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ISBN : 2757873326
Éditeur : Points (10/01/2019)

Note moyenne : 2.75/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Une saga ukrainienne moderne. L'histoire de quatre générations de femmes en butte aux cahots politiques de leur pays. « Pendant que j'écrivais ce roman, le sang a coulé pour une Ukraine libre, or c'était celui de personnages fictifs. C'est tristement devenu réel en février 2014. » Durant l'été 1988, Marianna, sublime soprano de l'Opéra de Lviv, est emportée par une balle, lors d'une manifestation de patriotes ukrainiens contre le pouvoir soviétique. Sa fille, encore... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
  23 janvier 2018
Quatre femmes vivent sous un même toit, mémé Stasia l'arrière-grand-mère,
Aba, la grand-mère, Marianna la mère et la narratrice.
Le roman s'ouvre sur la mort de Marianna, tuée par un snipper lors d'une manifestation de patriotes ukrainiens contre le pouvoir soviétique.
Marianna est le pivot de cette histoire, le roman s'articule avant et après sa mort.
Nous découvrons peu à peu le destin contrarié de ces femmes qui à l'instar de la ville de Lviv où se situe l'action, se trouvent ballotées par des évènements qu'elles n'ont pas choisis. Je pense particulièrement à Aba qui se rêvait artiste peintre et a dû se contenter d'entreprendre des études de médecine.
J'étais très impatiente de découvrir ce livre reçu dans le cadre du « Club des explorateurs » organisé par lecteur.com. d'autant plus que j'y voyais une excellente occasion de découvrir la littérature polonaise qui m'est totalement inconnue.
Seulement voilà, rien n'a fonctionné. Est-ce dû au manque de fluidité de la narration où à mon ignorance totale de l'histoire Ukrainienne ?
Je ne sais pas vraiment. Je pense qu'un repère temporel au début de chaque chapitre m'aurait aidée à la compréhension de ce texte.
Je me suis rapidement perdue dans cette lecture au point de la terminer « en diagonale ».
De plus, mis à part quelques belles descriptions dans la première partie du livre, je n'ai pas été sensibilisé par l'écriture que j'ai trouvé assez sèche, peut-être un problème de traduction.
Des rendez-vous ratés, il en existe dans ma vie de lectrice, il n'en reste pas moins que j'en éprouve à chaque fois un léger sentiment de culpabilité et de regret face au travail d'un auteur et d'un traducteur que je n'ai pas su aimer.
Il n'est pas dans mon caractère de rester sur un échec, aussi est-ce avec curiosité que je poursuivrai ma découverte de la littérature polonaise, qui j'en suis convaincue recèle certainement des pépites malheureusement méconnues en France.
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Floyd2408
  29 janvier 2018
Lorsque je navigue sur mon ordinateur sur le site Babelio et flâne sur de nouvelles lectures possibles, celles de 2018, comme un acte fondateur sur la littérature moderne en prise à un sursaut d'une écriture et d'une histoire en harmonie contractuelle émotionnant mon esprit et fissurant un peu mon âme prisonnière d'un passé riche et fécond de lettres sublimes, enterre le modernisme gangréné par une surenchère nauséabonde de mansuétude de consanguin critique littéraire, comme un trophée de pouvoir écrire un papier favorable pour des amis d'éditions, pour un markéting publicitaire au détriment de la belle écriture, alors ma foi vacille à lire ces critiques médiatiques sans valeurs, j'ai craqué sur un roman Une ville à coeur ouvert de Żanna Sloniowska, plébiscité, certes par beaucoup de médias, mais ma passion de découvrir par cette quatrième de couverture fût pesante et enrichissante surtout, certes aiguillé par ceux-ci.
Żanna Sloniowska est d'origine polonaise, langue de ce roman traduit par Caroline Raszka-Dewes, narre une ville, qui sera sous l'emprise de trois nations, selon l'époque, Russe, Polonaise et Ukrainienne, cette trinité historique inscrit trois noms, pour trois nations, Lwów pour les polonais, Lvov les russes et Lviv pour les ukrainiens. Au fil des générations utérines de la narratrice, quatre générations narrent le coeur de celle ville au fil de l'histoire des pays de l'est et son ami-ennemi la Russie, un déferlement d'évènement historique se diffuse dans cette trame familiale.
Żanna Sloniowska est une femme de l'est, polonaise, native de cette ville Lviv en 1978, elle fera des études de journalistes pour travailler pour chaine ukrainienne, ensuite retourne en Pologne pour poursuivre des études de psychologie et y vivre après son mariage à Cracovie. Puis épouse les mots, pour de la poésie puis la littérature avec ce premier roman en 2014, obtenant plusieurs prix, traduit en français en 2018 pour notre plus grand plaisir de découverte.
Lorsque un roman explore au cours d'un siècle les tribulations d'un peuple, d'une ville, d'un pays, d'une famille, des femmes dans une étreinte passionnelle d'une Ukraine, amoureuse de liberté, de douceur artistique slave, la saga familiale tisse sa dramaturge dans ce climat lointain de l'emprise et la chute du communisme russe, ses goulags, cette emprise dictatoriale de l'enclave des pays de l'est, asservissant ces peuples à une doctrine manipulatrice sociale, ce roman caresse la genre historique comme un décor primordial à cette sage familiale.
Le roman a pour préambule un petit précis historique sur cette ville, présentant des faits marquants de cette métropole au vestige trinitaire de la Pologne, de l'Ukraine et de la Russie. Żanna Sloniowska, pour une mise en bouche identitaire de son roman cite James Joyce de son Ulysse et son Irlande qui appartient à son Héros, comme cette ville au triple noms, appartenant à la narratrice et de sa famille qu'elle retrace avec beaucoup de tendresse et de légèreté, un témoin de vie de cette famille poly-identitaire.
En premier lieu, pouvoir être au coeur de cette ville salve à la culture étrangère, inerte à celle française, est comme un voyage de l'esprit vers cette civilisation de l'est au vestige Russe communisme et autres inconnus comme le poète Roman Kupczynski, la cantatrice Solomiya Krushelnytska, le sculpteur Sergey Merkurov, l'architecte Zygmunt Gorgolewski…. Petit à petit s'offre au lecteur une onde cartographique de la ville, de ces rues, ces places, ces monuments ornant le passé tumultueux de cette cité, notre héroïne jalonne de ces pas, les pavés, les avenus, les immeubles, les bâtisses aux fantômes trinitaire de ces trois pays cultivant avec art cette métropole en effervescence. La narratrice raconte les quatre générations de sa famille de la Russie, Kazan, Leningrad, de l'Ukraine et la Pologne avec Lviv et Lwów, cette ville à la triple nationalité. Nous voguons dans cette atmosphère de résistance, cette de la chute du communisme, de la guerre Polono-Ukrainienne, de l'émancipation des femmes et aussi l'art comme la musique, la sculpture, l'architecture et la littérature.
La narratrice, orpheline d'un père inconnu et d'une cantatrice révolutionnaire Ukrainienne Marianna, tuée d'une balle lors d'une manifestation, habite avec sa grand-mère Aba et son arrière-grand-mère Stasia, cette fratrie féminine vit comme des poupées russes ;
« Nous sommes comme des poupées russes, l'une installée dans le ventre de l'autre, sans que l'on sache vraiment qui est à l'intérieur de qui, on sait seulement lesquelles sont encore vivantes…. »
la jeune femme fait revivre sa famille comme une histoire transpirant de ses pores, coulant sur sa chair avec une suavité débordante, chaque scène est un miroir de la vie de ses aïeuls où elle est actrice de ces moments, le passé, le présent s'embrassent dans le mouvement errant de cette narratrice découvrant ces premiers émois et la filiation pesante de ces femmes prisonnières de leur vies.
Ce roman traverse comme un long fleuve tranquille, le destin de quatre femmes à travers leur ville, leur amour, leur choix, leur destin. Cette danse familiale rythmée par les souvenirs culturels de Żanna Sloniowska comme le film Nostalghia d'Andreï Tarkovski, la chanson Gainsbourg Je t'aime moi non plus, Pouchkine, avec son poème Rouslan et Ludmila…
Un roman riche, avec une écriture simple pour une lecture facile, Une ville à coeur ouvert de Żanna Sloniowska est un livre sans surprise, exposant des faits historiques entremêlés d'une histoire de famille, me semble fade avec un manque de vigueur mais celui-ci reste plaisant, je suis déçu tout de même.
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sevm57
  19 février 2019
Ce roman écrit par une journaliste polonaise est avant tout une histoire de famille, avec 4 femmes vivant sous le même toit : Mémé Stasia l'arrière-grand-mère, Aba la grand-mère, Marianna la mère, et enfin la narratrice.
Le titre est pourtant trompeur puisqu'il insiste sur la ville, qui est l'autre héroïne du roman. L'histoire se déroule en effet à Lvov ou Lviv, une ville ballotée entre différents pays au fil de l'histoire.
Je pensais que le livre traiterait plus de ce sujet, et j'ai été un peu déçue à ce niveau-là, à part dans l'introduction qui est plutôt bien faite. Je pensais que l'aspect géopolitique serait plus présent, alors qu'en fait le livre est plus poétique que politique.
Je n'ai malheureusement pas été très sensible à cette poésie, ni au style de l'auteur. Il y a quelques jolies scènes, mais l'ensemble m'a semblé trop décousu. Je n'ai pas vraiment réussi à rentrer dans l'histoire et à suivre le fil des pensées de la narratrice dans ce roman qu'on pourrait qualifier dans une certaine mesure de roman d'apprentissage. J'ai surtout été dérangée par l'absence de repère chronologique au début de chaque chapitre, on ne sait jamais trop à quelle période on se retrouve et le livre aurait gagné en clarté et en fluidité si l'auteur avait précisé des dates par exemple.
Globalement, cette lecture m'a laissé un goût d'inachevé et de confusion, et j'ai l'impression d'être passée à côté de quelque chose alors que j'étais impatiente de le lire et de découvrir l'histoire de cette ville frontière.
Je remercie néanmoins Babelio et les éditions Delcourt pour leur envoi dans le cadre de la dernière opération Masse critique, et je conseillerais plutôt ce livre à des personnes qui rechercheraient de beaux portraits de femmes au lieu de chercher à comprendre l'histoire de l'Ukraine.
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traversay
  26 janvier 2018
Lviv est une ville de l'ouest de l'Ukraine, a 70 kilomètres de la frontière polonaise, inscrite au patrimoine mondial de l'Humanité. Son histoire, mouvementée, a été marquée par différentes "occupations" : polonaise, autrichienne, soviétique, avant l'indépendance de l'Ukraine. Son nom, lui-même, a fluctué au fil du temps : Lemberg, Lwow, Lvov. Rien qu'au vingtième siècle, la cité pourrait être une symbole des convulsions de l'histoire. C'est en tous cas l'ambition de Zanna Slovionowska dans son roman Une ville à coeur ouvert, récit imbriqué de la vie de 4 générations de femmes vivant dans le même appartement. Malheureusement, l'auteure passe sans transition d'une époque à une autre, créant une sorte de confusion narrative dans cet incessant va et vient dans le siècle passé. Il n'existe aucune progression de l'intrigue dans le livre sachant que l'événement le plus important, la mort de la mère de la narratrice, intervient dès les premières lignes. Les portraits des 4 femmes et notamment leur relation plus ou moins contrariée à l'art ne sont pourtant pas inintéressants mais trop diffus et guère fluidifiés par un style un peu froid. Dommage, Une ville à coeur ouvert possède un vrai potentiel gâché par une construction trop disparate.
Lien : https://cin-phile-m-----tait..
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Delphine-Olympe
  03 juin 2018
Connaissez-vous Lviv (prononcez Liviv) ? Ou peut-être Lvov (Lvof) vous est-il davantage familier ? A moins que vous n'ayez entendu parler de Lwow (Lvouf) ? Il faut dire que, compte tenu de sa situation géographique, la ville aujourd'hui ukrainienne dont il est question dans ce roman a connu une histoire plutôt mouvementée, passant tour à tour sous domination autrichienne, polonaise et russe - sans compter un épisode d'occupation allemande sous la Seconde Guerre mondiale. C'est dire si cette ville et sa population ont subi de profonds traumatismes.
A travers les destinées de quatre générations de femmes vivant sous le même toit, c'est cette histoire qu'il nous est donné de découvrir et c'est l'arrière-petite-fille d'une famille d'où les hommes sont totalement absents qui nous la raconte.
Pour la narratrice, le premier des traumatismes, intervenu alors qu'elle n'était âgée que de 7 ou 8 ans, fut la mort de sa mère, assassinée par le régime soviétique, alors que celle-ci avait pris la tête d'un mouvement d'opposition. En partant de cet événement, la jeune femme déroule le fil de ses souvenirs et de ses interrogations, traçant le portrait de sa mère et de ses deux aïeules.
Ce roman ne se laisse pas facilement appréhender. Car il faut bien dire que le choix narratif adopté par la romancière ne facilite pas toujours l'orientation du lecteur. Elle laisse en effet les errances psychologiques et les digressions de son héroïne conduire le récit, qui n'est donc en rien chronologique. Un dispositif fragmenté pouvant se révéler tout à fait justifié, mais déstabilisant pour qui ne connaît pas parfaitement l'histoire elle-même chaotique de la ville dans laquelle s'inscrivent les personnages. Heureusement, la traductrice a pris le soin de rédiger une note liminaire présentant les principaux tournants historiques, précieux sésame pour se repérer dans cette histoire chaotique.
Si j'avoue m'être trouvée un peu désorientée par ce récit, j'ai néanmoins apprécié les portraits qui en constituent également la trame. Quatre femmes, quatre personnalités dont les parcours permettent aussi de saisir ces fractures historiques. de Stasia, l'arrière-grand-mère dont le mari fut arrêté chez lui, à Leningrad, au beau milieu d'une nuit de 1937 et qui en garda sa vie durant une terreur viscérale, redoutant le moindre coup de sonnette nocturne, d'Aba, la grand-mère dont le mari officier de l'Armée rouge sombra dans la dépression avant de mourir d'une cirrhose du foie, à Marianna, talentueuse chanteuse lyrique qui sacrifia sa carrière à son engagement politique en faveur du mouvement nationaliste ukrainien, et enfin à la fille de celle-ci, née de sa brève liaison avec un jeune architecte épris comme elle de poésie, l'auteure évoque de manière sensible et intimiste l'histoire de l'Ukraine.
A la manière d'un tableau impressionniste, c'est par petites touches, à travers les réflexions des personnages et leurs dialogues, que Zanna Sloniowska restitue sa vision de ce pays : au terme de la lecture, l'empreinte laissée par le régime soviétique, les souffrances endurées par la population et la difficulté à s'inscrire dans une histoire souvent brutale s'y laissent finalement nettement percevoir.

Lien : https://delphine-olympe.blog..
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critiques presse (2)
LePoint   04 avril 2018
Lviv, en Ukraine, est la « ville au cœur ouvert », un lieu malmené par l'Histoire et le lien entre les quatre générations de femmes de ce vibrant premier roman.
Lire la critique sur le site : LePoint
Lexpress   22 janvier 2018
Dans Une ville à coeur ouvert, Zanna Sloniowska raconte le combat de femmes à Lviv, en Ukraine, cité sympole des changements politiques de l'Europe. Visite guidée avec la romancière.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
kathelkathel   23 mars 2018
Aussi, plus les gens manifestaient dans les rues de Lvov, plus fort ils parlaient de choses autrefois entourées de silence, plus elle mettait d’acharnement à vérifier, le soir venu, que nos portes d’entrée étaient parfaitement closes.
Commenter  J’apprécie          30
Floyd2408Floyd2408   28 janvier 2018
Nous sommes l'humus, nous donnons notre vie pour fertiliser la terre, nous n'aurons pas le temps d'en voir les fruits.
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Floyd2408Floyd2408   28 janvier 2018
Dieu, à l'instar de la Pologne, appartenait à un monde voué, bien avant ma naissance, à l'anéantissement.
Commenter  J’apprécie          10
kathelkathel   23 mars 2018
Néanmoins, dès qu’elle a adopté l’ukrainien, je me suis mise à éviter de lui parler, comme si je m’étais métamorphosée en un dictionnaire dont quelqu’un supprimait des mots au fur et à mesure.
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