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ISBN : 2896157948
Éditeur : Editions Alire (27/08/2014)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Un double meurtre a été commis à la galerie Arts Visuels Actuels. Outre Gaston « Faby » Lessard, le propriétaire des lieux, Frédéric Fortier, lieutenant de police à la Ville de Montréal, fait partie des victimes et c'est pourquoi le sergent-détective Francis Pagliaro, de la Sûreté du Québec, est chargé de l'enquête.En interrogeant les personnes avec lesquelles Lessard avait rendez-vous dans la journée, Pagliaro réalise que le galeriste était loin d'être un enfant de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
argali
  07 mars 2015
Voilà un titre bien intrigant que ce Repentir(s) avec son « s » entre parenthèses. Pluriel hésitant ? Double sens ?
La couverture présentant une scène du roman fournit quelques indices (chez Alire, les couvertures sont étroitement liées à l'intrigue) mais c'est en découvrant l'histoire que l'on saisit vraiment ce titre énigmatique. En peinture, un repentir est une partie de tableau qui a été recouverte par le peintre pour modifier en profondeur la toile. Nous sommes donc d'emblée plongés au coeur du roman.
Avec cette troisième enquête du sergent-détective Pagliaro, Richard Ste Marie nous entraine dans le monde de l'art, des artistes peintres et des galeries. Professeur pendant trente ans, à l'Ecole des Arts visuels de l'Université de Laval et expert auprès des tribunaux dans des litiges de faux tableaux, Richard Ste Marie sait de quoi il parle. Nous suivons donc avec intérêt son enquêteur dans cet univers particulier, l'observant mettre lentement à jour les indices qui l'aideront à dénouer ce sac de noeuds. La construction de l'intrigue, qui présente en parallèle le passé de certains protagonistes en même temps que l'enquête de Pagliaro, permet au lecteur de récolter les indices et de créer des liens entre eux bien avant le détective. Si ce procédé fait perdre un peu de suspens au roman, il permet au lecteur de chercher à comprendre les motivations du criminel avant que Pagliaro ne les formule.
Cette approche psychologique apporte de l'originalité à l'histoire où l'on ne trouve pas de descriptions violentes impressionnantes comme chez d'autres auteurs. Richard Ste Marie choisit de s'intéresser davantage aux personnages et à leur démarche, leur intimité, qu'à leurs actes. Il interroge l'âme humaine mettant en présence des êtres cabossés par la vie et un enquêteur charismatique et cultivé assez éloigné des clichés habituels du genre. de même si le rythme n'est volontairement pas trépident c'est parce qu'il lui préfère la crédibilité, décrivant les difficultés que connaissent les forces de l'ordre lors de toute enquête, les questions étant bien souvent plus nombreuses que les réponses. Cette mise en scène réaliste est d'ailleurs pour moi un des attraits de ce roman.
Outre la narration des faits, l'auteur pose un regard critique sur un milieu et des procédés malhonnêtes trop courants. Il cherche aussi à travers le personnage du jeune peintre à exprimer la concrétisation de l'émotionnel qui passe du cerveau à la main lors de la réalisation des oeuvres. Une intéressante plongée au coeur d'un processus complexe qui matérialise l'imaginaire de l'artiste. Un polar noir, tout en réflexion, où l'intelligence du lecteur est maintes fois sollicitée. Un réel moment de plaisir que je vous convie à découvrir.

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Patmarob
  06 février 2017

Paru en 2014, « Repentir(s) » est le troisième roman qui met en scène le sergent-détective Pagliaro. L'auteur, Richard Ste-Marie est québécois, il a étudié la clarinette et le saxophone au Conservatoire. Il a poursuivi également des études à l'École des beaux-arts puis il a enseigné la sculpture, le dessin et l'estampe numérique. Les goûts artistiques de l'auteur tissent l'intrigue du roman.
le personnage principal, Francis Pagliaro, ne correspond pas au modèle présenté classiquement par les romans policiers. C'est un policier honnête, cultivé, sa vie personnelle semble stable et ne contrarie pas le cours de l'enquête (à l'exception d'un curieux épilogue qui paraît plaqué et hors sujet…)
Un double crime a été commis dans une galerie de peinture. le galeriste et un policier en fin de carrière ont été retrouvés assassinés. L'attention de Francis Pagliaro se tourne vers l'exposition de tableaux qui est alors présentée dans la galerie.
Attiré par la composition des oeuvres, il n'a de cesse de revenir pour observer, réfléchir et analyser les toiles qui lui révèlent une histoire…cachée sous une couche d'images, les « repentir(s) ». Autant de palimpsestes picturaux que le policier va percer.
Le cours de l'enquête alterne avec le récit du passé de deux garçons. Ils ont été établi une amitié trouble, interrompue par une histoire sordide.
Le lecteur suit la démarche intellectuelle du policier, les interrogatoires et le cheminement vers le coupable. Les rappels du passé suggèrent les motifs lointains des crimes et indiquent rapidement le (ou les) auteur(s) possibles. Ainsi l'intérêt est focalisé sur la démarche de l'enquêteur, les codes de fonctionnement du monde de l'art et des malversations financières.
le rythme est plutôt lent, cérébral. le livre n'obéit pas aux critères habituels du roman policier. L'action reste marginale, la violence contenue et les rebondissements mesurés… le roman est constellé d'expressions québécoises, elles plongent le lecteur dans un univers imagé et lointain.
Un policier à conseiller pour son originalité et la maîtrise de sa composition.
Merci à Babelio et aux éditions ALIRE.
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jessd
  20 avril 2016
Découvert grâce au blog d'Argali, j'ai acheté les trois premiers romans de Richard Ste-Marie à la FLB et j'en suis ravi. J'ai beaucoup aimé celui-ci, très fouillé, qui nous plonge dans le monde de l'art.
Petit bémol, le seul, alors commençons par là, j'aurais aimé que le rythme soit un peu plus soutenu. Mais vu la personnalité du personnage principal, sa réflexion qui le mène à ne jamais se précipiter sans avoir raisonné, il ne pouvait en être autrement.
Suite à deux meurtres perpétrés dans une galerie d'art, le détective Pagliaro est appelé à mener l'enquête et découvre que le propriétaire de la galerie trempait dans la contrefaçon. Il cherche donc à comprendre, pourquoi, comment il en est arrivé là et surtout qui est le faussaire de génie qui parvient à tromper son monde.
L'enquête est entrecoupée de flashbacks qui nous permettent de suivre la vie de deux enfants qui joueront, on le sent vite, un rôle dans cette arnaque. On comprend alors peu à peu qui et pourquoi a monté toute cette affaire de faux.
Ce roman est très agréable à lire, l'écriture est précise, les faits et les références artistiques sont précieuses et exactes et l'on sort de ce polar en ayant appris quelque chose. Tout ce que j'aime.
Un réel plaisir de s'instruire tout en se distrayant.
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biancaf
  23 mai 2016
Très très bon roman de Richard Ste-Marie !
Depuis L'inaveu, on s'attache vraiment à son détective Francis Pagliaro.
Enfin, un policier qui n'est pas tourmenté ni alcoolique ni psychopathe !
Ce fut un très bon moment de lecture ... et une belle visite chez les marchands d'art et les artistes peintres.
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EdithBaca
  01 février 2017
Auteur québécois que je découvre grâce à Babelio. Apparemment le flic Francis Pagliaro est un personnage récurent pour Richard Ste Marie puisqu' il est présent dans ses 2 autres livres "l'inaveu" et "un ménage rouge". Nous pénétrons dans le monde des Arts et des galeries.L'auteur y souligne ces moments de vie, ces souvenirs que l'on voudrait effacer ou cacher sous une nouvelle couche d'images d'où le titre "repentir(s)"
Deux histoires dans ce livre:
-Le galeriste Lessard et le policier Fortier sont retrouvés assassinés dans la galerie Arts Visuels Actuels . Rien ne relie les 2 victimes!
-Une seconde histoire nous remonte en 1966 : un jeune garçon va vivre un moment d'horreur qui le hantera toute sa vie .
Quel est le lien ?
Le livre est très bien documenté et très instructif , l'enquête bien ficelée et le style fluide
C'est pour moi une belle découverte, de plus la couverture est jolie et c'est un plus pour moi !
Je vais certainement lire les 2 autres livres de cet auteur québécois.
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critiques presse (1)
LaPresse   23 septembre 2014
Plus que l'enquête policière, un peu lente (mais réaliste), c'est la description du milieu et les nombreuses réflexions sur les arts qui font de ce «pol'art», finement écrit, une réussite à tous points de vue - et dont le dénouement vous arrachera quelques larmes.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   05 novembre 2016
Je suis un artiste, je vis de ça, je me bats pour mes droits d’auteur. Je ne vole pas celui des autres. Je ne me fous pas du tout qu’un collectionneur ignorant se fasse baiser par des fraudeurs, croyez-moi, mais c’est surtout cette attribution frauduleuse qui me révolte. Elle dépossède Albertine du peu de reconnaissance qu’elle aurait pu avoir, même à titre posthume. C’est ça, le vol de la propriété intellectuelle ! C’était sa création, même modeste, mais on l’en a dépossédée !
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rkhettaouirkhettaoui   05 novembre 2016
Elle est douce et elle sent bon. Elle le bécote et lui chatouille les cheveux derrière l’oreille. Quand il a de la difficulté à s’endormir, elle lui caresse le ventre juste sous le nombril pour le calmer, ses grands yeux bruns grands ouverts à le regarder. Et s’il ouvre subitement les siens, après plusieurs minutes, le regard de sa mère veille toujours sur lui. Immanquablement.
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rkhettaouirkhettaoui   05 novembre 2016
Mais comment on fait pour dessiner la neige ? On peut pas prendre un crayon blanc sur un papier blanc…
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rkhettaouirkhettaoui   05 novembre 2016
L’argent est un des mobiles les plus courants dans les affaires de meurtre. L’argent et le sexe…
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rkhettaouirkhettaoui   05 novembre 2016
— Votre père avait-il des ennemis ?
— Il était policier, tous les policiers ont des ennemis.
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