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ISBN : 221362464X
Éditeur : Fayard (25/01/2006)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 5 notes)
Résumé :

Tout au long de l'année 2005, année du Coq selon le calendrier chinois, la Chine a été parcourue d'innombrables révoltes : jacqueries paysannes, soulèvements religieux, grèves ouvrières, pétitions des militants démocrates, mouvements écologistes. A mesure que la Chine s'ouvre au monde, le peuple mieux informé - en particulier grâce à Internet - se rebelle contre la tyrannie du Parti com... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
paulallan380
  11 octobre 2018
L'ouvrage est construit selon le schéma habituel de Sorman. A partir d'une figure et de son histoire, l'auteur en tire une idée générale. de personnage en personnage on se promène à travers toute la Chine. Et on dispose, à l'appui, d'une carte en fin d'ouvrage, ce qui est un point très positif.
Sorman décrit clairement les rouages d'une mécanique totalitaire et nous donne ainsi des clés de décryptage qui peuvent s'appliquer à d'autres pays… y compris la France.
La France, tout comme la Chine, est aux mains d'une Nomenklatura technocratique qui ne veut pas faire les réformes libérales qui lui feraient perdre son pouvoir et ses prébendes. En France aussi, la technocratie est sélectionnée par concours.
Sorman nous montre comment le PC chinois, basé sur l'idéologie marxiste (qui dénonce ‘l'exploitation des travailleurs' !), puise dans un intarissable réservoir d'esclaves, la classe paysanne (80% d'une population de plus d'un milliard d'individus) pour mener à bien sa politique d'expansion industrielle. Politique aux visées impérialistes, bien évidemment, non aux fins d'accroissement du bien-être de la population.
Au passif de l'élève Sorman, celui-ci ne sait toujours pas ce qu'est le capitalisme. Il ignore encore que sans état de droit, il n'y a pas de capitalisme. Et c'est justement pour cette raison que le capitalisme n'est jamais ‘sauvage'. Depuis son passage à l'ENA, avec il est vrai, ses charlatans au programme (voir de Murray Rothbard, ‘Economistes et charlatans', aux ‘Belles Lettres'), Guy Sorman avait quand même le temps d'approfondir un peu plus la lecture de Hayek et en particulier de ‘Droit, législation et liberté' (PUF) !
De même, on ne peut, hélas, qu'être dubitatif sur son équation générale :
élection = démocratie = liberté.
Est-ce que des élections donnant au final le choix entre un apparatchik formaté à l'ENA et autre apparatchik formaté à l'ENA, et dont le programme effectif de l'un comme de l'autre est toujours plus d'Etat, autrement dit, toujours moins de liberté pour les citoyens, offrent vraiment une alternative ? A part le choix des étiquettes ‘gauche' ‘droite' que l'on pourrait d'ailleurs parfaitement intervertir sur les deux individus, où est la démocratie ?
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umezzu
  26 mars 2017
Guy Sorman explorait en 2005 la Chine, analysait ses mutations, le contraste entre le développement effrénée de la bande littorale et les zones rurales, la constitution progressive d'une classe moyenne. le livre présente de nombreux exemples, peut-être plus trop d'actualité aujourd'hui. Un instantané de l'évolution économique d'un pays passé en trois décennies de pays en voie de développement à grande puissance mondiale.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
paulallan380paulallan380   12 octobre 2018
La révolution culturelle ? Quelle différence avec Auschwitz ? demande Liu Xia. Tous les Chinois qui avaient les mains blanches, non abimées par le travail manuel, et un diplôme, étaient arrêtés par les gardes rouges, torturés, et trente millions en moururent. La vraie distinction entre Auschwitz et la révolution culturelle ? En Europe, on s’interroge sur l’origine du mal, avec l’espoir d’en prévenir le retour ; en Chine, cette réflexion est interdite puisque le Parti qui a ordonné la Révolution culturelle est au pouvoir. Ses dirigeants actuels ont été gardes rouges. (p. 71)
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paulallan380paulallan380   12 octobre 2018
Investir dans leur propre avenir leur est interdit dans la mesure où tout crédit leur est dénié : la terre ne leur appartenant pas – elle appartient à l’Etat -, nul ne peut offrir sa propriété en garantie contre un prêt bancaire. Dans un pays pauvre, l’inégalité devant le crédit vaut condamnation à la misère à perpétuité. Le Parti, qui le sait, n’envisage pas pour autant que la terre puisse être donnée plutôt que concédée au paysan qui la cultive : la propriété foncière risquerait de faire émerger une classe moyenne qui ne devrait plus sa survie au Parti. (p. 112)
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paulallan380paulallan380   12 octobre 2018
…la montée du mécontentement des huit cents millions de paysans. Ceux-ci font vivre l’armée d’apparatchiks qui campent dans leur village ; on compte en moyenne un apparatchik du Parti pour vingt habitants ruraux, une proportion qui progresse. De manière discrétionnaire, ces « cadres » infligent aux paysans des taxes, des amandes et des corvées. Les paysans se révoltent : les mutineries, certaines notoires et révélées par la presse, et beaucoup d’autres qui resteront à tout jamais ignorées, témoignent d’une véritable haine du Parti.
(p. 191)
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paulallan380paulallan380   12 octobre 2018
Bien des productions sont inutiles, ne trouvent pas d’acheteurs, soit parce qu’il n’y a pas de marché, soit parce que la qualité est nulle. C’est particulièrement le fait des entreprises publiques. La Chine en compte encore cent mille qui fonctionnent toujours selon l’ancien modèle maoïste. Elles produisent pour produire, de manière à justifier leur existence et à atteindre les objectifs de croissance justifiés par le Parti ; peu importe ce qu’il en advient dès l’instant où les objectifs sont atteints ou dépassés. (p. 160-161)
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paulallan380paulallan380   12 octobre 2018
… Mao Zedong ; lui-même ne rêvait pas la Chine sous la forme d’une utopie rurale, mais en puissance industrielle et militaire. En 1959, en pleine famine provoquée par le Grand Bond en avant, son gouvernement exportait des céréales pour investir dans la construction d’armes nucléaires et distillait le grain en alcool pour faire décoller des fusées. (…)
Le développement maoïste échoua parce qu’il se fondait sur des entreprises nationalisées, une économie planifiée et des frontières fermées ;
(p. 125)
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Video de Guy Sorman (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Guy Sorman
Guy Sorman, écrivain, entrepreneur et chroniqueur français, était présent à l'ambassade de France jeudi dernier pour présenter son dernier ouvrage, "Le coeur américain, éloge du don". Une enquête sur la philanthropie, volet méconnu de l'économie américaine, dans lequel sont engagés près 90% des Etats-Uniens. Pourquoi la philanthropie est-elle devenue un élément fondamental de la société américaine ? Le modèle est-il exportable en France aujourd'hui ? Guy Sorman propose de renouer avec ce que fut notre tradition philanthropique et à déplacer dans le domaine de la société civile l’engagement citoyen en s’inspirant de l’exemple américain.
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>Sciences sociales>Science politique>Droits civils et politiques (83)
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