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EAN : 9782221187760
Éditeur : Robert Laffont (24/08/2017)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 116 notes)
Résumé :
Après le succès de L'Affaire Léon Sadorski, une nouvelle enquête du sinistre et fascinant inspecteur des Renseignements généraux.
Paris, 29 mai 1942 : une bombe explose devant le Palais de Justice, dans un café fréquenté par les Brigades spéciales, faisant deux morts et plusieurs blessés. Quelques jours plus tard, le cadavre d'une inconnue est découvert en banlieue. Crime passionnel ou politique ?
Chargé d'enquêter sur ces deux affaires, l'inspecteur L... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
Pecosa
  30 août 2017
Partant du principe que l'on est jamais mieux servi que par soi même, l'inspecteur Léon Sadorski a décidé de forcer le destin. Pour mettre plus rapidement dans son lit sa voisine juive de quinze ans Julie, il a dénoncé sa mère en ajoutant la mention "communiste" à sa fiche. Raïssa Odwak n'est pas prête de sortir de la prison des Tourelles. Jacques Odwak étant déjà interné à Pithiviers, la voie est libre.
Pour l'inspecteur Sadorski, la vie suit donc son cours. Remis de ses blessures (voir L'affaire Léon Sadorski), le chef de brigade de voie publique à la 3e section de la direction générale des Renseignements généraux et des Jeux alias "Le Caïd du Rayon juif " enquête sur un attentat survenu Boulevard du Palais Il a bon espoir de résoudre l'affaire, de passer Inspecteur principal et de gâter son épouse Yvette qu'il aime tendrement. Dégainant à tout bout de champ sa carte de police pour obtenir des passe-droits, de la nourriture, violer des femmes, et susciter la terreur, il n'a que deux buts dans la vie. Purifier la France et être bien noté par ses supérieurs. Soignant son réseau d'informateurs, Sadorski a toujours les sens en éveil. Véritable chien de chasse à l'affût des comportements suspects, des mots lâchés à la va-vite contre la politique du maréchal et les forces de l'ordre il remplit sans scrupule ses fiches, et ne dédaigne pas à l'occasion rédiger des lettres de dénonciation pour faire avancer ses petites affaires. La découverte fortuite du cadavre d'une femme à Sucy-en-Brie au cours d'une promenade champêtre va faire saliver Sadorski et lui permettre de faire ce qu'il maîtrise le mieux, secouer l'arbre pour voir ce qu'il en tombe, dénoncer, arrêter, torturer et obtenir la promotion tant convoitée. Qui plus est, nous sommes au printemps 42 et le « vent printanier » s'apprête à souffler sur la France.
Romain Slocombe a donné naissance à une des pires ordures de papier de la littérature française, même s'il s'inspire très largement des parcours de Louis Sadosky et d'autres policiers des Brigades spéciales. Difficile de trouver la moindre étincelle d'humanité chez l'inspecteur qui, dans L'Affaire, comme dans L'Etoile jaune, agit en roue libre en plein bourbier. Pas besoin d'aller chez Ellroy pour trouver des ordures fascinantes et mettre le nez dans la fange. Slocombe est toujours aussi efficace, et travaille la matière historique au corps pour nous offrir un nouveau grand roman noir, une brillante et sordide variation sur la France occupée, le rôle de la police française, les attentats perpétrés contre l'occupant, l'abnégation des résistants, ainsi que les exécutions commises par les communistes sur les traîtres au parti.
ll y a chez Slocombe une clairvoyance qui fait froid dans le dos, un refus du manichéisme, un don pour dépeintre les nuances et les subtilités qui font les individus. Ses romans sont des miroirs désagréables de la vie, qui heureusement nous présentent des portraits de femmes extraordinaires par leur courage et leur obstination. Le plus difficile finalement pour le lecteur est de constater que dans cette Etoile jaune de l'inspecteur Sadorski, tout se joue sans la présence des Allemands. Les boches ne sont que des uniformes qui passent. Il n'y a que des Français comme si cette Occupation était en fait un chèque en blanc pour concrétiser toutes les bassesses et les desseins les plus déguelasses de l'humanité. Un blanc- seing pour se débarrasser d'une ex-femme, d'un rival en affaire, ou d'un voisin. Il suffit d'investir dans une feuille, une enveloppe et un timbre.
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Tostaky61
  16 novembre 2017
Second volet consacré, par Romain Slocombe, à  l'inspecteur Sadorski. Sinistre personnage, policier zélé, affecté aux Renseignements Généraux dans Paris occupé. 
Ouvertement antisémites,  farouchement anticommuniste,  et, accessoirement,....obsédé sexuel.
Chargé, par sa hiérarchie, d'enquêter sur un attentat commis dans un bistrot où se réunissent ses collègues,  et sur l'assassinat d'une jeune femme dont il a découvert lui-même le cadavre, Sadorski, sous la plume de l'auteur, nous livre une vision criante de vérité sur l'un des épisodes les plus sombres de notre histoire.
Slocombe nous jette à la face cette vérité historique que beaucoup feignent d'ignorer encore de nos jours. Il évoque,  ici, la vie des Juifs sous l'occupation , obligés de porter l'étoile jaune,  persécutés , surveillés, contrôlés,  arrêtés  arbitrairement, les terribles journées de la rafle du Vel' d'Hiv, sous l'oeil d'une population souvent complice par adhésion aux idées nazies,  par intérêt,  par peur, par lâcheté même, rarement révolté. Une complicité que l'on retrouve dans la police sous couvert, comme le dit l'inspecteur lui-même, du "bien faire son métier"...Chez les politiques bien évidemment avec le gouvernement de Vichy, chez les journalistes, toujours prompts à alimenter la propagande. On vit ces heures sombres le ventre noué.
Derrière ce portrait d'un policier aux ordres, chez qui on pense parfois déceler une once d'humanité,  Romain Slocombe nous pousse à réfléchir. Il est trop tard pour faire le procès de ces gens-là, certains furent jugés en leur temps. Mais le lecteur, qui au fil des pages croise tous ces personnages (qui, pour la plupart et y compris ce policier, ont réellement existé) doit se poser des questions :
- Comment une partie de la population en est-elle venue à haïr des hommes, des femmes et des enfants avec qui elle vivait en parfaite harmonie jusqu'à l'arrivée de l'envahisseur ?
 - Et moi, qu'aurai-je fait à leur place ? Ce flic qui est finalement un salaud à nos yeux, à notre regard d'aujourd'hui, l'était-il plus que tous ces gens qui fermaient les yeux et se bouchaient les oreilles ?
Après avoir lu L'affaire Sadorski, jamais je ne pensais lire la suite. Cet ignoble individu me hantait. Et puis j'ai rencontré l'écrivain,  un entretien riche et instructif, sur son travail, ses recherches,  ses motivations. Si le devoir de mémoire doit passer par le roman, je vous le dis, amis lecteurs, L'étoile jaune de l'inspecteur Sadorski en est une parfaite illustration.
Tout au long de ma lecture de L'affaire Sadorski,  j'ai eu des envies de tuer ce personnage, dans les premières pages de L'étoile jaune de l'inspecteur Sadorski,  cette obsession est revenue, mais au fil de ma lecture, mon regard a changé, non pas que j'éprouve une quelconque empathie pour lui, mais parce que, par son écriture,  Romain Slocombe m'a plongé dans la Grande histoire et m'a fait comprendre que son flic n'est qu'un pion sur l'échiquier.
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bibiouest
  15 août 2018
Après l'affaire Léon Sadorski, ce deuxième ouvrage me tendait les bras. Et j'ai reçu une claque!!
Paris sous l'occupation en 1942, est formidablement restitué. L'inspecteur Sadorski est un salaud de la pire espèce; odieux, agressif, opportuniste, pervers, violent et j'en passe, antisémite par nature et policier par vocation, sans scrupules, puisqu'il ne fait «qu'obéir aux ordres!!!!» cette phrase que l'on entendra dans la bouche des tortionnaires de tout poil à la libération. les nazis ont trouvé en lui (et en beaucoup d'autres) le relai parfait de leur politique d'extermination.
Ce livre démontre une fois de plus la responsabilité de la France (l'Etat Français) dans la Shoah.La politique de collaboration a permis à des individus tels que Sadorski de commettre des atrocités sous «couvert» de la loi....
L'auteur a fait un travail d'historien et de mémoire remarquable, c'est très documenté (notamment tout ce qui concerne la rafle du Vél d'Hiv.), la police française sous l'occupation n'en sort pas grandi, une partie de la population non plus...
Ce livre est très «agréable» à lire (malgré le contexte) et superbement écrit. Merci M.Slocombe
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tynn
  10 septembre 2017
Par un second opus sur le détestable inspecteur Léon Sadorski, Romain Slocombe nous immerge à nouveau dans les bas-fonds de l'Occupation, mettant en lumière le rôle de l'administration française sous gouvernement allemand.
L'auteur se fait conteur de ces temps difficiles (très sombre année 42 avec la rafle du Vel' d'Hiv') et sa description sociale est factuelle et sans jugement. Elle est particulièrement documentée comme dans le précédent livre (L'affaire Léon Sadorski). C'est une véritable radiographie des événements, qui laisse une impression de malaise palpable devant ce qu'une certaine France pouvait être: antisémite, nationaliste, pétainiste, anticommuniste et résolument collaboratrice. Quand des individus se compromettaient dans ces mouvances, en y ajoutant des travers comme l'opportunisme, la délation et l'autosatisfaction, l'abject était à son comble.
Si je salue un livre original par la thématique historique très travaillée, je n'ai, encore une fois, pas adhéré à l'écriture, trop lourde, trop appuyée de détails. On risque la noyade dans des pages trop explicatives, alors que le propos est entendu et compris. Je suis d'ailleurs surprise de ce ressenti car certains anciens livres de l'auteur étaient plutôt minimalistes et pour autant tout aussi percutants.

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BooksnPics
  26 août 2017
L'inspecteur Léon Sadorski, chef de brigade de voie publique à la 3ème section de la direction générale des Renseignements généraux et des Jeux, n'est pas ce que l'on appellerait un personnage attachant. Que du contraire...Difficile de ne pas ressentir un profond écoeurement vis-à-vis de ce personnage se décrivant lui-même comme patriote, à la fois pétainiste, antisémite, antigaulliste, anticommuniste notoire et obsédé par les femmes. Oui, l'inspecteur Sadorski est détestable et pire encore. Sa tâche, et son plaisir, est d'arrêter les Juifs - considérés comme un danger national pour l'ordre public et qui seraient en infraction avec les nouvelles ordonnances délivrées à leur encontre. Il se fait un plaisir de dénoncer, monnaie la liberté de certain(e)s et vole volontiers tabac et argent lors des visites domiciliaires. Personnage ambigu, pouvant éprouver un semblant de remords tout à fait relatif, il pourchasse les Juifs et les résistants communistes au nom d'un patriotisme et d'intérêts personnels douteux.
Nous sommes en 1942 et la répression envers les Juifs se fait de plus en plus violente. A travers ce nouveau roman, Romain Slocombe nous prend à témoin... Nous assistons, impuissants, écoeurés, à travers les yeux de Sadorski et de ses comparses, à des actes sans nom commis par la police française, entre abus de pouvoir et délation. Mais aussi des gestes désespérés d'hommes, de femmes et d'enfants, reflétant l'horreur de cette période de l'Histoire encore si proche de nous. L'auteur nous fait revivre, en direct, cette rafle du Vel' d'Hiv' lors de laquelle des milliers de Juifs parisiens furent arrêtés par la police française au cours d'une chasse à l'homme de grande ampleur, dans le seul but de répondre aux exigences du IIIème Reich; mais aussi les débordements et excès de zèle de certains. Un récit très détaillé, parfaitement documenté car se basant sur des faits réels mais surtout un récit nécessaire afin de refléter au mieux ce cauchemar.
Lu en à peine 2 soirées, ce petit pavé de 592 pages laisse un goût amer, un sentiment d'impuissance face à un passé que certains préféreraient oublier. L'auteur nous ouvre les yeux, nous apporte, à travers ses nombreuses recherches et un récit romancé, de la clarté sur des événements très souvent rapportés mais rarement aussi bien détaillés. Un véritable travail de fourmi!
Plus qu'une enquête policière, "L'Etoile jaune de l'inspecteur Sadorski" est un véritable roman historique.
Je remercie les éditions Robert Laffont pour leur confiance renouvelée.
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critiques presse (1)
LeMonde   08 septembre 2017
Romain Slocombe prolonge son histoire de l’Occupation au prisme du polar. Voici le collabo qu’il a créé mêlé de près à la rafle du Vel’ d’Hiv.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
santorinsantorin   20 août 2019
Cette fille hors d'haleine d'avoir couru, il est persuadé de l'avoir vue quelque part. Allure d'étudiante, jolis cheveux châtains…. De taille moyenne elle doit compter quelques centimètres de plus que lui, courtaud et trapu. Son insigne juif est cousu côté cœur, de façon réglementaire certes, mais coiffé d'un petit bouquet bleu-blanc-rouge planté dans la poche de sa poitrine. Rien que pour ce genre d'incartade, cette manifestation discrète mais stupide de gaullisme "patriotique", Sardorski serait en droit de l'interpeller, puis, après vérification d'identité assortie d'une engueulade maison, de la faire descendre au prochain arrêt pour la consigner au commissariat du quartier, voire au Dépôt de la préfecture. De là on la signalerait aux Allemands. Résultat : elle poursuivrait ses études dans quelque prison ou lieu d'internement administratif - où les détenus organisent paraît-il des classes et des conférences -, avant d'aller visiter les camps de travail à l'Est pour y rejoindre ses frères de race. Une juive de moins à partager le pain des vrais Français comme Sardorski, à jouir des bienfaits de l'instruction libre et gratuite, à soutenir insolemment, dans ce pays qui ,n'est pas le sien, les terroristes, les assassins, les poseurs de bombes ! Si l'on veut voir les youpins maîtres de la France, le capitalisme triomphant, la franc-maçonnerie toute puissante, les Français aux ordres de l'Angleterre perfide, le retour des partis, la division, la guerre civile, bref, la patrie esclave, alors oui, soutenez votre général félon, mademoiselle !
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PecosaPecosa   30 août 2017
L'un des deux suspects auraient été décrit par un témoin comme étant de "type nord-af'". Enfin, un raton, quoi.
-Oui...
- Je suppose que suite à ce témoignage, Schneegans et Sablé cherchent leur bonhomme à Pigalle ou à la Goutte-d'Or dans les milieux nord-africains, ou en banlieue...Pas dans les quartiers juifs de la circonscription parisienne. Voyez-vous, monsieur le directeur, je suis natif de Sfax, en Tunisie.... Je connais les bicots autant que les youtres, sauf votre respect. Et je me suis fait la réflexion, en parlant avec mes collègues, que ce pourrait aussi bien être un Juif séfarade, votre terro. Parce que, quand on n'a pas l'habitude, il est facile de les confondre avec les Arabes...
Billet paraît médusé. Il pointe avec lenteur son fume-cigarette vers l'inspecteur principal adjoint.
- Vous voyez ce que je voulais dire? Avec ma symbiose... Hein? Commissaire Hénoque? CommissaireLantelme? Monsieur Silvestri? Bravo, inspecteur Sadorski! Excellent!
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PecosaPecosa   29 août 2017
Tu sais comment ça se passe les exécutions à Suresnes? Moi, j'en ai déjà vu. Des otages juifs que j'ai fait fusiller parce que c'était des rouges! Des pourritures, des têtes de cons comme toi! On les fait partir à 6h30 du matin de Drancy ou du fort de Romainville. Chaque détenu est enchaîné et accompagné par deux SS. Les cercueils font le voyage avec eux. Pas de couvercle, ça fait gagner du temps. On les fabrique tous de la même taille, donc certains trop justes pour les macchabées qu'on y mettra. Ceux-là, on les fait rentrer entre les planches à coups de pied. Les otages ont le droit de formuler leurs dernières volontés, de fumer une cigarette, et pour ceux qui veulent, de demander l'assistance d'un aumônier.
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nanashinanashi   09 mai 2020
L'inspecteur secoue la tête. Il pense à Julie. Et à Raissa Odwak, toujours internée Portes des Lilas. C'est à peine s'il remarque le raclement d'un objet lourd de l'autre côté de la porte. Fermée.
Il jure.
Se précipite sur le battant.
- Thuilier ! Bordel !
Le bec-de-cane lui reste entre les mains. Il le contemple, stupide. On entend des cris et des pleurs derrière la porte.
- Máme ! Máme !
- Neïn !
Une fenêtre qui s'ouvre. Des volets repoussés vers l'extérieur.
- Neïn !
Un long hurlement. Qui diminue. Puis un choc sourd. Cinq étages plus bas.
Sadorski donne des coups d'épaule contre le bois qui se fendille.
Deuxième hurlement. Deuxième choc sourd.
- Attention, chef ! Merde de merde !
Thuilier envoie son talon contre la serrure, plusieurs fois de suite. En vain.
Du vacarme de l'autre côté. Une folie complète. Des cris d'animal blessé à mort. Un long hurlement - le troisième.
La porte cède. Les policiers repoussent la commode qui bloquait le battant. Ils n'ont que le temps de voir Mme Brukarz enjamber la barre de protection.
Et disparaître, avalée par la nuit.
Les deux hommes se penchent à la fenêtre.
Une femme - peut-être la concierge - hurle depuis une cage d'escaliers.
Tout en bas, au fond de la cour qu'éclairent faiblement les étroites ouvertures s'allumant les unes après les autres, on devine une masse confuse, indistincte. Un fouillis de bras et de jambes, qui pour certains semblent remuer encore, une mare noire qui va s'élargissant, et la tâche claire, vers la droite, de la tête bandée de Madeleine Brukarz, éclatée comme une petite coquille d'oeuf brisée.
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nanashinanashi   08 mai 2020
- Excusez-moi, monsieur le commissaire : j'ai entendu cet après-midi que le nombre total de fiches d'arrestations dépasse les 25 000 ?
- Affirmatif, Stocanne. Plus proche de 28 000, même.
- Alors, si l'on fait le calcul : 28 000 moins 6 000 destinés à Drancy, reste 22 000...
- C'est ça.
- Donc ces 22 000 crânes juifs, parmi lesquels les enfants à partir de deux ans, sont à enfermer à l'intérieur du Vél'd'Hiv ?
- Oui, Stocanne. Moins ceux qui auront échappé à l'arrestation, car il y en aura forcément...
- Certes, monsieur le commissaire. Mais la direction de la PM a prévu, en théorie, 22 000 pour le vélodrome ?
Lantelme s'impatiente. Sadorski, de son côté, a déjà compris le sens de l'intervention de son inspecteur principal. Il ecarquille les yeux.
- Où souhaitez-vous en venir, Stocanne ?
- À ceci, monsieur le commissaire : la capacité du Vél'd'Hiv, dans le cas où toutes les travées et tous les gradins seraient occupés, et pour la durée, limitée, d'un événement sportif, est de 15 000 spectateurs. Des spectateurs assis. Et là, on compte laisser des familles entières, y compris des vieux, des femmes enceintes et des malades, qu'il faudra coucher, pendant plusieurs jours sans doute, sous la verrière, en plein été ? 22 000 personnes ? Et connaissez-vous le nombre de points d'eau et de sanitaires dans le bâtiment ? Si vous y trouvez dix chiottes et une vingtaine d'urinoirs, c'est le bout du monde !
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