suite de la saga… J'ai trouvé que l'on s'attache aisément aux protagonistes principaux et que l'on apprend très vite à détester les antagonistes. La violence de ces derniers est poussée à l'extrême, si bien que l'on ne peut rester de marbre : on les hait de tout notre coeur et on s'inquiète pour nos deux héros… Afin de permettre aux lecteurs de connaître Rowan et Citra, Neal Shusterman emploie la narration alternée de façon équitable. de plus, il propose plusieurs pages de journal appartenant à certains personnages entre chaque chapitre. Ces écrits permettent une réflexion sur la société, sur les faucheurs et sur le futur. On a beau se poser des questions au début de l'ouvrage sur ces fameux témoignages, on se délecte de leur présence une fois que l'on a rencontré chaque personnage qui les rédige…
« La faucheuse » est un roman surprenant dont le rythme monte crescendo sans omettre la personnalité des personnages. Ajoutons à cela un univers riche, travaillé et bien construit. Je ne saurais que vous recommander de découvrir cet ouvrage qui, pour moi, est presque un sans-faute ! Merci encore à Mikasa pour cette lecture commune ! Rendez-vous pour la suite qui, je l'espère, sera dans la même verve que ce premier tome !

Lien : https://lespagesquitournent...
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Annabelle19
18 mai 2017
Dans un monde où la mort a été vaincue, des hommes et des femmes, nommés Faucheuses, ont pour tâche de récolter un quota précis de vies, de manière la plus juste et la plus humaine possible. Citra et Rowan, deux adolescents, sont choisis par la Faucheuse Faraday comme apprentis. Mais les choses ne tardent pas à se compliquer pour eux, et ils seront forcés à emprunter des voies drastiquement différentes.
J'ai été attirée par ce roman après les nombreuses critiques élogieuses le concernant. Au sortir de ma lecture, je ne suis malheureusement pas aussi enthousiaste. Je dénote complètement du reste de mes camarades Babeliotes, et je me demande bien pourquoi : ce livre avait tout pour me plaire, et pourtant ça n'a pas fonctionné. Je vais essayer d'expliquer mon ressenti, complètement subjectif évidemment. Et tout n'est pas mauvais, loin de là.
Pour les points positifs, il faut dire que l'univers est très original, plutôt fouillé et intéressant, on a envie d'en apprendre plus sur le fonctionnement de cette société. Il y a plein de bonnes idées comme celle de montrer les différentes manières de fonctionner des faucheuses, comment elles choisissent leurs victimes et comment elles leurs annoncent la nouvelle... le début est très prometteur, surtout du point de vue de Rowan. La manière dont Faraday explique à sa victime qu'il a été choisi parce qu'il avait une tendance à conduire trop vite et à boire de l'alcool est intéressante : c'est une cause de mort accidentelle que l'on trouvait dans le passé, mais ici la personne a le temps d'être mise face à ses erreurs et ses conséquences.
J'ai aimé l'idée d'utopie réelle, où tous les citoyens sont apparemment satisfaits de la manière dont les choses fonctionnent. Pas de rébellion, pas de groupe secret de contestation ou de révolte qui gronde. On a l'impression d'être les seuls, nous lecteurs, à voir ce qui cloche dans cette société.
Ensuite... ensuite, tout s'enchaîne trop vite, à mon goût du moins. Je dois dire que je ne me suis attachée à aucun des personnages de ce roman. Il y a quelque chose d'assez froid dans la manière dont tout est raconté, et vous me direz que c'est assez raccord dans un livre dont les héros sont des tueurs, mais ça n'aide pas à se mettre à la place des personnages ou à comprendre leur psychologie. L'évolution de Citra et de Rowan aurait vraiment pu être intéressante : ils ont d'abord le même parcours puis leur destin prend un chemin radicalement différent. Mais pour moi, ça va trop vite, on n'a pas le temps de sentir cette évolution et elle ne paraît pas naturelle. On ne se penche jamais vraiment sur les personnages pour en connaître plus sur eux, leur passé, leur ressenti ect. Un peu plus en ce qui concerne Citra et Rowan, mais parfois c'est bien aussi d'en connaître plus sur les personnages secondaires, pour donner un aspect un peu plus dense à l'histoire. C'est ce qui m'a manqué dans ce livre : un peu plus de profondeur et de corps aux personnages.
J'ai bien aimé les apartés tirés des journaux de divers Faucheurs, qui permettent de se familiariser avec l'univers et les interrogations morales qu'il pose. Bizarrement, j'ai trouvé qu'il y avait plus d'âme dans ces extraits de journaux que dans le reste du récit. Il y avait plein de questionnements qu'il aurait été intéressant de développer, et pourtant ils ne sont qu'effleurés. Je pense par exemple à cette idée que l'humanité a atteint le plus haut palier qu'elle pourra jamais atteindre, et que par conséquent, les Hommes n'ont plus de réel objectif, plus de but à proprement parler.
L'univers, bien que bien construit et expliqué, laisse tout de même certaines questions qui m'ont taraudée pendant toute ma lecture. La principal, c'est que je ne comprend pas pourquoi le choix des personnes à éliminer ne se fait pas de manière plus "juste" : en tuant toute personne qui aurait dépassé un certain âge, par exemple. J'imagine qu'ainsi, plus de personnes mourraient que nécessaire. Pourtant cela ma parait bien moins cruel et, au moins, les gens pourraient s'y préparer. J'ai du mal à admettre que la société puisse un jour en venir à accepter sans sourciller que tout un groupe de personnes soient placées au-dessus d'eux et ait pour seul but de mettre fin à leurs vies de manière aléatoire et sans prévenir. le "Thunderhead", machine omnisciente et omnipotente, a choisi de laisser cette prérogative à l'humanité, j'ai pourtant l'impression que le droit de tuer impunément devrait être la dernière chose à mettre entre les mains des hommes !
Ces petits soucis par rapport à l'univers sont des détails, qui seront d'ailleurs peut-être résolus dans les tomes suivants. S'il n'y avait eu que ça, je serais volontiers passée outre. Non, ce qui m'a le plus posé problème, c'est mon incapacité à m'attacher aux personnages, et cette impression que les événements s'enchaînaient trop vite pour qu'on ait le temps de s'imprégner de telle ou telle situation, et, au final, le manque de crédibilité que cela provoque.
Pour résumer : j'ai aimé l'univers, même s'il aurait pu être encore plus approfondi, mais les personnages ne m'ont pas convaincue.
Je lirais le deuxième tome parce qu'il y a tout de même du potentiel : on ressent un sentiment de malaise à la lecture de ce roman, parce que tous les personnages s'accordent à penser que leur société est idéale, alors qu'à nos yeux elle semble avoir de gros problèmes. L'insouciance avec laquelle la mort est traitée, la cruauté du fonctionnement des Faucheuses, malgré les efforts de certains pour en faire une tâche noble... Les failles dans ce système soit disant parfait vont, je pense, être plus explorée par la suite. J'espère juste que les personnages s'étofferont eux aussi un peu.


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Mikasa34
19 mars 2017
Ce livre est une tuerie ! (Sans mauvais jeu de mots… !)
J'avoue avoir été plutôt mitigée au début du livre, j'appréciais ma lecture sans pour autant que ce soit exaltant. Au vu de l'engouement dithyrambique qu'il y a eu sur la blogosphère je m'attendais à avoir un coup de coeur instantané pour ce livre. Il en a été autrement, et pourtant, le résultat est le même… Coup de coeur pour moi ainsi que pour Saiwhisper avec qui j'ai effectué cette lecture commune.
Le début de l'histoire pose les bases, on avance doucement mais sûrement. J'ai accroché à l'histoire sans pour autant ressentir de l'addiction ou un vrai attachement aux personnages. J'ai trouvé l'évolution plutôt lente mais ne ressentais pas d'ennui malgré tout.
Et puis… c'est le genre de livre où l'addiction s'infiltre en vous au fur et à mesure. Au plus on avance on plus on apprécie, au plus on devient curieux, au plus on s'attache et au plus on aperçoit un univers construit.
Au final, j'ai clairement adoré. Toute la structure de cette société est pensée intelligemment par l'auteur, rien n'est laissé au hasard. On glane (second mauvais jeu de mots désolé…) des informations petit à petit et le tout s'imbrique parfaitement. Et surtout, l'auteur nous réserve des surprises de choc ! Pendant environ 200 pages on suppose une évolution prévisible et sans surprise (d'où mon manque d'engouement au départ) et puis finalement un premier retournement de situation arrive et tout part de là… À partir de ce point, l'addiction monte crescendo jusqu'à nous faire ronger les sangs.
Ce que j'ai également beaucoup apprécié ce sont les extraits des journaux de bord qui nous sont proposés entre chaque chapitre. Il y a très souvent une vraie réflexion philosophique et ils apportent du poids à l'univers et aux personnages concernés, notamment à l'Honorable Dame Curie, personnage très charismatique. Maître Faraday n'est pas en reste concernant le charisme, c'est un homme humble. Le seul problème que j'ai rencontré avec lui c'est son nom, je ne faisais que lire « Farfaday » et autant vous dire que ça ne lui colle pas du tout à la peau ! Lol.
Nos deux protagonistes principaux, Citra et Rowan, sont quant à eux deux personnages aux caractères fort mais avec deux personnalités bien distinctes. J'ai beaucoup aimé suivre leur évolution respective. L'histoire alterne leurs deux points de vu de façon assez équilibrée.
Puis il y a Goddard… l'incarnation même de la folie meurtrière, il m'a fait songer à Light Yagami de « Death Note » par moment, mais en bien pire.
Il y a beaucoup d'autres personnages mais voici pour les principaux.
Après une première partie qui m'a semblé un peu en dessous de ce que j'espérai, j'ai ensuite été complètement conquise par « La faucheuse ». Je serai au rendez-vous pour le tome 2 sans hésitation et l'attends avec impatience ! (Je pense que toi aussi Sai' ;-) ). Je profite de l'occasion pour remercier mon amie Saiwhisper pour cette lecture commune! :-)
Bonne découverte à tous !
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dreamworld
14 mai 2017
J'avais adoré Neal Shusterman dans sa saga les Fragmentés et, avec ce nouveau roman, il entre sans hésitation dans le cercle de mes auteurs préférés. Ce livre n'est pas le genre de roman favori qu'on relit sans cesse, mais plutôt le genre d'histoire qu'on lit une fois et qui nous marque, nous change un peu. J'adore la façon dont l'auteur s'engage dans ses histoires et tentent de nous faire réfléchir sur la suite de l'humanité. On n'en sort jamais indemne.
Alors que dans sa précédente saga, les humaines frôlaient l'immortalité grâce aux greffes d'organes, ils l'ont ici atteinte depuis très longtemps grâce au Thunderhead, une intelligence artificielle bienveillante qui permet à la population de vivre sereinement et paisiblement. Grâce à elle, les humains peuvent maintenant rajeunir dès qu'ils le souhaitent et tout le monde peut revenir à la vie après un accident mortel, grâce à la Résurrection.
Toutefois, cette immortalité à des conséquences, comme l'augmentation de la population mondiale. Pour remédier à cela, la communauté des Faucheurs a été créée, donnant à quelques êtres "privilégiés" la mission de "glaner" un nombre donné de vies, les prenant au hasard, afin d'imiter la mort naturelle d'antan. Se faire glaner par un faucheur est la seule manière de mourir de façon éternelle, sans espoir de retour avec la Résurrection. Les faucheurs sont donc craints de tous.
Citra et Rowan sont deux jeunes adolescents qui mènent des vies normales jusqu'au jour où Maître Faraday, un faucheur renommé, décide des les former au métier de Faucheurs. Leur vie change alors à jamais, tandis qu'ils apprennent à ôter la vie des gens, dans ce monde où seuls les faucheurs sont à l'abris du jugement du Thunderhead.
Citra et Rowan sont deux personnages attachants. Je me suis toute de suite plutôt retrouvée dans Citra, qui me ressemble assez, ou peut-être parce que c'est une fille, et qui est maline et forte, se donnant à fond dans tout ce qu'elle fait. J'ai mis plus de temps à m'attacher à Rowan, peut-être parce qu'il est plus réservé que sa rivale et qu'il est donc moins facile de le cerner, surtout quand le chemin obscure devient tentant pour lui. On se prend toutefois d'affection pour lui et on espère dans chaque rebondissement que ces deux adolescents vont s'en sortir.
D'autres personnages peuplent ce roman, plus ou moins présents. Il y a d'abord le Maître Faraday, que j'ai apprécié tout de suite car il semble humble et compatissant, tout comme l'Honorable Dame Curie. Ce sont le genre de personnages que j'adore et qui font avancer la réflexion du roman, qui donnent un sens au monde décrit sous nous yeux. Il y a également des méchants, dont le principal est le Maître Goddard, qui se prend pour un Dieu et tue sans remords de façon violente. Je l'ai haï dès le début et ce n'est pas allé en s'améliorant au fil des pages. Enfin, il y a pleins d'autres personnages qui jouent un rôle plus ou moins importants, comme d'autres faucheurs ou encore Esmée, une petite fille mystérieuse qui nous apporte un secret.
Comme dans sa saga précédente, il y a toujours autant d'action et de réflexion. On ne s'ennuie jamais. Entre les morts, une fuite ou un mystère à résoudre, nos deux héros ne s'embêtent pas ! Ce que j'aime dans les histoires de cet auteur, c'est que tout est présent pour une certaine raison et que rien ne semble laisser au hasard. J'essaye de voir où l'auteur va nous mener et comment il va réussir à sauver Citra et Rowan.
Ce que j'adore par dessus-tout, c'est encore une fois ce qui sépare les chapitres. Ici, nous pouvons lire des extraits des extraits de journaux intimes, qui nous font découvrir certains personnages avant même leur apparition (comme Dame Curie) ou de renforcer notre opinion sur d'autres, mais qui apportent surtout à réfléchir sur certains sujet, comme bien sur l'immortalité qui est au coeur de ce roman mais aussi le sentiment de culpabilité.
Neal Shusterman parvient encore une fois à décrire un univers totalement crédible et si proche du nôtre que ça en devient presque dérangeant et effrayant. Si nous continuons sur cette voie, le monde pourrait devenir tel que celui présent dans ce roman. Toutefois, contrairement au roman précédent, le monde n'est pas si cruel que cela et les gens y vivent plutôt bien. le problème, c'est surtout la corruption et l'horreur qui règne dans la communauté des Faucheurs, les seuls qui ne sont pas soumis à l'autorité du Thunderhead. Et ces problèmes chez ces faucheurs renvoient à ceux dans notre monde actuel et je n'ai pas pu m'empêcher d'y voir parfois une critique de notre société, tout comme par rapport à notre recherche de jeunesse éternelle et celle de l'immortalité alors que c'est peut-être la mort, cette idée de fin, qui donne tant de sens à notre vie ?
En bref, ce roman est encore une fois à la hauteur de mes attentes et je l'ai dévoré. J'ai vraiment hâte de lire la suite, même si j'ai adoré cette fin.
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Citations & extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
HyalineHyaline14 mai 2017
Seule la douleur causée par l’empathie pourra nous permettre de rester humains.
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Souri7Souri706 mars 2017
Le Thunderhead savait absolument tout. Où et quand construire une route ; comment mettre fin au gaspillage de nourriture dans le commerce alimentaire et donc comment éliminer la famine ; comment protéger l’environnement d’une population en constante croissance. Il créa des emplois, vêtit les pauvres et établit le Code mondial. Pour la première fois de l’histoire, la loi n’était plus un pâle reflet de la justice. La loi était la justice.
Le Thunderhead nous a donné un monde parfait. L’utopie dont nos ancêtres se contentaient de rêver est devenue notre réalité.
Il n’y eut qu’une chose sur laquelle le Thunderhead ne put pas exercer son autorité.
La Communauté des Faucheurs.
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Souri7Souri708 mars 2017
— J’ai horreur de ça ! s’emporta-t-elle. Cerbérine, aconit, conium, polonium – tous les poisons se mélangent dans ma tête.
— C’est sûr que si tout se mélange, ta victime mourra plus vite, répliqua Rowan avec un sourire narquois.
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SaiwhisperSaiwhisper10 mars 2017
- En gros, pendant qu'on était en train de faire nos courses, vous pensiez à votre future victime ? dit Rowan.
- J'ai de la peine pour vous, fit remarquer Citra. Même quand vous faites votre shopping, la mort se cache derrière le pack de lait.
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liliazaliliaza13 mars 2017
Nous sommes tenus, par la loi, de conserver une trace écrite des innocents que nous tuons. Et à mon sens, ils sont tous innocents. Même les coupables. Tout le monde est coupable de quelque chose, et tout le monde recèle une part d'innocence qui remonte à l'enfance, quoique ensevelie sous des couches et des couches de vie. Les hommes sont innocents ; les hommes sont coupables. Ces deux dispositions sont indéniablement avérées.
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