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Marcel Duhamel (Traducteur)Max Morise (Traducteur)
EAN : 9782070360871
128 pages
Éditeur : Gallimard (08/01/2009)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 77 notes)
Résumé :
Quel secret cache la jolie Jelka derrière ses grands yeux noirs et son sourire toujours tendre et impassible?
Comment la frêle et maladive Emma s'y prend-elle pour obliger son mari à rester dans le droit chemin? Qui est cette femme mystérieuse qui veut acheter un serpent à sonnette? Et Mama Torres, une veuve à la poigne de fer, qui voit son fils devenir un homme?
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  03 janvier 2014
Ce petit ouvrage est une sélection de quatre nouvelles issues du recueil La Grande Vallée, lui-même, sorte de pot-pourri de la diversité des talents de conteur et de portraitiste du grand John Steinbeck.
Je vous avoue que ce n'est pas dans l'exercice de la nouvelle que je préfère ce génial romancier américain, qui est pourtant, sans aucun doute, l'un de mes auteurs préférés, toutes catégories confondues.
Ici, on y découvre certains des " dadas " de l'auteur : l'âpre vie campagnarde, le drame domestique, la bizarrerie psychologique ou encore la vie des minorités immigrées.
Comme toujours, Steinbeck nous téléporte dans la Californie de l'entre-deux-guerres. le choix éditorial des éditions Folio n'est pas dénué d'intérêt car, même si les nouvelles retenues ne sont pas, à mes yeux, nécessairement les meilleures de la Grande Vallée, celles-ci ont une cohérence entre-elles puisqu'elles ont comme dénominateur commun la Femme, dans ce qu'elle peut avoir de plus mystérieux, de plus influent, de plus capital… et de plus nocif aussi !
La nouvelle titre, le Meurtre, me fait penser à certains égards à Des Souris Et Des Hommes. On y voit un fermier aisé, Jim Moore, qui vit une vie sans histoire avec sa femme Jelka. Oui, vous avez deviné, Jelka Sepic, ça sonne plutôt Yougoslave et effectivement, elle est une immigrée, elle est toute sa famille. Les moeurs de l'Europe centrale étant encore plus rudes que celle de l'Amérique rurale, le beau-père de Jim, dans son anglais approximatif lui a bien spécifié qu'une femme yougoslave, ça doit recevoir des raclées, sans quoi, ça ne sait pas se tenir ! Jim assure au père de Jelka qu'il n'en sera jamais ainsi sous son toit. D'ailleurs, en plus d'être d'une grande beauté, sa femme s'avère être une parfaite épouse, courageuse et travailleuse. le seul défaut que Jim pourrait à la rigueur lui trouver, c'est qu'elle ne décroche pas un mot spontanément et quand il s'adresse à elle, celle-ci lui répond une demie phrase banale.
Un jour pourtant, Jim Moore est appelé par un voisin qui lui annonce qu'il a découvert au loin la carcasse d'un de ses veaux. Jim doit donc s'équiper pour partir vérifier tout ça et s'apprêter à passer une nuit à la belle étoile car l'aller-retour à cheval sera une sacrée randonnée. Jim parvient pourtant à rentrer plus tôt que prévu, dans la nuit et… surprise ! Il y a quelqu'un dans le lit avec Jelka !
La nouvelle intitulée le Harnais me ferait, elle, plutôt penser au roman À L'Est D'Eden. Nous y avons également affaire à un fermier au-dessus de tout soupçon, Peter Randall, dont la droiture est localement quasi légendaire. Cet homme frisant la cinquantaine, à la réussite financière et à la conduite morale irréprochables, tire un surcroît de fierté à considérer sa forte échine, droite comme un i et munie de larges épaules, si différente de ses compères paysans, qui arborent presque tous un dos aussi voûté que leurs mains sont calleuses.
La robustesse triomphante de Peter Randall tranche singulièrement avec la chétive allure de sa minuscule épouse, hâve, flétrie et maladive. Nombreux sont ceux qui s'étonnent, une fois l'an, lorsque Peter quitte pour quelques jours sont ranch afin de se rendre à la grande ville, laissant seule sa frêle Emma…
Le Serpent est certainement la nouvelle la plus bizarre du recueil. La plus courte aussi. On y parle de la fascination énigmatique d'une femme pour un serpent venimeux et du plaisir gourmand qu'elle éprouve à le voir occire des rats…
Enfin, Fuite, qui me ferait, elle, davantage penser à La Perle, nous conte la traque dans le maquis de Pépé, le fils de Mama Torres, une fermière d'origine mexicaine. Elle avait envoyé Pépé un remède et du sel à Monterey chez Mme Rodriguez, une amie de la famille. Mais sur place, le vin aidant, le ton monta, la chaleur s'accrut dans les esprits, un couteau fut sorti, des insultes proférées et… Pépé dut défendre son honneur. Il le défendit si bien qu'il dut alors prendre la poudre d'escampette avant qu'on ne lui tombe dessus…
Quatre récits donc où les hommes se cherchent et où les femmes sont leur point de repère, à moins que ce ne soit l'inverse, allez savoir…
Du bon Steinbeck, pas de l'excellent, mais si vous craignez de vous lancer dans l'un des longs et voluptueux trésors de romans qu'il nous a légué, vous pouvez avantageusement vous en faire un avant-goût à la lecture ultra rapide de ce mini recueil. (Bien que j'aurais tendance à vous conseiller, en première approche un petit roman très abordable comme Des Souris Et Des Hommes, plus révélateur à mon sens du talent véritable de son auteur, mais, vous connaissez la musique à présent, ce n'est là que mon avis, un perdu dans la nuée, c'est-à-dire, pas grand-chose.)
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Moan
  24 mars 2013
Dans ce petit livre de John Steinbeck, les quatre nouvelles se passent dans le comté de Monterey en Californie.
- "Le harnais": Peter Randall vient de perdre sa femme qui avait une grande influence sur lui. Maintenant , il se sent prêt à vivre ses projets , sa vie...
- "Le meurtre": Jim Moore épousa Jelka Sepic, une Yougoslave dont la beauté l'enchantait. C'était une femme tranquille, une maîtresse de maison parfaite, une épouse remarquable, mais pas une vraie compagne. Il ne pouvait pas communiquer avec elle...
- "Le serpent": Une femme vient acheter un serpent au docteur Phillips dans son petit laboratoire.
- " Fuite" : Mama Torres mène sa ferme seule depuis la mort de son mari il y a dix ans et élève ses trois enfants. Son fils aîné préfère jouer avec son couteau plutôt que lui donner un coup de main...
Un plaisir de se plonger dans ces quatre nouvelles dépaysantes de Steinbeck !
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Zazette97
  28 août 2011
"Le meurtre et autres nouvelles" est un ensemble de 4 nouvelles extraites du recueil "La grande vallée", publié en 1938 par le romancier américain John Steinbeck, célèbre pour ses romans "Les raisins de la colère", "Des souris et des hommes" ou encore "A l'est d'Eden".
Le harnais relate l'histoire de Peter Randall, un fermier qui suite à la mort de sa femme, prétend se sentir soulagé de pouvoir mener sa vie comme il l'entend. Plongé dans le travail, il décide de semer sur sa terre des pois de senteur, entreprise risquée car les plantes sont capricieuses. A l'étonnement général, la récolte est un vrai succès. Mais Peter est-il pour autant heureux ?
Dans le meurtre, il est question de Jim Moore et de sa femme Jelka, épouse belle et dévouée mais peu disposée à converser avec son mari.
Un jour, Jim la surprend au lit avec son propre cousin qu'il abat de sang-froid. Jelka pourra-t-elle lui pardonner son geste ?
Le serpent nous entretient du Dr Philips, un jeune scientifique qui travaille sur la reproduction des étoiles de mer et se voit un jour interrompu dans ses recherches par une femme étrange, venue lui acheter un serpent à sonnette.
La femme souhaite revenir de temps à autre pour nourrir son serpent. le jeune homme se demande si elle tiendra parole.
Fuite est le récit de la fugue de Pépé, un jeune garçon devenu homme le jour où il en a abattu un autre. Avec la complicité de sa mère, il quitte le domicile familial pour échapper à une mort certaine.
Si je m'étais prodigieusement ennuyée à la lecture des "Raisins de la colère", le bon souvenir de "Des souris et des hommes" m'avait empêchée de renoncer définitivement à cet auteur.
Quant à "La perle" et "Le poney rouge", les ayant lu très jeune, je n'en garde que de lointains souvenirs.
Comme j'aime les nouvelles, je me suis dit que ce recueil pourrait peut-être me plaire.
Loupé.
Bien que ces 4 nouvelles présentent des histoires différentes, celles-ci, en plus de toutes se situer dans la région de Monterrey, offrent des personnages aux caractéristiques assez similaires.
Dans chaque récit apparaît un homme plutôt rustre - figure récurrente chez Steinbeck - subissant l'influence d'une femme mystérieuse qui l'amène à commettre quelque folie.
Sans elles, ces hommes se retrouvent démunis et se réfugient dans la solitude de la nature ou de leur ferme isolée dans les hauteurs des collines.
Comme à son habitude, Steinbeck inscrit ses personnages dans un décor sauvage, hostile qui s'avère être un piège qui se referme sur eux. La narration se veut neutre, dénuée de tout jugement moral.
Bien que mon intérêt pour ces histoires fut plutôt modéré, ma déception va surtout aux chutes qui m'ont semblé retomber à plat. J'avais à chaque fois le sentiment qu'une question demeurait en suspension dans l'air, sans toutefois éprouver l'envie de lui trouver une réponse.
Une lecture qui m'a finalement laissée de marbre et ne m'a pas encouragée à relire l'auteur...
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
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Foufoubella
  26 décembre 2019
Le meurtre est l'une des quatres nouvelles de ce recueil mettant en avant, je cite de mémoire la quatrième de couverture, des femmes fortes dans un monde dur et âpre dominé par les hommes. John Steinbeck nous décrit le monde rural de la Californie de l'entre-deux guerres, avec tout ce qu'il a de plus noir et difficile, le dénominateur commun dans ce recueil étant la Femme dans ce qu'elle a de plus venimeux, de plus influent, de plus dangereux.
Moi qui aime le format de la nouvelle, j'avoue ne pas avoir été transportée par ce recueil, ne comprenant pas où l'auteur voulait en venir. Oserais-je même dire que je me suis ennuyée à la lecture de la dernière nouvelle? Oui, j'ose.
Le talent de John Steinbeck n'est certainement plus à démontrer mais pour une première pour moi, ce fut une grosse déception. Peut-être que le roman lui convient mieux? Je tenterai l'expérience pour me faire une idée plus précise.

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liberliger
  14 novembre 2012
Toujours difficile de donner un avis global sur un recueil de nouvelles. Au cas présent, seule celle qui donne son titre à l'ouvrage m'a plu. Dommage, globalement, que ce choix de quatre nouvelles ne soit pas représentatif de l'oeuvre littéraire de Steinbeck dont il serait fort regrettable de se faire un avis sur ce seul échantillon.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   04 janvier 2014
Cette fois, il ne se déplaça pas si doucement, mais traversa la cuisine sur la pointe des pieds et se planta dans l'entrebâillement de la porte de la chambre à coucher. Jelka bougea son bras et entrouvrit les yeux. Soudain, ses yeux s'élargirent brusquement, immenses, puis l'humidité les fit scintiller. Jim la regarda dans les yeux ; son visage était vide d'expression. Une petite goutte coula du nez de Jelka et se logea dans le creux de sa lèvre supérieure. À son tour elle le dévisagea.
Jim leva son arme. Le déclic de l'acier résonna sur toute la maison. Sur le lit, l'homme s'agita nerveusement dans son sommeil. Les mains de Jim frémissaient. Il épaula sa carabine et la tint fermement appuyée contre son épaule pour l'empêcher de trembler. Dans la mire, il vit le carré blanc entre les sourcils de l'homme et ses cheveux. [...] La détonation déchira l'air.

LE MEURTRE.
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mondedegaiamondedegaia   26 octobre 2017
-Où est votre femme, monsieur Moore? Interrogea le délégué du shérif.
-Je ne sais pas, répondit-il d'un ton las. Elle doit être quelque part dans les parages.
-Vous êtes bien sûr de ne pas l'avoir tuée, elle aussi?
-Non. Je ne l'ai pas touchée. Je la trouverai et je vous l'amènerai cet après-midi. Du moins, si vous ne tenez pas à ce que je vous accompagne.
-Nous avons votre déposition, dit le coroner. Et bon Dieu ! Quoi,on n'est pas aveugles, n'est-ce pas Will ? Naturellement, il y a contre vous une inculpation de meurtre, mais c'est purement théorique, l'accusation ne sera pas retenue. Elle ne l'est jamais, par ici. Allez-y doucement avec votre femme, monsieur Moore.
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MoanMoan   24 mars 2013
Puis vinrent les fleurs: quarante-cinq arpents de couleur, quarante-cinq arpents de parfum. Les gens disaient que ça se sentait jusqu'à Salinas, à six kilomètres de là. Des autocars amenèrent des enfants des écoles pour les voir. ..
Peter Randall s'asseyait dans un rocking-chair , sous sa véranda, chaque après-midi. Il contemplait les grands carrés roses et bleus et le carré délirant de couleurs panachées. Quand la brise de l'après-midi se levait, il aspirait profondément. Sa chemise bleue était ouverte sur sa gorge, comme s'il avait voulu avoir le parfum contre sa peau.
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TRLVRTRLVR   20 juin 2013
Pépé leva la tête et regarda le sommet desséché de la crête prochaine. Il vit une forme noire se détacher contre le ciel, la silhouette d'un homme debout sur une pointe de roc, et il détourna vite les yeux pour ne pas paraître curieux. Quand, un moment plus tard, il regarda de nouveau, la silhouette n'était plus là.
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athena1athena1   06 janvier 2011
Il haïssait les gens qui faisaient un sport d'un phénomène naturel. Il n'était pas un sportsman, mais un biologiste. Il pouvait tuer des milliers d'animaux pour la science, mais pas le moindre insecte pour le plaisir.
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Vidéo de John Steinbeck
OBLIQUES A BLOC #1 Une émission réalisée par les libraires d'Obliques librairie indépendante à Auxerre
Dans cette émission, on vous présente :
"La terrible histoire de petit biscuit" de Carl Norac et Magali le Huche : https://www.librairie-obliques.fr/livre/16336275-la-terrible-histoire-de-petit-biscuit-norac-le-huche-sarbacane
"Le prince cruel" de Holly Black traduit par Leslie Damant-Jeandel : https://www.librairie-obliques.fr/livre/16534179-le-prince-cruel-holly-black-rageot-editeur
"Des souris et des hommes" de Rebecca Dautremer et John Steinbeck traduit par Maurice-Edgar Coindreau : https://www.librairie-obliques.fr/livre/17290819-des-souris-et-des-hommes-john-steinbeck-tishina
"Midi pile" de Rebecca Dautremer :
https://www.librairie-obliques.fr/livre/15497905-midi-pile-une-aventure-de-jacominus-gainsborough-rebecca-dautremer-sarbacane
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